Hey! Salut ô êtres inférieurs! Vous vous souvenez de moi? Pour une fois, je suis à l'honneur. Joy est... disons qu'elle est légèrement souffrante. Elle a malgré la douleur trouvé le moyen de vous pondre un nouveau chapitre. Comme si je ne l'occupais pas déjà assez. Bref, elle vous passe le bonjour je crois. Je n'entends pas bien. (tend l'oreille. Des bruits de porte qu'on essaie d'enfoncer retentissent, entrecoupés de cris poussés par une personne manifestement bâillonnée) Mouais, on va dire que c'est cela. Je crois que ce qu'elle vous souhaite c'est une "bonne lecture" nan? Bah moi je vous le souhaite pas. Allez, salut.

Kyona-sama~ Je trouve que cette phrase me désigne assez bien, donc je l'adore également. Ce pauvre gars a effectivement dû avoir une sacré surprise. J'ai juste une remarque à faire: pourquoi tu ne parles pas de la star du coin? J'entends bien sûr par là, parler de moi.

ShaunyBlackSheep~ Ah... le mouton noir. Le Law à la crème devait bien être magnifique... mais pas autant que moi, je le crains pour lui. Quand à ta mort, je n'en ai rien faire. Je vois pas pourquoi Joy en a chialé pendant des heures. Tu peux m'expliquer?


Law

Le chirurgien s'éveilla dans la cellule, tenant encore la jeune femme enlacée. Il se rappela l'avoir libérée après, estimant que la « punition » était terminée. Elle l'avait surpris en se raccrochant à lui comme à une bouée de sauvetage. Il l'avait alors serrée contre lui, et ils s'étaient endormis ainsi. Il remarqua soudainement qu'ils étaient habillés, alors qu'il était certain de ne pas s'être rhabillé. Quand à elle... ben elle n'avait plus de robe à ce moment là, pour des raisons évidentes. Donc que faisait-elle habillée ? Pendant un bref instant, avant que son cerveau ne reprenne le dessus sur son... hum... ses... comment exprimer cela... disons son instinct animal ! Donc, avant que son cerveau ne reprenne le dessus sur son instinct animal, Law eut le temps de penser qu'elle était tout de même très sexy dans cette robe moulante et déchirée, semblable à la première. Ensuite seulement il s'interrogea vraiment sur la manière dont ces vêtements les avaient recouverts. Une voix traînante le sortit de ses pensées.

-D'après toi, comment ça a pu arriver hein abruti ?

Le pirate se retourna et se retrouva face à un sosie de Nyri. Version non aveugle et entièrement argentée, sauf pour les yeux. Le Rohk. Ou la Rohk d'ailleurs, il ne s'était jamais vraiment posé la question. Comment exprimait on le féminin ?

-On l'exprime pas. Et je suis une femelle, merci.

-Tu peux entendre ce que je pense ?

-Quelle déduction, je suis impressionnée. Techniquement, tu te trouves dans mon esprit. Donc oui.

Super, la bestiole était ironique en plus d'être une folle dangereuse. Mais qu'avait-il fait pour mériter cela ? Il n'était pourtant pas si mauvais non ?

-Ben, à part avoir capturé, torturé, violé et assassiné des tas de gens, le tout pas forcément dans cet ordre, tu n'as absolument rien fait. Et je ne suis pas une bestiole, je suis le démon le plus majestueux qui ait jamais foulé cette Terre.

Ironique, folle, dangereuse et narcissique. Quel magnifique mélange. Bizarrement, cela lui faisait penser à quelqu'un. Mais à qui, pas la moindre idée (1). Présenté comme cela, évidemment, ça faisait un peu glauque. Peut être pas qu'un peu. Mais il aimait voir souffrir les gens, il avait bien le droit non ?

-C'est d'ailleurs l'unique raison pour laquelle tu es encore vivant.

Le supernova commençait à perdre le fil. Si elle lui sortait quelque chose comme ça, c'est que la bête devait vouloir qu'il accomplisse une tâche pour elle.

-Bravo le génie ! Décidément, t'es doué pour un humain.

Lassé de cet échange mental, Law décida d'opter pour la technique « chapeau de paille » comme il l'avait surnommée. Sans détailler, cela consistait tout simplement à parler en faisant presque comme si on avait pas de cerveau. Ce qui était d'ailleurs peut être, au sens figuré du terme bien entendu puisque techniquement un humain ne peut vivre sans cet organe plutôt indispensable, le cas pour le prénommé Luffy. Sauf si le Chapeau de Paille n'était pas humain ce qui expliquait donc beaucoup de choses dans ce cas de figure. Bref, sans plus de commentaires, le chirurgien choisit de réagir à l'instinct.

-Oui et donc ? Dis directement ce que tu attends de moi.

-Je ne reçois pas d'ordre des humains, humain.

-Au lieu de te répéter, demande qu'on en finisse.

-Bien. Retiens cependant que je le fais uniquement pour gagner du temps. Tu vois le volcan là-bas ?

-Ben oui pourquoi ?

-Tu es bien plus énervant quand tu ne réfléchis pas... je veux juste que tu y jettes ta camarade de chambrée.

-Quoi ?

-On dit comment.

Allons bon, voilà qu'elle devenait polie. Malgré sa résolution de séparation de ses neurones, le grand Trafalgar Law ne put se résoudre à les abandonner plus longtemps. En revoyant des épisodes, il se rendit bien vite compte qu'envoyer Nyri dans ce cratère, c'était aussi l'envoyer vers une mort certaine malgré qu'elle ne soit qu'une vague présence imperceptible pour presque tous les humains.. Elle était à un point où si son esprit disparaissait, son corps appartiendrait au Rohk. Ce qu'il ne comprenait pas, c'était pourquoi lui demander à lui de faire pareille chose.

-Pour deux raisons. Premièrement, je ne peux le faire moi-même. Je ne peux pas toucher cette gamine tant que son esprit est dans ce monde alors que je suis dans l'autre. Une vieille règle. Elle refusera d'y aller, et ma conquête prendra plus de temps. Donc que tu sois là est aussi bien. La deuxième raison, c'est juste que tu le feras pour survivre mais que cela va te tuer lentement de l'intérieur. Je pourrais donc te laisser agoniser durant un long, très long moment. Si long que tu finiras par mettre fin à tes jours de désespoir.

-Et si je refuse ?

-Tu mourras avec elle. Je vous aurais à l'usure. Ma conquête de ces lieux n'en sera qu'un peu ralentie. Ennuyeux, mais pas au point de m'empêcher de vous abandonner ici.

-Si j'accepte, tu me laisseras donc ?

-Bien sûr. Aussi longtemps que tu pourras vivre avec sa mort sur la conscience. Je vous transporte même jusqu'au lieu de l'exécution si tu veux, ça je peux le faire.

-Alors vas-y.

-Pardon ?

-Vas-y. Emmène-nous là-bas.

Nyri

Dans son souvenir, sa mère l'avait toujours poursuivie. Dans son rêve, elle l'avait toujours suppliée. Ou peut être était-ce l'inverse, elle ne savait plus. L'un ressemblait tant, trop à l'autre. En tout cas, cette fois, la femme était juste en face d'elle. Enfin en paix. Sauf que derrière, il y avait encore l'image de cette nuit-là. Car l'un et l'autre étaient indissociables.

-Nyri...

Elle souriait. Elle souffrait. Elle était heureuse. Elle criait. Belle et tranquille comme l'aube du jour. Déchirée, torturée par cette chose qui la faisait disparaître.

-Ma fille.

Elle l'appelait. Elle la suppliait. Elle lui tendait les bras. Elle l'attrapait. Elle la serrait dans une étreinte maternelle. Elle la griffait inconsciemment avant de s'éloigner à la vue du fluide vital. Sa robe blanche flottait dans le souffle du doux zéphyr. Sa robe se déchiquetait sous l'effet du métal. Ses douces lèvres rouges et pleines son sang riche, d'un sublime rubis, coulait à flots.

-NYRI !

Un timbre gai une voix de mourante des cheveux longs et parfumés une chevelure empoissée de sueur et d'autre chose, une chose inconnue des yeux emplis d'amour des yeux emplis de peur.

-Suis-moi. Aide-moi.

Et les deux voix qui se superposent avec le souvenir, le rêve, le monde. Tout en double, tout mélangé. Tout ensemble.

-Viens avec-moi. Tue-moi.

La chaleur d'une mère. La froideur du métal.

Quand l'archère s'éveilla, elle ressentait encore une douce sensation de chaleur. Ce qu'elle ne croyait être au début que la plénitude due à l'acte avec celui dont elle était le plus proche, elle finit par se rendre compte que cela venait également de l'extérieur. Elle ouvrit prudemment les yeux, notant au passage que la bête lui avait restitué sa vue, pour finalement s'apercevoir qu'elle se trouvait en-dehors de la cage, près d'un endroit brûlant. Une silhouette se tenait sur le côté. Après un examen plus poussé, elle conclut que la personne n'était autre que son dernier amant en date – et probablement le dernier de sa vie – alors que la chaleur se dégageait d'un volcan. Soit un truc très chaud. Très très chaud. Et très très mortel aussi, accessoirement. Elle se releva, notant au passage qu'elle était de nouveau vêtue, et s'approcha de Law. Elle se souvînt de ce dont elle avait rêvé. Une vie. C'était la première fois qu'elle espérait depuis longtemps. Des frissons coururent le long de ses membres. Elle n'avait pas, n'avait jamais ressenti quelque chose d'aussi fort. Le chirurgien se retourna, et elle ne pût s'empêcher d'admirer la mâle beauté de ses traits. Il semblait triste. Elle hésita à le toucher, et resta finalement à le regarder. L'être tout entier de l'homme criait le point auquel il était désolé de l'avoir forcée, elle pouvait le sentir. Il regrettait donc. Elle était également capable de voir qu'il y avait autre chose. Elle ne mît pas bien longtemps à comprendre. Et il semblait savoir qu'elle était au courant.

-Je crois que c'est un adieu.

-Je sais. J'en suis désolée, mais je ne peux faire quoi que ce soit d'autre.

-Tu en as déjà fait bien assez si tu veux mon avis.

-Tu peux me condamner, Trafalgar Law. Tu n'as pas la moindre idée de ce que j'ai enduré. J'ai contrôlé la bête du mieux que je pouvais, durant des années. La douleur a été mon quotidien.

-Tu m'as mal compris.

-Ah oui ? N'importe quel humain me reprocherait pourtant ce que j'ai fais.

-Disons que je ne suis pas n'importe qui.

-Je savais aussi cela.

-Il est temps que tu trouves la paix.

-J'ai trop tué pour la retrouver.

-C'est l'unique chose que je ne comprend pas.

-Ma mère ?

-Hum.

-Elle développait la bête. Cette nuit-là, la douleur de la trahison a faillit libérer le Rohk. Elle m'a suppliée de mettre fin à ses souffrances, elle savait que sinon elle perdrait. Elle a eut le courage que je n'ai jamais possédé. Celui de mourir.

Après un instant de silence, la chasseuse de prime posa une question qui lui tenait à cœur.

-Est-ce que nous sommes écoutés ?

-Elle, qui qu'elle soit, m'a juré qu'elle nous laissait jusqu'à la fin.

-Tu sembles triste, Law.

-Je crois que c'est la première discussion où nous nous tutoyons sans nous hurler dessus. Ou tout autre chose désagréable pour l'un de nous deux.

-C'est vrai... la dernière aussi. L'heure vient, Law. Je dois partir.

L'archère pensait qu'elle serait moins calme au moment fatidique. Elle avait passé sa vie à lutter contre la mort, à l'infliger aux autres pour survivre. Elle avait refusé de mourir et s'était battu jour après jour. Aujourd'hui, à l'aube de sa fin, elle ne ressentait qu'un profond sentiment de plénitude. Elle avait bien vécu. Peu, mais bien. Elle avait fait en quelques années ce que certains passent des années à planifier. Elle avait voyagé, partagé son lit avec plus d'un, son cœur avec bien peu. Elle s'était affranchie de sa famille, avait parcourut les océans, et croisé la route d'un certain pirate. Elle pouvait presque s'en aller en paix. Elle ne regrettait qu'une chose : ne pas avoir vu à quoi aurait ressemblé son avenir avec cet homme. Ce seraient-ils séparés au bout de quelques jours, quelques mois, quelques années, jamais ? Auraient-ils vécu ensemble, auraient-ils fait trembler le gouvernement ? Qui l'aurait emporté dans ce petit jeu du chat et de la souris ? Ou plutôt, du chat et de l'oiseau, pensa amèrement Nyri. Oui, elle aurait bien aimé savoir comment cela aurait finit. Elle devait se résigner. Juste pour une fois, la dernière de toutes se jura t-elle, elle devait laisser libre cours à ses sentiments. Alors juste cette fois, elle s'approcha du pirate et déposa ses lèvres sur les siennes. Un baiser chaste, doux, leur ultime embrassade avant la fin. Elle ne sut si il la serra contre lui par pitié, ou par amour. Elle sut juste qu'elle devait profiter de cet instant.

-Je ne sais pas si je pourrais oublier, murmura le pirate tandis qu'il enfouissait sa tête dans la chevelure d'ébène.

-Oublier ? Tout le monde le fait. Le temps guérit les blessures Law.

-Je ne serais pas capable d'aimer.

-Tu ne l'as jamais été. Tout comme moi au fond.

-Alors qu'est-ce que c'était ?

-Aucune idée.

-Pas la moindre ?

-Les quelques unes qui me viennent ne sont pas très réjouissantes.

-Ce serait si horrible que cela ?

-Bien au contraire. Et c'est cela qui est douloureux.

-Tu n'auras pas à souffrir, toi.

-Je te l'accorde. Mais Trafalgar Law s'en tire toujours.

-Comment tu le sais ?

-J'ai ouïe dire qu'il avait échappé à la meilleure des chasseuses de prime. Il lui a même volé son cœur avant de la laisser auprès d'un volcan dans un monde d'esprits.

-La meilleure ? Je peux te dire qu'il la regrettera.

-Et c'est bien le problème. Au revoir, pirate.

-À la prochaine gamine.

Doucement, Nyri s'écarta du torse de l'homme et s'approcha pas à pas du cratère. Plus elle était proche, plus la chaleur se faisait insoutenable. Il lui semblait que les couleurs revenaient au fur et à mesure qu'elle atteignait le bord. Au moment de plonger, sa peau avait retrouvé une teinte dorée. Elle contempla la masse en fusion et se retourna. Elle savait quelle image elle voulait emporter dans la mort. Elle le regarda, tournant le dos à la mort, puis se laissa tomber en fermant les yeux.

Kory

Le pirate était incapable de bouger. Chaque instant apportait son lot de douleur mentale, déchirant son esprit en morceaux avant d'éparpiller ces derniers à travers le monde. Le Rohk avait décidé que le monde devait savoir. Il s'amusait donc à leurs dépends. Il les forçait à faire des allez-retours éreintant entre les deux mondes, les blessait, leurs montrait ce qui les attendaient à l'avenir. Des perspectives peu réjouissantes. En gros, la bête voulait étendre son influence. Autrement dit, elle allait massacrer des villages entiers pour se restaurer après avoir libéré ses semblables et s'être faite nommer souveraine de ce peuple de monstres. Ce qui impliquait une ère de terreur pour les humains dans leur ensemble. Il savait aussi qu'Eyréré était partie, ce qui n'arrangeait pas leurs affaires. Rares étaient ceux au courant, mais la sorcière avait de nombreux pouvoirs. Maintenant qu'elle était dans la nature, elle allait essayer de libérer les bestioles à son tour. Elle allait entrer en concurrence avec l'esprit Rohk de Nyri pour la domination totale. Un combat de titans... avec un peu de chance elles s'entre tueraient. Sinon... cela en ferait au moins une de morte.

Eyréré

Ses vêtements partaient en lambeaux à cause de la vitesse. Elle s'était connectée à l'autre afin de la suivre, mais devait alterner entre les deux mondes pour ne pas la perdre et continuer à avancer. Une fois à destination, elle s'en débarrasserait. Après, elle pourrait mener à bien sa transformation. Elle serait enfin souveraine. Le but de toute une vie. Au fond, cela n'était pas si difficile, il lui suffirait de forcer le changement bête/humain puis de tuer sa nièce. Non. De tuer cette saleté d'archère. Elle n'était pas et n'avait jamais été sa nièce, pas dans son cœur. Les liens du sang comptaient peu quand sa propre vie et son destin sont en jeu. Elle voyait déjà son but. Et sentit quelque chose de mauvais. Le Rohk n'allait tout de même pas... si ! Il, ou elle d'ailleurs, était en train de mettre fin aux jours de la chasseuse de prime par le monde astral. Donc de lui retirer toute existence, ce qui réduisait nettement les chances de la sorcière d'accéder enfin à ce qu'elle attendait. Elle murmura un vague juron entre ses dents et plongea dans le monde des esprits afin de sauver celle qu'elle prévoyait d'envoyer directement en Enfer après. Elle passa si rapidement sous les yeux de celui qui se trouvait à proximité qu'il n'eut pas même le temps de la voir et plongea dans le cratère bouillonnant. Elle vît alors ce qu'elle n'aurait jamais pensé voir. Le visage paisible de la gamine. Jamais, pas une seule fois depuis la nuit fatidique, Nyri n'avait été autre chose que haine et froideur avec sa tante. Même avant, elle n'était pas vraiment en contact. Quelques rares fois quand elle n'était encore qu'un enfançon. Après, plus jamais. Se secouant mentalement, Eyréré se saisit de la jeune femme et la ramène de force dans le monde des humains.

Law

Il souffrait à l'intérieur. Il n'avait pas ressenti pareille émotion depuis bien longtemps. Le grand chirurgien pleurait. Jamais, au grand jamais, personne ne lui avait fait autant de mal. Une fois n'était pas coutume, il se laissait aller. Larme après larme, il se débarrassait de chacun de ses sentiments. Chaque perle salée tombant emmenait avec elle un peu de l'humanité restant au pirate. Il y avait des années, son capitaine lui avait dit « Masquer ce que tu ressens n'est pas bon Law, cela ne te rendra pas plus fort. Bien au contraire. N'oublie pas qu'avant d'être un monstre sans pitié, tu es un rêveur. Et avant même d'être un rêveur, tu es un humain. ». Ô combien il avait eu raison. Le supernova s'était refusé à l'abandon durant trop longtemps. Il se sentit être tiré en avant et atterrit sur une surface dure. Il releva la tête, et hurla bestialement. Il voulait faire payer à la bête. Sauf que ce n'était pas exactement cette... péripatéticienne qui se trouvait là. Juste la salope qui servait de tante à l'archère. Tenant entre ses mains la jeune femme, les doigts serrés autour du cou gracile. Le chirurgien tenta de se relever, mais le regard de la sorcière le cloua au sol. Il la sentait pénétrer son esprit, le forcer à rester immobile. Il ne pouvait lui désobéir. La pression mentale était telle qu'il demeurait incapable de faire le moindre mouvement. De légers halètements attirèrent son attention. Par Davy Jones, la jeune fille était toujours vivante ! Pas pour longtemps si il en croyait ce qu'il voyait. Eyréré se détourna de lui, maintenant malgré tout son esprit sous contrôle. Il devait faire quelque chose. Ou il ne se le pardonnerait jamais. Pas à pas, malgré la douleur émanant de chacun de ses membres, le chirurgien rogna l'emprise de la maudite femme. Tiens bon, pensait-il en fixant le corps affaissé. Ne m'abandonne pas. Reste. Reste avec moi.

1: Bizarrement, moi, je vois parfaitement à qui cette description pourrait correspondre (grand sourire)


(porte qui s'ouvre à la volée, tirée par un Anger explosé de rire, laissant tomber au sol une Joy ligotée bâillonnée et arborant quelques bleus. Ah, et furieuse aussi. Et en sous-vêtements.)BON DIEU! POURQUOI TU M'AS LAISSEE LA-DEDANS AUSSI LONGTEMPS NON DE NON? CA NE T'AS PAS SUFFIT DE ME TORTURER PENDANT DES JOURS?

(narquois)Non, la preuve, ça continue.

Pardon? (s'aperçoit que les lecteurs sont là) KYAAAAAAAA! Je suis désolée, désolée pour cette tenue déplorable.

(moqueur) Moi non.

(en colère) Ben évidemment! C'est pas toi qui vient de te ridiculiser devant des dizaines de personnes!

(une étincelle de jeu s'allume dans ses yeux) (pense)Tiens, j'ai envie de rigoler moi aujourd'hui (reviens à la voix haute) Je pense qu'ils sont plutôt jaloux de ton joli petit corps ma belle.

(moitié terrifiée, moitié étonnée) Je peux savoir ce que tu as bu aujourd'hui?

Comme d'habitude. Trois bouteilles de vodka, cinq de cidre, et deux packs de bière.

(très étonnée) Deux pack? Seulement douze bières?

(vexé) Bien sûr que non. C'était des packs de quinze.

(nettement moins surprise) Ah! D'accord! Je comprend mieux!

Bref, revenons à nos affaires hein ma beauté (se penche vers Joy)

(se tortille) Who who who. Je peux savoir ce que tu fais?

Ce dont j'ai envie.

...(musique d'ambiance et voix mécanique) Veuillez nous excuser pour cette interruption des programmes, un incident technique vient de se produire. Merci de patienter quelques instants.

(retour à l'image, on distingue une Joy toujours en sous-vêtements, mais dans une colère noire et qui donne de violents coups de pieds à un Anger ligoté)

Prend ça, sale pervers! Enfoiré! (donne un coup dans les parties sensibles et l'enferme dans le placard) Pour la peine, tu resteras ici, sans autre boisson que de l'eau pour les dix prochains jours! Salaud! (se frotte les mains et continue à jurer dans sa barbe. Elle retourne brusquement vers les lecteurs/lectrices et rougit) Hum... excusez-moi. Je suis désolée pour ce spectacle. Mais... euh... retournons à nos moutons (s'habille rapidement du premier truc qui lui tombe sous la main et s'assoit face aux lecteurs/lectrices) Donc, j'espère que vous avez apprécié ce chapitre et ne pas avoir été trop longue à le poster. Nous arrivons presque à la fin de cette fiction. Oui, je sais, je l'ai déjà dit. Ce chapitre est le pénultième, restent le tout dernier chapitre avec les ultimes révélations (ainsi que le combat final) et un épilogue (que je ne compte pas comme chapitre) qui révèlera les routes qu'emprunteront les différents protagonistes. Pour ceux qui ont fait attention, en comptant le prologue, c'est le dix-neuvième chapitre. Donc le prochain sera le vingtième. Et qui dit "chapitre vingt" dit "chapitre bonus". Nous en arrivons donc au choix du bonus. Cette fois-ci, thème libre! Vous pouvez me demander n'importe quelle scène tant qu'elle entre dans le cadre de la fiction et n'a aucun rapport avec des évènements futurs (pas de LawxNyri cinq ans après par exemple) et je me chargerais du reste. J'attend vos réponses dans les reviews.

Je tiens ensuite à préciser que j'envisage toujours une suite (un ou deux ans après?) dans laquelle nous retrouverions Law, Nyri, Les Hearts Pirates, etc. Encore une fois, je voudrais votre avis. Réfléchissez bien à la question, la réponse peut attendre l'épilogue.

Navrée de vous avoir imposé un si long monologue. Je vous fais tout plein de gros poutous partout et vous dit: à la prochaine!