Déjà, je remercie les personnes qui ont suivi ma fanfiction, ou ont pris le temps de commenter. VRAIMENT MERCI. J'hésitais vraiment à mettre le petit texte de fin, parce que je ne voulais pas que vous vous sentiez agressés, mais je suis très contente que vous l'ayez bien pris.

Pour finir, si vous voulez être prévenu lorsqu'un chapitre sort et que vous n'avez pas de compte fanfiction, vous pouvez très bien m'envoyer un message sur mon skyblog : xDays-Unreal !

Genre: Romance/ Crime/ Angst

Auteur: Laura. Dickens. Les personnages de SNK ne m'appartiennent en aucun cas. Je me suis inspirée de la chanson Beating Heart, d'Ellie Goulding pour écrire certains passages.

Bonne lecture!

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C. H. I. L. D. R. E. N. O. F. M. I. S. F. O. R. T. U. N. E.

Chapitre 6: Beating Heart

«La véritable indulgence consiste à comprendre et à pardonner les fautes qu'on ne serait pas capable de commettre.»

Victor Hugo

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«Il s'éloigna d'elle un rictus narquois sur les lèvres, et se dit que finalement, la vie allait devenir un peu plus amusante.»

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Dès le lendemain matin, l'entrainement commença. Le jour ne s'était pas encore levé, et le ciel aux couleurs changeantes s'éclaircirait peu à peu. Quelques nuages venaient perturber le camaïeu qui s'étendait à perte de vue. Rougeoiement, et douceur bleutée. La fenêtre ouverte donnait donc sur ce paysage encore léthargique, laissant l'air pur et frais matinal pénétrer dans la pièce, chatouillant la peau d'une belle endormie.

La nuit fut de courte durée pour Mikasa. Car dés 6 heures du matin, Livai avait décidé que son entrainement commençait. Et lorsque Livai décide, les autres suivent. C'est comme ça. C'est donc de cette manière et avec ce principe, qu'à l'aube, moment où le soleil n'avait pas pointé le bout de ses rayons, que la jeune femme se fit réveiller avec une extrême délicatesse par son fiancé. Comment ça, ça ne lui ressemble pas ? Vous avez raison, on s'en doute tous. Il l'a réveillée avec un grand seau d'eau dans la gueule. Et évidemment, comme une personne normalement constituée, Mikasa ne s'y attendait absolument pas. Ses cheveux bruns mi-longs ruisselaient d'eau froide, tout comme son visage. Ses yeux ténébreux lançaient des éclairs. Elle était en colère. Livai avait déjà prévu le coup et adorait littéralement cette façon de réveiller les gens, sa fiancée n'échappait pas à la règle. Et c'est avec ce sadisme mal contenu qu'il pouvait délibérément faire nettoyer et surtout faire briller les chambres de ses soldats. La jeune fille se releva donc à contre cœur. Elle attrapa au vol, des vêtements qu'il lui lança et regarda la pancarte que son désormais futur entraineur tenait : « Tu t'changes. » Il tourna la page. « Et puis, 50 pompes, là, maintenant. Moi aussi je t'aime. »

Il se retourna, et elle enfila une sorte de survêtement féminin, composé d'un short et d'un maillot relativement large. Elle secoua les épaules, en signe d'incompréhension. Des pompes ? Qu'est ce que c'était que ce truc. Et puis c'était ça son entrainement. Le militaire mit ses bras de chaque coté de son corps. Un de ses poings s'enfonçait dans le drap humide encore mouillé et il fit quelques pompes, histoire qu'elle puisse voir de ses propres yeux ce qu'était cette discipline encore inconnue. Leurs visages se rapprochaient, et s'éloignaient à mesure des impulsions du brun. Mikasa en fut troublée, d'autant plus lorsqu'elle vit apparaitre un sourire en coin apparaitre sur son visage. Et lorsqu'il s'abaissa une dernière fois, il tourna légèrement la tête et lui attrapa le nez avec la pointe des dents et il se releva. « À toi. Mais au sol. »

L'asiatique souffla, se leva, et essaya de faire comme Livai. Les premières fois, elle se rétama la gueule sur le sol. Les secondes fois aussi. Au bout de la trentième pompe, cela allait déjà un peu mieux. Le militaire attrapa le bras de la danseuse et la releva rapidement. « Abdos princesse. 40. »

Et alors même schéma, il lui fit voir, la gênant encore plus. A croire, qu'il faisait exprès de rapprocher son visage du sien, afin qu'elle soit déconcentrée et rougissante. Elle suivit ses mouvements docilement et timidement. Une fois que cela fut fait, ils descendirent et prirent un petit déjeuner. Le brun n'était pas le meilleur cuisinier du monde, loin de là, mais il maitrisait particulièrement l'art de préparer des tartines et du thé. Ce qu'il fit de façon exemplaire. Mikasa recouvrit son propre pain d'une généreuse couche de confiture aux fruits rouges, et le croqua. L'homme but son thé non sans nonchalance. Lorsqu'il se leva, se fut pour s'engager dans un couloir que la jeune fille n'avait encore jamais eu l'occasion d'emprunter. D'ailleurs, elle ne l'avait jamais vu. Cet étroit et sombre corridor, les emmena vers une porte en bois, dont la vitre n'était qu'un verre recouvert de saleté, protégé par des grilles noires et faites de fer forgé.

Le militaire, toujours dans son impeccable chemise blanche, entreprit de la faire courir, et de lui faire, faire de nombreux exercice. Comme par exemple essayer de contrer un adversaire, en le déstabilisant, ou en lui portant un coup qui serait en réalité une feinte, lui permettant par la suite de pouvoir s'échapper. Ou du moins, de lui donner l'occasion.

La jeune brune avait des gestes relativement précis pour quelqu'un qui n'avait reçu d'aucune part, un entrainement militaire. Elle ne gigotait pas de manière farfelue et disloquée. La rigueur de la danse qu'elle avait pratiquée durant de nombreuses années l'avait fortifiée, la laissant loin des absurdes gesticulations des « bleus » que le Caporal-chef avait l'habitude de voir. En effet, son travail consistait, à s'occuper des recrues formées, mais aussi à améliorer les techniques incertaines de nombreux incapables. Néanmoins, elle n'était pas habituée à travailler de cette manière. Sombre brutalité curieuse. Ils passèrent la journée à effectuer des mouvements à la chaine. Elle suait à grosse goutte, et son souffle devint, au bout d'un moment, erratique. Ses muscles se firent douloureux, et à la fin de la journée, elle n'en pouvait plus. Son seul souhait était de prendre un bain, et de se détendre. Livai, vit sa fatigue, et alors avec un léger sourire, la laissa partir.

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Mikasa était étendue sur le lit, fatiguée de cette longue et dure journée d'entraînement qu'elle avait littéralement dû subir. Alors c'est avec ce pur sentiment de bonheur qu'elle pût enfin se prélasser et s'étaler de tout son long sur le lit. Elle laissa choir ses jambes dans le vide, et glissa ses mains sous l'oreiller moelleux, afin d'y plonger sa tête. Un léger soupir de bien-être s'échappa de sa bouche, juste avant d'être étouffé par le tissu, laissant ainsi un bref "pop" éclater dans l'air comme une bulle de savon. Évidement, elle s'était changée. La jeune danseuse avait troqué la combinaison short/maillot de sport, pour une nuisette blanche. Celle-ci descendait à mi-cuisse, et était d'une simplicité provocante. Sans fioritures, ni dentelle. Sans nœud, ni satin. Rien qu'un peu de coton.

Livai entra dans la chambre, et s'installa sur le lit. Offrant, néanmoins, son dos à sa fiancé, il se tourna de trois-quarts. Sa main vint frôler le dos de la jeune fille, qui frissonna sous ce contact inattendu. Elle se retourna, avec un léger sourire taquin plaqué sur les lèvres, et sans prévenir, l'attira vers elle. Le militaire en fut étonné mais agréablement surpris. Pourtant, avant qu'il ne pût dire quoi que ce soit, il se retrouva allongé sur le dos. Avec pour seul poids sur le torse, une Mikasa victorieuse, qui tenait dans sa main droite... Un verre ? Sa chemise était totalement trempée. En effet, la danseuse avait profité de l'étourdissement du brun afin de se venger de son réveil bien trop matinal à son goût. Elle se releva donc, la position était tout de même un peu gênante. Le caporal-chef soupira, ce putain de coup là ne lui avait jamais été fait en 24 ans d'existence. Et puis, c'est d'un chiant une chemise trempée. Ça colle, c'est froid, et ça devient transparent. C'est donc de cette manière qu'il défit lentement les boutons de sa chemise. Quel était le souci ? Sa chère future devait bien se douter que l'eau ajoutée à une chemise, qui plus est, blanche, la rend transparente. Bien qu'il se doute que la jeune brune nourrissait des pensées peu catholiques à son égard, la troubler devrait suffire à ce qu'elle ne recommence plus, non ? Après tout, il l'avait prévenu, la pratique à bien meilleur goût que la théorie.

Il continua ainsi, et avec une lenteur désarmante son effeuillage nocturne. Mikasa avala sa salive. Elle ne le voyait que de profil, mais cette vue arrivait à se greffer dans sa rétine avec une facilité choquante. Elle se surprit à le trouver étonnement beau. Chose dont elle ne s'était jamais vraiment rendu compte avant. Enfin si, lorsqu'elle dansait sur scène et que leurs yeux se rencontraient délicieusement, elle se sentait gênée par son regard. Et elle trouvait cela mignon de sa part. Mais les choses qui s'étaient passés entre eux, l'avait comme qui dirait, aveuglée. Ses joues prirent une jolie et adorable couleur carmin. Livai, était à ses yeux diablement beaux. Et l'énoncé même de cette pensée la mît dans une incroyable stupeur. Elle se tortilla sur le lit, mal a l'aise. Et lorsqu'il se retourna vers elle, elle ne pût que déglutir. C'était la première fois de toute sa vie qu'elle voyait un garçon... Comme ça... Enfin, voilà quoi... Sans...maillot... Torse...nu. Elle le trouvait plutôt musclé, par ailleurs. Lorsqu'elle se rendit qu'elle l'avait regardé trop longtemps-selon les règles de bienséances- elle détourna les yeux. Le jeune homme remarqua son trouble, mais ne dit rien. A la place, il se contenta d'ouvrir la fenêtre, et de regarder la ville animée par les clameurs crépusculaires. Il porta quelque chose à sa bouche, et une étincelle dorée jaillit dans la nuit. Pourtant ce n'était pas cela qui interpela Mikasa. Elle se leva précipitamment et vint frôler son dos du bout des doigts. Un tatouage s'étendait des omoplates au bas du dos, laissant néanmoins un espace d'une quinzaine de centimètres avant le bassin. Deux ailes étaient dessinées en quadrillage. Sur le côté gauche, les sortes de plumes étaient noires et de l'autre côté, blanches. La brune traça lentement les contours, elle remarqua d'ailleurs, que dans la toute dernière plume blanche, les mots "No regrets" apparaissaient dans une fine et discrète écriture.

"-Pas de regrets..." Écrivit-elle sur son dos

Il se retourna vers elle, la regardant dans les yeux. Une clope était coincée entre ses lèvres. Il l'attrapa simplement et rejeta la fumée dans l'air. Cette action la fit toussoter. Alors il rit, écrasa sa cigarette qui ne devint qu'un vulgaire mégot parmi tant d'autre, et la prit dans ses bras.

Livai avait toujours été relativement petit, et même Mikasa était un peu plus grande que lui. Cela ne l'empêcha pas de la serrer encore plus. Elle était si fragile. Il nicha sa tête dans ses cheveux et huma son odeur terriblement envoûtante. La sensation était bizarre. Il avait à la fois chaud et froid. Sa peau frissonnait doucement, mais il ne voulait pas bouger. Oh non. La danseuse referma finalement ses bras sur son corps et le caporal en profita pour la faire basculer sur le lit.

Elle en fut surprise mais se laissa néanmoins faire. Le garçon lapa légèrement la peau du cou de sa promise et la mordit, ne laissant qu'une marque de dent. Mais ce n'était pas assez alors il aspira sa chair, et se recula pour admirer « son travail ».Un suçon rougeoyant était apparu et cet acte la fit gémir faiblement.

Leurs yeux se croisèrent. Deux orbes abyssaux se reflétaient l'un dans l'autre, comme pour sceller toutes les promesses passées et à venir, comme pour faire la paix sur les difficultés actuelles. Leurs joues et leurs fronts se touchèrent. Secrètement, ils espéraient que leurs lèvres meurtries par les morsures se rencontrent. Mais, au moment où ce fait saugrenu allait se réaliser, l'onirisme de l'instant fut brisé par un cri d'horreur.

«-Aaaaaaah ! Des monstres ! Des monstres dehors ! Sans cages ! Vivant ! Des monstres ! »

« -Mon dieu qu'ils sont difformes » hurla quelqu'un

« -Si je les regarde, je vais devenir aveugle, sourd et muet ! » beugla un autre

« -Priez pour votre salut » chantonna sombrement un prêtre

« -Crevez ! Ordures ! Vous n'auriez pas du naitre, vous n'êtes que des infamies ! »

« -Regardez leur décadence ! MONSTRES » gueula une femme

Un ballet de clameurs aussi grotesque ne pouvait signifier qu'une seule chose. Livai se précipita à la fenêtre, et la ferma violemment. Immédiatement, il dévala les escaliers et vérifia que la porte était bien fermée à double-tour. Il remonta et regarda à travers la vitre.

Une musique répétitive flottait dans l'air. Une fillette avec quatre jambes et deux bras jouait du tambour, tandis qu'un vieil homme particulièrement rachitique soufflait dans une petite trompette étincelante.

« -Je ne sais pas ce qu'on va faire, mais je sais que cela va être long. » écrivit-il sur le petit calepin.

« -Livai, qu'est ce qui se passe ? »

« -Foire de monstres, dans la ville. »

« -Ce n'est plus très grave. »

« -Si. »

« -Non, ils ne savent pas que je suis là, et au pire, ils s'en fichent. Les gens viennent les rejoindre de toute façon. »

« -Ou bien ils les capturent pour les étudier, et les forcent à faire des numéros. »

« -Tu as trop d'imagination » rit-elle nerveusement.

« -Depuis quand tu ne t'inquiètes plus de ça ? Quand on s'est rencontrés tu avais l'air plus préoccupée. »

« -Je me sens en sécurité, ici. Et puis, tu es tout le temps avec moi. Il ne pourrait rien m'arriver. »

« -Je vais devoir partir… »

« -Tout le monde part un jour. »

« -Ne sois pas si sarcastique. Je suis sérieux. Je pars dans deux jours. »

« -Où ? » écrivit-elle surprise.

« -Bosser. »

« -Et moi ? J'irais où ? »

« -Pas avec moi en tout cas. »

« -Je veux venir. »

« -Je suis un militaire. Tu ne peux pas. »

« -Parce que je suis une fille ou parce que je suis sourde ? »

« -Des filles rentrent dans l'armée parfois, Mikasa. »

« -Tu ne réponds pas à ma question. »

« -J'irais voir demain. Je pense savoir chez qui tu pourrais aller. Tout en continuant ton entrainement, bien sur. Parce qu' une journée, ce n'est absolument pas suffisant. »

« -Je ne veux pas être avec un autre garçon que toi. »

« -Comme c'est mignon de ta part. Ca me touche vraiment. » Il sourit imperceptiblement. « Si elle peut, elle t'accueillera. J'en suis sure. »

« -Une fille ? »

« -On verra demain… On passera dans les bas-fonds. »

« -C'est dangereux ! »

« -Dors. » nota-il avant de fermer la lumière et de s'allonger.

Mikasa se sentit enfermée dans une immensité qu'elle ne comprenait pas. Finalement, ils allaient devoir partir, et se séparer. Elle était incrédule et craignait le matin qui allait inévitablement arriver avec sa lumière blanche glaciale. Son incrédulité se ressentait dans chacun de ses membres et elle se sentait pantoise. Cela, la fit se recroqueviller dans la couverture, et elle se rendit d'ailleurs compte que la nuit dernière, elle avait malencontreusement pris sa place durant la nuit. Elle se souvint également de l'eau froide qu'il lui avait versée sur le visage. « Le matelas doit être encore mouillé. » pensa-t-elle lorsque cette idée lui traversa l'esprit. Le caporal était tout près d'elle. Elle pouvait sentir la chaleur qui émanait de lui. Elle voulait entendre son cœur battre, parce qu'elle savait que ce serait peut-être la dernière fois qu'ils allaient être aussi proche. Alors, elle se retourna, et se blottit contre son torse. Avant que le soleil écarlate ne s'anime, avant que la lumière du jour n'éclaire le ciel fuligineux.

Le jeune homme la serra lui aussi. L'étreinte n'était pas aussi endiablée qu'auparavant. Les pensées n'étaient plus les mêmes. L'arrivée d'un cirque dans la ville constituait, aussi une désillusion incommensurable pour les deux fiancés. Désormais, les règles avaient changées. Le but du jeu semblait les avoir rattrapés, et ils ne pouvaient faire autrement. Mikasa appuya son oreille contre la chair chaude, voulant entendre le cœur de Livai qui battait fiévreusement. Qui battait malgré tout ce qui se passait, suivant le rythme éternel dont la vie était faire. Un Tic-tac incessant. Un cœur qui battait. Oui, elle voulait l'entendre. Tant qu'elle le pouvait encore.

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Merci d'avoir lu ce chapitre ! J'espère que vous l'avez apprécié ! (Parce que moi j'ai galéré sa maman la banane à l'écrire x))

Réponses :

DaMeYo : Merci c'est vraiment hyper gentil Je rougis devant tout ses compliments . ! Je vais continuer d'écrire avec cette mince frontière entre le cute et l'érotisme, après s'il y'a une chose dont je suis sûre c'est que je ne vais pas écrire un lemon à chaque chapitre x) Donc si tu t'attendais à ça, je suis vraiment vraiment désolée de te décevoir ! En tout cas, merci d'avoir pris le temps de lire ma fanfiction !

Scandalous : Oui je la connais ! ) Merciiiiii, je ne trouve pas que j'ai une si belle écriture que ça moi ! Mais bon, ça me fait hyper plaisir ! (Ahaha je vais traiter ce thème dans quelques chapitres ! Mais je ne donnerais pas une réponse précise.) En tout cas, MERCI, d'avoir commenté ça me fait très plaisir.

Fafaa : Bah oui fallait bien que je poste la suite un jour ! Ah bon ? Oh c'est trop cute w

J'ai répondu à toutes les personnes ayant un compte fanfiction (enfin je crois ._.)

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N'oubliez pas la p'tite review qui va bien (et qui me fait super plaisir !:)