Bonjour tout le monde ! Voici enfin la fin des aventures de Zoé. Je n'ai pas eu l'occasion de l'écrire ces derniers temps, à la fois à cause des cours, du fait que je suis malade (et je délire encore plus que d'habitude, aussi), et de la procrastination. J'assume totalement, croyez-le bien.
Voilà voilà, c'est fini (gros soupir). Merci aux lecteurs muets, à ceux qui reviewent et aux autres (des fantômes ? O.O) d'avoir suivi cette histoire !
Allez, bonne lecture !
Epilogue : Le vol au service de sa Majesté ou Comment devenir une héroïne (encore)
Devant les visages incrédules des Nightingale version noire, je pris ma posture la plus professionnelle pour tirer un ours en peluche miteux du sac à dos.
- Le nounours chéri de Méroé Nightingale, déclamai-je. Les enchères débutent à 25 £ !
Ma cousine maléfique ouvrit de grands yeux choqués, piétina sur place et se mit à fulminer. De jolies plaques rouges apparurent sur ses joues et ses yeux s'étrécirent, meurtriers.
- Tu es morte, cousine, siffla-t-elle.
Elle voulut me lancer un Sort de Mort, mais il ricocha sur ma bulle de protection africaine. La classe ! Sur ordre de Méroé, un grand type maigrichon lança un nouveau sort, dirigé cette fois vers le sol qui se mit à onduler sous nos pieds.
- Nous attaquer par en-dessous ? C'est intelligent, mais c'est un dôme, bande de cons, et il se referme en sous-sol comme un tampon géant ! me moquai-je alors que le sable se stabilisait sous nos pieds.
Nous étions intouchables tant que nous étions sous la cloche de protection, et ça les rendait dingues ! Je secouai le nounours avant de le jeter par terre. Sous le cri de fureur de Méroé, je sortis d'autres objets parfois très personnels de la branche maléfique de la famille tout en observant le rouge qui leur montait aux joues, parfois plus d'embarras que de colère.
C'est ça qui est magique avec les roux, on voit tout de suite qu'ils rougissent comme des briques.
Plusieurs d'entre eux vinrent cogner dans ma bulle, au risque de se péter un doigt, mais la protection ne faiblit pas.
- Dites donc, vous avez mis une sacrée couche de sel, non ? fis-je aux moldus et à Curtis.
Hm, j'aurais dû éviter. Curtis et Violet discutaient d'un truc tandis que Rachel et Steve se roulaient des pelles tranquillou alors qu'une guerre était en cours. Ah, ces moldus !
- Hrm, hrm ! Ça va, je ne vous dérange pas ?
Ils finirent par se séparer, un peu roses, et Rachel reprit aussitôt son rôle de meilleure ennemie.
- Si, tu déranges. A part ça, ouais, on a peut-être forcé sur le sel, mais on n'avait pas trop envie de crever tu saisis ? Un trou dans la ligne et ton bouclier se transforme en passoire !
- Heu, certes.
Je me tournai de nouveau vers le côté obscur de ma famille, puis mon attention repartit vers l'arrière.
- Arrêtez un peu de vous embrasser, d'accord ? C'est gênant.
- Seulement pour toi, répliqua Rachel en se jetant de nouveau au cou de mon meilleur ami.
Eurk.
- Bon, revenons à nos moutons, dis-je tout de même pour conserver un brin de sérieux. Si personne ne m'achète ces magnifiques… heu, trophées, je les détruis tous. Ou mieux, je les prends en photo et je publie le Grand Livre Honteux des Mauvais Nightingale, comme ça au moins je récupérerai de l'argent ! On fait ça ? Ok, adjugé !
- Rends-nous nos affaires, petite conne ! lança un Nightingale dont le nom m'échappait depuis déjà trois chapitres.
- Noo-oon, chantonnai-je avec entrain tout en prenant garde à ne pas toucher le bord du cercle avec mon pied. V'nez les chercheeeeer !
- Allez chercher sa famille, ordonna Méroé avec un sourire mauvais. Elle sera bien obligée d'abattre son mur pour les sauver.
- Oh la salope ! m'écriai-je.
Bon, le plan ne se passait pas vraiment comme prévu. Au départ, il ne devait rester que Méroé dans l'arène et elle devait être trop aveuglée par la haine pour se souvenir qu'elle avait des otages. Mais bon, je l'avais sous-estimée apparemment.
Les sorciers noirs entrèrent dans le manoir et je retins mon souffle, pas vraiment prête à voir ma famille être tuée sous mes yeux. En plus, je devais encore une soirée catch à Gaspard.
C'est après s'être bien assurée que les raclures de mages noirs étaient bien entrées dans le manoir que ma grand-mère April se manifesta. Jusque là, elle s'était contentée d'observer ce qui se passait, comme tout bon arbitre, mais là elle avait vraiment, mais vraiment l'air remontée.
- Tu ne toucheras pas à mes enfants, sale gosse ! beugla le Dragon à l'adresse de Méroé.
- C'est ça vieille bique, et comment tu comptes m'en empêcher ? En me traversant de part en part ? ironisa la rouquine sexy.
- Oh, peut-être que physiquement je ne peux rien contre toi, mais elle (April me pointa du doigt), elle peut.
Ma grand-mère s'éleva gracieusement dans les airs, quasi transparente sur fond de ciel hivernal, puis se racla la gorge pour nous signaler qu'on devait bien l'écouter.
- En ce jour, en récompense pour ce magnifique coup tordu digne de ses pires ancêtres, je proclame Zoé Sophia Nightingale chef du clan Nightingale et de tous ses embranchements ! déclara-t-elle avec une satisfaction féroce. Elle reçoit en plus de son titre le contrôle entier et total du manoir et un accès illimité à la fontaine à chocolat chaud !
- Chocolat chaud ? répétai-je, sous le choc. Attends, ça veut dire que j'ai gagné !?
- Bordel, mais c'est pas possible ! hurla Méroé, hors d'elle. Elle fait le clown depuis le début et c'est elle le chef ? C'est du favoritisme pur et simple !
- Non mon chou, la ruse et le sans-gêne sont des qualités indispensables pour les chefs Nightingale, asséna April avec un plaisir malsain. Toi, tu es juste rusée, tu ne fais pas le poids face à une vraie chieuse ! Zoé, tu es chef maintenant, tu n'as pas un truc à faire, là, maintenant, tout de suite ?
Je sortis de mon état d'hébétude.
- Ah, si, pardon grand-mère, je fais ça tout de suite !
Je me tournai vers Curtis, lui administrai une balayette pour le pencher en arrière et l'avoir à ma hauteur pour pouvoir lui rouler la pelle de sa vie (et de la mienne). Surpris, le Poufsouffle faillit se péter la figure, mais il finit par se détendre au bout d'une quinzaine de secondes, ce qui est quand même long, si vous voulez mon avis. Je le relâchai au bout d'un moment, positivement ravie, avant de réaliser que je venais d'embrasser mon voisin.
- Oh merde, qu'est-ce que j'ai fait ?
- C'est ce que je me demandais aussi, dit sèchement April en se facepalmant.
- Mais tu m'as dit de…
- Mais noooooon !
- Quoi alors ?
- Tu as le contrôle du manoir, gamine, me rappela-t-elle en appuyant toutes les lettres du mot manoir.
- Aaaaah, ouais, je comprends maintenant. Manoir ! Libère et arme les Nightingale emprisonnés dans tes oubliettes ! clamai-je à l'adresse du bâtiment.
Evidemment, comme celui-ci était une fabrication 100% Nightingale, il ne bougea pas d'un poil. On a l'esprit de contradiction ou on ne l'a pas.
- Heu, s'il te plaît ?
Les murs gémirent en réponse et on entendit d'un coup les cris de surprise et de douleur des mages noirs. Deux minutes haletantes plus tard, ma famille déferla telle une vague hors du manoir, menée par ma mère et une baguette qui ne lui appartenait sûrement pas.
En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, nos ennemis furent submergés par le nombre, surtout que le reste de la famille débarqua à ce moment-là pour prendre la branche maléfique en sandwich.
Je laissai tomber ma bulle et me lançai moi aussi à l'assaut, suivie de près par Curtis et mes courageux moldus, armés en tout et pour tout d'une poêle, d'un ours en peluche et de magazines remplis de femmes nues prélevés dans une chambre du manoir en France.
Quelques minutes plus tard, j'étais assise sur l'estomac de Méroé inconsciente en sirotant une tasse de chocolat chaud.
- …Et donc tu vois, j'aurais besoin de quelqu'un pour m'aider à mater cette bande de dégénérées, dis-je à Curtis, qui essayait de comprendre où je voulais en venir.
- Dis donc, Zoé, je ne savais pas que tu étais physiquement capable d'embrasser quelqu'un ! beugla Cassie depuis l'autre côté du jardin.
Violet, sale traîtresse !
Curtis et moi nous nous mîmes à rougir au souvenir de ce qui s'était passé un peu plus tôt (mais si, vous savez très bien de quoi je parle).
- T'es privée de sortie ! criai-je à tout hasard.
Et oui, l'abus de pouvoir et moi, c'est une grande histoire d'amour !
Nous rassemblâmes les Nightingale renégats dans l'arène sous la menace de nos baguettes et les forçâmes à retourner chez eux. Comme la profiteuse que j'étais, je leur avais fait signer un contrat stipulant que ni eux, ni leurs descendants n'attaqueraient plus le manoir ou le reste de la famille. Les fantômes gardèrent une copie du contrat (car ils n'oublieraient pas son existence malgré le défilement des générations à venir, eux) et nous, hé bien, nous avons fait la fête jusqu'à pas d'heure pour célébrer mon accession au pouvoir.
Je vous parie qu'on écrira des histoires sur cette sorcière déchue même pas foutue de lancer un Alohomora qui est devenue chef de clan à même pas vingt-cinq ans ! Ah, je suis trop badass…
Ma famille fit correctement la connaissance de mes amis moldus et ma mère jeta un coup d'œil appréciateur à Curtis avant de me faire un clin d'œil suggestif. Le Poufsouffle passa donc la soirée à rougir, le pauvre.
Gaspard et Blanche allaient bien, même si mon grand-oncle avait dorénavant une magnifique cicatrice en forme de demi-cercle. Loin de s'en inquiéter, il la montrait à qui avait le malheur de lui parler avant de raconter son "combat titanesque" au cours duquel il avait été blessé.
Le lendemain après-midi, après un poke sur la joue adorablement rebondie de Samantha, la petite sœur de Thad, je m'avançai sans me presser dans la salle de réunion de la famille pour mon tout premier discours ennuyeux.
- Salut tout le monde, dis-je à l'assemblée. Je suis la première à huer les gens qui racontent leur vie juste après le goûter, donc je vais aller à l'essentiel. Si je pars dans une envolée lyrique, vous êtes libres de m'interrompre… poliment, ajoutai-je en voyant Lucy ouvrir la bouche. Donc. Le premier point de l'ordre du jour (je jetai un œil au papier toilette que j'avais transformé en pense-bête le matin-même)… est illisible, donc je vais improviser.
- Abrège ! lança Lucy, qui avait enfin trouvé une façon plus ou moins politiquement correcte pour me dire de me grouiller.
- Hé, j'ai vérifié ton agenda, t'as pas de rendez-vous avec un crétin aujourd'hui, donc tu la fermes cousine !
- D'où tu fouilles mes affaires ?! s'insurgea la rouquine anorexique.
- Bref, je disais donc que je suis votre chef, et que le prochain qui me coupe la parole pour une connerie, je le fais pendre par les orteils dans le hall.
Un des murs tachés de sang du manoir (ça avait été un enfer pour en retirer tous les bouts de Nightingale ennemis après qu'il les ait broyés) remua dans l'expectative et je lui adressai un sourire poli, ravie d'avoir un argument de poids pour garder l'attention des autres.
- Premier point à l'ordre du jour, j'ai décidé de retourner à Londres.
Evidemment, ils prirent ça comme une invitation à rouspéter.
- Hé, fermez vos clapets ! Je vais retourner bosser dans mon magasin que j'aime tout plein et je vais demander à un membre du clan de me relayer les nouvelles importantes pour que je prenne les décisions adéquates. Cette personne me remplacera aussi comme régent jusqu'à ce que je revienne.
- Et as-tu déjà choisi ton régent ? demanda ma mère avec un fin sourire.
- Bien sûr.
J'adressai un coup d'œil royal tant que je le pouvais à l'assemblée tout en ignorant Lucy qui levait la main pour que je la choisisse (elle pouvait toujours rêver) avant de reprendre la parole :
- Yelena, pourrais-tu t'en occuper s'il te plaît ?
- Heu, bien sûr Zoé, sans problème, acquiesça ma tante prise au dépourvu.
Mon sourire s'agrandit quand j'entendit Lucy pousser un râle de frustration.
- Bon, ça, c'est fait. Ensuite, il nous faudrait un préposé aux archives. Quelqu'un qui est doué pour les sorts de rangement et de nettoyage. Cassiopéa, tu t'en charges ? J'ai entendu dire que tu étais la meilleure pour les sorts d'entretien.
Mon autre tante rougit furieusement, puis m'adressa un regard de psychopathe, mais n'osa pas me sauter à la gorge pour me lacérer le visage avec ses ongles. Gaspard commença à se bidonner sur sa chaise.
- Donc, je voudrais que les archives soient en ordre quand je reviendrai pour récupérer mon poste, merci merci. Alors, point suivant… Il nous faudrait un système pour prévenir les coups d'Etat, comme un sort d'alarme qui prévient les Aurors quand quelqu'un d'autre que le chef de clan s'assied sur ma chaise, un truc comme ça.
- On verra ce qu'on peut faire, proposa Benjamin en se désignant avec son frère.
- Super, merci ! Bon, à part ça, félicitations à tous pour la reprise du manoir, vous avez tous fait du bon boulot ! Surtout toi, Samantha, tu es la meilleure high-kickeuse que je connaisse !
La fillette sourit timidement et Thad lui fila un coup de coude appréciateur.
-Voilà, c'est tout, n'allez pas me dire que c'était trop long hein ! Vous pouvez tous partir, sauf Gaspard, et envoyez-moi mes moldus et Curtis en sortant siouplaît.
Les Nightingale quittèrent la pièce, me laissant en tête-à-tête avec mon grand-oncle. Mes quatre amis nous rejoignirent rapidement et je m'aperçus que Cassie s'était incrustée dans la salle en suivant Violet. Pfff, indécrottable.
- Dis donc, Violet, j'ignorais que tu avais une siamoise ! persiflai-je.
L'Animagus n'eut même pas la politesse de paraître gênée et se redressa à côté de ma meilleure amie.
- Bon, de quoi devais-tu nous parler ? demanda Gaspard.
- Parler ? Qui a dit que je devais vous parler ? Prenez mon bras !
Je transplanai donc avec six autres gusses (c'est lourd, je vous conseille d'éviter) et nous nous retrouvâmes aux alentours de Londres, devant un bâtiment un peu louche. J'agitai mes tickets d'entrée au vigile, qui essayait toujours de comprendre comment nous avions pu apparaître d'un coup devant lui mais nous laissa tout de même passer.
- Oh, Zoé, je pensais que tu avais oublié ! s'extasia Gaspard en découvrant les gradins, le ring et les employés qui y jetaient des seaux de boue.
- Hé, je suis chef de clan maintenant, je ne peux pas trahir mes promesses ! Ou en tout cas, pas trop souvent.
- Mais je rêve ! s'exclama Cassie en s'asseyant avec nous sur les bancs.
Il y avait déjà une bonne cinquantaine de personnes qui attendaient là dans un calme très relatif, et nous n'étions qu'à deux minutes du début du spectacle.
- C'est à la fois malsain et marrant d'amener son grand-oncle dans un endroit pareil, fit remarquer Steve.
- C'est ce que je fais, je suis marrante et malsaine, me vantai-je en me penchant vers Curtis, qui ne s'en plaignit pas. Chut, ça commence !
Nous nous concentrâmes sur le ring pour voir entrer les premières combattantes peu vêtues. Nous poussâmes des cris guerriers pour les encourager, en chœur avec le reste du public, et les combats commencèrent.
Je regardais du catch féminin dans la boue avec mon grand-oncle, ma meilleure amie sortait avec ma cousine, mon meilleur ami était avec mon ex-pire ennemie et mon petit copain avait un joli cul.
Tout allait bien.
FIN.
Voici la fin des aventures de Zoé Nigthingale, j'espère que vous avez aimé ces trois tomes de délires, en tout cas moi je me suis éclatée à les écrire !
Si vous voulez un peu plus de Zoé, je vous invite à lire mes OS d'Halloween et de Noël, ils sont enregistrés comme appartenant à l'univers de Sherlock, mais c'est plus un gros crossover déjanté qu'autre chose ^^
Allez, à la revoyure et n'oubliez pas les reviews siouplaît ! :D
