Chapitre 5….. Déjà, je vais vraiment essayer de publier plus vite ! Même si j'écris généralement la moitié sur un cahier, puis par portable (et que c'est très … saoulant) Faut vraiment que j'investisse dans un petit ordinateur portable ._. Désolée s'il y'a des fautes o

Auteur: Laura. Dickens. Les personnages de SNK ne m'appartiennent en aucun cas.

Enjoy o/

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C. H. I. L. D. R. E. N. O. F. M. I. S. F. O. R. T. U. N. E.

Chapitre 5: Thick Skin

«La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion, et chaque épine une réalité.»

Alfred de Musset

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«La seule pensée cohérente que pouvait formuler Livai à ce moment là fut: « Putain, c'est moi ou il y'a une tension bizarre entre nous deux. »

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Livai ouvrit les yeux, aveuglé par les clairs rayons de soleil. Celui-ci pénétrait dans la pièce, la réchauffant, en faisant un endroit douillet et confortable. Le militaire aurait pu dire ce genre de chose, si seulement il n'avait pas ce foutu soleil de merde dans la gueule, dès le matin, et ce putain de poids qui le collait dans le dos.

En effet, Mikasa était à moitié allongée sur lui. Sa tête était callée entre son omoplate et sa nuque. Il pouvait sentir ses lèvres et ses cils dans le creux de son cou, ainsi que ses longs cheveux bruns qui lui chatouillaient presque délicieusement la joue accolée à l'oreiller. Il se releva délicatement afin de ne pas pousser sa, désormais, fiancée, comme un sac à patate. Le jeune homme s'assit et s'étira à la manière d'un chat. Les bras tendus vers le ciel, relâchant chacun de ses muscles. Après quoi, il se rallongea, passant un bras sous l'oreiller blanc et l'autre autour de Mikasa, afin de l'attirer conter lui. C'est comme ça qu'il put voir ses joues encore humides de larmes. Les événements macabres de la veille lui revinrent en mémoire, et il les chassa aussi vite que sa conscience le pouvait. Un soupir passa ses lèvres et vint effleurer la joue de la belle endormie, provoquant sur sa peau, un courant d'air glacé. Quelques secondes après cela, elle se réveilla et tomba nez à nez (sans mauvais jeu de mots), avec Livai. Elle se recula sous la surprise, peu habituée à se réveiller le visage à quelques millimètres d'un jeune homme plutôt séduisant. Aucun son ne sortit de sa bouche, évidemment. Son action fut stoppée, et elle se rendit compte qu'elle était maintenue dans cette position, par un bras puissant. Cet acte fit apparaitre un très mince et très léger sourire sur le visage du coupable. Finalement Mikasa consentit à se serrer contre le torse du brun. Après tout, quel autre geste aurait-elle effectué, emprisonnée de la sorte. Au bout de quelques minutes, Livai attrapa son petit carnet et y nota rapidement les mots suivants : « T'as faim ? »

Elle haussa les épaules. Elle n'avait pas faim, tout ce qui venait de se passer était encore trop récent dans sa mémoire, tout cela lui retournait l'estomac et l'odeur putride la rebutait d'autant plus. Et alors, immédiatement sa mine s'assombrit et redevint pleine de désespoir. Les corps, le massacre. Elle ne pouvait se résoudre à la mort de ses parents. Après tout, la logique et la bienséance voulait que ce soit les enfants qui enterrent les parents, pas le contraire. Le militaire comprit très bien ce changement d'humeur et n'insista pas. Néanmoins, il continua d'écrire : « Je descends, j'arrive »

Il se leva donc, descendit les escaliers impeccables et se rendit à pas feutrés dans sa cuisine. Il sortit un plateau, du pain, du beurre, de la confiture, deux tasses, fit du thé et ajouta un soupçon de lait. Comme un gentleman, quoi ! Lorsqu4il remonta, il trouva une Mikasa essoufflée, tremblante, les joues échauffées par une vision, un cauchemar éveillé, un fantôme du passé, ou que sais-je encore. Livai n'avait aucune idée de la pensée qui était venue parasiter l'esprit de la jeune fille et la mettait dans un tel état. Il posa le plateau et ses victuailles, sur son bureau en bois vernis, mit un genou sur le matelas afin de pouvoir poser sa main sur son front. L'idiote avait migré à l'autre bout du lit, ne rendant pas la chose des plus confortables. La danseuse était brulante. Livai s'engueula mentalement, puis l'engueula en écrivant : « Il faut que tu manges ! » Elle secoua la tête. « Tu n'as pas mangé depuis hier, putain, Mikasa ». Il prit la tasse de thé et la posa au bord de ses lèvres pleines, la forçant littéralement à boire le liquide ambré. Après cela, il lui fit manger un peu de pain à la confiture et la détailla. Elle était encore plus diaphane que d'habitude, -les draps et sa chemise de nuit n'arrangeait rien- et ses yeux noir insondables ressortaient encore plus avec cette divine blancheur. Seul le rose moucheté sur ses joues, rendait son portrait vivant, et enlevait cette impression d'image cadavérique du visage de sa douce promise. Il fit une pause. « Tu veux prendre un bain ? ». Elle acquiesça, et évidemment, il partit lui faire couler un bain. Mikasa se mit au bord du lit, laissant ses jambes frôler le sol. Mais lorsqu'elle donna l'impulsion pour se lever, elle en fut incapable. Ses jambes la lâchaient, elles aussi. « Putain de merde » pensa le brun, « Si elle n'arrive plus à marcher on est dans la merde jusqu'au cou » En effet, une jolie jeune fille sourde, ne parlant pas, ancienne danseuse et ayant perdu l'usage de ses jambes, était un type de scenario parfait pour les foires de monstres. Et cette peur bouillonnait en Livai, devenant de plus en plus aiguisée au fil des jours, tel un couperet de guillotine. Il se reprit. « Non, non c'est la bouffe ça, et le choc, ouais c'est ça. ». Il soupira si ça continuait comme ça il n'aurait pas une épouse mais une enfant de 9 ans. Il rit à cette pensée, et la porta jusqu'à la salle de bain. « Il faut que je te déshabille ou…. » Commença-il narquois. Après tout, cela ne le dérangeait pas outre-mesure. Il avait 26 ans. Des filles nues, il en avait déjà vu. A vrai dire, ce n'est pas ce qu'il manque des putains dans les bordels du sud de la ville. Mais bon c'était Mikasa et…Ces mots firent immédiatement réagir la jeune fille, qui rougit, elle mit fin à ses élucubrations et à ses souvenirs peu catholiques. « Non mais ça vas pas ! Je...Je vais me débrouiller toute seule. » Écrivit-elle après lui avoir dérobé le carnet des mains. Il ferma donc la porte, mi-déçu, mi-soulagé et glissa contre celle-ci, tout en se passant la main sur le visage. « Bon Dieu. »

Le temps passa, et le militaire entendait seulement le froissement limpide de l'eau. Il pouvait presque distinguer le « Pop » rassurant des bulles formées par le savon mousseux. Savon qui recouvrait le corps relativement bien fait d'une certaine brune, dont il avait pu dresser un brève esquisse après leur nuit précédente (en tout bien tout honneur, évidemment). Livai sentit ses joues s'échauffer quelque peu « Pense à un monstre, grand, moche, asexué, avec une gueule bien dégueulasse, qui… je ne sais pas…se goinfre d'humains. » se dit-il intérieurement, même si extérieurement sa gêne semblait être passée. Enfin, il entendit de légers bruits de pas, et des « Plocs » venant des gouttes qui s'écoulaient de… qui tombaient, quoi.

Peu de temps après, un bruit relativement bref, attira son attention. Prudemment, il ouvrit la porte. Mikasa était habillée et l'attendait, assise sur le rebord de la salle de bain. Elle avait perdu toute motivation.

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Cette routine continua durant plusieurs semaines. Les jours devenaient inlassablement long, la police ne donnait pas de nouvelles, le carnet était rempli de pages désespérément blanches. Livai avait prit des congés, et le travail commençaient à lui manquer.

L'enterrement fut bref, la maison fut vendue, et Mikasa mit de côté la coquette somme récoltée. Les domestiques ne travaillant pas le jour du massacre, furent renvoyés. Et la jeune fille ne bougeait presque pas. Ses yeux étaient sombres et son corps semblait dépérir en même temps que son âme.

Un jour, pourtant, Livai vint s'asseoir en face d'elle. Il tira la chaise de sa petite table de cuisine, et commença à écrire. Furieusement, rageusement. La danseuse craignait que son comportement l'ait usé et qu'il ne veuille plus d'elle. Et là, qu'aurait-elle fait ? Elle le vit tourner la page, et, angoissée, elle se mordit la lèvre inférieure. C'est fou ce que le temps peut être long, il se joue de nous, s'amusant de notre lassitude, nous faisant espérer, quelque chose qui certainement n'accompliras pas nos souhaits les plus profonds. Finalement, il lui tendit la lettre, se leva, et partit s'adosser contre l'embrasure de la porte. Le militaire avait besoin d'être debout, de ses sentir dans cet état de confiance qui, manifestement, à ce moment là, avait déserté le bataillon.

« Mikasa,

Je suis nul pour écrire les lettres, je suis même carrément une merde. Oui je suis vulgaire et j'en ai un peu rien à foutre, d'ailleurs, je suis comme ça, et faut pas m'en vouloir. Ça brise un idéal, je sais, mais bon, pas le choix. Tu sais, j'ai toujours pensé que la violence et la douleur sont les meilleurs moyens pour faire apprendre quelque chose, à quelqu'un. Je n'aime pas la théorie, parce que la pratique fait bien plus ses preuves dans mon putain de métier. (Je dois outrager tes yeux, là, non ?) Alors, vu que je ne peux ni te taper, ni t'en coller une, ni te casser les dents ou les côtes, voire tout en même temps, comme je l'aurais fait déjà depuis longtemps à un de mes hommes, (Je ne sais pas si ça se voit, mais j'ai un cœur, quand même, et tu sais ce que je ressens pour toi, merde. Je sais que j'ai la peau dure, mais bon. ) Je t'écris une lettre. Ouais, si on m'avait dit ça une fois dans ma vie… Mais t'as pas l'air de comprendre ce qu'il se passe. Et moi, je ne veux (et ne peux) pas être responsable des vies de tout le monde. Alors vu que tu captes pas vraiment où je veux en venir, je vais t'expliquer le plus simplement du monde, au cas où tu comprendrais pas dans quelle merde on est en ce moment même.

Tu parles pas. T'entends pas. Et les foires de monstres, ils se feront bien plaisir avec toi. T'es mignonne, et en plus t'es différente. Que demande le peuple. Alors si t'as envie d'attendre sagement dans ton petit coin, dans ta cage dorée, que des gens se ramènent pour t'emmener et t'enfermer dans une cage noire de crasse, vas-y. Vas les voir direct, on économisera tous notre temps comme ça.

Tes parents sont morts, assassinés, je sais, c'est dur. Mais faut passer au dessus, elle est où la fille qui m'a mordu la lèvre et qui voulait que je lui apprenne à se battre ? Elle s'est suicidée où ça se passe comment ? Nan, parce que je la cherche donc si tu la vois tu pourrais me le dire ? Tu sais j'ai été voir partout, dans les bordels, mais aucune trace d'elle à l'horizon. Elle s'est peut-être fait baiser, qui sait ? A ce rythme là, on est parti pour ça de toute façon.

Donc si tu changes d'avis, ou que tu te réveilles, ou qu'un miracle se passe. Fais le moi savoir.

Livai. »

La réponse ne se fit pas attendre. Mikasa se leva et le gifla violemment, le brun se laissa faire, et un maigre sourire vint se coller sur son visage. Après quoi, elle monta en trombe les escaliers et claqua violemment la porte, vexée de ces paroles.

« Au moins, elle a bougé son cul… » Pensa-t-il en se massant la joue « Elle a une poigne c'te fille »

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Au bout d'une heure, la jeune femme descendit, et fit exactement comme Livai avait fait précédemment, elle tira la chaise, et commença à écrire. Enfin, pleine d'assurance, et de fierté, elle lui tendit la lettre.

« Livai,

Je suis douée pour écrire des lettres, je connais la politesse, moi au moins. Mais pour une fois, je vais me permettre d'abandonner quelque peu cette bienséance de façade. Mais bon, je suis contradictoire, je suis comme ça, il ne faut pas m'en vouloir. Tu sais, j'ai toujours pensé que la parole pouvait tout résoudre et étant donné que je ne suis pas l'incarnation du tyran, et que comme tu me l'as si gentiment fais remarquer, je suis dans l'incapacité dans « placer une »…. Les seuls gestes pratiques que je fais sont des pas de danse, et de ce fait je te rejoins sur le fait que parfois la théorie est d'une inutilité consternante.(Oui, c'est contradictoire, mais je m'en fous, je comprends, tu comprends.) Néanmoins, je ne t'autorise pas, ni à me frapper, ni à me gifler, ni à me briser les dents, les os, ou que sais-je. Tu as raison sur ce point, je ne comprends pas vraiment ce qu'il se passe. Mais tu es tellement bizarre que c'est compréhensible non ? Je te signale que non, je ne suis pas une prostituée, que non je ne me suis pas suicidée, je suis bien là en face de toi. Prête à te re-gifler s'il le faut.

Mais, je ne retire pas mes « putains » de paroles (Je l'ai bien employé ? Parce que toi t'as l'air de t'y connaitre dans ce domaine.), et je veux toujours que…. « Apprends-moi à me battre » ne sont pas des paroles en l'air. Et…je, je te remercie un minimum, de t'être occupé de moi. Et puis, tu es… un …abruti ? Idiot ? Connard ? Ouais ça c'est bien. Voilà.

Alors si tu es toujours d'accord, si tu ne m'en veux pas trop, fais le moi savoir.

Mikasa. »

Livai sourit, rit presque. Le commentaire sur les prostituées n'était pas obligatoire, mais il devait au moins reconnaitre que sa future femme, était … brutale ? Rancunière ? Un peu des deux ? Il se leva tout doucement, se pencha vers elle, et toujours avec cet air impassible, lui attrapa doucement le menton. Il inclina sa tête, et lui mordit la lèvre. Une goutte de sang s'échappa, et celle-ci se retrouva léchée par le caporal. Cet acte la fit rougir, le militaire attrapa le stylo alors, et écrivit.

« -D'accord princesse, je vais t'apprendre.

Ps : Rougis pas, tu m'as fait pareil il y'a quelques semaines, je te rends juste la monnaie de ta pièce. »

Il s'éloigna d'elle un rictus narquois sur les lèvres, et se dit que finalement, la vie allait devenir un peu plus amusante.

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Merci d'avoir lu ! Ce chapitre était trop marrant à écrire x) ça claaaashe !

Réponse aux anonymes :

Leyana : Merci beaucoup d'avoir pris le temps de commenter !

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Petite note : Je n'écris pas pour les reviews. Et heureusement, d'ailleurs. Mais j'ai constaté quelque chose, quand même. Le chapitre 4 a été vu/lu par une petite centaine de personne. Le nombre de reviews pour ce chapitre ? 3. Donc soit je pars dans la mauvaise direction, soit j'ai un problème mais y'a un écart…titanesque, là x) (LOOOL). Enfin bref, je prends ça avec le sourire, ce n'est pas très grave de toute façon, ce n'est pas méchant, juste une petite remarque