Hinata ne trouvait pas le sommeil, cela devait bien faire plus d'une semaine qu'elle n'arrivait plus à dormir paisiblement, depuis que cette garce avait fait son entrée dans la classe. Isaribi, ce nom qu'avais murmuré son petit-ami à peine assez fort pour qu'elle l'entende, ce nom qu'elle avait immédiatement détesté, ce nom que Naruto n'avais mentionné qu'une fois il y a longtemps. Jusqu'à cet instant précis elle avait été celle qui était la plus proche de lui, celle qui comprenais le mieux ce par quoi il était passé, la seule à l'aimer malgré toute la tragédie de son histoire… Mais plus maintenant. Dans seulement quelques semaines ils allaient mettre leur dernier plan en marche, en une seule journée ils allaient pouvoir faire payer à tous ceux qui leur avaient fait du mal en une vengeance imparable, complète et définitive… Mais elle était revenue et maintenant Naruto semblais se mettre à douter. Pourquoi avait-t-il fallu qu'elle revienne maintenant, elle, la seule personne à vraiment savoir ce par quoi il était passé, celle qui avait partagé son enfer quotidiens, la seconde victime de sa famille d'accueil.
En temps normal Hinata avait une confiance totale et aveugle en son amoureux mais pas dans cette situation car Naruto avait une dette envers cette fille, une dette immense, la dette du survivant. Il lui avait raconté ce qui était arrivé ce jour-là, encore une fois le petit garçon était rentré de l'école dans un état lamentable mais cette fois quand il avait passé la porte le couple était déjà passablement ivre. Cette fois il n'avait plus été question de punition ou de discipline.
- Tu vas voir espèce de petit ingrat, rugis Jiraya en le saisissant par le col de son t-shirt déchirer
Le coup de poing fusa sans prévenir et s'écrasa contre le visage du petit blond le sonnant pour le compte mais l'homme n'en resta pas là et continua de rouer de coup de pieds le corps du garçonnet jusqu'à ce qu'un grand cri ne le fasse se retourné.
Isaribi, installer sur les genoux de Tsunade comme à son habitude, venait de mordre la main de la blonde pour s'en libérer avant de se jeter contre les jambes du batteur d'enfant pour protéger son frère d'infortune. Malheureusement pour elle il ne suffit que d'un revers de la main pour la repousser violement, le visage en sang… Tout près de la porte d'entrée toujours entrouverte. Sans réfléchir la fillette couru à l'extérieur en appelant à l'aide à pleins poumons et pendant un court instant elle eut le fol espoir de parvenir à leur échappé mais elle n'était même pas parvenu à le rue qu'on la saisi fermement par les cheveux.
Malgré l'impressionnant taux d'alcool dans son sang Tsunade était parvenu à la rattraper et la trainant maintenant jusque dans la maison malgré ses cris et ses pleurs.
- Attend un peu qu'on en ai fini avec l'autre et je vais t'apprendre à me mordre petite trainée, rugis la blonde en ouvrant la porte du sous-sol à la volée.
La fillette sentie une dernière traction sur ses cheveux, perdit pieds, puis, tout devint noir.
Quelques minutes plus tard la police, alerté par un passant ayant assisté à la tentative de fuite de la petite, avait frappé à leur porte. Ils avaient trouvé les deux adultes ivres au salon, Naruto enfermé dans un placard et Isaribi gisant aux pieds de l'escalier du sous-sol inconsciente. Le couple avait été mis aux arrêts, les enfants conduits à l'hôpital tandis que les services sociaux étaient alertés en urgence. Le petit garçon souffrait de plusieurs fractures aux côtes et au bras gauche ainsi que de multiple contusion mais la plus mal en point était sans conteste la petite Isaribi. Sa chute dans les escaliers l'avait grièvement au dos et au visage, tout ce que Naruto avait pu apprendre par la suite s'était qu'elle avait perdu un œil et l'usage de ses jambes… La seule bonne nouvelle était qu'une infirmière s'étant occupé d'elle pendant sa convalescence avait décidé de l'adopté.
Hinata n'était que trop consciente que Naruto prendrais la dette qu'il avait envers cette fille très au sérieux car si cette journée-là elle n'était pas intervenu ça aurais pu être cloué dans cette chaise roulante, ou pire… Un acte de bravoure qu'elle avait payé cher.
Et maintenant elle passait tout son temps collé à Naruto, profitant honteusement de la situation alors qu'elle ne pouvait pas s'afficher avec lui lorsqu'ils étaient à l'école pour lui accaparer tout son temps. Jour après jours elle devait supporter de les voir se promener ensemble, lui la poussant lentement dans son fauteuil alors qu'ils discutaient à voix basse, et la rage que ces scènes lui insufflais une ne faisait que grandir jour après jour. Même maintenant, alors que la fin de semaine commençait tout juste, son amoureux lui avait demandé d'aller faire un tour avec Karin afin qu'il puisse recevoir la truie chez lui…
- Hinata, ça vas ? Demanda tout doucement la rousse.
Depuis qu'elles avaient quitté la maison Karin était plus qu'inquiète pour sa sécurité et celle de toute personne ayant le malheur de croiser leur route. Hinata n'avais pratiquement pas décrocher un mot sauf pour bien lui faire comprendre de bien retenir le chemin pour se rendre à deux endroits bien précis, une école privée en péripétie de la ville et un bâtiment abandonner sur le domaine de sa famille… Pendant tout ce temps toute sa gestuelle avait trahis une anxiété extrême. Le simple fait de l'avoir vue s'immobiliser aussi soudainement et aussi totalement à sa simple question avait été l'une des expériences les plus effrayantes de sa vie. En fait s'était plus sa façon de lui répondre le regard vide et un doux sourire aux lèvres qui l'avaient terrorisé.
- Allons au magasin, dit-elle brusquement. Je dois me changer les idées.
Espérant de tout son cœur qu'elle parle bien de shopping et non pas d'autre choses potentiellement bien plus déplaisante pour elle, Karin lui emboita le pas sans discuté. Ce qui était sans aucun doute le pire dans cette journée pour elle était que, sans trop le vouloir, elle comprenait le pourquoi des agissements de la Hyuga. Elle aussi avait cette question en tête depuis des jours, qu'allais-t-il arriver au garçon qui lui pourrissait la vie depuis près de deux ans maintenant qu'Isaribi était revenu dans le paysage. Depuis qu'il avait renoué avec elle Naruto semblait perdu, voir même effrayer et, comme elle s'y surprenait de plus en plus souvent, elle ne pouvait que le comprendre et la plaindre. Un peu comme le fait de revoir sa « famille » l'avait troublé et effrayer il devait ressentir la même chose… Voir même en pire car elle ne pouvait même pas imaginer ce qu'il avait pu vivre à cet époque et ces douloureux souvenir avait été ravivé sans prévenir… Enfin bon, mis à part suivre Hinata tout en espérant ne pas être victime d'une crise de folie meurtrière elle ne pouvait rien y faire.
Naruto était assis face à sa visiteuse sans rien dire depuis plusieurs minutes, s'était la même chose depuis qu'il l'avait revue en classe pour la première fois. Il ne l'avait jamais revue après leur sauvetage par la police, alors qu'elle était évacuée en urgence, étendue inconsciente sur une civière. Bien entendu lui aussi avait été mené à l'hôpital mais elle y était resté bien plus longtemps dont une longue période en soins intensif alors que lui était reconduit en centre jeunesse pour attendre à majorité. Les agents des services sociaux avaient toujours refusé qu'il entre en contacte avec elle et quand elle avait été transférer dans un centre adapté à sa condition il avait totalement perdu sa trace.
- Je suis désoler Naruto !
La voix douce fit sursauter le blond qui se rendit compte que le silence pesant qu'il y avait entre eux était devenu plus qu'inconfortable.
- Pourquoi tu t'excuse ?
- Je crois que… Je n'aurais peut-être pas due te demander de passer autant de temps avec moi cette semaine, en plus ça n'a servi à rien on ne s'est pratiquement rien dit.
Effectivement, s'il avait échangé dix phrases vide de sens depuis tout ce temps s'était tout, à chaque jours qui passaient ils se rendaient compte qu'ils ne savaient absolument pas quoi dire ni même pourquoi ils se retrouvaient ensemble.
- Comment tu t'en sors depuis, finit-t-il par demander exprimant la première platitude lui venant à l'esprit.
- J'ai fait ce que j'ai pu, je crois que je me suis bien débrouiller mais avec mon anniversaire qui approche… Ça m'inquiète.
Naruto voyait bien ce qu'elle voulait dire, depuis le temps il avait souvent vu le scénario se produire. Sitôt que les enfants à la charge de l'état atteignais leurs dix-huit ans le système se « déchargeait » d'eux et ils étaient pratiquement jeter à la rue le jour même… Bien entendu avant que la date fatidique n'arrive des intervenants faisaient leur possible pour les préparer mais ce n'était tout de même jamais une période facile. Même une fois adopté ceux qui avait longtemps vécu avec cette menace planant au dessue de leur tête, comme Isaribi, conservait tout de même une certaine angoisse à l'approche de leur majorité. Même avec une famille adoptive une jeune femme handicapée pratiquement sans soutiens et sans autre atout qu'un diplôme d'étude secondaire en poche… Il y avait des raisons d'angoissé.
- Tu crois que tu vas t'en sortir ?
- Oui, répondit-t-elle avec une assurance surprenante. J'ai déjà fait quelques démarches, je vais poursuivre mes études près de chez moi, si je le voulais je serais capable de vivre par moi-même et j'ai plusieurs personne prête à me venir en aide. Et toi ?
- J'ai des projets, se contenta-t-il de répondre.
Il y eu un autre long silence puis…
- Tu sais ce qu'ils sont devenus ?
Pas besoin de savoir de demander de qui elle pouvait bien vouloir parler au vus de l'effort visible qu'elle avait dû produire pour formuler ces simples mots. Il semblait bien qu'elle n'ait pas eu la volonté ou le courage de faire des recherches par elle-même… De son côté s'était la première chose qu'il avait fait en sortant du centre.
- Oui, tu veux savoir ?
La jeune femme était totalement figé, Naruto avait même peine à voir si elle respirait puis, finalement, elle poussa un profond soupire avant de lui sourire.
- Non merci, tout ça est derrière moi maintenant… Je suis passé à autre chose et je n'ai plus besoin de savoir.
« Alors c'est la voie que tu as choisi. » Se dit le blond sans trop savoir s'il devait être admiratif ou non.
Après tout, même s'ils avaient pratiquement subis les mêmes sévices entre les mains des deux personnages, s'était indéniablement elle qui avait le plus perdu et pourtant elle était prête à tourner le dos à leur passé pour aller de l'avant. Lui n'avais pas pu, il n'avait pas eu cette force, il avait passé des années à rêver de retrouver ses tortionnaires pour leur faire payer chaque mauvais traitement, chaque punition, chaque viol mais au final tous ces plans étaient demeuré du domaine du fantasme.
Un an après son arrestation, la veille de la lecture de sa sentence pour agression sexuel, mauvais traitement sur des mineurs, fraude et ainsi de suite, il s'était effondré dans la prison temporaire du palais de justice. Une attaque, sans doute due au stress et à ses abus passés, qui lui avait couté la vie. Quelques mois plus tard Tsunade se suicidait dans sa cellule, s'il avait été croyant Naruto y aurais peut-être vue une certaine justice céleste ou encore une action du karma mais il n'était pas croyant. Au final, après avoir appris leur fins, il s'était rendu compte que toute la rage et l'amertume qu'il avait accumulé au cours de ces années de mauvais traitement ne s'était pas dissipé avec la disparition de son exutoire, il avait dû la reporté sur autre choses.
- Et toi, demanda-t-elle. Pourquoi les as-tu recherchés ?
- J'espérais me venger, répondit-t-il honnêtement… Leur faire payer tout ce qu'ils nous ont fait.
Isaribi regarda son compagnon un long moment mais sans vraiment paraitre surprise… Pourquoi l'aurait-elle été, elle aussi y avait déjà pensée.
- Tu as dit que tu « espérait », tu as changé d'idée ? Toi aussi tu as réalisé que ça ne t'apporterais rien ?
- Il y a un peu de ça.
En effet, il avait réalisé très tôt que même s'il les capturait pour les torturer l'un après l'autre ça ne lui aurais pas rendu son enfance et encore moins effacer son traumatisme… C'est pour ça qu'il avait échafaudé le plan qu'il mettait en œuvre présentement.
- Dis, c'est bien ici qu'on devait se rencontré, demanda le jeune homme à son comparse qui regardait sa montre.
- Je suis sure que oui… Et merde, on doit être en retard !
Les deux hommes avaient été contacté il y a peu et s'étaient empresser de répondre à l'appel, ce n'était pas tous les jours qu'on leurs proposait de remboursé une dette en s'amusant.
Cela faisait longtemps que Naruto n'était plus revenu ici, sans doute depuis l'époque de la mort de ses parents, ce parc avait été leur espace de jeu favori, leur quartier général. S'était ici qu'ils s'étaient rencontrés et qu'ils étaient devenus amis, s'était ici que s'était formé leur trio : Sasuke, Sakura et lui… S'était l'endroit parfait pour un rencontre même s'il avait du mal à comprendre pourquoi son ancien ami lui avait donné rendez-vous ce soir. Le plus prudent aurais sans aucun doute été d'ignorer l'appel, d'attendre les quelques semaines qu'il restait avant l'aboutissement de son plan mais… Il était curieux.
- J'étais sure que tu allais venir, déclara une voix narquoise.
- Vous vouliez être sure de ne pas me rater, se moqua une voix dans l'ombre.
- Si ce que tu nous as dit au téléphone est vraie, alors oui, nous ne voulions prendre aucun risque, lui répondit l'un des deux hommes.
- Ton offre tiens toujours, demanda l'autre.
- Oui, vous faites un petit boulot pour moi et j'oublie que je vous ai sorti du pétrin avec la police, on sera quitte.
- Et on doit faire quoi ?
- Un peu de grabuge dans une maison.
- Il s'en est passé des choses ici ! Déclara Sasuke en couvant l'endroit du regard. C'est ici que j'ai été obligé de couper les ponts avec toi, ajouta-t-il en soupirant.
- Tu as une drôle de façon d'interprété les évènements. Personne ne t'a obligé à me parler de ton petit secret avec Itachi, personne ne t'a obligé à pousser les autres à me rejeter. Tout ça parce que tu avais peur que je dise aux autres que tu entretenais une relation un peu plus que fraternelle avec ton grand frère… Pauvre de lui, j'espère qu'il avait un plan de carrière en réserve parce qu'avec les vidéo de lui baisant avec une élève mineure il n'est pas près de se retrouver un job dans l'éducation !
Naruto aurais bien aimé continuer à narguer son vis-à-vis mais celui-ci était bien trop occuper à rire à gorge déployer pour l'écouter.
- Alors tu es encore bloquer sur cette histoire, se moqua-t-il. Je me fous complètement de ce qui peut arriver à mon ordure de frère ! Tu ne m'a pas du tout écouté quand je t'ai dit que tu ne t'attaquais pas à la bonne personne.
- Alors tu veux juste qu'on foute un peu le bordel.
- Exactement, je veux que l'endroit ne ressemble plus à rien… Par contre je veux que vous en restiez au vandalisme, pas besoin de foutre le feu à la baraque.
- Et on fait quoi s'il y a quelqu'un sur place ?
- Il ne devrait y avoir personne mais…
- « Pas la bonne personne »… S'était littéral, s'interrogea le blond à voix basse.
- Exactement ! Il n'y a jamais rien eu entre moi et mon frère, en fait je l'ai toujours détesté, tout ça n'était qu'un prétexte pour t'éloigner de moi. Elle est très possessive tu sais, ce n'est pas pour rien que j'ai été aussi dure avec Shion et qu'elle t'a laissé te débarrasser de tous mes amis. Shikamaru aussi a été plutôt utile, ça faisait des années qu'elle voulait faire payer Temari et faire tomber Ino de son piédestal… C'est fait. Tenten l'ennuyait avec ces histoires d'arts martiaux et elle n'arrêtait pas de la charrier pour qu'elle fasse plus d'exercice. Kiba avait tenté de la mettre dans son lit mais ce bourrin n'as fait que la mettre en colère. Le mépris silencieux de Neji et sa manie de jeter l'argent par les fenêtres avait le don de lui hérisser le poil, pour Kin… Elle ne l'a jamais aimé, un peu comme Karin d'ailleurs. Le plus surprenant c'est que c'est elle qui m'a demander de faire ma petite visite chez Hinata, elle l'aime bien, je crois… Mais bon, avec un corps pareil qu'elle fille ne serait pas un peu jalouse.
- Mais de qui tu parles à la fin, fini par demander Naruto perdu comme il ne l'avait pas été depuis longtemps.
- Allez Naruto, je sais que tu es bien plus malin que ça, tu dois bien avoir compris maintenant. Qui est la seule personne que j'aurais pu aimé plus que toi, qui pourrais être ma petite-amie secrète depuis le primaire…
- Non…
- Mais si jamais vous trouver quelqu'un, réglé lui son compte comme vous le faites d'habitude, ce sont des choses qui peuvent arriver lors d'une invasion de domicile. Essayer juste de ne pas vous faire reconnaitre et de ne tuer personne.
- D'accord Sakura, on y va tout de suite.
Karin était seule à la maison, ça faisait un bon moment que ça ne lui était plus arrivé mais Hinata avait quelque chose à faire chez elle et Naruto était partit précipitamment après avoir reçu un appel. Étrangement la maison lui semblait atrocement vide sans ses deux tortionnaires, sans leurs présences pour l'occuper elle avait bien trop de temps pour penser à sa situation et à son avenir plus qu'incertain. Les cours tout comme les examens finaux venait à peine de se terminé et elle ne se faisait pas trop d'illusions, sur les cinq matières principale elle devrait sans doute en reprendre deux cet été et ses notes dans les trois autre n'auraient rien d'extraordinaire… Dire qu'avant que tout cela ne commence elle se disputait les meilleures notes avec Sakura et Sasuke.
Heureusement pour elle ses parents n'avaient jamais été vraiment exigeants avec ses résultats, tant qu'elle avait la note de passage ils ne disaient rien mais cette fois elle aurait sans doute des explications à donner… Et franchement elle se voyait mal leur expliquer les causes de l'angoisse permanente qui lui serrait la poitrine de plus en plus alors que le jour de sa libération approchait. Décidé à se changer les idées elle se mit à faire le tour de la maison à la recherche d'une chose à faire, n'importe quoi qui lui permettrait de s'occuper l'esprit, elle se dit que pour une fois une visite de Tayuya ne lui ferait pas de mal. La rousse devenait de plus en plus doué et une séance de sexe avait de bon qu'après elle était bien trop épuiser pour ressasser ses sombres pensées. Elle avait fini par arrêter de se torturer à propos de sa grande sœur, si son ainée souhaitait tant s'abreuver elle-même de faux espoirs qui était-t-elle pour l'en privée.
Finalement elle se dirigea vers la cuisine dans l'idée d'en refaire le ménage, une nouvelle fois, au tout début de ce cauchemar chaque instant libre qu'elle pouvait avoir elle tentait de le passer à l'extérieur de la maison, loin de ses geôliers… Maintenant elle ne faisait que répéter sans cesse ses corvées, préférant rester enfermé entre ces quatre murs. Elle allait enfermer le chat dans une autre pièce pour qu'il ne lui nuise pas dans son travail quand un violent coup résonna contre la porte arrière.
Depuis le temps, et après un incident en particulier, elle avait pris l'habitude de fuir dans sa chambre ou à la salle de bain au moindre bruit venant de l'extérieur, histoire qu'un visiteur inopiné ne la découvre pas totalement nue en plein centre de la maison… Mais cette fois le temps lui manqua. Il faut dire que cette fois le « visiteur » tentait d'enfoncer la porte et y parvint dès le second coup.
- Merde, s'écria un homme encagouler alors qu'il enjambait les restes de la porte une masse à la main. Ça c'est ce que j'appel de l'hospitalité !
- Dommage qu'on n'ait pas le droit de gouter, ajouta un second intrus lui aussi masqué.
Resté figée dans un premier temps Karin repris enfin ses esprit et tourna les talons le plus rapidement possible, immédiatement suivie par les deux hommes.
- Mais rien ne nous interdit de nous amuser…
Tayuya avait rarement été aussi nerveuse au cours de sa vie, un peu plus tôt elle avait reçu un message de Dan lui demandant d'aller chez Karin le plus rapidement possible et de prendre Juugo avec elle. Tout ça n'était pas bon signe, généralement le roux n'était utile que pour les bagarre ou les travaux de force… En fait le simple fait que Dan ai décidé d'intervenir la faisait totalement paniquer.
Tirant son frère par le bras elle arriva rapidement à la maison et beaucoup de ses pires craintes se concrétisèrent d'un coup. Malgré l'heure tardive toutes les lumières de la petite maison semblais être allumer et la majorité des fenêtres visibles, dont celle de la chambre de Karin, semblais être casser.
- Merde, grouille-toi Juugo, hurla-t-elle en pressant le pas.
Contournant l'habitation elle passa la porte arrière délabré, celle par ou l'accueillait habituellement son amante, pour se précipité vers sa chambre. Pendant la courte distance séparant les deux portes elle ne put que remarquer qu'on aurait pu croire qu'une tornade avait ravagé la maison. Tous les meubles étaient en miettes, plusieurs trou ornait le plâtres des murs et la majorité des portes semblaient avoir été arraché de leur gonds, dire que cet endroit lui semblais si parfait il y a peu. Tout était toujours parfaitement ranger et d'une propreté presque effrayante, un jour elle avait tenté de laisser une marque de crayon derrière un cadre… À sa visite suivante elle avait disparu. Cette expérience n'avais fait que renforcé son impression que cette maison semblais tout droit sortie de l'un des catalogue qu'elle passait des heures à regarder, alors qu'elle était petite fille, en rêvant d'être adopter par un gentil papa et une jolie maman… Même elle avait eu ce genre de rêve puéril d'une famille heureuse et unie, maintenant l'endroit lui semblait beaucoup plus près de sa vision actuelle de sa vie, brisée.
Juste avant d'entrer dans la chambre de sa petite sœur elle aperçut les restes du meuble qui avait accueilli ce que Karin lui avait dit être l'urne contenant les cendres des parents de son cousin. Le contenant métallique avait été violement écrasé et les cendre éparpiller sur le sol et les murs… Et à l'odeur quelqu'un avait poussé le vice au point d'uriner sur les restes. Une fois la porte délabrée passé elle aperçut en premier lieux, au centre d'une mare de sang, les restes de la petite boule de poils orange qui tentait de la dévorer à chacune de ses visites, le chat avait donné son dernier coup de griffe… Un peu plus loin s'était Karin qui gisait au sol. Dan était auprès d'elle et n'avais visiblement pas osé la déplacer se contentant de la couvrir d'un drap en attendant ses petits frère et sœur.
- Tayuya, reste avec elle, appel une ambulance et quand la police viendras t'interrogé dit leur que tu venais lui rendre visite quand tu l'as trouvé dans cet état, Juugo viens avec moi ! Ordonna-t-il si sèchement que la rousse n'osa rien dire de peur de le contrarié.
Elle connaissait bien le regard qu'il avait en ce moment, il avait eu le même quand elle lui avait raconté la tentative de viol dont elle avait été victime… Peu importe qui était le responsable il allait payer cher ce qui était arrivé à leur précieuse petite Karin. Sitôt les deux garçons partit elle trouva le téléphone de sa sœur sur le sol, miraculeusement épargné par la catastrophe, et composa le numéro d'urgence. Les minutes qui suivirent elle les passa partager entre la peur et la rage alors qu'elle couvait du regard le petit corps de Karin sans oser la toucher après que, pousser par la curiosité, elle ait soulevé le drap pour évaluer l'étendue des dégâts. Le côté gauche de son visage était tellement tuméfié qu'il en était méconnaissable, elle était totalement nue et sa peau pâle se couvrait graduellement d'ecchymose mais le pire restait son bras droit. L'avant-bras formait un angle étrange, était très enflé et prenait graduellement une teinte peu engageante.
Néanmoins, alors que les premières sirènes se faisaient entendre dans la nuit, elle ne pouvait s'empêcher d'être heureuse d'avoir Dan pour grand frère, elle savait ce qui allait arriver. Il allait retrouver les responsables et il allait venger sa famille comme il l'avait fait pour elle, pour Mizuki, pour Kidomaru et pour les jumeaux. Son seul regret était qu'elle ne saurait sans doute jamais quel châtiment il allait encore inventé.
