Salut tout le monde! Je sais, j'ai presque un jour de retard, je suis désolée!
Rampe, ça devrait suffire à te faire pardonner.
C'est une idée... d'un autre côté elle vient de toi alors...
Qu'est-ce qu'elles ont mes idées?
Rien... rien du tout. Bon, commençons par les remerciements habituels aux gens qui me font si plaisir à chaque sortie de chapitre! Un grand merci à:
-Kyona-sama: bof, les retards ça arrive à tout le monde. Là on est quittes tu vois? Enfin, c'est moi qui ai une dette puisque tu n'as aucune obligation de laisser des reviews, ce que tu fais tout de même à mon grand plaisir. Comment ça tu ne sers à rien? Pas d'accord moi! Moi si. Sauf que toi on te demande pas ton avis là. Sérieusement? Tu as aimé? Quelqu'un qui comprends mes délires sanguignolents! Câlin!
-Rather Die Young: Je sais, je suis méchante de vous faire attendre comme ça :P
-Mon petit mouton, ShaunyBlackSheep: Nyri te réponds qu'elle apprécie le compliment... et Eyréré qu'elle est ravie que quelqu'un s'intéresse enfin à elle. Quand à Anger... Comment ça tu te demandais pas mon nom? J'existe! Eh... Eh... qu'est-ce que tu fais Joy? Non, t'as pas intérêt à... lâche cette casserole! (schlonk!) Je crois qu'on aura la paix au moins jusqu'au bas de la page. Je l'espère.
-DJ-Mya972: Je sais que c'est assez révoltant... d'un autre côté j'avais prévenu dans le résumé qu'il y avait des risques de violence. Je rajouterai des notes en haut de page si il y a d'autres scènes de torture je pense.
-Simili D Axel: La déprime, c'est fini! Grâce à vous tous et pas à... la chose qui est enfermée dans le placard avec une bosse sur la tê pour le petit cours de philo, j'avais justement hâte d'en faire ^^. J'espère que la suite ne te déplaira pas... la voici d'ailleurs!
Comme promis, petite note: il y aura un peu... enfin, une certaine dose d'hémoglobine et de souffrance dans ce chapitre. Mais aussi un poil de tendresse!
Libre. Elle serait bientôt libre. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle ne lâche totalement. Une question de temps avant que cet endroit ne subisse son courroux. Avant que l'apocalypse ne se déchaîne.
Une partie des vêtements de la petite qu'elle avait encore, soit les parties en tissus de ses habits et sa ceinture, avait retrouvé les bottes et les lanières de cuir sur le sol. Law secoua Eyréré. Cette dernière riait d'un air absent, de la suie sur les joues, l'un des bras replié contre son ventre. Il finit par trouver quelque chose qui clochait, en plus de son attitude. Face à la déflagration, sa blessure aurait dû se rouvrir. Il écarta les bandages et écarquilla les yeux. La blessure avait totalement disparu.
-Tu peux essayer de chercher, il est trop tard. Elle s'est réveillée.
Le pirate la lâcha sur le sol et commença à courir avant de se rendre compte qu'il ne savait pas où aller. Il eut alors l'idée de demander l'aide de Bepo. Ce dernier l'emmena directement vers la source de la senteur animale qui se propageait dans l'air.
Eyréré ne pouvait plus s'arrêter. Elle avait besoin de rire, rire à en crever. Elle glissa le long du mur. Un glissement attira son attention. Deux yeux brillaient d'un éclat hypnotique dans le noir. Ils étaient si beaux, si attirants. Pas de blanc, pas de ce blanc d'os aveuglant et si désagréable. Juste du bleu, un bleu étincelant d'un éclat mystique. Du bleu envoûtant et du noir aspirant. Et puis, à la limite entre les deux teintes, cet ambre qu'elle voulait tant oublier s'étirait en un ligne fine. La chose s'avança vers elle. Eyréré remarque que la transformation n'était pas achevée. Le corps restait humain. En revanche, la peau cannelle était passée à un blanc d'os de même que les cheveux noirs. Les yeux s'étaient aussi modifiés comme précisé précédemment. Les doigts s'étaient allongés et les ongles continuaient de pousser pour former des serres. Des plumes d'argent commençaient à sortir de tous les pores de la peau.
-Tu es toujours là ?
Un grondement sourd naquit au fond de la gorge de la bête. Nyri était encore là. Plus pour longtemps. Eyréré s'avança jusqu'à elle. Elle n'avait pas peur.
-Laisse-la. Ou tu te blesseras. Fais-moi confiance.
La voix douce faillit convaincre Nyri. Seulement, elle ne voulait pas. Elle ne voulait plus. Elle avait si mal, si mal. Elle vit la dernière lueur s'éloigner. Elle était suspendue sans pouvoir bouger, sans pouvoir attraper la lumière. En bas il y avait une autre source. C'était chaud. Ça donnait naissance au noir. Elle savait ce qui arriverait. Elle ne devait pas tomber, pas une nouvelle fois. Elle ne devait pas tomber pour tous les innocents.
-Allons... ne te blesses pas plus. C'est normal d'avoir peur. Tombe pour vivre. Tombe.
La voix. Elle ne devait pas écouter la voix. Si elle le devait. Non. Si. Elle ne savait plus. Elle avait peur. Elle avait mal. Elle était perdue. Et en bas, c'était si accueillant.
-Tu n'as pas de comptes à leur rendre. Ils te détestent. Il te blesseront dès que possible. Ils t'ont déjà fait mal. Ne te brises pas pour eux.
Du bleu. Encore du bleu. L'océan l'emmenait. Elle voulait se laisser porter par cette vague, se laisser emporter vers le fond. Brûler doucement de l'intérieur. Brûler lentement, mourir agréablement, attendre le réveil qui ne viendrait peut être jamais. Elle laissa tomber ses bras et ses jambes, relâcha son corps entier. Elle allait dormir. Elle ne serait pas responsable. Pas pour elle. Seulement pour les autres. Un bruit. L'odeur d'un gibier. Quand elle rouvre les yeux, la mer a disparu. Elle est au milieu des nuages juste avant l'orage. Nuages gris, nuages noirs. Nuages colère, nuages de rage. Les nuages la remontent. Quand ils la remonte, elle a mal. Elle souffre sans pouvoir redescendre. Elle hurle. Et tout s'éteint.
Law rattrapa Eyréré juste à temps pendant que Bepo s'occupait de la petite. Elles s'étaient évanouies en même temps. L'ours fixait Nyri d'un air étrange. Le chirurgien ne comprenait pas ce qui s'était passé. En arrivant, il pensait juste qu'il ne voulait pas la tuer mais qu'il voulait sauver son équipage. Maintenant, les deux pirates assistaient au changement de l'animal en humain. Le processus était fascinant. Les plumes argentées qui avaient commencé à pousser sur toutes les parties visibles du corps se résorbèrent, la peau et les cheveux se foncèrent graduellement, les mains et ongles revinrent à une taille normale. Bientôt, en lieu et place de la bête, Bepo se retrouva à soutenir une Nyri en à peine en meilleur état qu'un marin après sa première cuite. Autant dire que ce n'était pas beau à voir. Law hésita un instant sur la marche à suivre avant d'ordonner à son second d'une voix plus glaciale que la plus gelée des îles hivernales
-Attache la gamine dans la cellule de confinement. Je m'occupe de l'autre.
Bepo obtempéra et mena l'enfant inconsciente jusqu'à ladite cellule. Il attacha ses poignets aux chaînes solidement fixées aux murs. L'endroit ne servait pas souvent. Généralement, le capitaine en avait fini avec les prisonniers bien avant qu'ils n'atteignent ce lieu... la salle d'opération suffisait. Dans un instant de compassion, l'ours caressa le visage de la jeune fille. Elle semblait si fragile. Qu'elle soit le monstre ne surprenait par le gentil second des Heart. En fait, il l'avait su dès qu'il l'avait croisé. Seulement il avait aussi sentit autre chose en elle, comme un désir de changer. Il jeta un œil à la petite lucarne qui éclairait les lieux. Dans une heure tout au plus ils seraient arrivés. Seul Law pouvait décider qui vivrait et qui mourrait. Lui n'espérait pas voir le cadavre de l'enfant.
Nyri criait dans le vide. Les nuages l'avaient lâchée. Elle tombait au fond d'un gouffre sans fin, fendait la nuit comme une faible marionnette dépourvue de fils. Des frissons agitaient son corps. Quelque chose au fond d'elle la mordait, la griffait, la dévorait de l'intérieur. Le froid étendait son emprise sur ses membres comme des langues de flammes grignotent le bois. Elle souffrait, et personne ne pouvait l'entendre. Elle n'était plus qu'une enfant. Une enfant en train de mourir. Les larmes qui s'échappaient de ses yeux gelaient immédiatement et restaient suspendues dans l'air au-dessus d'elle, formant une traînée étincelante dans le néant. Ses hurlements finissent par rester coincés dans sa gorge. Elle suffoque. Elle sent la chaleur se rapprocher. Ce sera bientôt terminé. Trop tôt ou trop tard, elle ne sait quel est le bon choix, elle retrouve le monde réel.
Quand l'archère retourna dans son corps, elle était dans une pièce gelée. Ses cheveux, autrefois soigneusement noués, tombaient en une cascade inégale devant son visage. Elle n'avait plus que son pantalon et son court débardeur de cuir sur elle. Ses poils se hérissèrent et elle ramena instinctivement ses jambes contre elle. Pour remarquer qu'elle était attachée. Encore. Avec des liens de métal trop solides pour elle. Encore. Sans arme ni moyen de défense. Encore. En compagnie du chirurgien. Encore. Il se tenait dans la seule lumière de la pièce, cette luminosité diffuse provenant d'une lucarne à travers laquelle on distinguait l'océan et ce qui semblait être la lune. L'astre froid éclairait déjà peu, mais à travers les quelques mètres qui les séparaient de la surface de l'océan c'était pire.
-Tu as froid ?
Nyri ne pouvait plus parler. Elle avait à peine la force de bouger, sa gorge l'élançait, quelque chose lui martelait la tête et elle avait mal à chacun de ses mouvements. Normal. C'était le prix à payer après la possession. L'autre se leva et se plaça face à elle. Il avait dû sentir qu'elle était inoffensive dans cet état. Il approcha la main jusqu'à toucher sa peau.
-Incroyable. Pas la moindre trace de ça...
L'adolescente n'arrivait plus à réfléchir, mais les grandes mains chaudes et douces du supernova étaient agréables au toucher. Par pur réflexe, sans arrière-pensée, elle colla son visage contre la paume de Law.
Le pauvre chirurgien ne savait comment réagir. Il n'avait jamais croisé quelqu'un d'aussi lunatique. Un instant c'est un statue de glace, le moment suivant une sorte de machine de guerre animale, la minute d'après un oisillon aussi affectueux et doux qu'un chaton. Il avait l'impression d'être aspiré dans un vortex cosmique dont le cœur était cette étrange enfant. Les pensées parasites s'éloignèrent. Il ne restait que le contact avec la peau douce et gelée, juste cette sensation et uniquement cette sensation. Exit les pensées sur le monstre, sur les transformations, sur l'équipage, sur tout le reste. La petite s'alourdit lentement, pesant de plus en plus contre Law. Elle bascula en avant, sa tête glissant contre la peau du chirurgien, et heurta doucement le torse du capitaine accroupi devant elle. Elle dormait. Law mit quelques minutes à s'extraire de la bulle qu'il s'était créé. Il se releva avec délicatesse, pour ne pas réveiller l'enfant, et retourna à son bureau.
Eyréré se retourna dans le petit lit métallique. Le matelas était dur, plus que ce à quoi elle était habituée. Quelque part dans les tréfonds du sous-marin, sa nièce devait lentement sortir de la phase de post-métamorphose. Elle sombrerait bientôt dans un sommeil réparateur, si ce n'était pas déjà fait. Parfois, la femme se prenait à plaindre la petite. Ensuite elle se reprenait. Son rôle n'avait jamais été de s'apitoyer sur le sort de cette gamine, elle devait uniquement la guider sur le bon chemin. Une route sans douleur une fois le but atteint, un paradis pour celle qui portait le démon. Eyréré savait depuis longtemps comment y arriver. Elle se tourna une fois de plus. Elle non plus ne tarderait pas à dormir.
Terrassée par une nouvelle crise, Nyri s'éveilla au milieu de la nuit. Il lui semblait que la pièce la compressait, qu'elle allait mourir écrasée par les parois métalliques. Le monstre se réveilla également et commença à lui lacérer l'estomac. Entre deux hoquets de douleur, Nyri trouva la force de l'interpeller.
-Qu'est-ce que tu veux ?
-Moi ? Presque rien. Me nourrir.
-Je... je n'ai rien.
-Et ça ?
Une nouvelle griffure déchira l'intérieur de l'archère. Personne ne vînt quand elle hurla une nouvelle fois. Des images se superposaient devant ses yeux. Elle était ici, elle était là-bas, et où qu'elle soit elle souffrait. Elle tenta d'arracher les chaînes qui la retenait dans le mur, mais ne parvînt qu'à rouvrir les entailles sur ses poignets.
-On essaie de se rebeller ?
Quelque chose planta ses crocs dans son ventre une fois de plus. Dans une nouvelle contraction, Nyri heurta violemment le mur. Des étoiles dansèrent devant ses yeux durant le bref instant qui précéda sa tombée dans l'inconscience totale.
Law se frotta les yeux. Il n'arrivait pas à remettre la main sur le fichu livre qu'il devait retrouver. Il jeta un œil à l'horloge. Arrivée présumée dans vingt minutes. Un jour il rangerait ses quartiers personnels. Il ne savait pas exactement ce qu'il allait trouver ce jour-là, mais il serait certainement surpris. Quelque chose lui atterrit sur le haut du crâne. Justement l'ouvrage qu'il cherchait, et dépoussiéré par la chute en plus ! Le chirurgien commença à chercher la partie qui l'intéressait. Plus il avançait dans sa lecture et plus le plan qu'il avait en tête devenait fou. Les prochaines semaines promettaient d'être riches en aventure. Le ménage de printemps et la sieste seraient pour plus tard.
Les différentes parties de l'équipage se préparaient à échanger. L'équipe qui s'était chargée de la seconde partie de la nuit était heureuse de pouvoir retrouver son hamac tandis que ceux qui venaient de se lever pour prendre le sous-marin en charge toute la matinée grognaient en avalant le petit-déjeuner. Dans quelques instants, les uns seraient en pleine patrouille, nettoyage ou entretien des machines tandis que les autres auraient le bonheur de dormir... ou de pratiquer d'autres activités moins catholiques, libre à eux de choisir. Bepo, en tant que second, se devait de rester joignable quoi qu'il arrive. Il n'était pas rare qu'il effectue les mêmes surveillances que quatre des six autre équipes, réduisant son temps de sommeil au maximum. Aujourd'hui ne ferait pas exception à la règle. Cependant, l'ours était inquiet. La cellule où il avait laissé la petite avait été insonorisée, impossible donc de déterminer si elle allait bien sans aller jeter un œil. En même temps, il avait peur de la réaction du capitaine. Tiraillé entre sa fidélité et ses inquiétudes personnelles, le pauvre Bepo ne savait que faire. Un appel fatigué retentit à travers les couloirs du sous-marin.
-Côtes en vue, retour à l'air libre dans quatre minutes trente-cinq secondes.
Le petit bruit caractéristique de l'appareil que l'on raccroche suivit l'annonce. Le second de l'équipage avait sa chance. Le capitaine voulait que l'enfant-monstre descende à terre avec les équipes de ravitaillement. Il pouvait donc vérifier son état sans trahir Law. Soulagé, l'ours bondit et courut jusqu'à la cellule. Le spectacle le figea. Du sang coulait le long des bras de la petite, depuis des entailles sur ses poignets. Elle était couverte de bleus et inanimée. Pourtant, le flair de Bepo ne détectait aucune odeur suspecte. Elle s'était blessée seule. Il ouvrit la porte et la détacha immédiatement avant de soutenir le faible corps. Il la releva et se détourna le temps de la caler sur son dos. Nouveau crissement dans les hauts-parleurs. Le préposé au rôle de meneur de l'équipe des machines avait encore quelque chose à dire.
-Au fait, si l'équipe du matin pouvait se magner le cul ça nous arrangerait. On voudrait bien aller pioncer nous !
J'espère ne pas vous avoir déçus! J'en profite pour rajouter un petit mot: j'ai dans mes projets de faire des chapitres bonus pour accompagner les chapitres de dix en dix... pas très original je suis au courant.
Mmph! Hm!
Ah, elle s'est réveillée elle. Bref, prologue et ce chapitre incluts, on en est à huit! J'aimerai donc faire un petit sondage pour savoir ce que vous désireriez comme bonus:
1- Un lemon (Yaoi? Yuri? Autre?)
2-Une scène du passé (Nyri? Eyréré? Law?)
3-Une scène comique (Idem)
Vous pouvez proposer deux réponses, je totaliserai les votes après la sortie du chapitre suivant. Veillez cependant, si vous proposez deux options, à les numéroter selon celle que vous préférez! Donc à bientôt et gros bisous.
