Bonjour à tous ! Voici le merveilleux chapitre 2 avec sa réflexion philosophique de malade. Livai s'est même chopé un mal de tête carabiné. Le pauvre, il n'a pas l'habitude de réfléchir autant x)

Vos reviews m'ont fait énormément, immensément plaisir. Truc de fou 3

Rating: K+ mais va évoluer par la suite.

Auteur: Laura. Dickens. Les personnages de SNK ne m'appartiennent en aucun cas. En revanche, la fiction et l'écriture de cette fanfiction, si. Le plagiat est interdit par la loi. Et n'oubliez pas, vous êtes humains, et dotés d'une intelligence qui vous permet de créer des choses en réfléchissant de votre propre initiative. Kiss.

Enjoy o/

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C. H. I. L. D. R. E. N. O. F. M. I. S. F. O. R. T. U. N. E.

Chapitre 2 : A supposed joy

« Le désespoir est silencieux. »

Albert Camus

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« Son monde tout entier s'effondra immédiatement. Mikasa. Comment n'avait-il pas pu remarquer cela plus tôt ? Un battement de pied en désaccord avec la musique, un bras levé trop tôt. Juste une toute petite chose qui aurait pu lui mettre la puce à l'oreille.»

Soudainement, les yeux de Livai s'arrondirent. Son visage devint livide. Sa main fut prise de tremblements incontrôlables, et le papier s'échappa de celle-ci. La feuille vola, comme le font les feuilles rougeoyantes, quand l'automne arrive. Les arbres meurent et se retrouvent nus et dépouillés de leurs feuilles d'espoir. C'est ce que ressenti le caporal à ce moment-là. Les gens sourds, muets, ou encore même aveugles étaient persécutés et jugés comme des bêtes de foire. On les mettait dans des cirques, et ils faisaient rire les spectateurs sadique et avide, de cette bestialité idiote et corrompue.

Il faut dire que les cirques de monstres comme ils étaient appelés, connaissaient un fort succès auprès de la populace. Les gens difformes, ou présentant un physique particulier y étaient emmenés et exposés comme des animaux. Ce genre d' « activités », dégoutaient Livai au plus haut point. Il ne pouvait tout simplement pas laisser faire ça. Cette atrocité, ne pouvait tout simplement pas être faite sur une personne aussi douce qu'elle. Il se mit à penser frénétiquement, des idées saugrenues défilèrent à toute allure, dans son crâne. Mais, bientôt, Mikasa posa sa main sur son avant-bras nu, ce qui stoppa immédiatement ses pensées biscornues dans lesquelles, il s'imaginait déjà prince charmant sauvant sa belle princesse. Idiotie. Le Caporal-chef, la regarda dans les yeux, il prit le crayon entre ses doigts tremblants, et écrit ses lignes :

« -Ma très chère et douce Mikasa. Mon plus grand souhait, serais qu'aucun mal ne vous soit fait. Si cela était le cas, je crois que j'en mourais de malheur… »

La jeune fille lisait derrière son épaule, les mots que le garçon écrivait. Elle lui prit le crayon des mains et écrivit rapidement, les sourcils froncés, un rictus au bord des lèvres.

« -Vous souhaitez ? Mais savez-vous ce que l'on fait aux sourds ? Ils sont envoyés dans des cirques ou dans des couvents ! J'ai 19 ans. Et je ne suis toujours pas mariée, bientôt les gens qui m'entourent vont s'en rendre compte ! Et ce jour là que vais-je donc bien pouvoir faire ? Je serais contrainte et obligée de faire un choix horrible. Un choix que je n'ai pas décidé. Et vous ne m'avez toujours pas dit ce que vous avez dit à l'oral. »

Livai soupira. Que pouvait-il faire ? Il ouvrit les yeux et sa main cessa immédiatement de trembler. Une idée était née dans son esprit. Une idée qui allait, pouvoir la protéger. Après tout, il ne voulait que son bonheur. Il se mordit l'intérieur de la joue, reprit le carnet, et frôla la main de la jeune danseuse qui rougit à ce contact et retira sa main. Ce geste ne lui échappa pas, plus encore, il le rendit anxieux. Son état passait de l'anxiété la plus totale, à l'apaisement en une fraction de seconde. Il commença à écrire, d'une écriture pressée et serrée que Mikasa eut du mal à lire par la suite.

« -Je ne peux vous le dire à l'écrit, je dois faire quelque chose avant. Vous devez faire un choix, et j'ai pris à l'instant une décision. Sur ce, je m'en vais. Passez une agréable, fin de soirée. »

Il se leva, prit la main de la jeune fille et posa doucement ses lèvres sur la peau douce et blanche de celle-ci, afin de lui donner un baisemain digne de ce nom. Après quoi, il prit congé de la jeune fille et sortit de sa loge, il s'appuya contre le mur de couleur beige et laissa son corps glisser contre celui-ci. Il passa sa main sur son visage, comme pour se réveiller après un affreux cauchemar.

Mais qu'écrivait-il à la fin ? Lui, prendre une décision ? C'était son métier, en effet. « Excellente déduction Livai Holmes », se fit-il remarquer à lui-même. Cette décision dont les lignes ne peuvent pas encore être écrites ici, concernaient Mikasa. Mais était-il digne de prendre une décision pour autrui ? N'allait-elle pas se sentir vexée ? Après tout c'était la première fois qu'ils se parlaient. Ils ne s'étaient jamais rencontrés en face à face auparavant. Alors pourquoi son cœur s'emballait à ce point ? Pourquoi ses joues devenaient rouges ? Ca devait être l'amour. Lui, qui pensait ne jamais plus tomber amoureux. Lui, qui pensait rester caporal dans l'armée et ne connaitre que des aventures sans lendemains. Mais, une voix malsaine, comme un petit diable, qui était si souvent présent sur son épaule droite lorsqu'il s'apprêtait à faire une mauvaise action, chuchota dans le creux de son oreille. Avide. « Oui, mais elle, est-ce qu'elle t'aime ? » Livai fit claquer sa langue contre son palais, comme pour faire fuir ses démons. Pour l'instant, ce n'était pas pour lui et elle. Juste pour elle, et pour ce foutu bonheur si dur à atteindre. Il se leva et sorti dans la nuit noire sans aucuns bruits.

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Ce chapitre est encore bien trop court à mon goût et au votre aussi j'espère. Mais l'histoire ne fait tout juste que commencer…