Bonjouuuur ! Aujourd'hui, je vous livre un chapitre… sauvage, muahahahah !

Allez, bonne lecture à tous et merci pour vos reviews ! ^^

Merci beaucoup à Destrange pour ses idées de types de combat, ça m'a beaucoup inspirée !


Chapitre 4 : Le Premier Tour (pt. 2) ou La Ferme des Animaux

- Allez les jeunes, à la bouffe ! s'exclama April une fois mon enthousiasme retombé.

Un buffet apparut dans l'arène et se garnit peu à peu de desserts tous plus beaux les uns que les autres. Les elfes de maison avaient dû bosser toute la journée pour les préparer !

Je rejoignit Thad et Gaspard près des brownies aux noix et me servis une grosse assiette de vivres, histoire d'avoir à manger jusqu'au soir. Le fait que mon stress se soit évaporé d'un coup creusait mon estomac, aussi me permis-je de remplir une seconde assiette, juste au cas où.

- Encore trois combats, annonça mon cousin en considérant le tableau d'affichage magique.

Je l'imitai et remarquai que la photo des perdants avait disparu. Les prochains combats opposeraient Benjamin contre Blanche, Lucy contre Cassie et Gaspard contre Cassiopéa.

- Si tu la bats, tonton, je te paie une soirée de catch féminin dans la boue, déclarai-je à voix haute.

- Deal, répondit Gaspard d'un air satisfait. Et si tu oublies, je te le rappellerai.

- Ok. Plus tu la malmènes, plus je te rapproche du premier rang.

Mon grand-oncle français me tapota le dos avec bonne humeur.

- C'est un plaisir de faire affaire avec toi, Zoé !

- Dites, vous savez que vous parlez de ma mère là ? nous rappela Thad avec un sourire en coin.

- Hé bien qui sait, peut-être que se faire battre à plate couture par un centenaire lui mettra du plomb dans la cervelle !

- Mouais…

- Zoé, je peux te parler ? fit soudain la voix de ma mère dans mon dos.

- Heu, ouais, bien sûr.

Les deux autres s'esquivèrent, peu désireux de s'attirer les foudres de Catherine, alias la Briseuse de Doigts. Un peu nerveuse, je me concentrai sur ma mère qui me renvoya une œillade désolée.

- Je suis vraiment navrée de m'être inscrite sans t'en avoir parlé avant, commença-t-elle. Tu as dû le voir comme une trahison, et je m'en excuse. Je ne voulais pas te stresser en te l'annonçant texto alors que j'étais dans ta chambre…

- Heu, c'est pas grave, rien ne t'obligeait à m'en parler, balbutiai-je. Comment tu te sens, après le Doloris ?

- Engourdie, grimaça ma mère. Je ne me souvenais pas que c'était si pénible.

Okay, ma mère s'est déjà mangé des Impardonnables, pourquoi est-ce que je m'en étonne encore ?

- Faudra que tu me racontes tes aventures de guerre, un de ces quatre.

- Oh, c'est pas le genre d'histoire qu'on raconte à sa fille, crois-moi. C'est tout, sauf agréable. Et puis, ce type était moche, mais moche !

- Pauvre Voldemort ! m'esclaffai-je. Ah, on dirait que les combats reprennent !

Je récupérai mes assiettes de victuailles et ma mère m'accompagna jusqu'à mon banc dans les gradins, où nous attendaient déjà Gaspard et Thad.

- Prêt à te battre, tonton ? demanda Catherine.

- Oh, t'inquiète pas, Cath, j'ai pris mes dispositions, sourit le vieux Français en montrant un objet métallique et brillant que je ne pus apercevoir convenablement avant qu'il ne le range dans sa poche.

- Quatrième duel ! proclama April. Benjamin contre Blanche !

Mon cousin sexy et mon agaçante petite cousine étaient déjà sur le sable de l'arène et se jaugeaient du regard. Entre un jeune auror et une vieille bique à moitié folle qui s'occupait du jardin du manoir, je pense savoir sur qui je vais parier…

Comme le silence et l'inaction s'éternisaient, Lucy mit ses mains en porte-voix et hurla :

- Du sang, bande de feignasses !

Quelle malapprise !

Enfin, sa remarque eut au moins le mérite de faire bouger les choses. Ben leva sa baguette, qui commença à cracher de la vapeur blanche, mais Blanche fut la plus rapide. Elle lança ce qui ressemblait à une grosse graine noire entre eux deux, et l'espèce de raisin ridé disparut dans le sable.

Interdit, Benjamin continua à préparer son sort, mais avec beaucoup plus de nervosité. Il se mit à fixer le sol avec paranoïa, comme si le Sarlacc allait apparaître juste en dessous de lui. (mais si, vous savez bien, cette énorme gueule dentue dans le désert dans Star Wars !)

En fin de compte, mon cousin eut raison de se méfier, car le sol se mit à trembler, à gronder et à se couvrir d'herbe verte, puis d'arbres feuillus totalement en désaccord avec la saison. Bientôt, toute l'arène se mit à ressembler à une petite forêt tropicale.

- Comment c'est possible, un tour pareil ? m'enquis-je auprès de Gaspard.

- Bah, on n'est pas jardinière pendant quarante ans sans découvrir certains trucs…

Blanche, tout sourire, considérait toujours mon cousin avec sa tête de mamie gâteau. Personnellement, j'aurais pris la fuite, mais Benjamin passa à l'attaque avec son brouillard blanc.

La nappe se déposa partout autour des plantes et commença à tout ronger sur son passage, mais la création de Blanche ne se laissa pas faire longtemps. D'un coup, comme si on les avait électrocutées, les plantes se soulevèrent et attaquèrent Ben, qui para tant bien que mal toutes les branches épineuses qui tentaient de le découper en rondelles.

Blanche avait une drôle de vision du "combat pas forcément à mort", vous en conviendrez.

L'erreur de Ben fut de lancer le sort de Découpe. Aussitôt, les plantes se reculèrent dans un bel ensemble, mais le sol sous les pieds de mon cousin commença à se liquéfier, transformant l'arène en sables mouvants. L'auror lâcha un cri de surprise et transplana à l'abri sans perdre son sang-froid. Et alors qu'il atterrissait sous un chêne d'apparence normale, l'arbre s'ouvrit de haut en bas et avala mon cousin avec un petit "gnap" de contentement.

Un silence de mort s'abattit sur les gradins, et Blanche ne trouva rien de mieux à faire que d'agiter la main pour nous faire coucou.

- Je rêve ou elle n'a pas lancé un seul sort ? laissa échapper Thaddeus.

- Faut vraiment que je lui demande d'où venait cette graine, moi… grommelai-je, consciente d'être au niveau -1000 à côté du reste de ma famille.


Pour le combat suivant, on débarrassa l'arène de toutes les plantes et on retrouva Benjamin choqué à vie entre les racines du chêne cannibale. Catherine se porta volontaire pour le conduire à l'infirmerie et pour lui préparer un chocolat chaud. Le pauvre avait l'air catatonique.

- Un auror vaincu par une jardinière, lâcha Gaspard. On devrait tellement mettre ça dans le journal ! Ça leur ferait plaisir, au Ministère !

Bon, place à un nouveau combat 100% filles. Pour changer, celles-ci avaient 19 et 20 ans. Ça cassait un peu le rythme d'apparition des vieilles peaux sur le terrain !

D'un côté, Lucy, ma cousine irritante qui se prenait pour le nombril du monde. De l'autre, Cassie, la sœur cadette de Benjamin et Robert. Sachant que sa mère s'appelait Yelena, j'y réfléchirais à deux fois avant de l'affronter, personnellement.

De ce que j'en savais, Cassie était autrefois une gamine calme et adorable, un peu comme Samantha. Ce qui s'était passé pendant ses années d'études, je n'en savais fichtrement rien. Il me semblait qu'elle voulait devenir soigneuse, mais je ne la connaissait pas plus que ça. A vrai dire, lors de ma dernière visite, j'avais passé le séjour à me disputer avec mes autres cousins, alors bon.

- Allez-y ! lança April.

Lucy fit aussitôt un sale sourire et son nez s'allongea d'un coup, devenant pointu comme… attendez, c'est un bec ce truc ! Sa tête rétrécit, son corps tripla de volume et ses jambes s'allongèrent pour se changer en de longues pattes pourvues de grosses griffes. Heu, donc, ma cousine s'est changée en autruche. Wow. Remarquez, vu son caractère de merde, ça lui va bien.

- Sale conne ! l'insulta aussitôt Cassie en faisant tourner sa baguette entre ses doigts, semblant incapable de s'en servir.

- Cass' adore les animaux, elle refuse d'en blesser un, même si sa vie en dépend, expliqua Thad.

- Peut-être, mais à mon avis, elle voit toujours Lucy sous les plumes, objecta Gaspard en montrant l'arène.

Effectivement, la hargne de Cassie semblait l'aider à retrouver son envie d'en découdre. La jeune femme ferma les yeux, et alors que l'autruche en profitait pour lui foncer dessus et la piétiner, elle rétrécit d'un coup et se changea en lièvre !

- D'accord, mes cousines sont des Animagi, dis-je, hébétée.

Sur le terrain, le lièvre esquivait chacune des attaques du volatile et se servit même des gradins pour rebondir grâce à ses pattes musclées et lui sauter dessus. Vu la façon dont le rongeur bourra l'autruche de coups de ses petits poing, je dirais que Cassie a beaucoup de comptes à régler avec Lucy. Jamais vu un lapin aussi hargneux.

Finalement, Lucy en eut marre de s'en prendre plein la gueule et se laissa tomber sur le sol pour envoyer Cassie à terre. La fille de Yelena se retransforma en humaine et essaya de plaquer l'autruche à terre dans un intéressant méli-mélo de bras et de plumes noires, mais le piaf l'envoya voler d'un coup de ses énormes pattes et se redressa avec tout le dédain dont il était capable.

- Aïe, ça doit pas faire du bien, ça, grimaça Thaddeus.

Cassie resta couchée sur le côté un moment, essayant de se remettre, mais Lucy ne lui laissa pas le luxe de souffler un coup. L'autruche maléfique se rua à l'extrémité de l'arène, puis piétina quelque chose avec entrain. Quelque chose craqua et Cassie se releva d'un coup, le visage figé d'horreur.

- Cassie est foutue, fit sombrement Gaspard. Cette pétasse a cassé sa baguette.

Ma cousine la plus gentille réussit tout de même à se relever et repassa en mode lapin. Manifestement, cette gamine était suffisamment puissante pour le faire sans baguette. C'était même la seule arme qui lui restait, vu qu'elle ne pouvait plus lancer de sorts.

Voilà la raison pour laquelle je ne deviendrai jamais un Animagus ! Et ça n'a absolument rien à voir avec le fait que je n'ai pas envie de baver sur une feuille de mandragore pendant un mois entier, non non non… Quand les Animagi se transforment, ils doivent cacher leur baguette quelque part, sinon ils risquent de la perdre. Seuls les vêtements suivent l'Animagus dans la manœuvre, pas le reste. Ballot hein ?

Cassie était intelligente, heureusement. Elle se mit à longer les gradins en courant, les oreilles au vent, dans l'idée de faire subir la même chose à la baguette de Lucy, mais celle-ci comprit vite son plan.

Voilà comment nous nous retrouvâmes à regarder une course entre un rongeur tout mignon et une harpie transformée en autruche.

- Allez le lièvre ! hurlai-je, emportée par l'action.

Le petit mammifère avait pour lui un centre de gravité très bas qui lui permit d'éviter de déraper alors qu'il évitait les coups de bec de Lucy. L'autruche, quant à elle, avait des pattes gigantesques et mangeait les mètres plus rapidement que le rongeur. Cependant, Cassie arriva à rester en tête en rendant sa course tellement rapide que ses pattes devinrent floues.

- On voit qu'elle faisait de l'athlétisme dans un club moldu, commenta Gaspard.

Arrivée de l'autre côté du terrain, Cassie se jeta sur la baguette de Lucy et la cassa en trois morceaux. Le lapin vengeur choisit l'un des morceaux couverts d'échardes et le planta dans la cuisse de Lucy, qui lâcha un genre de "Couac !" de douleur. L'autruche se laissa de nouveau tomber et atterrit pile poil sur le lièvre, qu'on ne vit bientôt plus. Brusquement, le visage de Cassie réapparut entre les plumes noires et, d'une voix remplie de souffrance, elle hurla :

- C'est bon, je me rends !

Satisfaite, cette grosse truie de Lucy se redressa et s'éloigna de l'arène en se dandinant. Cassie fut évacuée sur une civière et on nous apprit qu'elle avait des côtes cassées et une fracture du fémur. Rien qu'un peu de potion ne puisse guérir, mais là elle était HS.


Dernier match de la journée (et du premier tour) : Gaspard contre Cassiopéa.

- Vas-y tonton ! hurlai-je depuis les gradins alors que le vieux Français s'avançait tranquillement dans l'arène.

Il alla se poster face à la mère de Thad, qui tressait ses longs cheveux roux en lui adressant un sourire ravageur. Sale piqueuse de technique !

Aucune inquiétude du côté de Cassiopéa. Alors que toute la famille ou presque avait voué sa vie à la baston, elle avait décidé de la passer à apprendre à arnaquer les commerçants en se servant de son charme (et de ses charmes). Je n'avais aucune idée de la spécialité de Gaspard, mais j'étais à peu près sûre qu'il avait mené une existence plus productive.

- Tu peux encore déclarer forfait, tonton, minauda la rouquine. Il n'y a jamais que soixante ans de différence entre nous.

- Et tu crois que c'est un critère recevable dans cette famille, gourdasse ? La vieillesse signifie l'expérience, je te rappelle, nargua Gaspard en français.

Bien entendu, Cassiopéa, qui ne s'intéressait qu'à elle, n'en comprit pas un traître mot et gloussa bêtement. Tandis qu'elle terminait sa coiffure (malgré qu'April ait déjà donné le départ), Gaspard sortit une flasque de sa poche et en but la moitié.

- Si tu crois que tu vas pouvoir t'en sortir en te bourrant la gueule, tu te…!

L'alcool ingurgité ressortit sous la forme d'un geyser de flammes qui foncèrent droit vers Cassiopéa, qui dut transplaner en urgence pour ne pas périr brûlée. Toujours très calme, mon grand-oncle vida la flasque dans son gosier et adressa un sourire poli à ma tante.

- Tu disais ?

D'un coup, l'attitude du vieillard changea du tout au tout. Il sortit sa baguette avec vivacité et la pointa soigneusement vers Cassiopéa, qui leva la sienne en arborant la tête paniquée de quelqu'un qui s'est fait coincer dans un ascenseur par un tyrannosaure.

Bon, effectivement, mon grand-oncle était bourré, ça se voyait à la façon dont il titubait. C'est d'ailleurs à la façon de Jack Sparrow qu'il esquiva les sorts de ma tante sans grande difficulté, c'est-à-dire en clopinant d'un endroit à l'autre. Son équilibre en prit aussi un coup, on dirait, mais à chaque fois qu'il gesticulait pour se remettre droit, sa baguette crachait des sorts de plus en plus puissants, acculant Cassiopéa contre les gradins.

- C'est l'Or des Leprechauns, tu vois, expliqua-t-il d'une voix un peu hystérique tout en continuant à arroser la mère de Thad de sortilèges tous plus vicieux les uns que les autres. C'est un alcool irlandais que j'ai découvert à mon arrivée ici, après mon mariage avec May. Mon collègue O'Brien m'en a fait avaler à ma première soirée, et ça a eu… des effets inattendus sur moi, je dois dire.

Alors qu'il terminait sa phrase, il hoqueta et un dragon enflammé lui sortit des narines pour s'en prendre à ma tante, qui gémit et voulut se cacher dans les gradins. April secoua la tête, désapprobatrice, et Cassiopéa dut retourner dans l'arène. Pour un peu, j'aurais eu pitié d'elle, tiens.

- Quand je suis revenu à moi le lendemain matin, le pub était complètement démoli et O'Brien était sur le point de m'assommer avec un bout de table qui traînait, continua Gaspard en partant un peu dans les aigus.

Cassiopéa se mit à pleurer, affolée, alors que mon grand-oncle continuait d'avancer, souriant et les yeux roulant dans ses orbites.

- Comme on est un peu des scientifiques de la magie, lui et moi, on a fait des recherches et des expériences sur ce phénomène.. et on a découvert (il esquiva un sort et en lança un autre) que cet alcool décuple mes pouvoirs et crée des manifestations magiques inédites, et jamais deux fois les mêmes ! Du coup le dragon, là, c'est une nouveauté… Hic !

Le sol se changea en lave sous la force du hoquet et Cassiopéa leva les mains pour déclarer forfait.


- Et voilà, mes chers petits, comment on mouche une peste ! déclama Gaspard le soir même, alors que nous trinquions (avec de la limonade, je ne suis pas folle) à notre victoire respective.

- C'était super-impressionnant, je me demande si ça marche sur d'autres personnes, ce truc… dis-je, curieuse.

- Jusqu'à présent on n'a trouvé personne d'autre chez qui ça marche. Enfin, qui sait, tu devrais peut-être essayer !

- Heu, peut-être plus tard, bredouillai-je, pas pressée d'éternuer des dragons.

Nous étions à quatre, avec Thad et ma mère, et nous squattions toute une table du buffet du soir, celle avec toutes les belles pièces de bœuf et toutes les sauces qui vont avec. Et les frites. C'est important les frites.

- Heu, Tonton ? fit une voix hésitante.

C'était Cassie qui venait de s'approcher de nous avec une béquille en essayant de cacher la douleur que déclenchait le Poussos.

- Tu t'es super bien défendue aujourd'hui, félicitations cousine ! fit gentiment Thad.

- C'est gentil, mais je sais que j'ai merdé… Est-ce que je pourrais avoir une nouvelle baguette, s'il te plaît, Gaspard ? Je sais que tu en as gardé après avoir pris ta retraite… Et j'ai de l'argent.

- Bien sûr gamine, ça fait 20 gallions. Je descendrai mon stock tout à l'heure et on fera des tests, d'accord ? fit affectueusement Gaspard en tapotant la tête de la jeune femme.

Il avait à peine fini de parler qu'une autruche bouscula la table pour aller le voir à son tour. Cassie et elle se fusillèrent du regard.

- Tiens, salut Lucy, comment ça va ? ironisai-je en la regardant de bas en haut.

De toute évidence, seule Cassie était assez douée pour se retransformer sans baguette ! Muahahahaha !

L'autruche me bouscula avec son énorme derrière et agita l'aile vers Gaspard avec impatience.

- Qu'est-ce qu'il y a ? fit innocemment le vieil homme. Quoi ? Tu veux une nouvelle baguette ? Va falloir demander poliment !

L'autruche prit un air blasé et se regarda dans un mouvement de cou impressionnant pour montrer qu'elle ne pouvait pas parler pour le moment.

- Ah, ça c'est con, poursuivit Gaspard, de plus en plus souriant. Bon, tu as entendu le tarif, c'est 30 gallions en un seul paiement, aucun crédit n'est accordé et la livraison est payante également. Et y a pas de service après-vente, ça va de soi.

Les yeux du volatile s'agrandirent et Lucy se mit à caqueter, furieuse.

- Quoi ? C'est le prix qui t'embête ? Ok ok, je veux bien le modifier. Disons 35 gallions ?

Cette fois, les yeux de l'autruche se rétrécirent de rage, mais ma cousine préféra soupirer de frustration plutôt que d'attaquer mon oncle à ses risques et périls. Sage décision.

Aaaaah, quelle belle soirée.


Un peu plus tard dans la nuit, April nous communiqua à tous les combats du lendemain.

- Alors, Blanche contre Lucy, Yelena contre Gaspard… fit Thaddeus. Et… oh, désolé Zoé.

Ben tiens.

Il ne restait plus que deux concurrentes. Ma mère et moi allions devoir nous rencontrer dans l'arène demain matin.


À suivre…

Bon, tout le monde s'y attendait un peu, mais devinerez-vous comment ce combat va se terminer ? :D

Allez, à la prochaine !