Karin avait encore du mal à se fixer dans la réalité, cela faisait combien de temps qu'elle était à l'hôpital ? Un jour, deux, trois ? Qu'importe, elle avait mal, ça elle le savait et chaque mouvement entre chaque dose d'antalgique le lui rappelait cruellement. Son dernier souvenir clair la ramenait également à la douleur, dès qu'elle avait aperçu les deux intrus elle avait sue qu'elle devait fuir et s'était précipité vers sa chambre dont la fenêtre était la sortie la plus proche cependant les quelques instants d'hésitation qu'elle avait eu à la vue des intrus lui avait couté cher. Elle s'était à peine engagé dans l'ouverture que la fenêtre à guillotine s'était refermer violement à deux reprises sur son bras faisant éclater le verre et lui arrachant un cri d'agonie.
Le reste était floue, on l'avait jeté au sol, frapper au visage et rouer de coup de pied avant de l'abandonner sur le plancher. À un moment Yui avait poussé une plainte déchirante rapidement interrompue par une série de coup sourd accompagné de craquements spongieux et ensuite elle avait perdu connaissance. La suite n'était qu'une série de vagues impressions, elle pensait avoir entendu les voix de Dan et Tayuya, un ambulancier l'avait éblouie avec une lampe, des médecins qui l'examinait, sa mère qui sanglotait…
Même si elle n'osait pas ouvrir les yeux s'était la première fois ou elle se sentait approximativement lucide et la première question qu'elle se posa était à la fois simple et complexe.
« Que vas faire Naruto maintenant ? »
- L'opération c'est bien dérouler, nous avons dû installer une tige, cinq agrafes et trente-trois vis pour remettre les os de son bras et de sa main en place mais elle devrait totalement se remettre, expliqua le médecin au grand soulagement des parents. Nous avons diminué sa médication alors elle devrait bientôt se réveiller, vous pouvez rester avec elle mais il se peut que vous deviez sortir quand la police viendras pour l'interroger.
Cette dernière remarque coupant court à leur soulagement momentanée, ils remercièrent poliment le médecin avant de s'en retourné vers la chambre de leur fille adoptive. La pauvre Mito était totalement dépassé par les évènements des deux derniers jours, la police s'était présenté à leur porte en pleine nuit pour leur annoncé qu'il y avait eu une effraction chez leur fille et qu'elle avait été conduite à l'hôpital. Sans doute une invasion de domicile totalement gratuite. Suite à cette nouvelle ils les avaient escorté jusqu'à l'établissement et sitôt arrivé ils avaient été accueillis par un médecin et un enquêteur de la police.
« La majorité des blessures de votre filles sont superficielle et guériront rapidement cependant les fractures au niveau de son bras, de sa main et peut-être de son nez nécessiteront une intervention chirurgicale le plus rapidement possible et nous aurons besoins de votre autorisation. Nous devrons la gardé en observations quelques jours suite à l'opération et pour le protocole de prévention concernant les risques commotions cérébrales. »
À ce moment la mère de Karin était déjà en larme dans les bras de son mari et pourtant le pire était encore à venir et l'inspecteur de police pris la parole.
« Étant donné l'état de la maison et le fait que votre fille ai été retrouvé nue la procédure nous obligeaient à demander un examen plus approfondit une fois son état stabiliser. Mis à part les blessures dues à son agression il n'a été trouvé aucunes traces de violence sexuelle récente sur son corps… »
Après ces paroles tout deux n'écoutaient plus, le sous-entendu était bien trop évident, s'il n'y avait pas de traces récente c'est qu'il y en avait d'anciennes. Tout d'un coup ils réalisèrent, tous les changements qu'ils avaient mis sur le compte d'un désir d'indépendance naissant et qu'ils avaient banalisés. Tous ces petits signes sur lesquelles ils avaient détourné les yeux…
« C'est notre fille, nous la connaissons !», « Elle nous aime, s'il y avait quelque chose elle nous en parlerait ! », « Elle est grande maintenant, nous devons lui faire confiance !».
Toutes ces belles phrases qu'ils avaient trouvées pour justifier leur inaction…
Le cœur en lambeau ils laissèrent l'agent parler un long moment et après leur avoir demandé de le joindre sitôt leur fille en état de parler pour qu'il puisse prendre sa déposition tant que les évènements serais frais dans sa tête ils les avaient laissé rejoindre la chambre de Karin. Ils avaient longé le corridor en silence, slalomant entre les civières, les chaises roulantes, les médecins et les infirmières en service jusqu'à tomber sur une jeune femme prostré devant la porte qui leur avait été indiqué. Dans le flou de tout ce que leur avait dit l'inspecteur Asuma se souvint que la personne ayant contacté les secours était censé être toujours sur place.
- Vous êtes une amie de Karin, demanda-t-il en arrivant à la hauteur de la rousse.
Dès qu'elle leva la tête vers elle Mito le reconnu, elle avait beau ne l'avoir rencontré qu'une seule fois alors qu'elle n'était qu'une fillette elle ne pouvait pas oublier la petite qui tenais fermement la main de Karin le jour où elle l'avait trouvé. On aurait dit une mère voulant protéger son enfant et son regard l'avait profondément troublée… Elle n'avait que neuf ou dix ans et pourtant elle avait le regard d'une personne qui avait déjà été brisée et à qui il ne restait rien d'autre à donner au monde que colère et rancœur. La petite fille avait grandis pour devenir une jeune femme mais encore aujourd'hui elle la toisait avec ce même regard noir.
- Que c'est-t-il passé ? Demanda Mito sans même s'en rendre compte.
- Je l'aime, soupira l'autre rousse. Depuis que nous nous sommes rencontré nous avons décidé que nous serions sœur… C'est pour ça que j'étais heureuse quand vous êtes venu la cherché. Je pensais qu'elle, qu'au moins elle, elle aurait une vraie famille pour s'occuper d'elle, pour la protégé, pour prendre soins d'elle… Pour lui donner une chance de ne pas se faire démolir par ce monde de merde ! Ce n'est pas à vous de me demander ce qu'il c'est passer, c'est à moi de vous le demander. Pourquoi j'ai trouvé Karin dans cet état !? Ou étiez-vous, pourquoi vous ne l'avez pas protégé… Fini par s'écrier Tayuya avant de se redresser brusquement. Avec nous ça ne serais jamais arrivé, ces type seraient mort trois fois avant d'avoir pu poser un seul doigt sur elle, vous me dégouter !
Les deux adultes regardèrent la jeune femme s'en aller sans pouvoir émettre le moindre son, que pouvaient-t-ils dirent… En cet instant la culpabilité qu'ils ressentaient était telle qu'ils ne pouvaient que donner raison aux accusations de la rousse qui résonnait douloureusement avec leurs propres pensées. Sans un mot la mère affligée enlaça son mari un long moment avant de passer la porte de la chambre de leur fille.
Enfin éveiller et totalement lucide pour la première fois depuis un certain temps Karin pu voir sa mère entré dans sa chambre et levas lentement son bras valide pour la saluer… Son visage lui faisait atrocement mal alors elle préférait éviter de parler pour ne pas l'inquiété inutilement avec des grimaces qui serais de toute façon, elles aussi, douloureuses. La précaution était sans doute inutile étant donné son état général et le pire était que, justement, le pire était encore à venir. La veille, quand elle avait ouvert les yeux pour la première fois, malgré son esprit brumeux elle avait entendu ses parents discuté, ils savaient pour les viols et la police était déjà impliquer à cause du saccage de la maison. Maintenant sa mère était devant elle, n'osant visiblement pas parler. Que savait-t-elle exactement, Naruto leur avait-t-ils parler, avait-t-elle pu dire quelque chose alors qu'elle était dans les vapes.
- Bonjour maman, finit-t-elle par croasser incapable de supporté plus longtemps la pression de ce silence.
La femme s'approcha lentement pour prendre doucement sa main et la presser contre sa joue.
- Je suis désolé ma chérie, je n'ai rien vue, je suis tellement désoler, sanglota-t-elle.
Karin ne savait plus quoi faire ou encore quoi dire, elle avait passé près de deux ans à faire tous ces efforts pour élaborer tant de mensonges afin que personne ne se doute de rien, ses amis, ses professeurs, ses parents… Tout ça pour expliquer son comportement et maintenant elle ne savait plus du tout quoi dire.
- Ou est papa, fini-t-elle par demander autant pour peupler le silence que pour éviter les sujets difficiles.
- Chez Naruto, dit Mito en reniflant, il l'aide à remettre la maison en ordre.
Naruto était furieux, pas de voir la maison dans cet état, cet endroit ne représentait rien pour lui ; pas que Karin ai été agressé ou que son oncle passe tout son temps ici ne lui laissant aucune latitude, ils pourraient toujours se rattraper plus tard ; pas même pour ce qui était arrivé aux cendres de ses parents ou encore d'avoir appris la vérité sur Sakura… Ce qui le rendait fou de rage s'était de n'avoir rien vue avant que Sasuke ne lui jette la vérité en plein visage. Après sa rencontre avec Sasuke il n'était revenu chez lui, totalement déboussoler, que pour trouver la maison envahis par une escouade de policier en pleine investigation. Il avait totalement perdu cette manche, en ville tous les regards étais tourné sur lui tant par son voisinage que par la police et Karin était hors-jeu pour un bon moment. Les seules bonnes nouvelles étaient que de toute façon il n'avait plus besoins d'elle, que les agresseurs tout comme la police n'avaient pas trouvé son système de surveillance et que son arme pour son grand final était toujours dissimuler sous le plancher de sa chambre.
- Naruto, je viens de laisser le contracteur en bâtiment, dès que les assurances auront fini leur évaluation ils pourront venir réparer les murs. Ça ne devrait prendre que quelques jours au maximum.
- D'accord, merci.
Cela faisait deux jours qu'Asuma était là pour lui donner un coup de main avec la maison et s'était pratiquement les seuls mots qui avaient franchis les lèvres du garçon. Même s'il commençait à trouver cette attitude agaçante Asuma s'efforçait de comprendre le comportement de son neveu, sans doute que si ça avait été sa maison qui avait été mise dans cet était lui non plus n'aurais pas été de très bonne compagnie. Laissant Naruto déchargé sa colère contre les restes des meubles du salon qu'il jetait à l'extérieur par la fenêtre cassé il se dirigea vers la chambre de sa fille mais au final il se retrouva devant la chambre du propriétaire des lieux.
Tout comme celle de sa fille cette chambre lui paraissait bien triste et vide, surtout dans cet état de délabrement… Puis il l'aperçut, une enveloppe déchirer dépassant d'un meuble briser et sur le coin d'un document un logo qu'il crue bien reconnaitre.
Alors que les policiers sortaient de sa chambre Karin se torturait l'esprit à se demander si elle avait bien fait. Après une longue conversation pleine de non-dit avec sa mère les inspecteurs étaient arrivés pour prendre sa déposition concernant son agression. Sans un mot sa mère avait décidé de sortir et Karin ne pouvait que lui en être reconnaissante, quoi qu'elle puisse dire par la suite elle n'avait pas envie de le lui faire entendre. Au final elle leur raconta tout ce dont elle se souvenait de la soirée et de l'agression l'ayant mené à l'hôpital n'omettant que le fait qu'elle était déjà nue avant leur arriver… Puis étaient venu les inévitables questions sur ce qui lui était arrivé avant. Encore une fois elle avait eu une chance de dénoncer Naruto et Hinata, de tout révéler sur les sévices et le chantage tout en s'en tirant à bon compte, mais encore une fois elle laissa passer sa chance. Rapidement elle s'était rendue compte que sans vraiment le vouloir elle leur avait répéter la même histoire que celle qu'elle avait conté à sa seconde famille tout sauf qu'elle ne dit rien sur son homosexualité. Quand l'un des inspecteur lui demanda pourquoi elle n'avait pas porté plainte contre Kiba au moment des faits elle s'était étonner elle-même en lui riant douloureusement au nez avant de lui répondre le plus naturellement du monde.
- Parce que je ne suis pas idiote, au début j'étais d'accord et si je n'avais pas changé d'avis il n'y aurait rien eu à dire. Au final ça aurais été ma parole contre la sienne et je n'avais aucune preuve… Tout ce que j'y aurais gagné ça aurais été de me ridiculiser publiquement, de toute façon il s'est fait arrêter peu de temps après alors…
Karin comme les deux hommes trouvèrent son explication désolante mais les agents en avaient vue d'autre et ne mirent pas sa parole en doute. Malheureusement il n'était pas vraiment rare de voir des victimes de viols, surtout quand l'agresseur était leur conjoins, refuser de portée plainte pour ce genre de raison… Et il n'était pas bien plus rare de voir des jeunes filles, voir des femmes adultes, déjà éprouver tant physiquement que psychologiquement se faire littéralement démolir en cour par un avocat peu scrupuleux. La faute était sans doute à mettre sur le dos de ce système qui semblait mieux protégé les criminels que les victimes.
Leur travail terminé les inspecteurs avait salué la jeune femme avant de la laisser seule dans sa chambre, s'était la première fois depuis son réveille qu'elle se retrouvait seule. Au bout d'un moment elle commença même à trouver étrange de ne pas voir revenir sa mère alors qu'elle ne l'avait pratiquement pas quitté depuis son arriver ici… Tout du moins jusqu'à ce qu'elle entende un éclat de voix lui parvenir depuis le corridor. Inquiète d'avoir reconnu la voix de son père elle sortit de son lit, malgré ses membre endoloris et ses côtes douloureuse, pour se diriger d'un pas chancelant vers la porte jusqu'as ce que les paroles de ses parents lui parvienne distinctement.
- Explique-moi Mito, je veux savoir ce que ça signifie. J'ai le droit de savoir, explosa son père.
Ouvrant la porte elle tomba sur le genre de scène qu'aucun enfant ne souhaite surprendre. Son père, furieux et visiblement désemparer, faisant face à sa mère, pâle comme une morte et tout aussi immobile, brandissant sous son nez une série de document froissé et partiellement déchirer. Suffisamment proche pour distinguer l'entête elle le reconnu immédiatement et se sentie se décomposer à son tour.
Ce que montrait son père s'était une copie du document qu'avais remplis ses parents neuf ans plus tôt, un certificat d'adoption qui avait fait de Karin Kusa Karin Uzumaki, fille de Mito Uzumaki et d'Asuma Sarutobi. Ce document faisait partit de ceux qu'elle avait découvert dans son dossier lorsque sa « famille » était entré par effraction dans leur ancien orphelinat et si elle devait en juger à la réaction de son père il devait avoir fait les même découverte qu'elle… Son certificat de naissance et le formulaire de mise en adoption remplis par sa mère biologique le jour de sa naissance… La rousse ne savait que trop bien ce que devait éprouver son père en ce moment, elle-même avait été profondément éprouvé par cette découverte, la vérité sur l'identité de sa mère… Le fait était que le nom de Mito Uzumaki revenait sur chacun des trois documents.
Elle avait dû apprendre à vivre avec le fait que sa mère adoptive et sa mère biologique étaient une seule et même personne mais son certificat de naissance indiquait clairement « née de père inconnu ». Il ne fallait pas être doté d'un grand sens de déduction pour deviner ce qui avait dû arriver puisqu'à l'époque supposé de sa conception ses parents étaient déjà en couple depuis un bon moment. Poussé par la curiosité et par le besoin de comprendre elle avait tout de même fait sa petite enquête. À l'époque son père faisait partit des forces armées et lors de sa dernière mission il avait été assigné à une mission de maintien de la paix dans un petit pays qui avait plongé en pleine guerre civile. Les mois passant et la situation s'enlisant gravement sa mission avait été prolongée à deux reprise, au final il y était resté quinze mois… La date de naissance de Karin tombait trois mois avant son retour.
Elle n'avait jamais osé confronter sa mère à ce sujet mais elle avait fini par se faire une idée de ce qui avait dû arriver. Son amoureux ne revenant pas elle avait fini par avoir une aventure et était tomber enceinte par accident, comme s'était bien avant l'époque des téléphones intelligents et des communications par vidéo elle était parvenu à dissimuler sa grossesse à Asuma, à accoucher en secret et à la donner en adoption avant le retour de son mari. Au final, soit par hasard ou par remord, huit ans après l'avoir abandonné, elle était revenu vers elle pour l'adopté. Cette histoire pouvait sembler tirer par les cheveux, le plan pouvait sembler impossible à réaliser sans que son père ne s'en rende compte mais elle n'avait tout de même jamais osé poser trop de question gênante de peur de détruire sa famille… Finalement le cercle de mensonge dont elle était prisonnière avait commencé à se formé bien avant le début du chantage de Naruto et maintenant… Maintenant tous ses efforts, tous ses mensonges, tous les sacrifices qu'elle avait faits l'avaient finalement mené à cet instant… Son père qui se tourne vers elle et au moment où il croisa son regard toute sa colère sembla s'envoler.
- Tu le savais, souffla-t-il plaintivement.
Les épaules basses, l'homme laissa tomber les feuilles au sol et s'en retourna sans que personne ne tente de l'arrêter. Sa femme se contentait de fixer Karin qui, elle, était encore bien trop ébranler pour réagir. Lentement sa mère s'approcha d'elle pour poser doucement une main sur sa joue.
- Depuis quand, demanda-t-elle dans un sanglot.
Encore là, Karin ne sue quoi répondre.
Sasuke souriait, pas d'un sourire moqueur ou de l'un de ses demi-sourires arrogants, non, un simple sourire qui traduisait tout le bien-être qu'il ressentait en ce moment. Le genre de sourire que n'importe qu'elle fille ayant déjà croisé son chemin aurais rêvé de faire naître sur son visage d'ange… Et la raison de ce sourire reposait entre ses bras. Les parents de Sakura étaient partit en voyage laissant à leur fille unique le soin de s'occuper de la maison et elle en avait aussitôt profité pour faire venir son petit-ami. De fait Sasuke n'avait pas vraiment eu à se faire prier pour accourir et passer le plus de temps possible avec elle. Même s'ils étaient ensemble depuis la petite école le fait de dissimuler leur relation et la très grande popularité de Sasuke ne leur avait laissé que trop peu de moment comme celui-ci alors ils en profitaient au maximum. Tous deux avachis sur le divan du salon, collé l'un contre l'autre, face à la télévision qui diffusait un film romantique auquel ils ne portaient aucune attention.
Quand il était arrivé sa petite amie s'était déjà changer pour enfiler un pyjama, un ensemble chemise et pantalon rouge en un tissu épais et chaud. Sakura ne savait que trop bien qu'elle effet ces pyjama qu'elle trouvait si confortable avait sur son amoureux… Elle aurait presque pu plaindre ces filles que Sasuke voyait occasionnellement pour maintenir l'illusion de son célibat, toutes tentaient de l'aguicher avec des déshabiller plus affriolant les uns que les autres. En fait le noiraud ne trouvait aucun attrait à ces débordements de dentelle et de tissus transparents.
En ce moment, il faisait lentement remonter sa main le long de son ventre tout en défaisant subtilement un à un les boutons de sa chemise jusqu'à dévoiler un sein blanc au mamelon rose bien ériger. L'air de rien, du bout des doigts, Sasuke se mis à caresser tendrement la poitrine raffolait de ces moments, chaque fois qu'ils faisaient l'amour elle pouvait sentir combien il l'aimait dans chacun de ses mouvements. Il était doux, tendre, chaque fois il prenait le temps d'explorer son corps comme si s'était la première la première fois et il se faisait un devoir de la comblé à chaque fois. Ses bras avaient glissé hors des manches du vêtement et son amoureux lui caressait la nuque et le dos lui arrachant de délicieux gémissement de plaisir dont le dernier fut interrompu un profond baiser. Lentement les mains du noiraud se retrouvèrent sur les hanches de Sakura et son pantalon glissa le long de ses jambes pour se retrouver au sol, elle était maintenant nue sous Sasuke qui continuait de parcourir sa peau offerte et couverte de chair de poule de petit baiser papillons. L'une de ses paumes finies par trouver le chemin le chemin de son bas ventre pour y caresser sa fine toison bouclée… Maintenant elle n'en pouvait plus.
- Sasuke, murmura-t-elle tout en rivant son regard dans le siens pour s'y perdre.
Comprenant ce qu'elle voulait son homme commença à user de ses doigts pour stimuler son intimité déjà trempée de cyprine enclenchant les premières note d'un long concert de de soupire et de gémissements extatique allant en un long crescendo. Alors que son corps se mettait à trembler et que ses lèvres laissait s'échapper un premier petit cri involontaire Sakura se saisi de la nuque de son petit-ami pour attirer son visage à la hauteur du sien. Ce n'est qu'une fois qu'ils purent se regardé les yeux dans les yeux qu'elle s'abandonna à l'orgasme. La respiration difficile et le corps couvert d'une fine pellicule de sueur la jeune femme desserra sa prise pour venir appuyer son visage contre la poitrine de son amoureux et sourie en entendant son cœur battre aussi fort que le sien. Ces moments de pure intimité étaient magique, en fait s'était ces rares moments qui lui permettait de tenir le coup quand elle devait regarder d'autre filles tourné autour de sons Sasuke tout en feignant ne pas être affecté… Le connaissant et ayant trop souvent entendue certaines de ces filles se vanter de leur aventures avec le beau ténébreux il semblait leur accordé encore moins de valeur et d'attention qu'as une masturbation. Tout le contraire de quand il était avec elle.
- Je t'aime, murmura la rose avant de se redresser pour l'embrasser.
- Moi aussi, répondit-t-il alors que leur lèvres se séparaient.
Alors que Sakura allait tendre les mains vers le bas du chandail de son amoureux pour le lui retirer un bruit suspect se fit entendre derrière eux, comme si quelque chose frappait légèrement contre la fenêtre. Sentant Sasuke se raidir sous elle jeta un coup d'œil pour voir ce qu'il avait aperçu. Son cri de surprise et d'indignation fusa haut et fort alors qu'elle se plaquait contre son homme pour se cacher du mieux qu'elle le pouvait.
La maison des Haruno avait été bâtie de façon à ce que le salon donne sur l'arrière de la cour et celle-ci étant entourée d'une haute clôture Sakura ne tirait pratiquement jamais les rideaux, même pour ce genre d'activité… Et maintenant un jeune blond qu'ils ne connaissaient que trop bien, un grand sourire aux lèvres, assistait à leurs ébats tout en pianotant des doigts contre le verre.
- Putain de merde! Jura Sasuke en poussant Sakura sur le côté tout en la couvrant de sa chemise de pyjama.
Totalement hors de lui il se dirigea à grand pas vers la porte tandis que sa petite-amie s'affairait tant bien que mal de remettre ses vêtements tout en n'en montrant le moins possible au voyeur qui semblais ne pas vouloir perdre une miette du spectacle. Même si Sakura était censé être l'une des amies proche d'Ino elle n'avait jamais partagé son gout pour l'exhibitionnisme et une fois les premiers instants de panique passer la honte refluait pour laisser monter une rage difficilement canalisable. Son pantalon enfilé et les derniers boutons de sa chemise refermée elle se rua littéralement à l'extérieur, les poings serrés à s'en rompre les phalanges et une seule idée en tête.
À peine parvenu à la porte Sasuke la passait en trainant leur ancien ami par le col et le poing de la jeune femme fusa pour cueillir le blond en plein visage. Lâchant prise sous la force du coup qui projeta l'intrus au sol plusieurs pas plus loin le noiraud regarda sa petite-ami un long moment interdit avant qu'un grand éclat de rire ne ramène son attention sur Naruto.
- Décidément ma petite Sakura tu aurais dû intégrer un club de boxe, tu frappes plus fort que tous les type de la classe.
- Tu fous quoi ici Naruto, gronda l'Uchiwa.
- Je t'ai laissé baiser ma petite-amie, je venais chercher ma compensation… j'avoue que ce n'était pas ce à quoi je m'attendais mais je suis très satisfait du spectacle !
Acceptant avec le sourire un nouveau coup de poing de la rose qui finit de lui refermé totalement l'œil gauche Naruto se contenta de se redresser pour faire face au couple furibond.
- Tu fais quoi ici, répéta Sasuke de menaces pleines la voix.
- Une petite visite de courtoisie, franchement je ne croyais pas te voir ici Sasuke mais c'est aussi bien comme ça, je voulais te voir aussi avant de partir.
- De partir ? Demanda la jeune femme.
- Oui, j'en ai fini avec cet endroit, j'ai eu ce que je voulais… J'ai gagné, vous avez perdu donc je vous quitte. C'est la dernière fois que nous nous voyons.
Il y eut un instant de flottement avant que Sakura ne laisse échapper un petit ricanement.
- Alors c'est tout ce que tu as trouvé, après ces deux ans c'est tout ce qu'il te reste, un bluff !? Ta petite attaque contre moi s'était ça, m'avoir vue nue entre les bras de Sasuke… Je dois bien avouer que c'est déplaisant mais après tout ce que nous t'avons fait tu te contentes de peu. Ta maison est en ruine, ton jouet est à l'hôpital tu ne t'es jamais douter de ce que j'avais fait… Tu t'es royalement planté d'un bout à l'autre comme le perdant que tu as toujours été alors ne va pas me faire croire que tu as eu ce que tu voulais !
- C'est pourtant exactement le cas. Tu vas pouvoir le constaté bien assez tôt… Dit le blond visiblement sure de lui. Et encore une petite chose, un dernier conseil d'ami. Vous devriez quitter la ville, prendre vos affaires et aller le plus loin possible sans dire à personne ou vous allez. Tu n'es plus en sécurité à Konoha Sakura.
- Tu me menace maintenant, siffla la rose en serrant de nouveaux les poings.
Levant les mains devant lui en signe d'apaisement tout en reculant d'un pas vers la porte avant de s'expliquer.
- Les personnes que tu as envoyées chez moi… Je suis sure que tu n'as plus de nouvelle d'eux et je n'y suis pour rien, l'avertit son ancien ami avant de s'en retourné. Tu ne sais pas contre qui tu te bat, ajouta-t-il en guise d'adieu.
Isaribi poussait désespérément contre les roues de son fauteuil tout en maudissant, pour la première fois depuis longtemps, la femme qui lui avait volé ses jambes. Elle avait les bras en feu et comme elle était partie en oubliant ses gants elle aurait sans doute les mains couverte d'ampoules à la fin de la journée mais elle ne pouvait se permettre de ralentir, trop de choses en dépendait. Il y a quelques minutes elle avait reçu un message de Naruto et aussitôt elle s'était précipitée hors de sa maison sans même laisser un mot pour Shizune avant de s'élancé vers le domicile de son ami. Cela faisait déjà quelques semaines qu'elle s'en faisait pour le blondin, depuis qu'elle l'avait retrouvé elle s'était bien rendue compte qu'il était rongé de l'intérieur par la colère et la rancune mais en plus de cela il y avait autre chose. Naruto avait prévu quelque chose, elle en avait la certitude, quelque chose de grave et elle avait l'intime sentiment qu'elle devait l'arrêter avant qu'il ne comète l'irréparable.
Couverte de sueur et épuiser elle arriva enfin devant la petite maison aux fenêtres comblé par du contre-plaqué pour en voir sortir une jeune femme qu'elle ne connaissait que peu.
- Hinata, demanda-t-elle surprise de la voir ici.
Naruto ne lui avait jamais dit qu'ils se connaissaient… S'était étrange, surtout s'ils étaient proche au point de lui rende visite pendant les vacances.
- Isaribi, que… Que fait tu ici, demandas timidement la Hyuga.
- Je m'inquiète pour Naruto, je viens de recevoir un message étrange et je le cherche !
- M-moi aussi, m…mais je crois savoir où il est, ajouta-t-elle avant de se saisir des poignées du fauteuil. Je t'y emmené.
- Merci Hinata, ça fait plaisir de voir que je ne suis pas le seul à m'en faire pour lui !
N'entendant pas de réponse Isaribi cru sa camarade de classe trop concentré sur la route à prendre pour lui répondre… Elle n'aperçut jamais le regard mauvais que lui réservait Hinata Hyuga… Jusqu'à ce qu'elles arrivent à destination.
