Le réveille matin n'eut le temps de retentir qu'une fois avant que sa propriétaire, déjà alerte, ne l'arrête d'un mouvement vif. Entièrement vêtue de noir la jeune fille se glissa silencieusement hors de son lit et alla chercher le sac qu'elle cachait au fond de sa penderie avant de sortir par la fenêtre de sa chambre. Une fois à l'extérieur elle enfila un épais chandail à capuche, ses souliers de sport, sa cagoule fut mise dans sa poche kangourou et l'étui de sa fidèle matraque télescopique accrocher à sa jambe droite. Bel et bien prête elle se mit en marche en direction du grand parc qui se trouvait à deux kilomètre de chez elle.

S'était la septième fois cet depuis le début du printemps qu'elle sortait ainsi de sa chambre, en pleine nuit, la dernière remontait à la semaine précédente. Elle savait bien que ce qu'elle faisait était risquer et ce pour bien des raisons mais elle ne pouvait plus se passer de ces sorties nocturne ayant pour objectif des combat de rue. Depuis ses sept ans elle avait pratiquer près de dix discipline d'art martial sans pour autant pouvoir faire plus que quelques kumite d'entrainement, ses parents lui ayant formellement interdit de participer à la moindre compétitions officiel… Cela malgré le fait qu'au moins deux de ses entraineurs lui avait prédit un grand avenir au niveau national ou même olympique. Elle n'avait finalement pu connaitre le frisson d'un vrai combat qu'il y a deux mois par le plus grand et heureux des hasards. En faisant son jogging du soir elle était tombée sur l'une de ses camarades de classe se faisant agresser par un voyou du coin et était intervenu, refaisant au passage le portrait du pauvre garçon qui n'avait eu aucune chance.

Depuis elle s'était procurer son équipement actuelle et sortait régulièrement la nuit à la recherche d'une opportunité de se battre. Elle s'était même imposer quelques règles pour ajouter du piquant à ses combats, ainsi donc elle n'utilisait pas sa matraque, trouvé dans une boutique de surplus de l'armée, si son adversaire tentait de la battre à main nue… Cependant si elle avait à l'utiliser elle ne montrait aucune pitié. Sa dernière « victime » en était un parfait exemple, elle savait très bien que ce garçon avait déjà piégé et fait chanter deux filles avec des vidéos d'elles qu'il menaçait de mettre en ligne si elles lui résistaient alors quand il avait sorti un couteau papillon d'un geste habile… Disons juste que le bruit de ses os se fracturant et la vue de ses dents se répandant sur les pavées était un souvenir très gratifiant pour elle.

Arrivant à son terrain de chasse du jour elle enfila sa cagoule avant de se dissimulé dans les ombres de la végétation environnante et une nouvelle fois elle maudit la cagoule et la capuche qu'elle portait mais elle n'avait pas vraiment le choix. Même si les deux vêtements lui donnait horriblement chaud et nuisait dangereusement à sa vision périphérique elle ne pouvait pas risquer d'être reconnue, si ce qu'elle faisait de ses nuits venait à se savoir elle serait assurément bannie des clubs de sport et des dojos qu'elle fréquentait pour avoir combattue hors compétition.

Il ne fallut pas attendre très longtemps, à peine trente minutes, pour qu'elle ne voie arriver ses cibles. Plus tôt dans la journée elle avait surpris une conversation dans la classe, il y avait une rumeur selon laquelle deux garçons avaient pour passe-temps d'entrainer des filles dans ce parc pour les dépouiller et abuser d'elles… Bien entendu cette histoire lui avait paru bien trop grosse pour être vraie mais aujourd'hui encore ses parents lui avaient refusé leur autorisation pour participer à une compétition de kick-boxing et elle avait besoin d'évacuer sa frustration alors elle s'était dit que tant qu'a fulminé dans sa chambre autant vérifier cette histoire. Bien lui en pris car elle voyait maintenant passer devant elle deux garçons affichant une ressemblance troublante et encadrant une rousse d'environs leur âge, le trio se dirigeant vers l'un des coins les plus reculer du parc.

« Parfait !» Se dit-t-elle en les suivant discrètement.

Jusque-là elle n'avait jamais affronté plus d'un adversaire à la fois mais elle se sentait confiante, elle était au sommet de sa forme, parfaitement entrainé, elle maintenant l'expérience de ses derniers affrontements, elle avait sa matraque et si, malgré tout cela, la situation lui échappait elle avait également confiance en ses chances de fuir les lieux sans trop d'encombres.

Le trio était maintenant en plein centre du parc, loin des habitations et hors de vue des rues avoisinante, quand les jumeaux s'immobilisèrent avant de coincer la rousse contre un lampadaire, ne lui laissant aucune échappatoire. Jugeant le moment venu Tenten sortie de sa cachette et couru de toutes ses forces en direction du trio, autant profiter de la surprise pour se débarrasser d'un adversaire avant qu'il n'ait une chance de participer au combat, elle était confiante mais pas stupide. Tendant un bras elle saisit la nuque du garçon le plus proche et utilisant son élan elle lui fracassa la tête contre le poteau métallique avant de freiner pour se retourné en envoyant fuser sa jambe en l'air. Sakon, qui s'était reculer par réflexe, réussi de peu à éviter le coup avant de contre-attaquer en tentant de plaqué la jeune fille au sol mais celle-ci l'évita sans peine d'un vif pas de côté. C'est à cet instant que de nombreux bruit de courses retentirent dans la place centrale du parc. Tournant légèrement la tête elle aperçut deux autres personnes venir vers elle, l'un d'entre eux brandissant une batte de baseball.

Voulant profiter de cet instant d'inattention Sakon tenta de la frapper mais sans comprendre comment il se retrouva projeter au-dessus de la frêle épaule de son adversaire avant de s'écraser violement contre le béton. Se retournant dans le même mouvement tout en dégainant sa matraque Tenten parvint à dévié le coup de batte visant sa tête in-extremis avant de bondir en hauteur pour décocher un impressionnant coup à son adversaire armé mais c'est à ce moment que la situation commença à lui échapper. Le coup de pied qu'elle destinait au visage du garçon s'écrasa en plein centre de la poitrine d'un géant de près de deux mètre et pour en ajouter elle avait l'impression d'avoir frappé un mur de brique et pour un résultat similaire. Déstabiliser par la résistant inattendue du corps du roux Tenten réussi par pur réflexe à éviter le second coup du garçon à la batte et s'en suivi un long échange de coup qui la repoussa dans ses retranchement mais finalement elle réussit à franchir la garde de son adversaire. Malgré la différence d'allonge, de force et de poids le coup de poing qu'elle parvint à lui coller en plein visage lui accorda un court instant de répit qui lui permis de faire le point sur sa situation. Les jumeaux commençait à se remettre sur pied, le garçon à la batte se jetait de nouveau sur elle malgré son œil gauche fermé et le géant roux, immobile depuis sa première intervention, se mettait finalement en marche en la fixant d'un regard mauvais. Séparément elle serait parvenu sans aucun problème à se débarrasser de tous ces gêneur mais à quatre contre un, surtout avec ce roux à qui son coup n'avait rien fait, elle savait n'avoir aucune chance. Inévitablement elle se retrouverait acculer et ce même si elle parvenait à en mettre un ou deux au sol avant.

« Et merde ! » Jura-t-elle intérieurement avant de prendre ses jambes à son cou.

Elle ne senti pas les deux petites piqures à son mollet et sa cuisse mais elle sentie parfaitement la décharge électrique qui lui coupa les jambes, tétanisant le moindre de ses muscles et lui arrachant un cri inarticulé. Prostré sur le sol elle eut l'impression que la torture dura une éternité avant de finalement s'arrêter et la première chose qu'elle vit en ouvrant les yeux furent les bottes du colosse qui avait fini par la rejoindre. Consciente du danger elle fit de son mieux pour se relever mais une nouvelle décharge la foudroya, coupant court à ses efforts, la faisant se convulsé sur le sol.

- Foutus mecs inutiles, gronda une voix féminine. Vous vous y mettez à quatre contre une fille et c'est moi qui dois finir le bouleau.

Tournant difficilement la tête Tenten aperçu la rousse qu'elle croyait être la future victime des jumeaux avec en main le pistolet incapacitant dont les électrodes étaient toujours enfoncer dans sa jambe droite.

- Tu parles, impossible que ce soit une fille, marmonna Suigetsu en palpant son œil fermé.

- Je ne connais pas une fille capable de cogner aussi fort, ajouta Ukon dont le front saignait depuis son choc avec le poteau.

- Sans parler de me faire décoller du sol comme si de rien n'était, approuva à son tour son frère qui marchait difficilement.

- Bon… Si vous êtes tellement sur de vous on n'a qu'as vérifié, coupa la rousse. Juugo, redresse cette merde !

Sans attendre le grand roux saisi les deux poignets de la jeune fille d'une seule main pour la soulever comme si de rien n'était jusqu'à ce que ses pieds ne touche qu'a peine le sol. En une ultime tentative de résistance Tenten envoya son pied gauche, sa jambe droite étant complètement engourdie, s'écraser dans le foie du colosse mais encore une fois il ne montra aucun signe de douleur.

- À ta place j'arrêterais, lui dit la rousse en s'approchant. Il est complètement défoncer aux amphétamines alors il ne ressent plus rien et comme il est particulièrement instable dans cet état tu ferais sans doute mieux de ne pas le provoquer… Tenten.

La brune eut un sursaut en entendant son prénom dans la bouche de cette inconnue mais cela lui confirma ce qu'elle craignait depuis qu'elle avait vu arriver les renforts des jumeaux accourir, elle était tombé dans un piège. Elle ne savait pas comment ils avaient eu son nom mais ce dont elle était sure c'est que les instant qui allait suivre seraient certainement plus que déplaisant. D'un geste vif Tayuya repoussa la capuche de sa prisonnière avant de lui arracher sa cagoule, mettant à mal ses chignons et lui arrachant certainement quelques mèches de cheveux au passage.

- Et merde, c'est vraiment une fille, marmonna Suigetsu. La honte.

- Moi ça ne m'empêcheras pas de lui refaire le portrait, dit haineusement Sakon.

- Je n'aurais pas dit mieux frangin, approuva Ukon.

- Non…

Ses trois frères la regardant étrangement, tous surpris de voir Tayuya rétissante à l'idée de venger Mizuki convenablement, tandis qu'elle se contentait de fixer le corps de sa vis-à-vis sans broncher.

- Maintenant que je regarde ça de plus près je ne suis plus aussi sure de moi, Juugo, tiens là un peu mieux… Il va falloir que nous vérifiions ça un peu plus consciencieusement, ajouta la rousse en se passant la langue sur les lèvres.

- AU SE… Tenta de crier Tenten en comprenant ce vers quoi cela les menais mais à peine avait-t-elle ouvert la bouche que sa propre cagoule lui fut enfoncé de force dans la bouche.

Tout en maintenant une main contre le menton de la fille pour l'empêcher de crier de nouveau Tayuya sortit une roulette de ruban a conduit de son sac et acheva de la bâillonner. Une fois satisfaite elle se recula lentement vers Suigetsu et une fois à son niveau elle lui tendit son couteau à cran d'arrêt. Visiblement ravis le garçon fit jaillir la lame de l'arme avant de détailler le corps suspendu par son frère tout en en pointant chaque partie du bout de la lame.

- On commence par quoi, le haut ou le bas ?

- Pourquoi pas le bas, on serait fixé, commenta Ukon.

- Mais ce serais beaucoup moins drôle, le contra son frère.

- Assez les gars, soyez bon joueur, intervint leur sœur. On s'occupe du haut et on verra ensuite… Si c'est vraiment une fille je vais peut-être vous demander de l'épargné un peu, ajouta-t-elle sur un ton qui ne laissait pas grand espoir pour la brune.

- D'accord frangine, vas pour le haut.

Même si Suigetsu avait pris le ton affligé de celui qui se faisait couper tout le plaisir son visage s'éclaira d'un sourire rayonnant. Le voyant approcher ainsi Tenten se mis à se débattre de plus belle mais en pure perte, la poigne de Juugo était bien trop solide pour qu'elle s'en libère et le garçon au couteau prenait bien soins de rester hors de portée des coups de pieds désespéré qu'elle décocha dans sa panique. Finalement ce fut le bruit du ruban adhésif qui se déroule qui la calma.

- Tiens la contre le poteau Juugo.

Sans attendre le grand roux appuya le corps de Tenten contre le lampadaire et ses mains furent solidement attacher au dessue de sa tête à l'aide du ruban adhésif.

- Tu sais, je fais ça pour ton bien, dit gentiment la rousse en détachant la ceinture de Tenten avant de s'en servir pour retenir ses pieds contre le poteau. Tu sais, c'est très dangereux un couteau, tu pourrais te faire mal si tu te débats trop.

Le ton amical qu'elle employa pour se moquer de sa victime laissa aussitôt place à un regard dure quand elle fit signe à son frère de poursuivre ce qu'il avait commencé. D'un mouvement exagérément lent il fit glisser la lame le long de son chandail avant d'en glisser la pointe dans son col pour finalement fendre le vêtement sur tout son long d'un coup sec exposant le t-shirt noir en dessous. Consciencieusement il découpa chaque manche ne laissant que quelques bouts de tissu coincé par le ruban alors que le reste tombait au sol en lambeau.

- Attend une seconde, intervint Sakon alors que son frère allait s'attaquer au t-shirt.

Rapidement le garçon s'approcha pour plonger sa main dans la poche du pantalon de Tenten et en sortir son téléphone.

- En plus il n'est même pas verrouiller, se réjouis-t-il après quelques manipulation. C'est bon Suigetsu, tu peux continuer, je vais nous faire quelques souvenir, ajouta l'adolescent en pointant l'objectif de l'appareil vers sa propriétaire.

Amusé par l'idée Suigetsu souri à la caméra avant de reprendre son œuvre et les lambeaux du t-shirt tombèrent également au sol.

- C'est un soutif ce truc, demanda Sakon en pointant le sous-vêtement de la fille.

- Aucune idée, ne lui répondit son jumeau en s'approchant pour mieux voir. Jamais vu un truc comme ça, on dirait une camisole mais c'est bien trop serrer, t'en dit quoi frangine ?

- Ça se met pour faire du sport… Mais normalement il faut tout de même avoir quelque chose à retenir pour avoir besoin d'en mettre une, se moqua la rousse.

Tandis que sa fratrie riait toujours Suigetsu coupa les deux bretelles du soutiens gorge avant de finalement glissé la lame entre ses seins pour achever le travail exposant ainsi la maigre poitrine au regard de tous. Il y eut plusieurs secondes de silence avant que l'un des jumeaux ne le brise en éclatant de rire.

- Putain, c'est pas ça qui vas nous aider à savoir le sexe !

- Dans tous les cas si c'est vraiment une fille la nature ne l'a pas du tout gâté… Ça voudrais dire que même notre sœur en as de plus gr… Eut le temps de dire son jumeaux avant qu'un puissant coup de poing de la dite sœur ne vienne lui couper douloureusement le souffle.

- Arrêter de vous battre, ya pas à discuter, intervient Suigetsu en empoignant l'un des seins de Tenten. C'est doux et moelleux, c'est une fille.

Sakon, qui était encore en train de recouvrer son souffle après le coup de sa sœur leva difficilement une main pour attirer l'attention des autres avant de parler.

- Vous êtes sure que ce n'est pas un transtruc, proposa-t-il en pointant la jeune fille.

- Un quoi, demanda Suigetsu.

- Tu sans bien, ces mecs qui se font pousser des nichons… Ça expliquerait sa force de brute et les micro-nénés !

Attentif aux fabulations de Sakon Suigetsu relâcha immédiatement le sein qu'il avait toujours en main avec une mine de dégout sur le visage.

- Merde, j'espère que tu te trompes mec, faut que je vérifie.

Lorsqu'il s'agenouilla devant elle, son couteau en main, Tenten cru qu'il allait immédiatement découper son pantalon mais à la place il lui enleva ses chaussures et ses bas avant de faire remonter sa lame le long de ses jambes dans un bruit de déchirement. Finalement arriver à son dernier sous-vêtements il se contenta de simplement entamé le tissu avant de tout arracher d'un mouvement sec, mettant la jeune fille totalement nue face à eux.

- Cette fois plus de doute, c'est bien une fille, dit Suigetsu en tapotant la fine toison brune de Tenten.

- Et ça veut donc dire que c'est bien une fille qui vous as rétamé tous les trois bandes de nuls, ajouta Tayuya.

- Une seconde, une seconde, se défendit Ukon. C'est pas parce qu'elle n'a pas de queue qu'on peut tout de même la considéré comme une fille ! Non mais tu l'as vue, aucune forme, laide comme un rat, aussi musclé qu'un mec qui fait de la gonflette et franchement ta vue ce visage !? Moi je n'appelle pas ça une fille, appeler ça une fille serais une insulte pour toute les vraie filles de la planète.

- Tu oubli une chose Ukon, un trou est un trou, philosopha Suigetsu qui caressait toujours les boucles brunes de Tenten.

Fière de voir rire de bon cœur ses frères à sa blague Suigetsu en ajoutas en faisant glisser sa main sur les fesses.

- Enfin bon on dit que toutes les filles ont au moins une qualité… Malgré tout ce que tu viens d'énuméré tu ne peux pas lui enlever qu'elle a un cul acceptable et musclé comme elle l'est, elle doit être serré juste comme il le faut, rigola-t-il.

Visiblement mécontente Tayuya écarta les jumeaux de son passage et retira la main de son frère du derrière de leur victime d'un geste brusque.

- Du calme frangin, Tu sais bien que je n'aime pas voir ce genre de… Débordement, alors garde tes mains dans tes poches.

- Ouais, tu parles tu ne veux pas qu'on touche mais toi tu ne te gêne pas, maugréa le garçon.

- Et alors, ne me dit pas que le spectacle ne te plait pas.

- … Tu marques un point, amuse toi bien, céda Suigetsu avant de s'éloigné dans une révérence.

Prenant sa place la rousse fit glisser un doigt sur sa peau de son sein droit, passant sur ses côtes avant de finir son trajet sur sa cuisse.

« Elle n'est pas si mal en fait » Se dit-t-elle en admirant la plastique de sa captive.

Bien entendu elle ne le dirait pas à voix haute, il était beaucoup plus drôle de continuer à la ridiculiser sur son physique, histoire de la blesser au plus profond d'elle-même… Cependant il y avait tout de même un problème, la brune ne lui portait aucune attention. Tayuya avait l'impression qu'elle pourrait faire n'importe que à cette fille sans qu'elle ne s'en rende compte tellement elle semblait fixer intensément quelque chose derrière elle avec une terreur évidente dans le regard. Se retournant Tayuya poussa un soupire dépité en voyant le spectacle affligeant qu'affichait son frère.

- Franchement les gars, vous lui avez donné quoi en plus du cocktail habituel !?

Se retournant tous les trois les garçons aperçurent le plus grand d'entre eux, le pantalon aux chevilles et caressant lentement son membre à demi érigé dont le bout dégouttait de liquide séminal et fixant intensément la jeune fille nue attacher au poteau.

- Pourtant je suis sure que s'était la même chose, se défendit Suigetsu… Et puis pourquoi tu nous demande, ce n'est pas nous qui nous chargeons de la pharmacie.

- Ouais… Alors quelqu'un peut m'expliquer ce qui se passe avec lui ?

- Par ce que tu arrives à comprendre toutes ses réaction toi ? Rétorqua son frère.

Interrompant Suigetsu et leur sœur Sakon se mis entre eux pour leur montré le téléphone de Tenten avec lequel il jouait depuis la fin du déshabillage.

- Alors là, si je m'attendais à ça ! S'étonna Suigetsu.

Tenten de son côté ne suivait pas du tout l'échange tout absorbé qu'elle était par le spectacle du colosse en pleine masturbation et ce fut finalement une gifle de la rousse qui la ramena à des sujet plus pressant.

- Désolé mais j'aimerais avoir ton attention, lui souffla Tayuya. Tu as bien du comprendre que nous te cherchions et si on a pris la peine d'organiser cette rencontre c'est pour te donner une petite leçon sur les règle à respecter quand on traine dans la rue la nuit. Premièrement je n'ai absolument rien contre le fait que tu joues à démolir les idiots, matcho et stéroïder qui traine dans le coin… En fait t'aurais pu en tuer quelque un que ça ne m'aurais pas déranger du tout, je pourrais même dire que dans d'autre circonstances j'aurais très bien pu m'entendre avec toi. Avoir une bagarreuse de ton calibre avec nous aurais vraiment été super… Mais.

Et sur ces mots la rousse montra à Tenten la découverte de Sakon sur son propre écran de téléphone, la photo du visage défait de son dernier adversaire gisant dans son sang et ses débris de dents.

- Il se trouve que le dernier idiot que tu as démolis était notre idiot de frangin… Je ne peux pas dire que tu n'avais pas de bonne raison de lui refaire le portrait mais il est tout de même de notre famille alors on ne peut pas te laisser t'en sortir aussi facilement… Ce qui nous ramène à toi, à poils et ligoté à ce poteau. Tu sais quand on a décidé de ce qu'on allait te faire on a eu beaucoup de mal à choisir une punition adapté, ce sont les jumeaux qui ont eu l'idée la plus crade. Ils voulaient filer de l'ecstasy et du viagra à Juugo et le laisser te violer toute la nuit jusqu'à ce que tu n'aies plus que deux trous sanglant entre les cuisses…

La phrase laisser en suspend eut le don de faire paniquer la jeune fille au possible et elle se débattit de son mieux pour se libéré mais malgré tous ses efforts il n'y avait rien à faire, elle était bien trop solidement entravé. Ce lamentable spectacle fit cependant bien rire la bande un bon moment avant que la rousse ne reprenne finalement la parole.

- Ne t'en fait pas, je déteste les violeurs alors hors de question que mon frère en devienne un, je le butterais moi-même… En plus avec ton petit corps sous développé j'aurais eu l'impression de regardé un porno pédo alors très peu pour moi, ajouta-t-elle en glissant un doigt sur sa poitrine pour s'en moqué. L'autre là, repris-t-elle en pointant Suigetsu. Il avait une approche bien plus directe, il voulait qu'on te brise les dents, la mâchoire, les bras et les jambes pour faire bonne mesure avant de te laisser suspendu à ce poteau mais bon on est pas cruel à ce point et comme t'es pas très jolie d'avance ça aurais été comme crever les yeux à un aveugle… Trop salissant pour trop peu de résultat. Un autre de mes frères voulais qu'on te suive pour trouver ton adresse, ton école, tes trajets lors de te aller et venues pour tout donner aux bandes des types que tu as démolis… Ça aussi j'étais contre, ces tarées t'aurais juste tué avant de foutre le feu à ta piaule et je trouvais ça un peu excessif, comme je te le disais j'aime bien ce que tu fais. Finalement c'est moi qui vais m'en occuper mais ne t'en fait pas, ça devrais être rapidement réglé. Maintenant ou est passé ce truc, se demanda la rousse à voix haute.

Laissant la brune à son poteau Tayuya se mis à regarder autour d'elle avant de se pencher près de l'endroit où la jeune fille avait été foudroyé par le tazer pour ramasser la matraque télescopique.

- Joli jouet, apprécia-t-elle en la déployant pour la soupeser. Tu devais te sentir drôlement sure de toi avec cette chose entre les mains. C'est dommage que tu n'aies pas pensé au fait que la majorité des gens qui trainent dans les rues la nuit le font en bande. Mais sans blague à quel point tu te croyais forte en venant ici cette nuit pour t'en prendre à nous avec des preuves de toutes tes agressions dans les poches. Décidément ma chère petite idiote il est grand temps que quelqu'un te fasse retomber sur terre… Les gars, détacher ses jambes et tenez la bien.

Sourire aux lèvres les trois garçons obéirent sans rechigner, Sakon et Ukon maintenant chacun l'une des jambes de la pauvre victime tandis que Suigetsu retirait la ceinture qui les maintenait attacher. Sitôt libre Tenten fit une nouvelle tentative et passa bien près de frapper Ukon alors que Sakon, surpris par sa force, échappa sa jambe valide mais leur troisième comparse vint rapidement à leur aide avec le ruban adhésif. Avec peine ils l'obligèrent à relever les pieds pour les passer derrière le poteau pour les y attacher ensemble et de nouveau les coller à celui-ci. La pauvre était maintenant suspendue par les bras, les jambes repliées derrière elle largement tenue ouverte par le poteau métallique.

Tenten avait maintenant perdu tout sang-froid alors que la honte et la peur lui retirait toute capacité de réflexion. Elle qui était si sure d'elle i peine une heure était maintenant totalement impuissante, le baillions l'empêchait de bien respirer, ses bras lui faisait horriblement mal tandis que ses mains s'engourdissait et l'air frais de la nuit lui rappelais douloureusement sa nudité… Sans parler de sa position qui offrais chaque parcelle de son corps et surtout chaque repli de son intimité aux regards pervers du groupe de voyous. Même tout à l'heure, avant qu'ils ne la suspendent, l'un des garçons avait profiter que la rousse ait le regard détourné pour glisser un doigt en elle et tout ce qu'elle avait pu faire s'était de frissonner en sanglotant. Fermant les yeux pour cesser de repenser à ces pénibles instants et également pour échapper aux regards satisfaits de la fratrie ce fut un contact froid sous sons menton l'obligea à les rouvrir pour apercevoir sa propre matraque tenue par la rousse.

Avec un amusement manifeste Tayuya se mis à caresser son corps avec l'embout métallique, le faisant glissé sur son cou, ses seins, son ventre, ses cuisses avant de le poser délicatement sur les lèvres de sa vulve pour finalement l'appuyer entre celle-ci.

- Prépare-toi, c'est possible que ça pince un peu, dit-t-elle gentiment avant d'appuyer d'un coup sur le manche.

Tenten hurla de douleur dans son bâillon quand sa matraque se rétracta en elle alors que le bout de l'arme butta au fond de son vagin. Tayuya laissa l'arme en place un moment avant de la retirer lentement appréciant chaque grimasse de douleur sur le visage de sa victime. Il fallut encore un bon moment avant que la brune ne reprenne conscience de ce qui l'entourait et elle vit la rousse observé l'embout de la matraque avant d'y faire glisser un doigt pour mieux le regardé à la lumière.

- Et bin merde, marmonna-t-elle.

- Il y a un problème frangine, s'enquis Suigetsu.

- Pas vraiment, je suis juste surprise qu'y ai si peu de sang. J'aurais cru qu'avec un physique pareil elle serait toujours vierge mais on dirait bien que non.

- Tu es en train de me dire que ce laideron sans nichon qui se prend pour un mec a réussi à trouver quelqu'un capable de la baiser sans en gerbé ! S'étonna Suigetsu.

- Arrête un peu frangin, c'est bien toi qui disait qu'un trou est un trou, le repris Ukon. Et puis bon... Elle est quand même baisable si on y regarde bien, ajouta-t-il avant de s'approcher pour mieux reluquer le corps ligoté.

- C'est vrai Sui, y'auras toujours des désespéré comme Ukon pour bien vouloir se mettre dans n'importe quoi, se moqua son jumeau avant de se prendre un coup du susnommé.

De son côté Tayuya était vraiment dépité, elle avait eu cette idée afin de laisser un souvenir et une marque indélébile sur cette fille qui s'en était prise à leur famille mais maintenant elle se demandait si elle pouvait rester sur cet échec et soudains elle eut une idée.

- Dis Suigetsu, s'exclama-t-elle coupant court à la discussion sur la baisabilité de la brune. Il dit quoi grand frère quand on n'arrive pas à s'introduire dans une maison.

- Il dit « Passons par l'arrière !», répondit-t-il en comprenant ou voulais en venir la rousse. Les gars, aidez-moi, il est temps de tourné la viande.

Les garçons commencèrent par obliger Tenten à plié totalement les genoux avant d'utiliser le ruban pour lui coller les jambes à ses cuisses pour finalement couper les liens attachant ses pieds et ses mains au poteau. Ses bras, rester bien trop longtemps surélevé, tombèrent mollement le long de son corps laissant tout le loisir à ses agresseur de les lui attacher de nouveau dans le dos sans aucune résistance inopinée. Laissé ainsi au sol Suigetsu la fit tourner sur le ventre d'une poussée du pied avant de s'installer sur son dos tandis que les jumeaux lui maintenant les cuisses largement ouverte pour lui permettre de lui écarter les fesses de ses paumes, dévoilant le petit anneau de son anus.

- De ce côté c'est sure que rien n'est jamais entré, dit la rousse en s'agenouillant entre ses jambes. Prépare-toi, ça se peut que… Non, cette fois c'est claire que ça vas faire mal, la prévint-t-elle.

Une poussée et un nouveau hurlement de douleur étouffé retentis dans la nuit. Laissant la matraque profondément enfoncé dans le rectum de sa victime Tayuya tendis la main vers son frère.

- Donne le ruban !

Sans un mot il lui donna le rouleau dont le contenu avait été presque entièrement utiliser au cours de la soirée et, avec des gestes sure, la jeune femme en tira deux dernière longue bandes qu'elle entoura autour du manche avant d'en coller les bouts sur les fesse de la brune s'assurant ainsi que le tout reste bien en place. Satisfaite elle fit ensuite signe aux garçons de libéré leur prisonnière avant de prendre son couteau pour couper les liens retenant ses jambes. Cette fois ci aucun signe de résistante ou de tentative de fuite, Tenten se contenta de laisser Tayuya l'aider à se relever.

- Maintenant écoute-moi bien, repris Tayuya en tirant sur le menton de la brune pour l'obliger à la regardé dans les yeux. Ne t'en fait pas c'est presque fini pour ce soir, on va te laisser repartir chez toi et un de nos amis dois déjà avoir laissé un couteau sous la fenêtre de ta chambre pour que tu puisses te libéré mais ne crois pas que tout est fini pour autant. Si l'un d'entre nous aurais fait le même genre de connerie que toi et se serais fait prendre il aurait été certain de passer les prochains mois si ce n'est les prochaines années dans un centre de réinsertion alors ça vas être pareil pour toi. Pour les six prochains mois si l'un d'entre nous te voit poser un seul pied hors de ta maison, et crois-moi nous allons le savoir, on va utiliser ton téléphone pour envoyer les photos et les vidéos que nous avons prises ce soir à l'un de tes contacts au hasard… Je suis sure que tu auras beaucoup de plaisir à expliquer à ta famille ou tes amis pourquoi tu posais nue avec une matraque dans le cul… Et en passant si jamais tu as la mauvaise idée de faire un petit appel à la police dit toi bien que nous avons aussi les photos de tes victimes sans parler d'une jolie vidéo de toi s'en prenant à moi et mes frères sans aucune raison. Je suis sure que ces messieurs agents de la paix seront vraiment intéressé par ces informations, crois-moi il n'y a rien qui les fait plus bander que d'arrêter une petite délinquante, alors fait nous plaisir et rend-toi service. Rentre chez toi, reste-y et ferme ta gueule ! Fait moi signe si tu as compris, ordonna-t-elle.

Le visage en larme Tenten acquiesça de la tête, à ce point elle ne pensait même pas aux conséquences de cette condamnation, elle voulait simplement fuir cet endroit au plus vite.

- Très bien, alors vas-y, termina-t-elle en lui collant une solide claque sur une fesse pour la pousser à avancer.

Sous la force du coup, ajouté au sursaut de la jeune fille, la matraque fichée en elle se déploya d'un coup sur toute sa longueur. C'est sous les rires soutenus du groupe que la jeune fille clopina difficilement en direction de sa maison avant de disparaitre dans le noir.

Environs une heure plus tard Kidomaru les rejoignis accompagné de Dan et le plus jeune ayant une caméra en main, visiblement fière de lui.

- Tout est dans la boite, de son arrivée ici au moment où elle a passé la fenêtre de sa chambre.

- Parfait, on en enverra une copie à Karin comme elle nous l'a demandé, lui répondit sa sœur. Et le trajet du retour, elle t'a remarqué ?

- Absolument pas, mais elle a bien failli se faire prendre deux ou trois fois… Sans parler de la crise d'angoisse quand elle a mis dix bonnes minutes à trouver le couteau, tu vas voir, c'est une scène épique. Je crois bien que s'il n'y avait pas eu un gros truc dans le passage elle se serait chié dessue ! Raconta le garçon hilare.

- Très bien, il faudra penser à s'assurer de la surveiller pour un temps mais ça nous fais déjà une bonne chose de réglé… Maintenant on fait quoi pour notre petite sœur, il faudrait bien la remercié pour toutes les bonnes infos qu'elle nous a donné et j'aimerais bien faire la connaissance de son ex, ajouta la rousse avec un regard mauvais.

- Calme toi Tayuya, lui dit doucement Dan en s'approchant d'elle. Vous avez fait du bon boulot ce soir mais c'est fini pour le moment. Il ne faudrait pas que vous vous exposiez trop.

- Mais grand frère, tu as bien entendu ce qu'elle nous a dit ! Je sais bien qu'elle nous a demandé de ne rien faire mais elle reste…

- Oui, elle reste notre petite sœur adorée et cette fille lui a fait du mal… C'est pour ça que je vais m'en occuper moi-même, la rassura son grand frère tout en lui faisant un doux sourire.