Il était pratiquement passé minuit et Karin marchait, sans aucune motivation, dans les rues de la ville depuis presque une heure. Franchement elle avait du mal à croire ce qu'elle faisait en ce moment, cherché activement des personnes avec qui elle avait désespérément voulu couper les ponts… Dire qu'a une époque ils avaient été ce qu'il y avait de plus proche d'une famille pour elle et ce même après son adoption.

Quand elle était encore à l'orphelinat un petit groupe d'enfant s'était rapprocher, huit jeunes qui avait fini par se formé leur propre famille alors que dans leur environnement ce simple mot était pratiquement un tabou… Ça aurais sans doute fait une bonne introduction pour une belle histoire de famille et d'amitié si la majorité d'entre eux n'avait pas été ce que les intervenants du milieu appellent des « cas lourd ». Seuls deux d'entre eux avait fini par être adopté, elle, la plus jeune et un autre garçon, leur ainé, celui autour duquel ils s'étaient regroupés. Les autres avaient passé leurs temps entre orphelinat, famille d'accueil ou le centre de réinsertion pour leurs multiples délits.

Après son adoption elle était restée en contact avec eux sans le dire à ses parents mais certains évènements survenu il y a un an l'avais poussé à rompre tout contact avec eux ce qui l'avais, elle devait bien l'avouer, plutôt soulagé… Et pourtant elle était maintenant ici, dans ce parc mal éclairer qui était l'un de leur plus vieux lieux de rendez-vous, espérant presque qu'ils ne soient pas là… Et elle sue que ses prières ne n'étaient pas exaucées en entendant un bruit d'éclat de verre rapidement suivi de grand éclat de rire. S'approchant elle finit par les trouver et fut surprise de voir six personne rassembler autour d'un ban de parc. Les jumeaux Sakon et Ukon assis sur le ban se passant tour à tour une bouteille d'alcool aux côté de Kidomaru. Sur leurs genoux était étendue Tayuya qui semblais fixé à la fois les étoiles et la fumée de son joins montant vers elles. Devant eux Suigetsu tentait diverses figures avec sa planche à roulette tandis que Juugo prenait un poteau métallique pour un sac de frappe et les couvant tous du regard il y avait Dan adossé à une moto.

Ce fut justement l'ainé qui la remarqua le premier et après lui avoir fait un simple sourire élevas la voix pour attirer l'attention des autres.

- Alors sœurette, tu penses rester dans le noir et nous regardé encore longtemps avant de nous rejoindre.

N'ayant jamais eu d'autre choix et en plus découverte Karin n'eut plus qu'as rassemblé son courage et se mettre en marche mais elle ne put faire que quelques pas avant qu'une montagne ne la happe de plein fouet la faisant prisonnière d'une puissante embrassade.

- Ma petite sœur, s'écria une voix toute joyeuse de toutes ses forces. Je suis tellement content de te voir !

- Merde Juugo, lâche-la ! Tu veux la tuer !? S'exclama Suigetsu venant à son aide.

- Laisse le donc faire Sui, de toute façon ça ne ferais qu'une traitresse de moins à nous pompé notre air, lui répondit Tayuya qui n'avais même pas pris la peine de se lever.

En fait mis à part Dan, Juugo et Suigetsu aucun des membres de sa fratrie ne semblais particulièrement ravi de la voir de retour. Elle s'y attendait un peu, après tout elle ne s'attendait pas à de joyeuse retrouvailles après être disparue sans raison pendant un an et en revenant comme si de rien n'était… Mais elle n'avait pas le choix, elle devait renouer avec eux.

- Désolé de ne pas avoir donné de nouvelle, dit-t-elle une fois que le roux l'eut relâché. Il c'est passer beaucoup de choses…

- Et tu crois que ça vas suffire, demanda l'autre rousse en se redressant enfin pour la toisée avec colère. Fout le camp d'ici, retourne dans ta belle maison, retourne dans les bras de ta gentille maman, retourne dans ton école pour jouer avec tes gentils copains tout beau et tout propre ! La dernière fois que tu as décidé de nous planté sur place sans un mot on a parfaitement compris le message, on fait tache dans ta nouvelle vie toute parfaite alors dégage avant de risquer qu'on te salisse un peu plus !

Karin s'attendais bien à ce genre de réaction de la part de Tayuya, en fait elle était même surprise qu'elle ne lui ai pas déjà sauter dessue pour la virer à coup de pied. Leur groupe étant principalement composer de garçons les deux seules filles avait été très proche, à un point ou, aujourd'hui, elle se demandait si l'affection que lui portait son ainé ne cachait pas autre chose… Tout ça pour dire qu'il était sans doute normal qu'elle ait dû se sentir trahie par son départ et que son retour devait être éprouvant pour elle mais la rousse ne pouvait pas se permettre d'être repousser pour autant.

- Allons Tayuya, tu connais les règles de notre famille. Si notre petite sœur veut nous rendre visite il faut bien l'accueillir… Et tu ne peux pas vraiment lui en vouloir d'avoir voulu prendre ses distances avec nous, elle est la seule d'entre nous qui ne s'est jamais mérité de séjour en centre de réinsertion. Avec toutes les conneries que nous avons faites… Et qu'on fait encore, s'était la meilleure chose pour elle que de partir, tenta de la raisonner Dan.

Peu convaincu par les paroles de son grand frère mais le respectant tout de même la rousse se contenta de faire le tour du ban sans un mot pour aller s'y adosser, dos à eux, tout en tirant sur son joins.

- C'est ce que je disais, la petite princesse devrait retourner dans son palais.

Voyant bien que mis à part Dan, aucun des garçons ne semblait prêt à prendre partit dans cette histoire Karin décida de passer à l'offensive et se mis en marche d'un pas décidé vers le groupe. Arriver près des jumeaux elle tendit simplement la main vers eux sans un mot, surprenant passablement les deux garçons qui se demandais bien ou voulais en venir leur petite sœur.

- Passe, dit simplement la rousse.

- Te passer quoi, lui demanda Sakon.

- La bouteille pauvre débile, passe-moi ta foutu bouteille !

- T'es sure d'avoir l'âge pour boire, rigola Ukon.

Sans un mot de plus elle arracha la bouteille des mains de l'albinos le plus proche avant de la portée à ses lèvres pour en prendre une longue rasade. Se retenant avec peine de ne pas grimacer alors que l'alcool lui brulait l'œsophage et l'estomac la jeune fille fit aussi le tour du ban pour s'installer aux côté de sa grande sœur et lui tendre la bouteille.

- Tu essai de faire la dure, railla Tayuya.

- Non, je veux que tu prennes la bouteille et que tu me passe le joint.

En entendant cette phrase l'ainée des deux ne put s'empêcher d'être surprise, du temps où ils trainaient encore ensemble la plus jeune d'entre eux n'avais que rarement gouté de l'alcool et avait toujours refusé de prendre la moindre drogue, alors pourquoi maintenant… Tout de même curieuse de voir si elle allait aller jusqu'au bout elle ralluma son joint, qui avait eu le temps de s'éteindre, et le lui tendit encore fumant. Tout naturellement, Karin s'en saisit pour le porté à ses lèvres pour s'empresser d'en tirer une longue et profonde bouffée qui lui provoqua presque immédiatement une difficile quinte de toux.

- C'est toujours la première qui est la plus dure, rigola Suigetsu.

- Au moins elle n'en gaspille pas en faisant semblant de respirer la fumée, elle, constata Kidomaru tout en jetant un coup d'œil moqueur à son frère.

- Merde Kido, tu vas lâcher l'affaire avec cette histoire, ce n'est arrivé que la première fois que j'en ai prise, se défende le visé.

- Ouais, c'était sa première fois, il manquait juste d'expérience, ajouta Sakon en venant à la défense de son frère.

- Exactement, c'est vrai, appuya à son tour Ukon… Mais si tu veux une petite info la première fois que tu te retrouveras au lit avec une fille, même si tu n'as pas d'expérience, baise-la, ne te branle pas à côté.

Le visage virant immédiatement au rouge Suigetsu voulu se dégagé mais les deux jumeaux qui l'encadrait maintenant l'empêchait de trop se débattre tout en continuant de le titiller. Tayuya, habituer à voir les garçons se chamailler ainsi resta fixé sur sa cadette qui, pendant ce temps, avait déjà repris une bonne bouffé de marijuana avant de lui rendre sa drogue pour faire descendre tout cela d'une nouvelle rasade de rhum.

- Dis, il s'est passé quoi pour que tu veuille te ravagé la vie comme ça, demanda-t-elle finalement. Tes fabuleux parents t'on privée de sortie ? Non, ne me dit pas qu'ils ont confisqué ton téléphone, se moqua la rousse.

- Et en quoi ça t'intéresse Tayuya, c'est assez claire que tu te fous complètement de ce qui peut m'arriver maintenant alors mêle toi de tes affaires et laisse-moi crever sur un banc de parc… Ça devrait être dans tes cordes, non.

Encore une fois surprise du comportement de sa cadette la rousse ne dit rien mais elle commençait sérieusement à se demandé ce qui avait bien pu la pousser à venir les voir ce soir.

- Hé Kido, dit soudainement Karin.

- Ouais sœurette.

- Tu deal toujours ?

- Ça dépend de qui demande, je n'ai pas vraiment envie de me faire encore prendre alors je ne choisis que des clients sure…

Lentement Karin pris une nouvelle gorgée de boisson avant de rendre la bouteille à Sakon puis sortir une liasse de billet de sa poche pour la lancé à son frère.

- Je ne sais pas si tu penses que je suis une cliente sure mais j'ai cette somme et j'ai besoin de faire un trip qui me feras oublier que j'existe… Tu me propose quoi ?

Cette fois personne ne parla pendant un long moment. Ils avaient tous sept ou huit ans, six dans le cas de Karin, quand ils s'étaient rencontré, tous orphelin, aucun ne voulant parler de son passé ou ne s'en souvenant tout simplement pas, ils avaient décidé de se formé leur propre famille. Leur première promesse avait été de se protégé les uns les autres peu importe la situation, leur petite sœur étant la principale visée par cet engagement. Étant la plus jeune, la plus vulnérable et celle ayant, pour l'instant, été la plus épargné par cet univers qui était le leur ils avaient voulu tout faire pour la protégé. Par chance elle avait fini par se sortir de ce système qui semblait avoir bien plus à cœur la bonne conscience des adultes que le bonheur des enfants, elle avait trouvé une autre famille, une bonne famille… Du moins c'est ce qu'ils avaient tous cru avant de la voir revenir dans cet état.

- Tes parents t'on foutu à la porte, fini par demandé Suigetsu avec sa diplomatie légendaire.

- Ils n'ont pas eu besoin de le faire, ça fait plusieurs mois que je suis partie de moi-même, souffla la rousse qui commençait à ressentir les effets de ce qu'elle avait consommé.

- Mais pourquoi t'a fait ça !? S'exclama Suigetsu. Tu étais la seul à avoir pu…

- Ce sont les filles qui me font bander et mon père n'est pas trop pour cette idée… J'ai préféré foutre le camp chez mon cousin avant qu'il ne s'en rende compte.

Cette fois ce fut de stupéfaction que tous les autres se turent… Et la plus surprise d'entre eux fut sans aucun doute Tayuya qui fixait sa cadette la bouche mi ouverte n'osant croire ce qu'elle venait d'entendre.

- Une fille qui bande, je crois que j'ai jamais vu ça, fini par dire Suigetsu pour mettre fin au silence.

- Ça aussi elle doit le faire mieux que toi, lui répondit Kidomaru faisant bien rigoler les jumeaux.

Malgré les blagues et les rires le ton de la conversation n'était décidément plus aussi plaisant que leur joyeuse retrouvailles aurais dû l'être et Karin en fit rien pour remédier à la situation en reprenant la parole.

- Il faut dire que c'était peut-être une connerie de partir parce que dès qu'il a appris que je vivais seule avec mon cousin le type avec qui je faisais semblant de sortir en a profité pour me violer… C'est sure que ça a été un bon prétexte pour le quitter mais en fait ça a été une autre belle bourde… Quand j'ai dû expliquer tout ça à ma petite amie elle a été très compréhensible et gentille, la semaine dernière elle m'a même proposé d'essayer quelque chose de nouveau. « Allez Karin, laisse-moi t'attacher tu vas aimer je te le jure ! » C'est étrange mais je cherche encore quelle moment j'aurais dû aimer entre celui où elle m'a battu en me traitant de pute, de salope et de trainé et celui où elle m'a abandonné sur le sol en m'annonçant qu'elle me quittait.

Cette fois plus personne n'avais envie de faire la moindre blague, en silence Juugo vint s'assoir tout près de sa jeune sœur et l'attira à lui pour qu'elle se blottisse entre ses bras tout juste avant qu'un petit sachet ne vienne atterrir sur ses jambes.

- C'est quoi, demanda la rousse en détaillant l'unique comprimé blanc que l'on venait de lui donner.

- Du bonheur en pilule, lui répondit son frère. Avec ça tu vas même oublier le pire de tes problèmes.

La pauvre fille hésita longuement sans pouvoir détaché son regard de la drogue qu'elle venait de se procurer, c'était bien beau de venir ici, prendre de l'alcool et fumée un peu d'herbe mais là s'était autre chose. Elle ne savait pas ce que s'était, elle ne savait pas qu'elle effet ça aurais sur elle… De tout point de vue, dans son état psychologique actuelle ce n'était vraiment pas une bonne idée mais…

- Alors, tu la prends ou tu te dégonfle, la provoqua l'autre rousse.

- Quelqu'un à un truc pour la faire descendre ?

Tayuya ne tenta même pas de dissimulé son sourire moqueur alors qu'elle fouillait le sac à dos poser devant elle pour en sortir une bouteille d'eau qu'elle lança à sa petite sœur. Ses sens altéré et ses réflexes devenu pratiquement inexistant la cadette eut toute les peines du monde à attraper le projectile mais une fois qu'elle l'eut en main elle n'hésita plus. Rapidement le comprimé fut sorti de son enveloppe plastique, mis en bouche et noyer dans une grande gorgée d'eau. Elle prenait un risque important mais au moins, à partir de maintenant, elle était pratiquement sure que tout se déroulerais comme prévue. Sa famille d'orphelins lui faisait profondément peur mais il y avait certains points sur lesquelles elle savait pouvoir leur faire confiance. Se séparant du colosse roux elle se leva difficilement avant de tourner les talons en direction de l'obscurité.

- Tu vas ou Karin, demanda simplement Dan.

- Je vous laisse, merci pour tout mais je ne vais pas m'imposer plus longtemps… Tayuya à raison, après vous avoir lâché sans avertissement je n'ai pas le droit de revenir comme ça, dit-t-elle sans se retourné.

- Ce n'est pas une bonne idée ! Intervint Kidomaru un instant avant qu'une main n'attrape l'épaule de Karin pour l'obliger à se retourné

- Si tu savais ce que tu peux me les casser sale petite morveuse, ferme ta gueule avec tes jérémiades et viens avec moi, explosa Tayuya avant de la forcé à se diriger vers le banc. Poussez-vous tous les deux, c'est notre place, ordonna-t-elle ensuite aux jumeaux qui obtempérèrent sans discuté. J'arrive pas à croire que tu sois assez stupide pour croire une seule foutu seconde qu'on allait te laisser partir faire ton premier trip seule la nuit dans ce parc… T'a pas idée du genre de taré qui peuvent trainer par ici…

À ces mots Karin éclata sincèrement de rire, coupant Tayuya dans ses remontrances. Que ce soit du à l'alcool, la drogue ou la tension nerveuse qui l'habitant constamment elle ria à en perdre le souffle un long moment avant de pouvoir enfin s'expliquer au groupe qui se demandais les raisons de cette hilarité.

- Tu croies que je ne suis pas au courant Tayuya, j'ai passé ma soirée a cherché la pire bande de taré qui peut trainer dans le coin, explique-t-elle en reprenant son souffle.

Sachant tous qu'elle avait sans doute raison les autres se joignirent rapidement à elle dans son fou rire avant de se remettre à leur activité comme si de rien n'était, laissant la jeune fille profiter des premiers effets de sa consommation. Sous les regards attentifs de Tayuya et Dan elle se mit progressivement à toucher et caresser ce qui l'entourait comme si elle découvrait chaque texture pour la toute première fois. S'était presque lascivement qu'elle avait passé ses mains sur ses jeans pendant plusieurs minutes, elle avait rigolé en touchant du bout des doigts le ciment ou était riveté le ban de parc avant de finalement prendre peur quand son bras se frotta à une plaque de rouille couvrant le pied du ban. Voyant bien le début de panique de sa cadette Juugo voulu s'approcher pour la rassurer mais au premier effleurement sur l'épaule de la rousse celle-ci se recula brusquement comme si elle venait d'être bruler.

- Pousse-toi donc idiot ! Rugis Tayuya avent de s'approcher lentement de sa cadette effrayer.

Sans un mot elle s'approcha lentement à son tour et s'assis à côté d'elle en prenant bien garde à ne pas la toucher et au bout d'un certain moment Karin vient d'elle-même contre son ainée qui la pris dans ses bras la calment automatiquement, à la grande satisfaction des garçons. Aucun d'entre eux n'aurais osé faire quelque chose du genre, il faut dire que quand Tayuya partait en vrille à cause de l'extasie il n'y avait rien à faire à part la laisser à elle-même et attendre que son bad trip ne passe… De toute façon les rares fois qu'ils avaient tenté de l'aider ça avait mal fini. Apaisée, Karin resta ainsi, dans les bras de sa grande sœur qui lui caressait gentiment la tête, pendant la majeure partie du reste de la nuit pour le plus grand plaisir de l'ainée des deux rousses.

Ce n'est qu'une heure avant l'aube que Karin finit d'émergée en se sentant malade et fourbue mais comme le lui avait dit Kidomaru pendant tout ce temps elle n'avait plus pensé à Naruto, au chantage ou même à la raison qui l'avait poussé ici mais maintenant tout lui revenait avec force et sans pouvoir s'en empêcher elle éclata en sanglot.

- Donne-nous juste leur nom, déclara Dan d'une voix grave en s'approchant de sa petite sœur.

- Leurs noms et leur adresse, ajouta Tayuya qui la serrait toujours contre elle. Quand notre autre problème sera réglé nous nous en occuperons.

- Vous occupé de quoi, ça ne changeras rien à ce qui c'est passer… Et Kiba as déjà été mis hors d'état de nuire, marmonna Karin avant de réaliser avec un temps de retard ce que venait de dire son ainée. Quel autre problème ?

- C'est Mizuki, expliqua Kidomaru. Il est à l'hosto depuis quelques jours, il déconnait avec une fille comme d'habitude, et quelqu'un s'en es mêler. Résultat des courses il c'est fait péter un poignet, la mâchoire et la majorité de ses dents au passage… On cherche celui qui a fait ça pour lui rendre la politesse mais personne dans le coin ne sait qui il est. Tout ce qu'on a appris c'est que notre frère n'est pas le seul à être tombé sur ce type, ce connard à l'air de vouloir jouer au justicier.

En entendant cela Karin ne sut pas trop quoi faire entre rire ou pleurer, pourquoi fallait-t-il toujours que les évènements tournent à l'avantage de son cousin ? Est-ce que s'était Dieu ou la karma qui faisait leur office en lui donnant l'occasion de se venger de ceux qui lui avait fait du mal, avait-t-il fait un pacte avec un démon pour que tous ses ennemis lui fournissent ainsi toutes les armes pour les frappé ? Elle ne le savait pas, elle ne le saurait sans doute jamais mais, de toute façon, elle n'avait pas le choix…

- Je peux peut-être vous aider, j'ai surpris une conversation l'autre jour et…


Le soleil se levait doucement et le moteur de la moto grondait douloureusement sous elle alors que la réalité reprenait difficilement ses droits sur elle.

- On est arrivé petite sœur, lui souffle Dan en coupant le moteur.

Aider du jeune homme elle descendit du bolide pour se rendre compte qu'elle se trouvait effectivement devant la porte de la maison de son cousin. Elle ne s'étonna même pas qu'il sache exactement où elle habitait alors qu'elle ne lui avait jamais donné cette adresse. En bon grand frère l'ainé lui retira le casque qu'il lui avait enfilé avant de partir, lui soufflant au passage quelques paroles à l'oreille, avant de la laisser tituber jusqu'as la porte. Une fois à l'intérieur elle tenta de se déchausser pour ne pas salir le sol qu'elle devrait laver plus tard dans la journée mais elle perdit l'équilibre et se vautra en plein milieu du passage.

- Tu as dépassé ton couvre-feu, tu n'as pas fait tes corvées, tu as attiré l'attention des voisins avec cette moto et tu arrives dans un état lamentable, énumère la voix de son cousin. Finalement Hinata auras droit à sa petite séance de jeux bien plus tôt que prévu.

Bien trop atteinte Karin ne donna pas à la menace toute l'importance qu'elle aurait méritée et se contenta de rire sans joie.

- Si seulement tu savais ce que je viens de faire tu m'embrasserais sur les deux joues plutôt qu'à penser à me punir, lui répondit-t-elle tristement.

En ce moment elle s'effrayait de ce qu'elle devenait, ce n'était pas pour rien qu'elle s'était brusquement détaché de ce groupe, ils étaient dangereux. Juugo souffrait de maladie mentale et il troquait ses médicaments à Kidomaru en échange de drogue tandis que ce dernier revendait le tout dans la rue. Les frères jumeaux avaient toujours eu un fond sadique et violent mais la propension à l'alcool qu'ils avaient développé leurs avaient fait atteindre de nouveaux sommets. Suigetsu, lui, était plus modéré que les deux frères et paraissait toujours joviale mais si une bagarre devait éclater il était le premier à jouer de la planche à roulette ou de la batte de baseball, causant souvent de grave blessures. Tayuya avait tendance à jouer les seconds rôles mais si quelqu'un avait le malheur de tomber entre leurs mains s'était elle qui prenait le commandement, elle ordonnait, ils agissaient… Peu importe la cruauté de ce qu'elle leurs demandait de faire. Mizuki était un autre de leur frère, beau gosse et beau parleur il avait pour passe-temps de séduire des filles pour les filmer en pleine action et leur soutirer de l'argent, si jamais elles résistaient à son charme il n'hésitait pas à user de méthodes plus… Chimique, pour arriver à ses fins. Finalement il y avait leur grand frère, leur chef incontesté, Dan… De très loin le pire d'entre eux tous.

S'était lui qui, sous ses airs de grand frère protecteur, avait fait de cette bande de gamins délinquants et briser par la vie une famille, non, une meute. Il était le cerveau de leur groupe et leur avait souvent évité de se faire prendre lors d'actions illégales mais plus que tout il était leur protecteur, si l'un d'entre eux avait un problème il en parlait à Dan et il disait s'en occuper… Généralement de façon très efficace et expéditive. Quand une famille avait voulu adopter Sakon sans prendre Ukon avec eux leur maison avait malheureusement été incendiée les obligeant à revoir leurs plans. Quand le fils ainé d'une famille d'accueil avait tenté de violer Tayuya sans que personne ne veuille la croire il y avait eu un accident à la gare ferroviaire et l'agresseur y avait laissé ses deux jambes et une main. Quand un revendeur de drogue avait fait lyncher Kidomaru pour avoir vendu sur son territoire il avait tout simplement disparu sans laisser de trace du jour au lendemain.

Quand Karin a été suffisamment mature pour voir et comprendre ce qui se passait elle s'était mise à poser des questions aux autres afin de savoir si Dan était réellement responsable de toutes ces tragédies et chaque fois elle avait eu la même réponse

« Les membres d'une famille doivent se protégé entre eux, Dan ferais la même chose pour toi. »

C'est cette phrase et un autre incident survenu un an auparavant qui avait fini par la convaincre que pour son bien et celui de ses proches elle devait fuir, partir loin d'eux et ne jamais revenir… Et pourtant elle était revenue. Malgré tout ce qu'ils avaient pu lui faire subir Karin ne voulais pas avoir de sang de Naruto et Hinata sur les mains, étrangement elle commençait à se sentir réellement coupable de leur vie de misère, alors elle ne les dénoncerait pas à son grand frère mais en contrepartie elle venait de lâcher la meute sur deux jeunes filles qu'elle avait apprécié ou aimer.