Dans ce chapitre, il y a des funérailles. Ne pleurez pas, ce serait gênant !
Bonne lecture à tous et merci pour vos commentaires ! :D
Chapitre 2 : Comment transformer des obsèques en événement sportif ou L'enterrement
Hypnotisée par la face arrière de mon cousin Benjamin tout en ignorant les clins d'œil suggestifs de ma mère, je suivis les autres membres de ma famille déglinguée jusqu'à une salle énorme où trônait une immense table ronde. Rien à voir avec le Roi Arthur, notez bien, c'était juste le format idéal pour éviter que les personnes y siégeant ne s'entretuent. On pouvait ainsi mettre plus d'espace entre tous les occupants de la pièce, et c'était pas plus mal.
Je pris place là où on avait posé un carton mâchouillé portant mon prénom et observai avec intérêt les encoches découpées dans le bois du dossier de chaque chaise. D'après les annales familiales, elles avaient été causées par des coups d'épée répétés au cours du Moyen-âge, puis pendant la Renaissance et jusqu'au début de la révolution industrielle. Ensuite, on avait décidé de les garder pour économiser de l'argent, mais aussi parce que c'était vachement plus pratique pour ligoter quelqu'un sur son siège.
Au fur et à mesure que la salle se remplissait, la musique celtique baissait en intensité, rendant les insultes et autres commentaires déplacés plus audibles. J'entendis donc les Jumelles discuter entre elles pour savoir si mes seins étaient vrais, puis April engueuler May pour qu'elle se tienne bien. On pourrait croire que la mort offrait aux humains un moment de répit, mais en fait non.
April chassa d'un geste de la main irrité les fantômes de nos ancêtres qui essayaient de s'incruster pour écouter la conversation et ils disparurent, apeurés par leur épouvantable descendante. Je crus même apercevoir Bertil, la mère d'April, parmi la foule. Elles avaient le même nez.
Vous vous demandez sûrement pourquoi notre manoir accueille quasiment autant de fantômes que Poudlard ? He bien tout simplement parce que les Nightingale, tels des mauvaises herbes, sont difficiles à éloigner, même après leur décès. Leur esprit de contradiction est tellement fort qu'il arrive à rester sur terre pour tourmenter les vivants. Une partie de la folie ambiante doit sûrement provenir de là.
Quand Gaspard posa enfin son derrière à côté de moi, la réunion put commencer.
- Bien, enfin un peu de calme ! vitupéra April, soulevant une vague de protestations de l'autre côté de la table.
Blanche, sur un signe de tête de l'ex-ex-chef de famille, commença à cogner le pied de son hanap en métal sur le bois, provoquant un vacarme insupportable. Les exclamations se turent et April jeta un regard noir aux contrevenants.
- Je disais donc, enfin du calme. Oh hé, ne commencez pas à contredire tout ce qui sort de ma bouche juste pour le principe ! beugla-t-elle à destination d'Ilda, qui avait levé un dentier (mais à qui appartenait-il) pour avoir la permission de parler.
La petite vieille reposa son dentier et cacha ses mains entre ses genoux, penaude.
- Et Lucy, s'il te plaît, enlève tes pieds de cette table. Elle est plus vieille que Poudlard, je te rappelle !
Ma cousine rebelle obtempéra en soufflant bien fort et un calme tout relatif s'installa de nouveau.
- Bon, reprit April en se pinçant l'arête du nez. Nous sommes ici avant tout pour rendre un dernier hommage à May, ma sœur cadette, qui vous a quittés il y a deux jours après une éternité passée sur le lit de mort.
- Pour ta gouverne, maman, tu es encore détentrice de ce record-là, commenta Iara.
Tandis que nous écarquillions les yeux devant cette démonstration de logique émanant de ma dingue de tante, May se recroquevilla derrière une tête de Mangemort empaillée décorative. Des voix outrées nous parvinrent d'outre-tombe et April explosa.
- POUR LA DERNIÈRE FOIS ! Les fantômes de ma génération restent, les autres vont voir ailleurs si j'y suis !
Le volume de la musique celtique horriblement joyeuse augmenta de nouveau et les revenants ronchonnèrent et s'éparpillèrent. L'un d'entre eux, que je reconnus comme Claudius, le père d'April, leva timidement la main.
- Et si tu y es vraiment, qu'est-ce qu'on fait ?
- CASSE-TOIIIIIIIIII ! hurla April. Et baissez cette musique !
Effrayés, les derniers esprit disparurent à l'exception de May, de June (leur sœur) et d'Albert, le mari d'April.
-J'ai une question, gazouilla Samantha en levant la main à son tour.
- C'est pas le moment Sam ! s'exclama silencieusement Thad.
- Pourquoi vous avez tous des noms de mois de l'année ? continua la gamine, provoquant une vague d'inquiétude (chez les sains d'esprit) et d'indifférence (chez les autres).
Alors que je composais déjà l'épitaphe de mon adorable cousine, qui venait à peine d'entrer en première année, April s'accroupit juste au-dessus de la surface de la table pour s'adresser doucement à la petite.
- Samantha, ma chérie, ma maman a décidé de nous donner ces noms-là en fonction de notre mois de naissance, tu comprends ? C'est pour ça que mes sœurs s'appellent Mai et Juin et mon frère Janus, pour Janvier.
Mon grand-oncle Janus choisit ce moment pour gigoter dans son sommeil, coincé dans sa chaise roulante. Il était à ce jour le tout dernier survivant de la fratrie, mais on ne pouvait pas dire qu'il était le plus frais ou le plus utile. Sa routine consistait à somnoler la majeure partie de la journée tout en lâchant des mots sans queue ni tête à des moments incongrus.
Nous le dévisageâmes tous pendant un moment, puis notre attention retourna à April.
- Bref. Le prochain qui m'interrompt, je le possède et je l'oblige à hypothéquer sa maison. Je disais donc que les obsèques de May auront lieu demain matin à la première heure. Elles seront suivies d'un buffet et ensuite aura lieu le tournoi qui décidera du prochain chef de clan.
Des exclamations excitées s'élevèrent un peu partout et je me penchai en avant, beaucoup plus concentrée tout d'un coup.
Imperturbable, April attendit que les murmures se soit tous éteints pour continuer :
- J'ai moi-même conçu le programme de cette édition, donc ne vous attendez pas à des épreuves faciles. Le prochain chef du clan Nightingale se doit d'être un sorcier - même si on préférerait une sorcière - capable d'affronter n'importe quelle situation, capable de se battre pour défendre ce qui lui appartient, capable de trouver des solutions originales à des situations dangereuses.
Alors que Lucy commençait à trépigner sur place, April conclut sa présentation :
- Les inscriptions auront lieu jusqu'à minuit aujourd'hui.
Un tournoi. Je m'y attendais un peu, mais je pensais avoir plus de temps pour me préparer.
Une fois hors de la salle de réunion, je m'adossai à un meuble piqué dans un château ennemi au XVIe siècle, l'irritante musique irlandaise dans les oreilles. D'où sortait-elle, déjà ?
-Toi, t'as la tronche de quelqu'un qui va faire une connerie, déclara ma mère en me voyant. Tu vas t'inscrire à ce tournoi ridicule ?
- Ben… je me dis qu'après avoir sauvé le monde une fois et Thad une autre fois, j'ai peut-être les compétences pour gagner ce concours.
- Tu es consciente qu'affronter des sorcières folles est potentiellement mortel ?
- Ouais. Avec de la chance, elles se tromperont de sort ?
- Ce sont des anciennes guerrières, ma chérie. Les plus vieilles ont combattu Voldemort avant ta naissance. Les plus jeunes sont entraînées à être les plus détestables possible. Tu es trop gentille pour les affronter. En plus, si tu gagnes, tu devras rester ici pour contrôler cette horde de furies.
Une des furies susdites nous passa sous le nez en courant et en hurlant "WIIIIIIIIIIIIII !". Ma mère et moi en restâmes comme deux ronds de flan.
- Heu, de quoi on parlait déjà ? demandai-je après avoir secoué la tête pour oublier.
- Va savoir. C'est bientôt l'heure de la bouffe, d'après ce que disaient les autres en sortant. Allons poser nos bagages dans nos chambres avant qu'on nous les vole.
Le repas du soir fut un peu tendu, vu que tout le monde se fixait avec méfiance.
Pour ma part, je ruminai encore. Quelque part, avoir un chef de clan sain d'esprit serait une première plutôt positive. En plus, April avait spécifié que les sorciers mâles pouvaient aussi participer, contrairement aux autres tournois. Le nombre de concurrents allait donc augmenter, et je devrais peut-être me battre contre le beau Benjamin !
Et si le matriarcat Nightingale s'effondrait, notre belle réputation allait en pâtir ! Vive le matriarcat !
Quand je pense que les moldues se battent encore aujourd'hui pour leurs droits, je me dis que ce serait con de régresser au même niveau qu'elles.
Quand mon assiette garnie de tranches de bœuf, de sauce au fromage, de salade et de frites arriva sous mon nez, je ne pus m'empêcher d'y verser discrètement une potion antipoison pour vérifier qu'on n'essayait pas déjà d'attenter à ma vie.
Thad déboula de nulle part et posa son assiette devant moi. Il me fit un sourire jusqu'aux oreilles et m'offrit une de ses frites pour que je ne le chasse pas.
- Alors cousine, tu vas participer ? me demanda-t-il en attaquant sa viande.
- Je ne sais pas si je suis capable d'affronter tous ces tarés, avouai-je à mi-voix.
- Tu as sauvé le monde, me rappela Thaddeus, sceptique.
- J'ai eu un énorme coup de bol et beaucoup d'aide. J'ai l'impression d'être Harry Potter, le gars qui sauve le monde par hasard ! me plaignis-je. En plus, je ne sais même pas si les Déchus ont le droit de participer !
- Beeeeen, maintenant que tu as un catalyseur, c'est comme si tu étais redevenue une vraie sorcière.
Je sortis ma branche de prunellier de ma poche, stupéfaite qu'elle ne se soit pas encore brisée après deux ans. Elle avait gardé sa teinte noire rougeâtre, à croire que ma magie l'avait figée dans le temps pour toujours.
- Si tu veux un conseil, commença mon cousin à voix basse, prépare-toi des armes de secours, j'ai entendu dire que le brisage de baguettes était quasiment une tradition pendant ce genre de tournoi…
- Mais quelle bande de dégénérés peut bien faire ça ?
- Notre famille, répondit Thad avec sa moitié de sourire. Je te soutiendrai si tu t'inscris.
- Tu sais déjà qui compte participer ?
- Lucy, ma mère, peut-être Robert et Yelena, Ilda et Iara vont réessayer… Vu leur âge, ce ne serait pas très prudent ni stratégique de notre part de les couronner chefs de clan.
Bon, Lucy et Cassiopéa, je pouvais gérer. Lucy n'avait que 19 ans et ne faisait rien de très constructif depuis sa sortie de Poudlard. Enfin, sauf si on considère qu'alterner les petits copains tous les six mois est constructif. Cassiopéa avait autant de cervelle qu'une huître, inutile d'épiloguer à son sujet.
Yelena était une femme au foyer modèle, mais elle pouvait devenir féroce en cas de problème. Et elle était beaucoup plus âgée et expérimentée que moi. Quant à Robert, son fils aîné, il me dépassait de deux ans (et de deux têtes) et était aussi beau que Benjamin. J'ai même entendu dire qu'il bossait à mi-temps au Ministère.
Ilda et Iara, elles, s'inscrivaient à chaque tournoi et se battaient de façon désordonnée et imprévisible, mais leur agilité et leur vitesse laissaient à désirer.
Tu as 24 ans, me répétai-je mentalement. Dix ans de plus qu'HP quand il a gagné le tournoi des Trois Machistes ! You can fucking do it !
Bon, le moment était venu de me faire pousser des boules. Enfin, au figuré.
J'engloutis le fond de mon assiette, ébouriffai les cheveux de Thad et me dirigeai vers la salle de réunion. J'y trouvai le parchemin d'inscription et retrouvai les noms que Thad m'avait donnés. Je me saisis de la plume d'oie, la trempai dans la fiole d'encre et posai le poignet sur la feuille épaisse.
Signer ou ne pas signer ?
Je fermai les yeux, inspirai, puis expirai à fond.
Le lendemain matin, nous nous retrouvâmes tous dans le parc du manoir pour les funérailles de May.
C'étaient les obsèques les plus risibles de l'Histoire. Personne n'essayait de se donner un air triste, vu que May chialait pour tout le monde. Pleurer sur son propre linceul, quel luxe !
Même April lui donnait des coups de coude pour qu'elle se tienne bien, mais ma grand-tante était inconsolable. Je pense qu'elle n'avait pas encore compris à 100% qu'elle était décédée, avant aujourd'hui.
Finalement, Gaspard en eut marre et pointa sa baguette sur le cadavre dissimulé de sa femme.
- Bon, bah adieu, May. Incendio !
May poussa un cri d'orfraie quand son corps prit feu, et on ne l'entendit plus de la cérémonie. J'ai rarement vu une célébration aussi informelle et étrange.
- Sus au buffet ! hurla Ilda en se précipitant vers l'intérieur, ignorant l'énorme panache de fumée noire qui obscurcissait le parc.
- Ewww, ça sent le cochon brûlé, se plaignit Lucy en fronçant le nez.
Elle fila elle aussi vers le buffet, et tout le reste de la famille haussa les épaules avant de la suivre.
Comme midi arrivait, le stress commença à me tordre l'estomac et je dus filer le reste de mon assiette à Samantha, qui se fit une joie de massacrer mes œufs au plat.
- Le tournoi commencera dans une heure, allez vous préparer ! ordonna April à la fin du repas.
Dévorée par le trac, je filai vers ma chambre sans demander mon reste, talonnée de près par Thaddie, qui avait visiblement décidé de me servir d'écuyer. Un petit malin diffusa Danse macabre dans tout le manoir et je faillis vomir les rares trucs que j'avais réussi à avaler.
- Allez Zoé, ça va aller, tu as vaincu deux mages noirs et tu es plus saine d'esprit qu'eux tous réunis ! m'encouragea Thad.
Il me passa une main apaisante dans le dos et brusquement, je me mis à regretter la présence de mes moldus. Ils auraient eux aussi trouvé une façon de me calmer, à coups d'insultes et de railleries, certes, mais ça aurait marché.
- Tes vêtements sont dans ta penderie, m'informa Thad en sortant deux grosses bouteilles remplies de jus verdâtre de ses poches.
- Qu'est-ce que c'est que ces trucs ? demandai-je en allant chercher ma tenue de combat traditionnelle.
Tous les concurrents devaient porter cet ensemble qui avait traversé les âges depuis la naissance de ma famille. Heureusement, elle était plus ou moins sympa à regarder. Autant mourir avec classe qu'avec un ciré jaune, merci bien.
Elle se composait d'une chemise en lin moyenâgeuse, d'un gilet et d'un pantalon en cuir brun et d'une ceinture noire, également en cuir renforcé. J'équipai la mienne d'une besace pleine de potions et enfilai mes petites bottes compensées, très utiles pour donner des coups de pieds.
Alors que je m'habillais derrière un paravent, mon cousin m'expliqua à voix haute :
- C'est de la potion pour catalyseur, je l'ai faite en schmet cette nuit. Avec ça tu auras deux baguettes de plus si on casse la tienne.
- Ça m'a l'air vachement illégal, si tu veux mon avis, commentai-je en ressortant, vêtue de pied en cap.
- Tous les coups sont permis, tu devrais le savoir, contra-t-il avec un sourire un peu dément. Je t'ai amené une branche de châtaigner, pour ton affinité avec l'Herbologie, et une de cornouiller, pour la malice.
- Super, grommelai-je.
- Si tu tiens plus à celle de prunellier, tu devrais éviter de t'en servir devant tout le monde, me conseilla-t-il en plantant les deux branches dans les fioles.
Les bouts de bois aspirèrent la potion et mon cousin me les tendit pour que je les charge de ma magie. Je m'exécutai sans moufter, pour une fois, et cachai rapidement les baguettes dans mon dos quand on frappa à la porte.
- Zoé ? J'ai quelque chose pour toi, annonça ma mère.
- Heu, entre, dis-je en intimant à Thad de se cacher.
Mon cousin fila dans la salle de bain avec ses bouteilles et les deux baguettes et ma mère entra dans ma chambre.
- Elle te va bien, cette tenue, tu devrais t'habiller plus souvent comme ça !
- Arrête, je ressemble à une courtisane du Moyen-âge, grommelai-je.
- Par contre les chaussures…
- Oui, je sais, ça ne suit pas du tout !
Avisant la grosse horloge qui garnissait le mur, ma mère s'approcha rapidement de moi et me plaqua quelque chose de froid dans la main tout en me soufflant :
- En cas de gros pépin, ouvre-la.
Elle s'esquiva en vitesse et disparut dans le couloir. Thad ressortit de sa cachette et vint voir ce qui se passait. Ecartant les doigts, je découvris… une pince à cheveux plutôt large composée de fils de métal entrelacés pour former un motif compliqué.
- Qu'est-ce qu'il y a dedans ? me pressa Thad, curieux.
- Elle a dit de ne l'ouvrir qu'en cas de problème, fis-je lentement. Donc, connaissant l'humour familial, je suis à peu près sûre qu'il vaut mieux la laisser fermée, pour l'instant.
Je rabattis une grosse mèche sur le côté de ma tête et l'attachai avec la pince. Au moins, je n'aurai pas de cheveux dans les yeux pendant que je me battrai à mort contre mes cousins.
Une vingtaine de minutes plus tard, Thad dut me traîner de force jusqu'au parc, transformé pour l'occasion en arène en plein air. Vu la fumée noire qui voletait encore derrière les gradins, May n'avait pas encore fini de brûler. Même pour ça, elle avait la peau dure.
Une barrière de fantômes m'amena directement au bout de la ligne des participants, juste à côté de Gaspard, qui du haut de ses 107 ans avait décidé de concourir. J'adressai un sourire un peu crispé à mon grand-oncle très classe dans son costume, puis essayai d'apercevoir les autres joueurs. Et merde, il y avait tellement de fantômes dans cette foutue arène qu'on ne voyait plus à cinq mètres !
La voix tonitruante d'April s'éleva et les spectres s'éparpillèrent. Cependant, j'étais trop inquiète pour ma vie pour continuer à regarder mes concurrents. Je me concentrai plutôt sur l'ex-ex-chef de clan qui nous dévisageait avec sévérité. Derrière elle, je pouvais apercevoir le reste de la famille (surtout les enfants) qui poussaient des acclamations, assis sur les bancs pour jouer les spectateurs.
- Petit rappel des règles, fit April. Il n'y en a pas, tous les coups sont permis ! Par contre, essayez au maximum de n'assassiner personne, c'était suffisamment chiant d'organiser les funérailles de May !
May lâcha un reniflement dédaigneux.
- Voilà maintenant le tableau des participants !
Un immense tableau lumineux apparut tout à coup dans le ciel, révélant douze noms. Je reconnus ma photo mouvante (mon portrait se grattait les cheveux et fusillait tout le monde du regard) et mon prénom, tout en bas à gauche. Mon premier duel était contre Robert.
C'est alors qu'un visage familier attira mon attention vers le haut du tableau. Mon souffle se coinça dans ma gorge et je crus défaillir de peur.
Ma mère s'était inscrite.
À suivre…
L'action commence dans le chapitre suivant !
(faut pas que je perde ma feuille avec le tableau des participants moi…)
Des théories ? Reviewez !
Des commentaires ? Reviewez !
De la mousse au chocolat ? Reviewez !
Admirez la forme de flèche de ma note de fin de chapitre !
