Voila, la fin, la vraie. Je dois féliciter Lorya-Phillyp, CookieKandy et kirashu pour avoir répondu correctement au défi, vos demandes spécial ont été incorporer de mon mieux, sur ce bonne lecture.


Hinata avançait lentement entre les portes qui s'ouvraient au son des cloches de sécurité avant de se refermer derrière elle dans un grand fracas métallique. Il y avait longtemps qu'elle n'avait pas mis les pieds dans une prison et même si cette atmosphère ne l'affectait pas vraiment elle pouvait comprendre pourquoi certaines personnes ne pouvaient pas arriver à s'y faire… Mais il faut tout de même admettre que les centres de détentions à sécurité maximale n'étaient pas conçus dans l'idée d'être accueillant.

- Pourquoi maintenant mademoiselle Ôtsutsuki ?

Hinata se tourna vers l'homme qui marchait à ses côté, Shino Aburame, son avocat. « Pourquoi je n'irais pas, ça fait des années qu'il attend cette visite, je peu bien lui accordé ça. » Dit-elle simplement.

- Justement, en plus de vingt ans vous n'êtes jamais venu une seule fois.

D'un simple sourire la femme écarta l'argument avant de presser un peu le pas. « Tu vas bientôt comprendre mon ami. »

« Mon Ami » Aux propres oreilles de la brune cette expression sonna faux venant d'elle, dans son enfance on lui avait inculqué de classer les êtres humains en deux catégories distinctes, les fort et les faibles. Plus tard, à l'adolescence, on l'avait forcé à reconsidérer sa vision du monde pour y intégrer la notion de bourreaux et de victimes puis quelqu'un lui avait enfin montré la voie… Toute relations humaines dépendaient d'un système de prédation, chaque être humain étaient des proies ou des prédateurs. Les amis n'étaient d'aucune utilité et n'avaient aucune valeur… Ce qui n'était pas le cas de Shino, loin de là.

Sans lui il ne faisait aucun doute qu'elle n'aurait jamais pu arriver là ou elle en était aujourd'hui. Quand maitre Aburame senior était décédé il avait pris la relève au sein de son bureau avant de la prendre pour cliente. Il lui avait permis de changer d'identité, d'obtenir les fonds nécessaires à la réalisation de ses projets et il l'avait également sauvé de quelques faux pas de jeunesse… Le tout en échange d'une forte compensation pécuniaire. Sortant du cadre de la prédation sa relation avec l'avocat relevait plus de la symbiose.

« Utiliser la cabine numéro trois, vous avez trente minutes ! » Expliqua l'agents des services correctionnels en charge du parloir.

Longeant la longue salle séparer en deux par une série de cabines vitrée communiquant entre elles par un lien téléphonique Hinata aperçue enfin l'homme qui réclamait sa visite depuis dix longues années, depuis qu'elle s'était appropriée ce qu'il avait sans aucun doute ce qu'il avait de plus précieux.

Au premier regard elle faillit ne pas le reconnaitre tant il avait changé depuis son arrestation plus de vingt ans plus tôt. Ses longs cheveux d'un noir de jais avaient laissé place à une coupe en brosse plus blanche que grise, son visage parfait était maintenant marqué de rides et de vieilles cicatrices, même ses longs doigts fins étaient maintenant déformés par les fractures et l'arthrite. De celui qui avait été le puissant Hiashi Hyuga il ne restait plus qu'une fière posture droite et un regard glacial.

« Qui êtes-vous !? » Demanda-t-il sèchement alors qu'elle saisissait le combiné après avoir pris place devant lui.

Après avoir pris un instant pour sourire doucement au vieil homme Hinata levas les mains à son visage pour retirer les lentilles colorer qui dissimulait la couleur véritable des ses iris avant de les ranger dans un petit étuis sortit d'une poche de veste. « Dois-je être déçue que vous ne puissiez même pas reconnaitre votre propre fille, surtout après avoir passer tant d'année à réclamé ma présence ? »

- Hanabi ?

- J'ai abandonné ce prénom il y a bien des années, tout comme le nom souiller des Hyuga mais j'imagine que cela n'a rien à voir avec le but de notre rencontre père.

Plutôt que de répondre Hiashi se mis à dévisager Shino, qui soutint sans peine son regard jusqu'au moment ou Hinata se décida à intervenir. « Maitre Aburame est mon conseiller juridique, il assistera à cette entrevue ou elle n'aura pas lieux, c'est à vous de voir. » Dit-elle simplement avant de poser le combiné devant elle pour que l'avocat puisse suivre la conversation.

- Rend-moi mon argent, fini par soufflé l'Hyuga.

- Votre argent !? Vous n'avez plus d'argent père, ce qui n'a pas été saisi par le gouvernement ce sont les actionnaires et les autres branches du clan qui se le sont approprier. Après votre emprisonnement il fallait bien que les pertes incalculables que vous avez causer à l'entreprise soient absorbé… Vos comptes, vos actions, vos propriétés… Tout y est passer, il ne vous reste rien.

- Tu sais très bien de quoi je veux parler Hanabi, je veux que tu me rendes l'argent que tu as détourné il y a dix ans !

« Monsieur Hyuga ! » Intervint pour la première fois Shino. « Je vous prierais de mesurer vos paroles quand vous vous adresser à ma cliente. Si vous voulez parler des montants répartit en soixante-trois comptes en fiducie dans différents paradis fiscaux sachez que le transfert de ces fonds c'est fait en toute légalité et dans le respect le plus stricte de vos directives. Je m'en suis personnellement assurer! »

- Pardon !? C'est faux, je suis le seul à avoir accès à ces comptes. Aucun transfert n'a pu se faire sans mon accord !

- Effectivement père… Sauf en cas d'incapacité, le cas échéant la responsabilité de la gestion de ces comptes revenait à votre héritier désigner dès sa majorité… Moi. Maitre Aburame est parvenu à convaincre les responsables des différentes fiducies qu'une peine de prison à perpétuité sans possibilités de libération avant vingt-cinq ans était une raison valable de vous juger… Incapable.

Ne relevant pas l'insulte Hiashi se pencha en avant pour bien appuyer ses paroles « Ne crois pas que je vais rester emprisonner encore longtemps ma fille ! »

- Je n'en doute pas père, vous avez sans doute tout mis en œuvre pour avoir votre libération conditionnelle bientôt, elle a même déjà été prononcé si je ne me trompe pas… C'est sans doute pour cette raison que ces cent quatre-vingt-six millions de dollars sont primordiales pour vous. Ne vous en faites pas, je vais vous rendre vos comptes, je crois même que maitre Aburame vous a fait parvenir le constat de vos actifs restant.

- Tu sais très bien que ces comptes sont vides, siffla le vieil homme.

Dans son souvenir son père était un être d'un stoïcisme à toute épreuve, comme s'il avait été fait de marbre… En le voyant tant a fleur de peau Hinata ne put s'empêcher de rire alors qu'elle remettait difficilement ses lentilles.

- Je m'en doute bien père, et vous m'en voyez désolée, j'ai malheureusement eu besoin de cet argent. Vous savez cela coute cher d'élever un enfant alors j'ai intégralement remboursé mon tuteur, j'ai également remboursé mon prêt étudiants, je me suis acheter un domicile et malheureusement mon passe-temps favori est assez couteux… Sans parler des honoraires de maitre Aburame et de mes propres projets d'avenir, j'ai bien peur de ne rien pouvoir faire pour vous père.

« Hanabi, tu crois vraiment pouvoir t'en tirer comme ça !? Tu crois que je vais te laisser faire sans sévir ? » Tempêta le vieil homme avant d'être interrompue par l'éclat de rire de sa fille.

- Sévir !? Vraiment, et comment ? Avec quelle ressource, avec quelle aide? Ce que je ne vous ai pas pris vous l'avez déjà perdu ! Kô est mort il y a dix ans, poignardé par son voisin de cellule, Neji un an plus tard par un dealer de drogue rival alors qu'il tentait de rassembler les fonds nécessaires pour faire effacer sa cicatrice au front. Vos appuis au sein de votre ancien conseil d'administrations sont nul, Vos amis sont morts ou à la retraite et n'ont plus aucune influence, la compagnie elle-même à changer de nom afin de vous faire disparaitre des registres. Le clan quant à lui… Après le discrédit que vous avez jeter sur la famille avec ce scandale personne ne va vous laisser approcher à moins de cent mètre, c'est même déjà un miracle qu'ils ne vous aient pas fait tuer avant votre libération. Félicitation, d'ici quelques mois vous serez libre, libre d'aller finir votre vie misérable dans la solitude et la pauvreté en ruminant chaque jour sur ce que vous avez perdu.

« Hanabi ! » Gronda-t-il alors que sa fille reposait le combiné contre son oreille.

- Hinata, le coupa-t-elle. Je vous l'ai dit j'ai abandonné ce nom il y a longtemps et Hinata est celui que j'ai choisi à la place… J'espère que vous m'êtes reconnaissant, vous n'aurez qu'un seul nom à maudire ce soir et pour le reste de votre vie !

Et elle reposa le combiné sur son socle tout en regardant son père exploser de colère derrière le verre blindé alors que deux gardiens l'entrainaient hors de la pièce.

- Satisfait maitre Aburame ?

« Très » Répondit l'avocat qui affichait l'un de ses rares sourire.

Et il y avait de quoi être satisfait, s'était lui qui avait patiemment préparer ce moment pendant des années. Son père avait été avocat avant lui, l'avocat principale de la famille Hyuga, et quand le scandale avait éclaté il s'était retrouvé à devoir défendre le patriarche déchu, forcé par un odieux chantage concernant une histoire de dette engendré par sa famille… Seulement, représenté la défense lors d'une affaire ultra médiatiser ayant engendré de nombreuses morts et comprenant des accusations de viol, maltraitance, malversation, fraude, chantage, corruption et autre pouvait représenter de nombreux risques.

À la moitié du procès un homme armé s'était infiltré dans le palais de justice dans le but de se faire justice lui-même, il avait raté sa cible mais Chibi Aburame avait eu bien moins de chance et n'en avait pas réchappé. Dans les années qui avaient suivi Shino avait achevé ses études en droit et repris le cabinet de son père, ainsi que tout ses dossiers, c'est en épluchant ses archives qu'il était tombé sur les comptes secrets de la famille Hyuga. Par la suite il avait tout mis en œuvre pour retrouver l'héritière de la riche famille qui avait immédiatement accepter de l'aider dans ses projets et ainsi il avait pu se venger de la mort de son père… Elle avait même eu la bonté de le rétribuer généreusement pour le faire.


Harcèlement, violence, mensonge et rumeurs, touts les écoles sans exceptions sont identique… Seul le niveau d'hypocrisie du personnel enseignants et des jeunes qui ne sont pas des victimes diffère d'un endroit à l'autre et Hinata entait bien qu'elle était tomber sur un milieu particulièrement hypocrite cette fois ci. Normalement cette école aurait été un véritable pain béni pour elle, si elle n'avait pas entendu cette voix au détour d'un couloir. Une voix amicale, chaude, rassurante, un véritable havre pour un jeune esprit tourmenté… Le plus séduisant des chants de sirène pour un adolescent perdu, une voix qu'elle aurais pu reconnaître entre mille tant elle s'y était complus à l'écouter.

Tournant un coin elle aperçut immédiatement le dos de l'homme à qui elle appartenait, une taille moyenne, une tenue propre qui lui donnait néanmoins un vague air relâcher, de longs cheveux laisser libre… Tout ce qu'il fallait pour que le jeune adolescent face à lui se sente proche de lui.

« Retourne en classe Denki, et ne t'en fait pas, s'il y a quoi que ce soit ma porte t'es toujours ouverte ! » Dit-il au garçon qui s'en retourna visiblement hésitant.

- Bonjour Hinata, ça faisait longtemps qu'on ne s'était plus croisé, lança l'homme sans même se retourner.

- Bonjour Dan.

En les voyant se faire face ainsi, sans dire un mot, les yeux dans les yeux, n'importe qui aurais pu se demander qu'elle genre de relations ils avaient… Sans jamais avoir une seule chance de s'approcher de la vérité.

Elle n'avait que treize ans lors de leur première rencontre, le jour où elle avait fugué pour faire sa petite escapade à Konoha son tuteur avait totalement paniquer et déclarer sa disparition. Dès son retour elle avait été prise en charge par la protection de la jeunesse et envoyer en centre et son dossier était tombe entre les mains d'un tout nouveau psychologue, Dan Katô. Il l'avait suivi jusqu'à ses dix-huit ans et c'est au cours de ces années que s'était forgé la femme qu'elle était devenue. Bien entendu il lui avait fallu beaucoup de recul pour réaliser à quelle point cet homme avait guidé son développement de l'état de jeune fille se cherchant une identité à celui de prédateur… Mais malgré tout ce n'était pas pour cette raison qu'elle en voulait à Dan et qu'elle ne pourrait jamais plus lui accorder sa confiance.

Après qu'il ai cesser d'être son thérapeute à sa majorité il avait décidé qu'elle était prête à franchir le pas et de faire sa première victime, la première d'une longue série. Il lui avait raconter une histoire monter de toute pièce, l'avais conduite dans une ruelle sombre et désigné une silhouette solitaire et mis une lame entre les mains… Ce n'est qu'après être passer à l'acte qu'elle avait reconnu sa victime, son cousin Neji, elle ne l'avait lu vu depuis des années mais sa cicatrice en X mal dissimulé sous un bandana était inimitable.

Celle qui était encore Hanabi à cette époque avait été horrifié de cette mort, non pas parce qu'elle avait tuer Neji mais parce que son protecteur l'avait poussé à tuer une personne qui, et il le savait parfaitement, n'aurais jamais dû figurer parmi ses victimes. Tout monstre qu'il avait pu être sa sœur bien aimée lui avait déjà réglé son cas et la loque humaine qu'il était devenu aurais dû poursuivre sa misérable existence encore de nombreuses années. En lui faisant assassiné Neji Dan lui avait fait gâcher la vengeance de sa sœur.

Par la suite elle avait coupé tout liens avec lui, seuls leur carrière respective les amenait encore à se rencontrer et dans ses rares occasion ils faisaient tout deux penser à des bêtes sauvages se tournant autour, cherchant la moindre faille pour sauter à la gorge de l'autre.

- Je croyais que tu avais décidé de ne plus accepter de contrat en itinérance pour te rapprocher de ta famille à Konoha, demanda-t-elle simplement.

- C'était le cas mais le directeur de cet établissement est une connaissance et il m'a demandé un service… Mais je suis heureux que ça me permette de retravailler avec toi Hinata

La femme se contenta de lui sourire avant de reprendre sa marche comme si de rien n'était.

« Tu sais, si tu voulais venir à Konoha pour nous rendre visite tu serais la bienvenue, je suis persuadé que ma petite sœur serait sans doute surprise de te revoir après toutes ces années mais… Ça ne change rien au fait que tu fasses pratiquement partie de la famille. »


Toneri Ôtsutsuki coupa le contact mais du prendre un moment avant de sortir de sa voiture… Même si cela lui faisait mal au cœur il savait que sa visite d'aujourd'hui serais tout aussi inutile que celles qui avaient précédé mais en son âme et conscience il ne pouvait faire autrement, il ne pouvait faire abstraction de ces certitudes. Comment aurait-il pu ignorer le fait que pendant plus de dix ans il avait élevé une femme qui était devenue une tueuse en série. S'était sans doute le comble de l'ironie pour un homme comme lui, un enquêteur de police, mais que pouvait-il y faire. Hanabi était sa nièce, le dernier membre de sa famille encore en vie sans parler de sa pars de responsabilité dans la situation actuelle.

Autrefois la famille Ôtsutsuki avait été à la tête d'une vaste entreprise fondé par l'un de ses aïeuls et lui, le seul fils du président, avait été destiné à hériter de tout… Un héritage dont il n'avait jamais voulu. Sans en parler à son père il avait fait les démarches pour intégrer l'école de police et dès qu'il en avait eu la chance il était parti… Deux ans plus tard, au décès de son père, il avait tout bonnement refusé son héritage sans penser une seule seconde aux conséquences de ses actes. Son père était un homme d'une autre époque et il avait les valeurs qui allais avec, son testament était très clair, si un homme de la famille Ôtsutsuki directement lié à lui ne reprenais pas les affaires l'entreprise devait être fermé et liquidé… Jetant ainsi à la rue quelques cinq mille employer. Toneri avait immédiatement saisi le chantage posthume de son père mais il avait décidé de ne pas céder tout en refusant d'endosser la responsabilité des victimes collatéral de sa dispute familial… Sa jeune sœur n'avait pas pu en faire autant.

Elle avait désespérément cherché une faille dans le testament de leur père et, finalement, elle en avait trouvé une. Elle avait contacté leur principal concurrent, une multinational qui avait souvent tenter de les racheter dans le passé, et elle avait ait la proposition suivante. Si leur président garantissait la pérennité des opérations et des emploies dépendant des Ôtsutsuki elle accepterait de l'épouser et ainsi il entrerait dans la famille et pourrait hériter légalement et sans frais de leur entreprise. C'est ainsi que la mère d'Hanabi s'était retrouver à épouser Hiashi Hyuga dans l'unique but de garantir une fusion entre deux groupes financiers. Du mariage de sa sœur à sa mort Torune n'avais eu aucun contact avec elle pas plus qu'avec ses deux filles. La seule fois où il avait vue l'ainée elle était étendue nue sur la table du légiste qui finissait de la recoudre après son autopsie… La pauvre fille, même dans la mort il avait remarqué à quel point elle ressemblait à sa mère au même âge. Cette expérience avait été terrible mais ce n'était rien en comparaison de sa rencontre avec Hanabi, encore aujourd'hui il en faisait des cauchemars.

À l'époque du scandale il avait fait parti des forces de police envoyer à Konoha pour enquêter sur toutes les preuves uploader sur internet et dès son arrivé il s'était retrouver assigné à l'équipe chargé de perquisitionner le domaine Hyuga. Son parton de l'époque ignorait les liens qu'il avait avec le clan. Au cours de l'opération s'était lui qui avait découvert l'ancienne annexe réservé au personnel et il s'y était aussitôt diriger pour la fouiller avec six de ses collègues. Méticuleusement ils avaient commencé à fouiller le bâtiment abandonner pièce par pièce… Et il avait fallu que ce soit lui qui ouvre la porte du bureau du responsable du personnel.

Sur le moment il n'avait pas compris ce qu'il voyait, ou plutôt son esprit avait refuser de comprendre la scène qui se déroulait sous ses yeux. Face à lui un chien blanc aussi gros qu'un ours était appuyé sur le bureau et ondulait vivement du bassin comme un chiot s'excitant sur la jambe de son maitre… Puis il avait aperçu les deux maigres jambes blanche, tendue au maximum et attacher aux pattes du bureau, dépassant de chaque côté du bassin de l'animal. Il avait poussé un grand cri et le chien surpris s'était dégager d'un coup pour lui faire face en grondant. Instinctivement sa main avait saisi son arme de service et il avait fait feu, foudroyant le chien de trois balles dans le crâne. L'animal gisant inerte au sol plus rien n'avait pu lui dissimuler le triste spectacle que la fillette séquestrée offrait. Nue jusqu'à la taille ce qui restait de ses vêtements reposait en lambeau au sol sous elle avec d'autres immondices. Ses cuisses étaient souillées de sang et d'autres fluides auxquelles il préférait ne pas songer, sa chemise et la peau de son dos avaient été lacérer par les griffes du chien… À ce moment les seuls signes montrant qu'elle avait survécu à cette épreuve était la respiration hachée qui secouait ses fines épeules et ses yeux ouverts fixant le vide.

Il n'avait dû s'écouler que quelques secondes entre le moment ou il avait fait feu de son arme et celui ou ses collègues l'avaient rejoint mais il avait déjà eu le temps de réaliser toute l'horreur de la situation… Normalement il ne pouvait y avoir qu'une seule fillette de cet âge sur le domaine, son autre nièce, Hanabi.

Il n'y avait aucun moyen de deviner depuis combien de temps la jeune file était ici mais s'il devait en juger à la peau déchirer de ses poignets et de ses chevilles autour de ses liens elle avait longtemps tenté de se libérer avant de finalement tomber inerte. Le plus délicatement possible il l'avait délivré avant de l'emmitoufler dans sa veste pour la portée hors de cette pièce et la confié au personnel médical appelé à la rescousse. Alors que les ambulanciers lui prenaient l'enfant des bras il avait déjà pris sa décision et quelques semaines plus tard il obtenait la garde de la petite. Bien entendu ce qui restait du clan Hyuga s'y était opposer, principalement ceux qui souhaitait utiliser la petite pour prendre le contrôle de l'entreprise plus facilement… Heureusement, après ce qu'avait vécu les deux filles d'Hiashi Hyuga au sein de cette famille, il n'avait pas été très difficile de convaincre un juge de la nécessité d'éloigné la survivante de Konoha.

Au cours des dix années suivantes il avait fait de son mieux pour l'aider à surmonter son traumatisme en la traitant comme sa propre fille et mis à part l'épisode de sa fugue il avait cru que tout s'était plutôt bien passer… En fait c'est ce qu'il avait voulu croire de toute ces forces avant que la triste réalité ne le rattrape. Peu de temps après ses dix huit ans elle avait de nouveau disparue mai cette fois, comme elle était majeure, il n'avait rien pu faire pour tenter de la retrouver. Ce n'est que pratiquement deux ans plus tard qu'elle avait refait surface mais elle était méconnaissable nouvelle couleur de cheveux, lentilles colorer mais aussi et surtout un nouveau prénom, Hinata… Et le pire restait à venir.

Dans un premier temps il avait approuvé sa décision de devenir travailleuse sociale dans les écoles de la région, il s'était dit que s'était sans doute une façon pour elle de prévenir un drame tel que celui qu'elle avait vécu… Puis ça avait commencer. Subtilement, se façon si insidieuse que lui-même avait mis plus de deux ans avant de s'en rendre compte. Pris à part les évènements n'avaient rien de suspect, des arrestations subites, des plaintes anonymes, des agressions non résolues, des disparitions… Des incidents malheureusement communs dans une grande ville comme celle-ci mais arrivant à un rythme bien trop régulier, pendant un moment certains de ses collègues avaient même émis l'hippothèse d'un pseudo justicier sévissant en ville mais n'ayant trouvé aucune preuve le tout fut classé sans suite. Le point commun entre les incidents ce fut finalement lui qui le remarqua… S'était Hanabi. Ou plutôt toutes avaient lésée à un moment ou à un autre une personne dans l'entourage professionnel de sa fille adoptive.

Sans avoir aucun moyen de le prouver il était persuadé qu'elle était responsable d'au moins deux disparition et quatre mort suspectes… Et Dieu seul savait combien d'autre avaient pu passer sous son radar car, oui, il était aussi persuadé qu'il y en avait d'autre. Après tout elle était loin d'être la première. Dans les mois qui avaient suivi le dévoilement du scandale de Konoha il y avait eu une série de cas similaire, soixante-quatre en tout étalé sur cinq ans, faisant en tout plus de quatre cent victimes dans plusieurs villes du pays. Il n'avait pas fallu longtemps aux tabloïdes pour trouver un surnom spectaculaire aux jeunes vengeurs « Les enfants du massacre ». Tout au long de cette période Toneri avait crin que sa pupille ne suive la même voie, poussé par le traumatisme qu'elle avait subi, mais au final il semblait qu'elle ai attendu l'âge adulte pour passer à l'acte… Et lui, sa seul famille, inspecteur de police, ne pouvait rein faire pour l'aider ou l'arrêter car il était incapable de rassembler des preuves.

En fait mais sans preuve ou mandat légal il aurais eu un moyen facile de confirmer ses doutes, cette idée n'avait cesser de le torturer à chacune de ses visites ici, dans cet ancien chantier de construction ou elle avait élu domicile. Tout ce qu'il aurait à faire s'était de ne pas aller frapper à sa porte, aller vers l'un des modules qu'il trouvait suspect depuis des années, en forcé l'entrée et voir ce qui s'y trouvait… Cette idée l'obsédait tant qu'il lui arrivait même d'en rêver mais dans ses cauchemars la scène se terminait toujours de la même façon. Derrière la porte de l'ancien conteneur maritime il ne trouvait qu'un grand bureau et ligoté sur celui-ci il y avait une petite fille, sa nièce, se faisant besogner par un énorme molosse blanc.

Repoussant une nouvelle fois l'image dérangeant il frappa à la porte de sa fille adoptive qui finie par ouvrir au bout de quelques longues minutes.

« Je te réveille ? » Demanda l'inspecteur en voyant Hanabi lui ouvrir les cheveux en bataille, vêtue d'un simple t-shirt noir dévoilant ses jambes blanches et débarrasser de ses lentilles brunes.

- Non, mais je ne suis pas seule, il vaudrait mieux que tu repasse plus tard.

- Demain ça te va ?

« Parfait, à demain alors… » Dit-elle semblant vouloir refermer avant de se reprendre soudainement. « Juste une chose, la soirée pour célébrer ta retraite est bien le mois prochain non, le douze je crois ? »

- Oui, c'est ça. On m'a confié une dernière affaire aujourd'hui, sitôt le dossier fermé je range tout et j'arrête… J'y pense, tu travailles dans une école des cartier ouest en ce moment, tu dois avoir entendu parler de ce garçon qui à été porté disparu. Tu le connaissais ?

Hinata levas les yeux au ciel un instant avant de sortir tout en refermant la porte derrière elle. « Si tu me le demande c'est que tu dois déjà le savoir, non ? Je ne le connaissais pas personnellement et je n'ai pas eu encore l'occasion de le rencontré mais je m'occupe présentement du dossier d'une élève ayant porté plainte contre lui pour harcèlement psychologique et sexuel… Tu dois aussi avoir que je n'ai pas le droit de t'en dire plus à moins que tu ne te présente à l'école avec un mandat de la cour ! Le fait que tu m'ai élevé ne me donne pas le droit de violer le secret professionnel ! »

- Désolé, tu as raison je vais passer te voir à ton bureau pour tout faire dans les règles… Mais entre nous, tu en pense quoi ?

Hinata poussa un profond soupire tout ne jetant un regard réprobateur à son oncle. « La direction avait déjà convoquer ses parents pour les rencontrer et ceux de sa victime avaient menacé de portée plainte à la police… S'il l'a appris je ne serais pas surprise qu'il ait fugué. »

Toneri souri doucement avant de s'en retourné vers sa voiture.

- Tu as sans doute raison, et de toute façon ce ne seras bientôt plus mon problème, Bonne nuit Hanabi !


Irrité Hinata referma la porte de son logement bien plus fort qu'elle ne l'aurait fait en temps normale… Après toutes ces années son oncle se bornait toujours à utiliser son ancien prénom, d'ire qu'a l'origine s'était lui qui l'avait convaincu d'abandonner le patronyme Hyuga pour adopter celui des Ôtsutsuki.

- C'est toi, demanda-t-elle en se tournant vers la porte de sa chambre.

Dans l'encadrement se tenant une femme un peu plus âgée qu'elle, plutôt quelconque, totalement nue. Apparemment Moegi n'avait pas jugé utile de remettre ses vêtements après qu'elles aient été interrompus en plein ébats.

- Moi quoi ? Répondit la rousse avec un sourire malicieux qui eu le don d'irrité son amante.

- Iwabee Yuino, je t'avais pourtant dit d'arrêter ton petit manège et de ne surtout pas agir dans les écoles ou je travaille !

« Je n'ai rien fait Hinata… Et rien ne pourra prouver le contraire. Hinata il faudrait que tu comprennes que je ne suis pas responsable à chaque fois qu'une petite frappe ou, disons un violeur récidiviste, disparait sans laisser de trace ! » Se défendit-elle avec aplomb… Si seulement son regard n'avait pas dit exactement le contraire de ses paroles.

Ce n'était pas la première fois que la rouquine empiétait ainsi sur ses activités, lui faisant ainsi courir des risques inutiles, et dans n'importe quelle autre situation elle se serais débarrasser d'elle depuis longtemps… Mais s'était impossible. Pas par fidélité, par amitié et encore moi à cause de quelques sentiments romantique, elles savaient toutes deux que leur relation n'était que physique. Si elle ne pouvait faire le moindre mal à Moegi s'était parce que ses principes le lui refusaient, avec son passé sa maitresse ne pouvait pas faire partie de ses victimes.

Elle l'avait rencontré quelques années auparavant, alors que prise d'un accès de curiosité mal placé elle s'était mise à la recherche des différents acteurs du scandale de Konoha, elle voulait savoir ce qu'il étai advenu de ceux qui avait survécu à sa sœur après l'avoir côtoyé. Ses recherches l'avaient étrangement mené à deux pas de chez elle, dans un petit bar miteux en péripétie de la ville tenue par une femme dans la fin trentaine du nom de Kaede Shirogane… Mais à une autre époque et dans une autre ville elle avait porté un autre nom, Temari NoSabaku. Presque deux ans avant que le scandale n'éclate pour de bon elle avait été l'une des premières victimes collatérales du plan de Naruto mais ce n'était pas une simple vidéo à la fois humiliante et incriminante qui l'avait poussé à changer d'identité pour se terrer dans un misérable débit de boisson. Non, ce qui avait radicalement chambouler sa jeune vie s'était ce qui était arriver à sa famille deux ans plus tard.

Après son renvoi de l'école son père, directeur d'une école privée de haut niveau, l'avait renié avant de l'envoyer vivre chez son oncle pour ne plus jamais avoir à la revoir. Ce fut peut-être une chance pour elle d'être ainsi écarté de sa famille car elle n'avait pas eu à être témoin des sévices que subissait son petit frère. Battu par leur père, ignorer par leur frère, et harcelé par ses camarades de classe la situation n'avais fait qu'aller de mal en pis pendant deux longues années puis… Il s'était trouver une lueur d'espoir, un rai de lumière dans sa pauvre et misérable existence, les dossiers mis en ligne par Naruto. Pendant près de deux mois il s'était enfermé dans sa chambre pour consulter à de nombreuse reprise chaque dossier, principalement les récits des différentes vengeances du couple puis, il était passé à l'acte.

Profitant d'une cérémonie de fin de cessions pour lequel tout le personnel et les étudiants étaient tenus de se rassembler dans le gymnase de l'école il s'était présenté devant le bâtiment armé d'un rouleau de fil de fer et d'une dizaine de bombe incendiaires faites maison… Sur les trois cent seize personnes présentes ce jour là cent quarante-quatre avaient trouvé la mort avant que la masse en panique ne parviennent à forcer l'une des portes condamnées par le garçon. Gaara NoSabaku était ainsi devenu le premier des enfants du massacre et le plus meurtrier d'entre eux. Les années suivantes il les avait passés en internement psychiatrique et quand il avait enfin pu retrouver sa liberté il avait rejoint sa sœur. Temari avait profiter de cette période pour changer d'identité et pour acheter sn petit commerce grâce à l'argent de l'assurance vie d'un père qui l'avait renié.

S'était Moegi en personne qui lui avait conter cette histoire, à l'époque elle était l'une des habituées du bar, mais il lui avait fallu encore deux ans avant qu'elle ne lui raconte une autre histoire tout aussi édifiante, la sienne. À l'époque ou Hanabi faisait sa fugue pour visiter Konoha Moegi vivait dans un petit village de région, le genre d'endroit ou il ne se passe jamais rien et ou tout le monde se pense en sécurité. C'et sans doute cette fausse impression si rassurante qui avait fait que personne n'avait réagis quand, sans raison particulière, elle fut en l'espace de quelques jours rejeté par toute sa classe peu de temps avant que les brimades ne commencent réellement. Comme toujours dans ce genre de cas la situation n'avait fait qu'empirer sans que personne n'intervienne pendant des mois jusqu'à franchir un seuil critique. Samui, une grande blonde qui peu de temps auparavant se disait être son amie l'avait littéralement vendue à trois garçons de leur classe.

Contre une poignée de billet elle l'avait attiré dans un endroit à l'abris des regards pour que les garçons puissent lui tendre une embuscade avant d'abuser d'elle à tour de rôle. Peu de personne pourrais se remettre de ce genre d'expérience, Moegi ne s'était pas remise, elle avait plutôt totalement basculé et à une vitesse folle. Contrairement à bien d'autre avant elle qui avait pris le temps de réfléchir et de prévoir un plan élaborer, parfois des semaines ou des mois, la jeune fille était passée à l'acte dès le lendemain. Elle s'était présentée en classe avec trente minutes de retards et quand son enseignant s'était retourné pour la sermonner il s'était retrouver face au canon d'une arme à feu.

Étrangement personne n'avait cédé à la panique, Moegi avait demandé à toute les personnes présente de se rassembler au fond de la classe mis à part ses quatre agresseurs, l'enseignant lui-même s'était assurer de maintenir l'ordre chez les adolescents… Plus tard un journaliste lui avait demander s'il avait fait ça dans le but de protégé les élèves qui n'était pas ciblé quitte à abandonner les autres, il n'avait pas répondu. De toute façon, avec tout ce qui s'était passer dans tout le pays au cours des dernières années personne ne lui en avait tenu rigueur même après ce qui était arriver par la suite.

Sous la menace de son arme elle les avait obligées à avouer tout ce qu'ils lui avaient fait subir la veille dans les moindre détailles avant d'ordonner aux garçons de retirer leurs vêtements pour finalement les faires attacher ensemble par Samui à l'aide d'attache à câble.

« Débrouille-toi pour qu'ils ne puissent plus jamais recommencer ! » Avait-elle ordonné à la blonde en lui donnant une paire de cisaille à jardin.

Dans un premier temps elle avait refusé de même toucher à l'outil et ce fut tout à son honneur car Moegi la tenait toujours en joue, puis elle avait appuyé le canon de l'arme contre son visage… « Choisi, leur queue ou ton nez ! »

Le choix fu vite fait. Quand la police avait finalement fait irruption dans la salle de classe à peine quarante minutes après le début de la prise d'otage les trois garçons avaient déjà perdu connaissance tandis que Moegi enfonçait de force les trois verges tout juste tranchées dans la bouche de sa camarade de classe. En voyant les agents passer la porte la rousse s'était aussitôt immobiliser et avait déposer son arme sans opposer la moindre résistance et, ultime satisfaction elle avait pu voir le visage de Samui quand l'un des policiers avait noté à voix haute que l'arme était inoffensive. Non seulement le pistolet n'était pas chargé mais en plus la gâchette avait été soudé… Son père en avait toute une collection à la maison.

Moegi avait été la dernière à revendiquer ses actes comme étant inspiré par les évènements de Konoha, la dernière des enfants du massacre avec trois victimes au compteur. Deux des garçons étaient décédé le jour même dès suite de l'hémorragie, le troisième s'était suicidé avant la fin de l'année, quant à Samui, elle ne savait pas ce qui était advenu d'elle par la suite.

Hinata n'avait jamais pris la peine de discuter avec la propriétaire du bar, pas plus qu'a son frère qui passait son temps dans un coin du bar à fixer la flamme d'un briquet dans un coin sombre de la salle. À vrai dire quand elle avait commencé à rencontrer Moegi hors du bar elle n'avait tout simplement plus remis les pieds dans l'établissement… Et honnêtement elle aurait sans doute fini par se lassée de la petite rousse si ce n'avait été des affaires de disparitions. Occasionnellement certaines personnes qui figuraient sur sa liste de proie venaient à disparaitre sans laisser de trace et sans qu'elle n'ait rien à y voir, elle avait fini par découvrir ce qui leur arrivaient.

Un beau soir, alors qu'elle entrait par effraction d'un entraineur de basketball un peu trop intime avec les joueuses de son équipe, elle était tomber nez à nez avec Moegi… Les deux femmes s'étaient dévisagées sans rien dire pendant un long moment, puis la rousse lui avait sourie avant de lui céder le passage. Hinata avait préférer rebrousser chemin et quelques jours plus tard sa cible avait été porté disparue à son tour. À ce jour on ne l'avait jamais retrouvé, c'est par la suite qu'Hinata avait fait le lien entre les victimes de disparition, toutes étaient des hommes suspecter d'agression sexuel ou des violeurs fraichement relâcher de prison.

Même si aujourd'hui elles savaient toutes deux ce que l'autre faisait l'une comme l'autre n'avait jamais rien admis à voix haute, et s'était tout aussi bien comme ça.

- Alors, demanda la rousse toujours nue n s'approchant d'elle. C'est bon ? Je retourne chez moi ou on retourne au lit ?

Hinata haussa les épaules avant de poser les mains sur les hanches de sa maitresse pour la repousser lentement dans sa chambre, mieux valais ne pas la contrarié. C'était le prix à payer pour que leur relation en reste ou elle était, purement physique et sans aucun lien de confiance.

- Je dois m'inquiéter du fait que tu reçoives la visite d'un policier, demanda néanmoins la rousse alors qu'Hinata glissait une main entre ses cuisses.

- Tu as eu beaucoup de chance qu'il ne te voie pas.

- Il m'aurait passé les menottes ?

- Une fois il m'a surprise avec l'amant le plus passionné que j'ai jamais eu… Le pauvre a à peine eu le temps de se dégager qu'il lui à mis trois balles dans la tête.


Hinata soupira de soulagement en apercevant enfin le panneau annonçant son arrivée à Kusa, une petite ville perdue au fin fond d'une région éloigné et sur le point de disparaître depuis la fermeture de la scierie, le bois d'œuvre ayant de nouveau prouver qu'il n'était pas un marché stable et sur. Comme il fallait près de cinq heures de voyage sur une petite route mal entretenue pour y arriver elle avait profité d'une longue fin de semaine pour entreprendre le trajet alors qu'absolument personne ne savait où elle allait… Elle avait même pris la précaution de laisser son téléphone chez elle et de louer une voiture différente de la sienne. Bien entendu partir pour deux jours lui faisait prendre le risque de perdre l'un de ses petits locataires mais ce qu'elle entreprenait ici était bien plus important que la survie des quelques vermines emprisonner chez elle.

Sitôt entré dans l'agglomération la situation désastreuse dans laquelle se trouvait la petite ville apparaissait immédiatement, dans chaque rues une maison sur deux arborait une affiche « À vendre » décolorer par le soleil, plusieurs immeubles d'habitation avaient leurs portes et fenêtres condamné par de grande feuille de contre-plaqué et seul une petite station-service semblait toujours ouverte… L'un des rares commerces ayant réussi à surnager dans le gigantesque naufrage qu'était cette ville depuis dix ans. Un peu avant d'arriver à destination elle passa devant l'école de la ville qui n'était plus qu'un village. Autrefois, pour couvrir tous les cycles scolaires, il avait fallu quatre établissements comme celui-ci, aujourd'hui il était le seul encore ouvert et même s'il avait été le plus petit d'entre tous les élèves qui y étudiais étaient loin d'y être à l'étroit.

Finalement elle pu garer sa voiture de location à destination, une maison tout ce qu'il y a de plus banal mais qui faisait tout de même tache dans ce milieu avec sa façade propre, son parterre entretenu et les deux vélos d'enfants abandonner sur le gazon. Son moteur était à peine coupé que les deux petits propriétaires des vélos jaillissaient comme deux diables par la porte d'entrée.

« Tatie, tatie ! »

- Bonjour les enfants !

À peine s'était-elle penchée pour les accueillir que les deux petits d'une dizaine d'année lui sautait dans les bras d'un même mouvement, à chacune de ses visites la petite scène se répétait. Le petit garçon, Boruto, était déjà le portrait craché de son père tandis que la fillette Hinawari, était bien partie pour devenir le sosie de sa mère, deux petits anges aux yeux bleus, les enfants de Naruto et Hinata.

- Les enfants, allez jouer un peu, je dois parler à votre grand-mère et ensuite je vais avoir une surprise pour vous.

Les yeux brillants Les deux enfants foncèrent vers l'arrière-cour tandis qu'Hinata entrait dans la maison « Mito ! » S'écria-t-elle pour annoncer sa présence à la vieille femme, si s'était encore nécessaire, qui s'empressa de venir à sa rencontre.

- Hanabi, je ne pensais pas que tu reviendrais aussi vite, il s'est passer quelque chose ?

Hinata ne repris pas la vieille, cette maison et cette ville mourante par extension était le dernier endroit ou Hanabi Hyuga existait toujours. S'était essentiel pour que son plan fonctionne, pour que germe les graines de l'héritage de sa sœur.

- Non, rien de particulier, je venais simplement aux nouvelles, tu n'as rien de particulier à me dire ?

- … Non, rien.

- Très bien, je vais passer un peu de temps avec eux aujourd'hui… Tu as intérêt à ce qu'ils ne m'apprennent rien de fâcheux.

« Je sais. » Soupira la vieille femme le regard mort.

La soumission totale dont faisait preuve la mère de Karin était toujours un plaisir à voir, surtout qu'il n'avait pas été particulièrement difficile de l'obtenir. Ce que la pauvre femme craignait plus que tout au monde était de se retrouver face à son ex-mari ou à sa fille, jouer sur sa culpabilité était un véritable jeu d'enfant, surtout qu'elle avait toutes les raisons du monde de s'en vouloir. Elle avait abandonné son neveu l'exposant à vivre un véritable enfer sur terre, elle avait trompé l'homme qu'elle aimait de toute les façons possible et pire que tout elle avait abandonné sa fille deux fois plutôt qu'une. Bien entendu elle ignorait complètement ce qu'il était advenu d'eux et qu'en l'occurrence ni l'un ni l'autre ne la recherchait. Asuma avait refait sa vie avec une autre femme qui, même si s'était sur le tard, lui avait enfin donner une fille dont il était le père biologique. Karin quant à elle était posait encore moins de problèmes, elle vivait pratiquement cloitrée dans l'ancienne maison de Naruto depuis l'époque du scandale… Mais sans doute que même si elle avait su tout cela Hanabi aurais sans doute quand même été capable de la forcé de s'occupé des deux enfants selon ses directives.

En fait ces directives étaient plutôt simples, la seule contrainte était que les eux enfants devait croire que leurs parents étaient Naruto Uzumaki et Hinata Hyuga, qu'Hanabi était leur tante et Mito leur grand-mère. C'est de cette façon qu'Hanabi comptait offrir à Naruto et Hinata des héritiers, à défaut de descendants. Bien entendu la supercherie était fragile et ne pourrais pas tenir indéfiniment, inévitablement un jour ils comprendraient qu'il était impossible que le jeune couple soit leurs parents puisqu'ils étaient décédé dix ans avant leur naissance mais arriver à ce moment elle aurait fini de les conditionner selon sa volonté.

Elle était encore jeune quand elle avait commencé sa thérapie avec Dan mais il avait rapidement su lui faire réaliser toute l'importance et l'ampleur de ce qu'avait accomplis sa sœur et son amoureux. Combien d'harceleur en puissance avait été pétrifier de peur à l'idée de s'en prendre à un innocent, combien de victimes avaient été libérer de leur enfer quotidien sans parler de tout ces morts qui avaient reçu le châtiment qu'ils méritaient des mains même de ceux qu'ils avaient fait souffrir. Leur sacrifice avait engendré un mouvement qui avait ébranler toute une société jusqu'à ses fondations… Cependant sans eux, sans personne pour entretenir la flamme, ce brasier avait fini par s'éteindre faute de carburant.

Pendant un temps elle avait envisagé de reprendre le flambeau elle-même cependant elle s'était rapidement rendue à l'évidence, ce ne pouvait ni ne devait être elle, à aucun prix. Elle avait déjà été bien trop impliquer dans l'affaire du scandale pour pouvoir prétendre inspirer qui que ce soit. Si demain la police venait l'interpeller pour tout ce qu'elle avait fait ces dernières années comment la traiterait-on si elle déclarait avoir ais en mémoire de sa sœur, pour poursuivre son œuvre… Certainement pas comme une justicière ayant soulagé de pauvres victimes incapables de se sauver elles-mêmes. Non, elle ne serai qu'Hanabi Hyuga une jeune femme brisée psychologiquement dans son enfance par une famille toxique composer d'un père despotique, d'un cousin sadique et d'une grande sœur folle à lier. Une fleur malade née d'une mauvaise graine dans une terre corrompue.

Ce n'est qu'a la fin de ses études universitaire qu'elle avait entrevue la solution qu'elle avait si désespérément cherché pendant des années lui était apparu… En la personne d'un jeune enseignant remplaçant, Menma. Elle n'avait jamais enquêté sur lui et son passé mais si on lui avait annoncé que Kushina Uzumaki avait donner naissance à des jumeaux elle l'aurait crue sans problème, Menma était le parfait sosie de Naruto à trente ans. La forme du visage, la couleur des yeux, sa morphologie… Seul sa couleur de cheveux différait mais elle avait déterminé par la suite qu'il se les teignais, il était parfait. Le parfait donneur de sperme pour ce qu'elle envisageait.

Elle l'avait séduit avant de l'entrainer dans une longue relation professeur/élève uniquement basé sur le sexe et dès qu'elle avait été certaine d'être enceinte elle l'avait quitté. En fait aussitôt sa dernière cession terminée elle avait tout quitté pour mener à terme sa grossesse et accoucher dans le plus grand secret et comme si le destin avait voulu approuver son projet elle avait eu des jumeaux. Un garçon qui ressemblait à Naruto et une fille qui, grâce à la magie des gênes, ressemblais à sa sœur. Ils auraient une enfance normale, ils seraient élevés par la tante de Naruto et elle, ils auraient une bonne éducation et la certitude de savoir qui était leurs parents. Tous les jours on leur parlait de Naruto et Hinata afin qu'ils se forgent une image idéale d'eux, lentement mais surement elle leur inculquait un sens aigue de la morale et un grand sens du devoir envers leur famille.

Plus tard, quand le moment viendrait, elle leur raconterait tout. L'histoire de leurs parents, comment ils avaient vécu, pourquoi ils étaient morts, ce que leur mort avait apporté au monde, pourquoi elle leur avait donner la vie et ce qu'elle-même avait fait en leur mémoire… Puis elle les laisserait libre de leur choix. Un jour elle les laisserait aller de par le monde et elle n'aurait plus qua attendre et voir comment ils honoreraient à leur tour la mémoire de Naruto et Hinata.