Une nouvelle fois merci à ceux qui ont la gentillesse de poster des reviews.

Probablement uniquement de la pitié.

(ignore royalement la voix) Donc, ShaunyBlackSheep, Kyona-same et Mufy, vous avez toute ma reconnaissance. Pour les lecteurs et lectrices qui se fichent royalement de ce que je raconte

Soit tout le monde.

(continue à ignorer la voix) je vous souhaite une très bonne lecture, en espérant que ce chapitre vous plaise. On se retrouve en bas de page.

Pour leur plus grand déplaisir.


Des flammes. Des cris. Des larmes. Trois termes pour résumer l'horreur qui se déroulait devant leurs yeux. Les marins ne savaient que dire. Tous les bâtiments divers et variés qu'ils avaient vu auparavant brûlaient dans un bel ensemble, ombres fantomatiques et inquiétantes au cœur de l'orangé. Le crépitement du feu couvrait le chant nocturne des animaux, la chaleur se dégageant du brasier faisait oublier la fraîcheur de la nuit. Les étoiles elle-même n'étaient plus visibles, occultées par la lumière macabre des flammes. Des formes s'agitaient par endroits. Des humains. Des animaux domestiques. Des enfants. Certaines ombres prenaient vie le temps d'un hurlement dans une sorte de tragédie burlesque par l'exagération créée par les langues de feu avant de se désagréger, tombant en cendres. Piégés. Ils avaient tous été piégés, et eux ne pouvaient rien faire pour les aider. La bête, une simple ombre, volait d'un endroit à l'autre, allumant et attisant le feu, exécutant sans pitié chaque fuyard. Malgré les horreurs qu'ils avaient affronté par le passé, les pirates restèrent figés face à un tel étalage de monstruosité. Ils virent des villageois s'enfuirent en courant et être rattrapés par une ombre. L'action fût rapide, et trop irréelle pour qu'ils fassent quoi que ce soit. Le sang éclaboussa le sol. Un nouveau cri emplit le ciel, couvrant les craquements de fin du monde que faisaient les bâtiments en s'écroulant et les pleurs des habitants. Une onde de choc parcouru le choc, faisant trembler les Hearts, quand la chose s'envola vers le ciel. Dans un dernier grincement, les maisons encore debout s'effondrèrent toutes sur le sol recouvert de traces sombres.

Ils avaient fouillé les décombres. Personne. Pas de survivants. Ceux d'entre eux – peu nombreux – qui étaient restés avec des femmes y avaient laissé la vie. Ils devaient tous partir, la marine arriverait dès qu'elle serait mise au courant de l'attaque. Étant donné la fumée qui se dégageait, les villages environnants devaient déjà avoir appelé des secours. Si ils avaient eu le choix, si il n'avaient pas craint les contingents envoyés par le quartier général, ils seraient resté aussi longtemps qu'il l'aurait fallut pour punir cette bête comme il se le devait. La mort dans l'âme, Law se décida à emmener tout le monde au sous-marin. Les pirates partirent, la tête basse. Ils s'engouffrèrent les uns après les autres par l'ouverture et refermèrent le sas. Quelques minutes après, malgré qu'ils n'aient pas tout à fait achevé le ravitaillement, ils s'enfoncèrent dans les eaux bleues après un dernier regard pour les cendres qui volaient, emportées par le vent. Ils s'arrêteraient dès que possible pour leur rendre un dernier hommage convenable. Tout du moins leurs camarades continueraient-ils à arpenter le monde, même dans la mort. Peut être même étaient-ils maintenant en train de faire la fête sur un bateau fantôme, voguant à tout jamais comme la plupart des marins en rêvaient.

Law soupira en longeant le couloir qui menait à ses appartements personnels. Depuis l'immersion, il avait passé son temps à courir à droite et à gauche du submersible pour donner ses ordres, régler quelques détails, archiver des documents, vérifier le trajet et autres ennuis de ce genre. Maintenant qu'il en avait finit avec ses obligations, il disposait d'un peu de temps juste pour lui. Il comptait bien profiter à fond de ces quelques heures pour lire et se reposer. Ce qu'il n'avait pas prévu, c'était un « Détail » (avec un grand « D ») dérangeant. « Détail » qui dormait dans son lit. « Détail » qui n'était pas censé se trouver là. En bref, une jeune fille. Une jeune fille assoupie dans SON lit à lui, ne faisant en aucun cas partie de l'équipage.

-Room.

La sphère bleutée s'étendit dans la pièce. Le capitaine souleva le corps endormi et le força à s'approcher juste assez pour mieux le détailler, sans l'amener trop près afin d'éviter qu'elle ne l'attaque. Son visage lui était vaguement familier, de même que les mèches noires. En fait, elle était le portrait craché de la serveuse de la soirée d'hier, mais en plus jeune. Peut être seize ans, à un an près. Une adolescente. Donc en plus censée se trouver en cours. Non pas que Law soit un ardent défenseur des règlements. En réalité, il n'aurait défendu que le sien, les autres pouvant aller se faire voir. Il revînt à son observation de l'intruse. Il y avait également d'autre différences infimes entre elle et l'étrange femme, comme sa peau plus hâlée que celle de l'étrange voyante ou un courbe de la mâchoire différente, des ondulations capillaires plus prononcés... autant de détails que seul l'œil exercé d'une personne pratiquant la médecine pouvait détecter aussi rapidement. Quand elle ouvrit les yeux, éveillée par les mouvements que lui avait fait faire Law, il remarqua également que ses iris n'avaient pas la même couleur. Ils étaient d'un marron mordoré, très clair, loin de la teinte pratiquement noire de la femme de la veille.

-Enfin ! Vous en avez mis du temps pour rentrer !

Interdit, Law l'éloigna de lui puis rompit la sphère. Elle l'attendait ? Volontairement ? En plus d'être le presque sosie de la serveuse, elle avait un schéma mental aussi tordu et tortueux qu'elle. En revanche, sa voix lui montrait enfin qu'elle ne pouvait être la voyante. Son timbre était plus clair, plus tranchant, moins envoûtant que celui de la belle de la veille. Elle soupira profondément d'un air las et le regarda droit dans les yeux.

-Quoi ? Qu'avez-vous monsieur le chirurgien ? Vous êtes bien silencieux.

-Que fais-tu à bord de mon – et il appuya bien sur le possessif – sous-marin, en train de dormir dans ma – il insista de nouveau sur l'article – cabine et dans mon – idem – lit ?

-Voyons... je viens vous arrêter ?

L'arrêter ? Cette gamine ? Elle devait plaisanter. Si c'étaient là ses véritables intentions, à quel camp appartenait-elle ? Une chasseuse de prime ou un marine ? Le chirurgien favorisa la première option. Jamais la marine, aussi pourrie soit-elle, ne pourrait envoyer au combat une femme aussi jeune. Même très douée. À moins qu'elle ne fasse partie du fameux CP9. Dans ce cas, elle devait porter l'espèce d'uniforme, le noir étant de mise. Law observa d'un œil critique l'accoutrement de l'adolescente, depuis ses bottes jusqu'à une sorte de brassière armure – le tout en cuir – en passant par le pantalon déchiré au niveau des genoux. De longues manches en tissus marron dépassaient de la brassière, serrées par des bracelets de métal juste avant les coudes, et une ceinture de cuir et du même métal complétaient l'ensemble. Au final, ses genoux et une partie de son ventre étaient à découvert. En revanche, son cou était recouvert de lanières de cuir de même que ses doigts. Elle favorisait probablement la rapidité et la souplesse. Sûrement une amatrice des armes à feu ou une épéiste. À moins que, comme l'étrange canonnier au long nez des Mugiwaras, elle n'utilise un lance-pierre. Cette dernière option correspondait beaucoup plus à son physique encore un peu enfantin. Elle n'avait rien d'un agent du gouvernement mondial. Plus d'une gamine des rues, ou d'une enfant travaillant dans un cirque. Il l'aurait vue aux côtés de Baggy le Clown qu'il n'en aurait pas été étonné. Il se décida à l'interroger.

-Chasseuse de primes ?

-Non, d'ours blancs géants doués de parole et passant leur temps à s'excuser.

Ah. En plus d'oser dormir dans SON lit – possessif ? Law ? Non, à peine. – et s'introduire dans son sous-marin, elle se fichait de lui.

-On dirait mon second que tu décris là...

-Dans ce cas cela vous explique ma présence ici non ? Quand vous ai-je autorisé à me tutoyer ?

-Pour ce qui est de ce que tu fais ici, cela éclaire effectivement beaucoup ma lanterne. Quand à l'autre option...

Dans un mouvement rapide et fluide, le chirurgien de la mort la plaqua au sol, la lame de son nodachi sur la gorge. Elle ne parut pas surprise et le fixa même avec un certain aplomb.

-Tout ce qui se trouve dans ce sous-marin m'appartiens. Toi y compris.

-Je ne suis pas d'accord. Je n'appartiens qu'à moi-même.

-Je ne te demandes pas ton avis. Dis-mois ton nom.

-Ton nom.

Il n'aurait pas pu tomber sur pire comme chasseuse de prime. Elle avait même un humour totalement pourri.

-Très drôle. Je suis mort de rire.

-Ce serait bien la première fois que je tue quelqu'un de cette manière.

-Pour être franc, cela ne m'étonne pas. Es-tu seulement capable de sérieux?

-Vous voulez me voir sérieuse ?

Un éclair d'amusement passa dans ses yeux. Elle se redressa, ignorant royalement la lame qui s'enfonça dans les lanières recouvrant son cou. Law recula pour lui laisser un peu de champ. Elle ne pouvait pas gagner et il avait besoin de se défouler. Donc autant la laisser se bercer d'illusions avant de lui ôter la vie. En plus des-dites illusions. Elle sauta en arrière et dégaina. À la grande surprise du capitaine des Hearts, elle sortit non pas un sabre ou un lance-pierre, mais bien un arc. Une des armes les plus archaïques de leur époque. Donc, récapitula mentalement Law, folle, dépourvue d'humour correct, s'introduisant dans les habitations des autres, arrogante et en retard sur son temps. Quoi d'autre la prochaine fois ? Pendant qu'il y pensait, elle encocha une flèche et le visa, entre les deux yeux.

-Je suis Nyri. Nyri Rohk. Et aussi ta future meurtrière.

Elle relâcha la corde et envoya le projectile droit sur un des points vitaux de Law.


Voici donc le second chapitre. J'espère que vous avez apprécié.

L'espoir fait vivre.

Pour ceux et celles qui seraient intéressés, voici le lien de l'image qui m'a inspiré Nyri : .

Je pense en avoir fini avec vous pour aujourd'hui. Ah non! Une petite review? S'il vous plaît?