Karin était immobile devant la porte ne sachant plus quoi faire une fois arriver à ce point. Il s'était écouler une semaine depuis que son père avait découvert sa véritable filiation avec sa mère et après aucun des deux n'était revenu la voir à l'hôpital. Elle venait tout juste d'obtenir son congé et plutôt que de retourné chez Naruto ses pas l'avais mené devant la maison ou elle avait été élevé pendant huit ans, mais maintenant… Si elle frappait à la porte allais-t-elle jeter un peu plus d'huile sur le feu en se présentant devant eux, après tout elle ne les avait pas revu depuis que la nouvelle était tombée. Au final le désir de voir ses parents fut plus fort que son appréhension et sa main valide se porta à la poignée de porte qui tourna sans résistance.

- Il y a quelqu'un, appela-t-elle.

Aucune réponse. Ne se décourageant pas elle entra, il n'y avait aucun bruit, les rideaux étaient tirer, aucune lumière n'étaient allumer… C'est dans cette atmosphère oppressante qu'elle trouva son père assis, seule dans le salon, un verre entre les mains.

- Papa, appela-t-elle de nouveau.

Tournant un regard vitreux vers sa fille adoptive Asuma ne répondit toujours pas, Karin aurais sans doute préférer qu'il se mette à lui hurlé dessue pour lui avoir caché la vérité aussi longtemps mais il n'en fit rien.

- Ta mère est partie, le jour même. Je ne sais pas où elle est, dit-il calmement. Elle est comme ça ta mère, dès qu'il arrive quelque chose qu'elle ne se sent pas capable de gérer, elle prend la fuite. Elle a fuis sa solitude en me trompant, elle a fuis ses responsabilité en me le cachant et en te donnant en adoption, elle a fuis sa culpabilité en t'adoptant, elle a fuis le fantôme de sa sœur en laissant Naruto à son sort et maintenant elle me fuis moi pour ne pas avoir a affronté les conséquences de ses erreurs. Ta mère est lâche Karin… Et je ne vaux pas mieux qu'elle. S'était tellement évident et j'ai préféré ne rien voir.

Alors que son père s'interrompait pour finir son verre d'un trait et le remplir de nouveaux Karin pris place dans l'un des fauteuils.

- Depuis combien de temps savais-tu ?

- Trois ans, soupira la rousse. Peut-être quatre, je n'ai pas vraiment marqué la date d'une pierre blanche. Je me suis laissé entrainer par des amis de l'époque de l'orphelinat et on y est retourné pour forcer les archives et en sortir nos dossiers personnels… Au début j'ai voulu te le dire mais je n'ai pas pu, tout le temps où j'ai été seule là-bas je n'ai rêvé que d'une seule chose, avoir une famille comme la nôtre et maintenant que je l'avais j'ai eu peur de tout gâcher… Alors je ne vous ai rien dit et j'ai fait mon possible pour pardonner à maman.

- Trois ans… C'est pour ça que tu es partie ?

Karin réfléchie longtemps à la question, elle avait menti tellement souvent et tellement longtemps a cet homme qui représentait tant pour elle… Ces deux dernières années étaient devenu un immense gâchis à cause de tous ces mensonges… Que faire maintenant.

- Non, ça n'avait rien à voir. C'est Naruto qui m'a forcé… Il voulait que je vienne vivre avec lui alors il m'a menacé de vous dire que… que j'étais attirer par les filles si jamais je refusais.

Se redressant légèrement Asuma dévisagea sa fille un instant cherchant visiblement à savoir s'il avait bien compris ce qu'elle venait de dire.

- Je suis lesbienne papa, confirma-t-elle le cœur en peine. Je sais bien ce que tu penses des gens comme moi alors j'ai… J'avais trop peur de ta réaction si tu l'apprenais, j'avais peur que tu ne l'accepte pas alors j'ai fait tout ce que Naruto demandais. Mon… Ce que les médecins et les policiers vous ont dit, ce qui m'est arrivé. S'était Kiba, j'ai essayé de le faire avec lui mais je n'ai pas été capable alors il… Réussi à dire la rousse avant que sa voix ne se casse. Peu importe ce que maman à fait, pour moi c'est toi mon père et personne d'autre… Je n'ai même jamais cherché à savoir qui pouvait bien être mon père biologique.

Les yeux pleins d'eau la jeune femme resta longtemps à contemplé son père qui, lui, semblais avoir du mal à faire le tri dans ses pensées.

- Tu lui ressemble tellement, dit-il au bout d'un moment. Toi aussi tu préfères fuir.

Les paroles de l'homme atteignirent la jeune fille comme un coup de poing en plein cœur, et il n'en avait pas fini.

- Ton père s'appelait Hashirama Sengu, s'était mon meilleur ami et l'ancien amoureux de ta mère. C'est lui qui m'a convaincu de m'engager après lui et après mon camp d'entrainement il est devenu mon chef d'unité… Jusqu'à ma dernière mission tout du moins. Dès notre premier jour sur le terrain les combats ont éclaté et il a été atteint par une balle perdu, il a été renvoyé ici pour être soigné et il n'est revenu que peu de temps avant la seconde prolongation de notre mission… C'est pendant cette période que tu as dû être conçue. Je ne sais pas si ta mère comptait me quitter pour lui mais finalement la question ne s'est jamais poser. Lors de notre dernière patrouille notre véhicule à rouler sur une mine artisanal et Hashirama n'a pas survécu.

S'était trop d'information pour Karin, beaucoup trop. Elle n'avait jamais tenté d'en apprendre plus sur son père biologique parce qu'avec les choix qu'elle avait cela aurais sans doute été bien trop compliqué et au final elle apprenait tout ça d'un coup sans rien demander…

- C'est toi mon père ! Dit-elle en tentant d'attirer le regard d'Asuma sans succès.

Ce dernier se contentait de fixer son verre tout en faisant tourner son contenu ambré.

- Si ta mère refait surface je vais te l'envoyer, vous avez sans doute beaucoup de choses à vous dire. En attendant tu ferais mieux de retourné chez ton cousin.


Hanabi savait qu'elle aurait dû se méfié, avec la famille dans laquelle elle était née elle savait qu'elle aurait dû se douter de quelque chose quand elle avait commencé à se sentir mal peu après son repas. Ses doutes aurais dû être confirmé quand Kô était venu la cherché à l'école avec une voiture et qu'elle avait vu sa grande-sœur assise à l'arrière… Mais à ce moment il était déjà trop tard pour agir, elle somnolait déjà et la dernière chose qu'elle remarqua avant de sombrer fut qu'Hinata était étrangement trempée des pieds à la tête.

Maintenant elle commençait à émergé et plus elle se rendait compte de sa situation plus la panique menaçait de l'envahir. L'endroit où elle était ne lui disait absolument rien, sans doute un bâtiment abandonner si elle se fiait aux murs vétustes et à l'odeur d'humidité qui lui agressait les narines… Mais ce n'était pas le pire, elle était totalement immobiliser. La poitrine plaqué contre la surface d'un vieux meuble, ses bras étaient tenus étirer par deux liens disparaissant derrière le rebord de la surface tandis que, les pieds bien appuyer au sol, ses jambes étaient également retenu par des liens les tenant légèrement écarté.

- Tu te réveilles enfin, se réjouis la voix de sa grande-sœur. Je commençais à avoir peur de m'être trompé dans les proportions quand j'ai préparé ton repas.

Le ton soulagé de son ainée ne rassura pas le moins du monde la plus jeune des Hyuga. Il y a peu elle considérait sa sœur comme une raté, une fille faible et elle se refusait à perdre du temps à faire attention à elle sauf si son père le lui demandait… Quelques mois plus tôt elle avait dû revoir drastiquement son jugement. Un bon matin son père avait convoqué toute la maisonnée dans le hall du manoir et sa première pensée avait été que son idiote de sœur s'était encore mérité une punition publique. Franchement elle n'appréciait pas vraiment assisté à ce genre de démonstration, contrairement à Neji elle n'avait jamais considéré Hinata comme une menace pour elle et elle ne prenait aucun plaisir à sa voir souffrir ou se faire humilié… Mais pour s'évité le même traitement il était évident qu'elle ferait tout ce que son père pourrais bien lui demander… Cependant le « spectacle » avait été très différent de ce à quoi elle s'attendait.

Sa sœur était bien présente mais loin de son air contrit et soumise habituelle elle semblait presque… Satisfaite. Elle ne souriait pas, pas plus qu'elle ne semblait réellement heureuse mais une lueur avait changé dans ces yeux alors qu'elle se tenait droite entre son père et Neji. Leur cousin quant à lui était méconnaissable, il semblait tout droit sorti d'un film d'horreur ou il jouait le rôle d'une victime d'un tueur fou. Prostré sur lui-même, pâle comme un cadavre, le regard vide mais surtout arborant au front une vilaine plaie en forme de x à peine nettoyer et laisser à l'air libre pour l'évènement.

« Je serais bref, Neji vas maintenant passer sous la tutelle de Kô, j'espère qu'un jour il saura se montrer digne de sa nouvelle position. Ma fille Hanabi est dès à présent l'héritière en titre de la famille Hyuga ! »

Sur ces simples mots son père avait quitté la pièce rapidement suivi de sa grande sœur.

- Mademoiselle Hinata, était intervenu Kô avant qu'elle ne sorte de la pièce.

- Oui Kô ?

- Souhaitez-vous que je prépare la voiture pour vous conduire à l'école ?

- Non merci Kô, ce ne seras pas nécessaire.

- Très bien mademoiselle.

Le message avait été plus que claire pour toute la maisonnée. Hanabi venait de devenir la personne la plus influente de la famille après son père et Neji avait été relégué au rang de simple domestique mais bien plus important, Hinata avait récupéré un certain statu aux yeux de leur père. Elle n'avait aucune idée de comment elle avait pu y arriver mais au vue des blessures de Neji et des habitudes de la maison il ne fallait sans doute pas chercher bien loin… Et maintenant elle était séquestré pas sa grande sœur, une jeune femme torturer, humilié et bafouer pendant des années et ce avec sa complicité. Une jeune femme qui devait très certainement la haïr de tout son cœur et qui avait scarifié leur cousin un peu plus tôt dans l'année.

- Ou sommes-nous, demanda la jeune fille de douze ans d'une voix peu assuré.

- Toujours sur le domaine, lui répondit son ainée. C'est l'ancien logement des domestiques, le bâtiment a été abandonner peu de temps avant ta naissance, cette pièce était le bureau du père de Kô à l'époque où il dirigeait le personnel. Neji m'emmenait ici parfois, pour s'assurer que personne ne m'entende appeler à l'aide… Personne ne viens jamais ici, répondit-t-elle à voix basse.

Cette fois s'en était fini de son sang-froid, Hanabi sentie les larmes lui monté aux yeux alors qu'elle tentait désespérément de se libérer en tirant sur ses liens.

- Pourquoi m'as-tu emmené ici, gémis-t-elle tentant de réprimer ses sanglots.

- C'est dommage que tu n'aies pas de souvenir de maman, elle était belle, gentille et elle nous aimait plus que tout… Tout le contraire de père, continua Hinata sans porté attention aux questions de sa prisonnière. Tu sais elle était heureuse quand elle a appris que tu serais une fille toi aussi, elle espérait que de cette façon notre père serais moins dure avec nous… Mais elle n'y as sans doute jamais cru, sinon elle ne m'aurait pas demandé ça…

- Demander quoi ?

Sans répondre immédiatement Hinata s'avança lentement dans la pièce pour entrer dans le champ de vision de sa sœur.

- Tu venais tout juste de naître, père n'était même pas à la maison, l'accouchement s'était mal passé, l'ambulance était déjà en route et le médecin avait peu d'espoir. Maman m'a demandé de venir près d'elle, elle était tellement pâle et les draps était imbiber de son sang. Tu étais dans ses bras, contre sa poitrine, pour qu'elle puisse te nourrir au moins une fois et elle pleurait. Elle a pris ma main, elle était tellement froide, et elle m'a dit que tu t'appelais Hanabi, que tu étais ma petite sœur et que comme elle devait partir ce serais à moi de prendre soins de toi, de te protégé… Même contre père s'il le fallait.

Hanabi avait du mal à en croire ses oreilles, Hinata, la protégé de père !? L'hémorragie avait dû faire perdre la raison à leur mère ou alors elle à laisser le désespoir parler à ce moment pour qu'elle puisse en demander autant à une fillette qui ne devais pas avoir bien plus de cinq ans.

- Pourquoi m'as-tu emmené ici… Grande-sœur.

Le visage de l'ainée s'éclaira un court instant d'un petit sourire à ces paroles avant qu'elle ne reprenne.

- J'ai enfin trouvé un moyen, père ne pourras plus rien contre toi ou moi, tu seras définitivement à l'abri de lui… De lui, de ces employer, même le groupe ne pourras plus rien faire et ils vont tous enfin payer… Gronda Hinata d'une voix déformé par la haine. Mais tu vas devoir rester ici jusqu'as demain le temps que ta grande-sœur règle tout.

Quoi !? Elle allait la laisser ici toute la nuit, seule, dans cette position !

- Hinata, ne fait pas ça, s'il te plaît ne me laisse pas ici, supplia-t-elle paniqué. S'il te plaît, je m'excuse pour ce que je t'ai fait, pitié !

- Voyons petite-sœur, tu n'as aucune raison de t'excuser, je sais que tu n'avais pas le choix, que c'est père qui t'a obliger à me battre et à me regarder alors que je me faisais humilier. Je comprends et je t'ai déjà pardonné. Je te l'ai déjà dit, avec ce que maman m'a demander j'aurais accepté de supporté bien plus pour te protégé… Même si tu devais y participer.

Lentement l'ainé tira un tiroir du bureau faisant criée le bois vermoulu pour en sortir une vieille paire de ciseaux piqué par la rouille. Pétrifié la pauvre adolescente était persuadé que sa dernière heure était venu, que sa sœur allais la poignardé avec ces ciseaux rouiller et qu'on mettrait des semaines à retrouver son cadavre. Les yeux pleins de larmes elle vit Hinata sortir de son champ de vision pour se placer derrière elle et passa près de perdre le contrôle de sa vessie quand elle sentie la froideur d'une lame se poser contre la peau de sa cuisse… Mais plutôt qu'une douleur cuisante elle entendit plutôt plusieurs coups de ciseaux avant que sa jupe et son sous-vêtement ne tombent en lambeau sur le sol.

- Et tu n'as pas à t'inquiéter ma petite-sœur chérie, je ne vais pas te laisser ici toute seule, tu seras en bonne compagnie et tu ne verras pas le temps passé.

La laissant seule quelques instants elle revint rapidement devant elle tirant derrière elle le plus gros et imposant chien blanc qu'il lui avait été donné de voir.

- Je te présente Akamaru, je m'en occupe ici depuis un bon moment déjà, depuis que son maitre as du s'absentée.

La grosse bête lança un aboiement joyeux comme pour approuver ses propos alors qu'elle détachait sa laisse.

- C'est une blague Hinata, s'il te plaît grande-sœur, détache-moi.

- Désolé Hanabi, je ne peux pas faire ça. Allez, fait-moi confiance, Akamaru est très protecteur, il ne laissera rien t'arriver. De plus il est très gentil et affectueux, je suis sure qu'il saura rapidement te montrer à quelle point il a été bien dressé. Adieu petite-sœur ! Lança-t-elle tout en passant la porte.

- Grande-sœur, sanglota la gamine désespéré alors que le chien passait derrière elle en humant l'air.

Tirant vainement sur ses liens pour se libérer l'adolescente finie par sentir le museau froid de l'animal se poser entre ses cuisses ouverte.

- HINATA !


Karin avait du mal à croire en ce qu'elle voyait et attendait debout au milieu du couloir, son bras toujours en écharpe elle voyait le couple qui avait fait de sa vie un enfer se diriger vers la porte main dans la main.

- C'est une blague, un test… Tu veux voir comment je vais réagir ?

- Absolument pas cousine… C'est fini, j'ai eu ce que je voulais et j'en ai fini avec cet endroit. Tu es libre ! Les clefs et les documents relatifs à la maison sont sur la table, Hinata et moi n'en aurons plus besoins. Nous partons et nous ne reviendrons jamais, fait-en ce que tu veux.

La nouvelle aurais dû la soulagé, la rendre heureuse, euphorique… Mais non, en fait tout ce qu'elle ressentait s'était une peur panique, qu'allais-t-elle devenir sans eux. Son quotidien honteux, les tortures, les humiliations… S'était tout ce qui lui restait et Naruto, aussi terrible soit-il, était la dernière famille qui lui restait.

- Tu ne peux pas faire ça, dit-elle tout bas. Tout devait finir au mois d'octobre, il reste du temps !

Son désespoir transparaissait aisément dans sa voix, qu'allais-t-elle devenir s'ils partaient réellement. Même après sa sortie de l'hôpital, malgré ses blessures, elle avait repris ses habitudes immédiatement : elle ne portait aucun vêtements mis à part son attelle, elle préparait les repas, elle se mettait au service d'Hinata dès qu'elle entrait dans la maison… Et le tout d'une seule main.

- Je sais qu'il reste du temps mais j'ai décidé d'en finir maintenant.

Considérant visiblement ces mots comme un adieu le blond franchit la porte avec son amoureuse la laissant planté dans le portique. Ne sachant pas quoi faire d'autre elle finit par s'élancé sans s'en rendre compte pour les rattraper à mi-chemin de la rue.

- Em… emmener-moi avec vous, s'écria-t-elle avant de tomber à genoux devant eux. Je vais faire ce que vous voulez, je vais obéir à tout tes ordres, absolument tout, alors laisser-moi rester avec vous !

Karin elle-même avait du mal à croire qu'elle en arrivait à une telle extrémité mais elle était sérieuse, au plus profond d'elle-même elle était terroriser à l'idée d'être abandonné par ses tortionnaires. Naruto était quant à lui visiblement très amuser par la tournure que prenais les évènements et il fit quelques pas vers elle pour se mettre à sa hauteur pour la prendre délicatement dans ses bras. Il la sentait trembler, s'agripper à ses vêtements, respirer difficilement au travers de ses sanglots… S'était encore mieux que ce qu'il avait imaginé obtenir d'elle. Tout en la serrant tendrement contre lui il se mit à lui parler doucement à l'oreille.

- C'est difficile hein… Trahie par tes amis, trompé par ton amoureuse, violée par un quelqu'un en qui tu avais confiance, forcé à abandonner ton humanité morceaux par morceaux, battue presque à mort, humilié quotidiennement, abandonné par tes parents… Pour la deuxième fois. Les gens qui t'entoure encore te dégoutte ou te terrifie au point où tu ne peux plus que t'accrocher à moi parce que je suis tout ce qui te reste… Tu te trompes Karin, je ne suis pas avec toi, Hinata non plus, tu es seule et tu n'as plus rien, tu n'es pas ma cousine, tu n'es qu'une orpheline.

Sur ces derniers mots Naruto l'abandonna en larme pour prendre la main de sa petite-amie et s'éloigner pour ne jamais revenir.

Il avait raison, elle n'avait plus rien.


Elle ne savait pas comment elle était arrivée là, elle ne savait même pas ou elle était, elle avait mal, elle avait peur mais elle avait surtout froid. Jamais de sa vie elle n'avait été aussi frigorifiée et en ce moment elle aurait tout donné pour un peu de chaleur.

Un peu plus tôt elle était sortie de chez elle pour aller se cherché quelque chose à manger à la supérette près de chez elle. Sa mère lui avait pourtant conseillé d'être prudente, comme elle le faisait chaque fois qu'elle la voyait sortir après le coucher du soleil, et comme d'habitude elle ne l'avait écouté que d'une oreille. Elle n'avait même pas fait la moitié du chemin quand elle avait entendu des pas derrière elle mais elle ne s'en était pas occuper, elle avait senti une présence tout près mais elle n'avait pas esquissé le moindre geste pour se protégé… Pourquoi l'aurait-elle fait, elle était dans son cartier, sur une rue passante et à moins de deux minutes de chez elle… Puis tout était devenu noir.

À son réveille elle était ici, il faisait terriblement froid, elle ne voyait rien, la plante de ses pieds lui cuisait comme si le sol métallique les avaient brulé, ses bras suspendu au-dessus d'elle lui faisait mal, elle ne sentait pratiquement plus ses mains et, pire que tout, ses vêtements avaient tous disparu. Prise de panique elle hurla, elle tira sur ses liens, se débâtit mais elle ne parvint qu'à s'érailler la voix et à accentuer encore plus la douleur de ses bras et ses pieds. Le corps entier pris de violent frisson, claquant des dents sans discontinuer et l'esprit embrumé elle finit par arrêter de se débattre pour se laisser pendre au bout de ses entraves.

Elle ne savait pas combien de temps s'était écouler depuis son réveille mais d'un coup la lumière s'alluma dans la pièce l'éblouissant sur le coup. Quand elle recouvra la vue elle put enfin détailler les lieux où elle était séquestrée mais cela ne l'avança pas vraiment. S'était une longue pièce aux parois métallique, devant elle le long de chaque murs se trouvait des palettes chargé de nourriture et elle-même était suspendue entre deux carcasse de porc. Sous ses pieds il y avait plusieurs traces inquiétante qui lui disait que le froid avait dû faire adhérer la peau de ses pieds au sol et qu'elle s'était déchirer pendant qu'elle se débattait mais le pire n'était pas là. Enserrer dans une paire de menottes dont la chaine était passée dans un crochet de boucherie ses mains était totalement inertes et commençait à prendre une inquiétante couleur bleu.

Un nouvel accès de panique lui donnant un regain d'énergie elle tenta de nouveau de se libérer mais la douleur dans ses membres se révéla bien trop intense. C'est à ce moment qu'un bruit métallique se fit entendre avant que la paroi opposée à elle ne s'ouvre pour la laisser apercevoir les lumières d'un stationnement, il faisait toujours nuit.

- Au secourt, croassa la jeune femme en reprenant espoir. Je suis ici !

De là où elle était-elle vit un homme se hisser à l'intérieur avant de se diriger vers elle.

- Je sais Sakura, c'est normal après tout, c'est moi qui t'ai mise ici ! Lui dit l'homme avant de poser près de lui un grand sac poubelle qu'il avait emmené avec lui.

La voix ne lui disait absolument rien, si elle l'avait connu elle l'aurait reconnu immédiatement, s'était une voix douce et chaude, le genre de voix qui vous mettait immédiatement en confiance… Sauf dans cette situation précise. Elle le détailla alors qu'il arrivait à son niveau mais elle ne pouvait pas en dire grand-chose, il portait un jeans et un chandail noir dont la capuche était rabattu sur sa tête, des lunettes fumé cachait ses yeux et un foulard le bas de son visage. Admirant son œuvre un instant l'inconnu fini par lever les bras pour manipuler ses doigts inertes, palpé ses bras douloureux puis il se pencha pour observer ses pieds en sang avant de faire courir ses paumes sur son corps frigorifier. La jeune femme qui avait pourtant fait une crise en étant vue nue par Naruto se laissa faire dans protesté et la raison était simple. Elle avait froid, froid au point de se demander si elle sentirait de nouveau de la chaleur un jour et les mains de l'homme étaient chaude alors qu'il palpait ses seins, son ventre, son entrejambe, ses fesses et son dos… Dans son esprit embrumer par l'hypothermie elle en venait presque à espérer qu'il la viole afin qu'il lui partage un peu plus de cette chaleur.

- Détaché-moi, parvint-elle à geindre dans un accès de lucidité.

- Désolé mais je ne peux pas faire ça, ce ne serais pas juste pour tes deux camarades qui ont déjà reçu leur punition.

- Quoi… Qui, pourquoi !

L'inconnu eut un doux rire avant de retourner vers le sac qu'il avait abandonné.

- C'est beaucoup de questions à la fois que tu me pose mais si tu veux vraiment savoir pourquoi tu es ici la réponse est simple, tu as fait du mal à une personne qui m'est très chère. Tu as demandé un certain service à deux petit idiots qui n'ont pas hésité un seconde à me dire qui tu étais… Mais ne t'en fait pas, ils ont eu ce qu'ils méritaient et ils t'ont même demandé pardon quand j'ai commencé à les découper en petit morceaux.

- Mais qui êtes-vous, pitié, relâché-moi !

- Qui je suis n'a aucune importance, ce qui est important c'est que tu as fait du mal à un membre de ma famille alors je ne peux pas te relâcher… Je vais te faire mal.

Si la rose n'avait pas déjà été en train de trembler de tous ses membres un long frisson de terreur aurait parcouru son corps quand l'inconnu la menaça sur un ton aussi naturel. À la place une sensation de chaleur se répandit le long de ses jambes alors que le contenu de sa vessie se répandait sur le sol en une longue trainée fumante dans l'air glacé.

- Mauvaise idée ça, pour le moment c'est chaud mais dans peu de temps ça n'en seras que plus froid. Bon, assez jouer, je vais t'expliquer ce qui vas se passer. Dans environs une heure les employés qui travailles ici vont finir par arriver et le conducteur de ce camion réfrigéré vas partir faire ses livraisons dans la ville voisine. Dans le pire des cas tu devrais rester ici encore deux heures, peut-être trois avant qu'ils ne te trouvent… La bonne nouvelle c'est que même si l'hypothermie vas certainement te faire tomber dans le coma bien avant ce moment tu as quand même des chances de t'en sortir. La mauvaise c'est que les températures près de zéro et les extrémités du corps humain ne font pas vraiment bon ménage, d'ici à ce qu'on te retrouve tu pourras certainement dire adieu à tes doigts et tes orteils. Pour ce qui est de ton nez et tes oreilles je n'en sais rien mais je suis vraiment curieux de savoir ce qu'il va advenir ces deux petits bouts, ajouta-t-il avec amusement tout en pinçant l'un de ses mamelons déjà insensibiliser. Peut-être qu'ils vont tomber d'eux même.

- Pitié, supplia la rose entre deux sanglots.

L'homme se contenta de la fixer encore un long moment, profitant pleinement du spectacle pathétique qu'offrait la jeune femme avant qu'un mince sourire n'éclaire son visage masqué.

- D'accord, je vais t'offrir une chance.

Plongeant une main dans sa poche il en sortit une petite clé métallique qu'il glissa dans la serrure de l'un des bracelets.

- Je te laisse la clef et…

À grand pas il retourna près de la porte pour déchirer le grand sac qu'il avait emmené pour libérer une masse de tissu froisser.

- Ici ce sont tes vêtements et des couvertures, de quoi te faire tenir et peut-être te sauver d'une ou deux amputations. Bonne chance Sakura, la salua-t-il avant de sortir pour refermer la lourde porte derrière lui.

La rose recommença aussitôt à s'agiter mais sans succès, ses bras lui faisait atrocement mal tout comme ses pieds blesser, la pointe du crochet ouvert lui semblais terriblement haut, trop haut pour y faire passer la chaine des menottes… Mais elle n'abandonna pas. La vision de ses doigts semblant lentement devenir noir et s'agitant mollement à chacun de ses mouvements lui donna l'énergie nerveuse suffisante pour continuer d'essayer. Même si ses bras étaient douloureux ils bougeaient toujours alors elle les tendit aussi haut que possible, même si ses genoux tremblaient de froid et de fatigue elle les plia autant que ses liens le lui permettait, même si ses pieds étaient couvert d'engelure elle y porta tout son poids pour pousser aussi fort que possible. Bondissant tout en laissant s'échapper une plainte déchirante elle parvint enfin à se décrocher avant de s'effondré de tout son long dans sa propre mare d'urine froide. Presque vidée de toute énergie elle leva les yeux sur ses poignets pour s'apercevoir avec horreur que la clef avait disparu, sans doute tomber alors qu'elle s'escrimait à se libérer.

Parcourant du regard le sol autour d'elle, elle finit par l'apercevoir à moins d'un mètre d'elle. Rampant difficilement dans sa direction elle tenta de s'en saisir, plus par réflexe qu'autre chose, mais évidemment avec ses mains inerte s'était impossible. En désespoir de cause elle plaqua sa bouche contre le sol et parvint difficilement à s'en saisir avec ses dents, laissant au passage de nouveaux lambeaux de peau collé au sol glacé, et après quelques efforts supplémentaires elle parvint avec mal à faire tomber les bracelets au sol. Intrigué et inquiète la jeune femme remarqua pour la première fois la série d'élastiques passer autour de ses poignets, sans doute qu'ils avaient été dissimulé par les menottes, et s'en débarrassa de quelques coups de dents. Soulagé de sentir un picotement familier et douloureux parcourir ses paumes Sakura se dit que la circulation sanguine devait enfin être rétablie, maintenant tout allais bien aller, elle n'avait plus qu'as attendre les secourt. Emmitouflé dans les couvertures que lui avait laissées son agresseur elle s'adossa à la porte verrouillée du fourgon.

- Je vais m'en sortir, murmura-t-elle pour elle-même.


Comme tous les soirs Dan montait la garde devant la maison de Karin, plus question qu'on lui fasse du mal maintenant que son cousin en avait fini… Et il était plutôt fière de comment il avait réglé le cas de la petite peste aux cheveux rose.

Ça faisait plusieurs heures qu'il l'avait abandonné dans la remorque réfrigéré qui servait de chambre froide temporaire à un boucher du centre-ville. Bien entendu aucun chauffeur ne viendrait chercher la remorque et le propriétaire serait absent encore au moins deux ou trois jours. Honnêtement il de demandait comment elle allais, si elle avait eu le temps de perdre espoir avant de mourir de froid suspendu à son crochet ou bien si elle agonisait encore emmitouflé dans ses couvertures… Ou mieux si elle avait été stupide au point de retirer les garrots improvisés qu'il avait mis à ses poignets, si s'était le cas elle devait certainement être morte maintenant, un caillot avait dû monter à son cerveau ou à son cœur et avec de la chance elle s'était éteinte dans d'horrible souffrance… Dans tous les cas elle avait eu ce qu'elle méritait, personne ne pouvait s'en prendre à sa famille et penser s'en sortir impunément.


Karin sortit difficilement de son lit pour se diriger vers la salle de bain, encore un matin difficile à se demander si elle pourrait sortir ou si la maison était toujours assiégée par une armée de journalistes. Cela faisait trois mois que Naruto et Hinata étaient partit en l'abandonnant ici et un jour de moins que la bombe avait explosé… Et on en était toujours à dénombré les victimes.

Enfin, Karin utilisait le mon « bombe » pour décrire le dernier acte de la vengeance de son cousin mais dans les faits aucun explosif n'avais été utilisé, ce que Naruto avait fait avait été bien plus dévastateur pour les personnes qu'il visait. L'élément déclencheur avait été la découverte de deux corps aux porte de l'école qu'ils avaient fréquenté, Naruto et Hinata s'étaient donner la mort ensemble et près d'eux il y avait deux imposant bagages pointé par une flèche et d'un message écris à la craie sur le ciment

« Voilà pourquoi! »

Ces simples mots avait été leur message d'adieu mais le contenu des valises quant à lui…

Normalement le contenu de ces bagages n'aurais jamais dû être connu du grand publique, la famille Hyuga et la police de Konoha les auraient fait disparaître afin d'éviter les questions gênante mais ils n'en ont jamais eu la chance. Dès le lendemain une compagnie de livraison privée avait délivré plus d'une cinquantaine de lettre ou de colis contenant des copies papier ou numérique de leur contenu. Deux journaux nationaux, une station de télévision, quatre quotidiens régionaux, trois service de police différent, deux bureau ministériel ainsi que toutes les familles concerné et quelques blogueurs célèbres en avait reçu des copies… Tout comme Karin et son père. C'est avec horreur que la rousse avait découvert le contenu de ces dossiers, il y avait entre autre deux journaux rédigé par le jeune couple racontant sans rien omettre, y compris les détails les plus sordides, tout ce qu'ils avaient vécu ces dernières années. Tout y était, les viols, les mauvais traitements, les blagues cruelles, les violences physique et psychologique… Et s'était loin d'être tout. Ils y avaient également consigné les noms de tous les responsables : ceux des enseignants, étudiants, agent de police, médecins et employer des services sociaux ayant été témoins ou conscients du problème tout en fermant les yeux volontairement. Une quantité incroyable de personne étaient mentionner dans ces deux journaux et tous pouvaient être jugé comme témoins, complice ou carrément coupable d'actes criminels étant donné ce qu'avaient subis les deux adolescents.

Submergé par un désir morbide de finalement tout apprendre sur le passé du couple qui avait détruit sa vie. Karin avait lu la totalité du récit de Naruto sur sa vie avec Jiraya, Tsunade et Isaribi complétant ainsi la partie de l'histoire dont elle n'avait pas été témoin… Puis ça avait été celui d'Hinata avec toutes les horreurs qu'elle avait vécu tout au long de sa vie au sein de la famille Hyuga, les menaces, les manipulations, les viols, les humiliations… La jeune Hyuga faisait même mention de deux avortements forcés qu'elle avait dû subir alors qu'elle n'avait que treize et quinze ans.

Ensuite venait un troisième dossier, tout aussi volumineux et beaucoup plus détailler… Le récit au jour le jour de la vengeance du couple du moment où Naruto avait commencé son enquête sur Karin jusqu'au moment de leur départ pour l'école avec la ferme intention de se suicidé. Sept-cent cinquante-deux jours y était raconté dans le détailles y compris les six cent dix-huit jours du calvaire de la rousse. Karin avait passé une nuit entière à lire et à revivre ces deux dernières années sous le point de vue de son cousin, comment il avait préparé leur premier entrevue, comment elle s'était soumise à lui de plus en plus facilement, l'installation du système de surveillance fournis par Shikamaru, les longues discussions avec Hinata pour savoir ce qu'ils allaient lui faire subir. Absolument tout y était, la terreur qu'avait fait naître en elle Hinata et qu'elle avait entretenu par la suite, l'espionnage de sa relation avec Kin, l'organisation de son viol par Kiba suivi de celui improvisé par Naruto et Hinata, sa tentative de rébellion avortée suivi de la trahison de Kin. Sa tentative de négociation suite à ces évènements y était également transcrite ainsi que le rôle qu'elle avait joué dans l'agression subie par Tenten et dans le piège qui s'était refermé sur Neji. Près de la fin on y parlait de la relation secrète et malsaine entre Sasuke et Sakura, du secret de ses origines et la dernière entrée était daté de seulement deux heures avant leur mort.

Le reste des documents se révélait être l'intégralité de la vidéo surveillance tourné par Naruto, les photos qu'il avait prise de Karin pour maintenir son contrôle sur elle, les donnée du cellulaire de Tenten avec les photos de ses victimes ainsi que la vidéo de son agression, la mise en scène du viol d'Hinata par Sasuke, des enregistrements audio du père d'Hinata. Il y avait aussi une foule de documents légaux comme les rapports de police sur la plainte qu'avait faite Hinata contre sa famille, les dossiers médicaux prouvant les mauvais traitement, les viols et les avortements subie par l'aînée de la famille… Il y avait même les documents d'adoption de Karin et même le foutu corrigé d'examen fournis par Itachi qui avait déclenché toute cette histoire de chantage.

Suite à ces révélations il n'avait même pas fallu attendre vingt-quatre heures pour que l'invasion ne débute. S'était à croire que tous les policiers, agents fédéraux et journalistes du pays s'étaient donné rendez-vous à Konoha… En fait on aurais plutôt dit une meute de chien enrager déterminé à se jeter sur une proie blesser afin de la déchiqueter à belle dents et les personnes suivant l'évolution de la situation n'avait pas eu longtemps à attendre pour voir le début des opérations. Le jour même les services judiciaire avaient fait une décente musclé simultanément au manoir Hyuga et au poste de police local. Résultat des courses tous les employer du manoir ainsi qu'Hyashi et Neji Hyuga avaient été mis en état d'arrestation sous le coup d'une liste ridiculement longue de charge dont agression sexuel, maltraitance sur des mineurs, voie de fait, corruption, fabrication de faux, gestion d'un réseaux de prostitution juvénile et une multitude de cas de complicité. Du côté de la police la totalité des agents en place avaient été suspendu sans solde le temps d'une longue et minutieuse enquête interne… Et comme si ce n'était pas assez, pour ajouter au chaos ambiant, Sakura Haruno, Isaribi et deux autres jeunes hommes avaient été porté disparu par leur famille pratiquement au même moment.

Le lendemain le manège s'était poursuivi sur le même ton avec la suspension de trente-cinq des quarante-deux employés de l'école qu'ils avaient fréquenté. À peine quelques mois après le scandale des deux enseignants ayant des relations sexuel avec une élève mineur, sans parler des médiats qui avait fouillé dans le passé de l'établissement pour finir pas faire ressortir les histoires d'Ino, de Choji, de Temari, de Neji et de Kin… Toutes des situations dont la direction était pleinement conscientes, le ministre de l'éducation avait été poussé à prendre des mesures drastiques. L'hôpital avait également vue certains membres de son conseil d'administration interpellé, son directeur avait été congédié tout comme deux chef de service et les trois médecins impliqué dans les avortements d'Hinata et la falsification de son dossiers médical.

Par la suite ça avait été au tour de ses anciens camarades de recevoir des nouvelles déplaisante, un mandat d'arrêt avait été lever contre Kin pour voie de fait et coup et blessures ; Kiba avait été appelé à comparaître pour répondre à des accusations d'agression sexuel, pour avoir monnayer l'obtention de services sexuel et pour couronné le tout il était également accuser de cruauté envers les animaux pour avoir impliquer son chien dans ses délire pervers… Tout ça alors qu'il était sur le point d'être libéré du centre jeunesse ou il était interné. Karin de son côté avait assisté en directe à l'arrestation de Tenten sur l'écran de son téléviseur mais elle avait eu bien du mal à reconnaître son ancienne camarade de classe. Adieu la jeune femme sportive et athlétique, pendant ces mois de réclusion forcé elle semblait avoir pris entre cinquante et soixante kilos, la voir se dandiner gauchement pour se glissé dans une voiture de police était sans doute le spectacle le plus misérable qu'elle avait vue depuis longtemps.

Au final ce qui devait arriver arriva et ça avait été au tour de la rousse de voir les agents de police frapper à sa porte. Elle avait passé les quatre heures suivantes enfermé dans une pièce du poste de police avant que ne la rejoigne en compagnie d'un jeune homme qu'elle ne connaissait que de vue, Konohamaru, un neveu d'Asuma qui pratiquait le droit depuis cinq ans. Ensuite elle avait passé les dix heures suivante en salle d'interrogatoire pour raconter son histoire et ainsi confirmé certaines informations contenu dans les documents laissé par Naruto. S'était bien la première fois qu'elle mettait des mots sur son calvaire sans rien dissimuler, au grand désespoir de son avocat qui aurait préférer un peu plus de retenue. Au final elle avait été relâchée sous promesse de comparaître. Entre le rôle qu'elle avait joué dans les agressions de Tenten et Neji, son entrée par effraction à l'orphelinat et tous les actes criminels qu'elle avait passé sous silence il y avait de grande chance qu'elle se trouve inculpé de quelques charges. C'est au moment de sortir du poste de police que toute l'ampleur de la situation avait frappé Karin de plein fouet, une nuée de journaliste semblant pris de frénésie l'attendait à la porte, difficilement contenu par un mince cordon d'agent en uniforme. Un instant paralyser par le spectacle surréaliste de cette armée de micro et d'enregistreuse braqué sur elle dans le brouhaha des questions qui se superposait la jeune femme donna une occasion à l'un des journalistes de forcé le passage pour se ruer sur elle.

- Mademoiselle Uzumaki, nous venons d'apprendre que le corps de Sakura Haruno viens d'être retrouvé, qu'elles sont vos impressions en apprenant la nouvelle ?

Il n'y a sans doute pas de bonne façon d'apprendre le décès d'une personne que l'on avait longtemps considéré comme une amie mais il y en a des pires que d'autre et celle-ci en faisait partie. Sous l'œil attentif des médiats la pauvre jeune femme resta sans réaction de longues secondes avant que Konohamaru ne vienne s'interposer d'un « Ma cliente ne feras aucun commentaire! » incroyablement cliché.

Finissant par échapper difficilement à la nasse des collègues de l'homme qui était justement repousser derrière le cordon policier Karin fut reconduite chez elle par son père et son avocat dans un silence de mort. En fait depuis son arrivée elle n'avait pas entendu Asuma prononcer la moindre parole et une fois en sécurité dans la maison de feu son cousin il s'en retourna sans se départir de son mutisme. Seul Konohamaru resta quelque temps avec elle mais surtout pour lui prodiguer quelques conseils dont le plus important était sans doute de ne rien dire aux journalistes.

Par la suite elle n'était pratiquement plus sortie, se contentant de se rendre à ses rendez-vous médicaux, préférant suivre l'évolution de la situation via la télévision, la radio et les journaux développant de son propre aveu une sérieuse tendance à la misanthropie. Au final Konohamaru était parvenu à convaincre le ministère public de ne retenir aucune charge contre elle argumentant certaines circonstances atténuante, du fait qu'elle ait agis sous la contrainte et au vue de la légèreté des faits qu'on pouvait lui reprocher. Au final tout ce qu'ils auraient pu retenir contre elle était quelques atteinte à la pudeur, de ne pas avoir dénoncé des crimes dont elle avait été témoins et d'avoir fournis des informations à une bande de délinquant au sujet d'une justicière en herbe. Quand Konohamaru lui avait annoncé la nouvelle elle avait fondue en larme. Le jeune homme s'était approché d'elle pour la féliciter et la consoler lui disant que sa réaction était normal et devait se sentir soulager… En fait il n'aurait pas pu être aussi loin de la vérité. Karin elle-même n'aurais su dire d'où lui venait cette crise soudaine mais elle était sure que le soulagement n'y était pour rien. Ses larmes et ses sanglots lui parurent prendre des heures à se calmé, en fait elle aurait sans doute préférer subir une punition pour tout ce qui était arrivé… Finalement elle avait appris par le biais d'un appel téléphonique laconique de son père que ses parents avaient entamé des procédures de divorces et que sa mère avait déménagé à l'autre bout du pays sans pouvoir lui dire ou exactement, pire que tout Asuma l'avait renié dans le même élan.

« Si tu étais prête à en endurer autant pour ne pas avoir à me parler je ne voie pas ce que nous aurions d'autre à nous dire. »

C'est sur cette phrase qu'elle avait perdu sa famille… Mais malgré tout et la culpabilité qui la rongeait, elle était celle qui s'en était le mieux sortie dans toute cette histoire.

Sans parler des victimes des deux dernières années et de Sakura on avait fini par découvrir les corps des deux jeunes hommes qui l'avaient agressé, grossièrement dissimulé dans une benne à ordure, semble-t-il que les corps étaient dans un état lamentable. Peu de temps après s'était Isaribi qui avait été retrouvé, sanglé à son fauteuil roulant au fond de la rivière, sans doute noyer le jour même du suicide de son ami. Dans les eux cas Karin n'avais pas eu trop de mal à se faire une idée des coupable de ces meurtre avant même les conclusions de l'enquête policière, la jalousie d'Hinata et la vengeance de Dan avait fini par faire des victimes. Pour ajouter à une pile de cadavre déjà imposante Sasuke avait fini par se donner la mort ne laissait qu'une lettre disant qu'il ne supportait pas de vivre sans Sakura et pour tout dire tous sans exception avait eu du mal à croire à la nouvelle mais les fait était là, huit jeunes gens de la ville étaient maintenant décédé des suite de cette histoire.

Depuis toute la ville avait été prise dans la tourmente d'un véritable cirque médiatique et juridique. Des images de leur ville passait en boucle lors de tous les bulletins de nouvelle et la moitié des politiciens du pays avait dû venir donner une entrevue sur place utilisant l'hôtel de ville, l'école ou encore carrément sa maison comme arrière-plan. On aurait presque pu croire que la municipalité avait été frappé par une catastrophe naturelle et le pire c'est qu'as les entendre les problèmes dans les services sociaux, la violence physique et psychologique dans les écoles et la corruption étaient des problèmes qui venait tout juste d'apparaître. Leur petit jeu n'était pas vraiment difficile à comprendre, dégoulinant d'hypocrisie ils venaient se faire du capital politique sur le dos d'une communauté éprouver par une tragédie humaine.

Finalement elle avait cessé d'écouter la télé quand les procès de Fugaku Uchiwa et des Hyuga avait commencé. Tout ce qu'elle en avait vue s'était que la majorité des employer du multimillionnaire avaient été relâché en échange d'un témoignage contre leur anciens employeur qui était d'ailleurs maintenant sans le sou. Immédiatement après son arrestation le conseil d'administration de son entreprise l'avait écarté pour éviter une catastrophe boursière, qui était malgré tout déjà bien amorcé, et les autorités financière avaient gelé tous ses avoirs. Pour la jeune sœur d'Hinata, Karin n'avait aucune idée de ce qui avait pu lui arriver, sans doute que les services sociaux en avait pris la charge.

Enfin bon, au final elle avait quand même beaucoup perdu, sa famille, ses amis, sa réputation, sa tranquillité, son amour propre… Elle avait même fini par perdre tout contact avec l'extérieur depuis quelques jours. Elle avait débranché son téléphone après qu'un producteur eut tenté de l'approcher pour lui acheter les droits sur son histoire.

« Du drame, du sexe, du sang et de la trahison ! Votre histoire à tout pour faire un succès instantané au grand écran !»

Totalement dégoutté elle avait rapidement raccroché au nez de l'homme mais malheureusement il ne serait sans doute pas le dernier à tenter sa chance, entre les journalistes, les biographes et les psychologues cherchant à se faire un nom sur son cas elle avait l'impression d'être devenue une pièce de viande jeter aux requins. Elle en était même venue à souhaiter qu'une catastrophe naturelle frappe le pays afin qu'ils l'oublient et la laisse en paix.

Le regard perdu devant sa glace elle finit par être tirer de ses sombres pensées par des coups frappés à sa porte, cela devait bien faire une semaine que personne ne s'y était risqué, depuis qu'elle avait demandé à la police de faire évacuer son terrain. Elle tenta de l'ignorer mais on visiteur se faisant insistant elle songea même à recontacté la police mais avant qu'elle n'ait eu le temps de rebrancher son téléphone mural la porte de sa chambre s'ouvrit pour laisser passer la dernière personne qu'elle s'attendait à voir.

- Bonjour frangine !

Sa famille autoproclamé n'avais pas plus échappé à la tourmente que les autres après la diffusion de ce qu'ils avaient fait à Tenten, tous sauf Kidomaru, Mizuki et Dan avaient été appréhendé pour ce qui avait été appelé « un cas grave d'abus de légitime défense ». Juugo avait été interné immédiatement dans un institut psychiatrique pour une période indéterminé, les jumeaux tout comme Suigetsu avaient échoppé d'un an de réclusion, leur première condamnation en tant qu'adultes. La plus chanceuse du groupe avant été Tayuya, étant donné son casier judiciaire miraculeusement vierge elle n'avait eu droit qu'as six mois de réclusion… Et pourtant, alors que cette sentence n'avait été prononcée qu'il y a deux mois sa grande-sœur était visiblement passer par la fenêtre de sa chambre pour lui rendre visite.

- Tu t'es évadée ? Demanda la propriétaire des lieux sans ambages.

- Exactement, j'ai fait un grand sourire au garde et il m'a gentiment ouvert la porte, dit-elle tout en guettant la réaction de sa cadette.

Et visiblement elle en fut déçue car elle reprit immédiatement légèrement énervée.

- Quoi !? C'est sans doute plus crédible que de dire que j'ai été une gentille fille et qu'ils m'ont libérer au tiers de ma peine pour bonne conduite. Alors, tu ouvres la porte ? Dan attend.

Karin se mis en mouvement sans vraiment s'en rendre compte, comme dans un état second, elle ne les avait plus revus depuis le début du scandale et avait tout fait pour ne pas penser à ce qui se passerait quand le moment viendrais. Pour le moment la rousse se félicitait de ne pas avoir été mise en charpie par son amante qui connaissait maintenant les tenants et les aboutissants de leur relation. En fait…

- Tu n'es pas en colère, demanda-t-elle soudainement en s'immobilisant.

- Pourquoi je le serais, parce que tu as couché avec moi seulement pour me faire taire ?

Étrangement, alors même qu'elle prononçait ces mots, l'aînée ne semblait ressentir aucune colère. En fait elle paraissant même surprise de voir que Karin avait pu croire le contraire.

- Écoute Karin, tu ne m'as pas tout dit c'est un fait mais depuis le début tu as été très claire avec moi… Tu m'as dit qu'il n'y aurait que du sexe entre nous et aucun sentiments de ton côté, précisa-t-elle visiblement contrarié… Tu n'as rien à te reprocher, j'aurais seulement voulu savoir pour ton enfoiré de cousin! Je l'aurais buté de mes mains avant qu'il ne foute tout ce bordel, j'arrive toujours pas à croire que j'ai passé deux mois en prison à cause de ce connard !

Visiblement la jeune femme tentait tant bien que mal de reporté sa colère et sa déception sur quelqu'un d'autre que sa cadette. Avec le temps qui avait passé elle avait fini par se faire beaucoup d'idée à propos de leur relation et maintenant elle devait faire face à la réalité…

- Dis Karin, tu vis seule ici maintenant ?

- Oui, la maison est à moi, Naruto me l'a légué, pourquoi ?

- Bien… Avec tout ce qui c'est passer j'ai un petit problème de logement, ça t'ennuierais si je venais ici pour quelques jours ?

Face à sa sœur Karin sentie naître un pauvre sourire sur ses lèvres, pas le sourire joyeux d'une personne échappant à la solitude mais plus le sourire résigné de la personne qui s'efforce de bien paraître lors d'un enterrement. Elle savait déjà ce qui allais suivre, Tayuya ne repartirais pas, Kidomaru et Mizuki la rejoindrais sans doute avant longtemps et ils ne la quitteraient plus. Dan avait gagné, Naruto avait gagné, elle n'avait plus qu'eux.

- Aucun problème, dit-elle simplement. Vas dire à Dan de passer par l'arrière, dès que j'ouvre la porte avant les types de la télé essaient de se jeter sur moi pour me poser des questions.

- Tu n'es pas au courant ? Lui demanda Tayuya visiblement surprise. On ne parle que de ça à la télé.

- La dernière fois que je l'ai ouverte un psy que je n'avais jamais vue de ma vie était en train de faire mon analyse psychologique en directe depuis mon porche ! Il c'est passer quoi au juste ?

Un sourire amusé aux lèvres Tayuya alla au salon pour ouvrir en grand ses rideaux pour lui monter sa cour déserté.

- Ils sont tous partit depuis deux jours, un gamin de Suna c'est inspirer de ton cousin. Il a barricadé toutes les portes de son école avant de foutre le feu au bâtiment en pleine heure de cours… Ils disent qu'il y a au moins cinquante morts.

L'espace d'un instant Karin se sentie mal d'avoir souhaité qu'un événement du genre se produise pour la sauver du harcèlement des médiats avant de finalement hausser les épaules… Pour une fois que quelqu'un répondais à ses prière elle n'allait pas ergoter. Allant à la porte elle ouvrit les verrous pour ouvrir et laisser passer son grand-frère visiblement ravis de vois sa famille réunie.

Il avait laissé Karin s'éloigner d'eux une fois il ne referait plus cette erreur, jamais.


C'est fini, j'espère que vous avez aimer et j'aurais beaucoup de remercient à faire. Quand j'ai lancé cette histoire en 2013 j'était en pleine rédaction de "Combattre le Naturel..." depuis plus d'un an et j'avais vraiment besoin d'un gros changement de registre... Et comme je suis un peu maso sur les bords j'y ai ajouter un défi d'écriture, intégré à mon histoires toutes les suggestions que m'enverrais mes lecteurs.

Comme je m'y attendais ça a donner quelque chose de particulier, je ne crois pas que j'aurais oser abordé tout les sujets que j'ai abordé dans cette fiction sans ce petit coup de pouce. Sans vouloir trop me vanter je me sens plutôt satisfait du résultat obtenu, un fiction originale contenant un peu de tout en passant par le drame, l'érotisme, la psychologie sans oublier un peu de réalisme morbide.

Tout ceci pour remercié ceux qui ont décidé de prendre quelques minutes de leur temps au cours de ces trois dernières années pour participer à mon délire : naruXsaku200, Omurah, kirashu, Suzuka-san, Soul-Lost, Ernessa, Youyou... Pour ne nommer que ceux d'ont j'ai toujours la traces ainsi qu'as tout les autres qui m'ont encouragé dans leur commentaires.

En espérant sincèrement que vous avez aimer la fin que j'ai choisi merci encore de m'avoir suivi ces trois dernières années.