Le Calendrier de Fan'arts – Deuxième Édition

Fandom : Sherlock BBC

Dessinateur du fan'art : inconnu

Disclaimer : L'univers et les personnages ne m'appartiennent pas et sont à Sir ACD, et leurs versions modernes à Mark Gatiss et Steven Moffat. Je ne touche aucun argent pour mes écrits.

Personne ayant proposé le fan'art : SomeCoolName

Contrainte : Sherlock et Jim se retrouvent menottés.

Genre : General

Rating : K

Warning : /

Couple : /

Informations sur le canon : Sherlock Holmes est un génie, qui est détective consultant auprès de la police. John Watson, un médecin militaire qui a fait la guerre d'Afghanistan, est son colocataire et l'aide à résoudre les enquêtes. L'action se passe de nos jours.

James Moriarty est un génie du crime, le maître d'une très grande organisation criminelle. Sebastian Moran est son bras droit, un sniper très doué. L'action se passe de nos jours. Ce sont des ennemis de Sherlock Holmes.

(Si vous regardez la série après avoir lu mon calendrier, sachez que Moran n'apparaît que dans un des livres de Doyle, « The Empty House ». Dans la série il y a bien un personnage qui se nomme Sebastian Moran qui a quelque chose comme 10 secondes à l'écran en tout, mais il n'a rien à voir avec le personnage original.)

Résumé : Sherlock et Moriarty menottés ensemble, seuls dans une pièce fermée, ça ne va pas bien finir.

Note d'auteur : J'ai pensé à en faire quelque chose de plus drôle, mais finalement j'ai préféré m'éloigner un peu du fan'art ! Le résumé ne correspond pas complètement, mais je n'ai pas réussi à faire mieux.

Enjoy !


Temps de réaction

Well, you can tell by the way I use my walk
I'm a woman's man, no time to talk

La musique résonnant dans la pièce fut ce qui réveilla Sherlock. Il n'ouvrit pas les yeux cela aurait été une erreur de débutant. La musique couvrait tous les bruits éventuels, mais il déduisait de l'écho que la pièce devait être petite et peu meublée. Son bras était levé en l'air et retenu par un cercle de métal : des menottes. Faisant un rapide état des lieux, il ne trouva qu'une douleur au thorax, qu'il déduisit être due à un taser. Cela expliquait pourquoi il ne se souvenait de rien.

Pendant ce temps musique continuait toujours.

Ah, ha, ha, ha, stayin' alive, stayin' alive
Ah, ha, ha, ha, stayiiiin' alive !

« Oh, ne fais pas semblant de dormir. » déclara une voix traînante à côté de lui alors que les menottes bougaient, le bras de Sherlock entraîné par le mouvement. « Je sais très bien que tu es réveillé. »

Le détective ouvrit les yeux, reconnaissant très bien cette voix.

Il se trouvait dans une petite salle aux murs gris, dont la porte se trouvait sur le mur en face d'eux. Il n'y avait pas de fenêtre. La pièce n'était meublée que d'une chaise et sur la chaise était assis Jim Moriarty en personne, un air ennuyé sur le visage. Il était affalé contre le dossier, son bras pendant mollement à l'arrière. Il y avait des menottes à ce poignet, qui le liait à Sherlock assis au sol à côté de lui.

Dans l'autre main, il tenait le téléphone émettant la musique, qui aurait dû lui mettre la puce à l'oreille sur le fait qu'il n'était pas seul bien plus tôt.

« Hey. » salua le criminel ironiquement. Il portait un costume dont la veste était déboutonnée et la chemise quelque peu froissée. C'était la première fois que Sherlock ne le voyait pas tiré à quatre épingles.

La musique s'arrêta enfin.

« Tu viens de manquer un appel, commenta simplement Sherlock.

- Ne sois pas stupide, on ne nous aurait pas laissé nos téléphone s'il y avait du réseau. Ceci n'est qu'un enregistrement. Mais maintenant que tu es réveillé, tu vas pouvoir trouver une solution.

- Pourquoi serait-ce à moi de trouver une solution ? Ne te vantes-tu pas toujours d'être le plus intelligent ? » défia Sherlock en vérifiant les dires de l'autre homme. En effet, il avait bien son portable mais aucun réseau.

« Je suis le plus intelligent, mais dans ma magnanimité j'ai décidé de te laisser une chance. »

Sherlock se redressa un peu, s'asseyant plus confortablement contre le mur.

« Je préfère chercher pourquoi tu es là, dit-il en plissant les yeux. Comment le grand Moriarty s'est-il fait prendre ?

- Tu ne le sauras jamais, et personne au monde ne le saura car quand je sortirai, je vais couper le responsable de cela en petit morceaux.

- A condition que tu le retrouve. »

Moriarty ne répondit pas, une moue boudeuse aux lèvres. Sherlock en profita pour commencer à analyser les menottes.

Il chercha s'il avait quelque chose sur lui d'assez fin et pointu pour crocheter les serrures, mais bien sûr son kit lui avait été retiré. Alors qu'il était concentré et cherchait des solutions dans son Palais Mental, son compagnon commença à siffloter l'air des Bee Gees. Après quelques secondes, Sherlock claqua.

« Pourrais-tu arrêter !?

- Je l'ai dans la tête, se plaignit le génie du crime comme un enfant. Si tu as un moyen de t'en débarrasser, n'hésite pas à partager avec la classe. Je hais cette chanson.

- Alors pourquoi l'as-tu en sonnerie ?

- Parce qu'à chaque fois que je l'entends j'ai envie de tuer quelqu'un, or cela m'annonce aussi que j'ai une cible pour cette pulsion à l'autre bout de la ligne. Je conjure le sort !

- C'est… stupide.

- C'est logique. Et grâce à cela j'ai encore plus envie de te tuer, annonça-t-il en lui faisant un sourire tordu. Alors, où en es-tu ?

- Sans les clés, cela va être compliqué, soupira Sherlock, gémissant intérieurement à l'avance de devoir supporter l'autre pendant encore il ne savait combien de temps.

« Parfait, dit sarcastiquement Jim en claquant la langue. Alors, comment allons-nous occuper ce temps ensemble ?

- En se taisant ? ironisa le détective avec espoir.

- Non, ce ne serait pas drôle. Pourquoi pas Action ou Vérité ? J'étais le meilleur à ce jeu étant jeune.

- Je ne connais pas.

- Et bien c'est une honte. »

Moriarty replongea dans le silence et Sherlock se réjouit de cette petite miséricorde. Mais bien sûr, cela ne pouvait pas durer.

« Je sais, et si tu me parlais de ton enquête en cours ? C'est le vol du diamant Lesedi La Rona (1), n'est-ce pas ?

- Je ne peux pas en parler, cassa Sherlock.

- Tu n'es vraiment pas drôle… »

Et revoilà le ton boudeur. Il lui courrait de plus en plus sur les nerfs. Soudain pris d'un horrible doute, Sherlock demanda :

« Pourquoi cette question exactement ? J'espère que ce n'est pas toi qui as mis cela en place juste pour m'extorquer des informations, parce que ce n'est vraiment pas digne de toi, déclara-t-il en levant sa main menottée pour montrer de quoi il parlait.

- Aoutch ! C'est blessant, vraiment. Comment peux-tu croire que je sois tombé si bas ? Je n'organiserais pas tout ça pour un pauvre caillou brillant.

- Je ne sais pas, tu ne sembles plus au mieux de ta forme. »

Une lueur dangereuse passa dans les yeux de Moriarty. Il se redressa lentement, toute trace d'amusement ayant disparu de son visage.

« Ne me prend pas à la légère. Je t'ai promis que je brûlerai ton cœur, Sherlock Holmes, et je le ferai. »

Avant que le détective ne puisse répondre à la menace, du bruit se fit entendre derrière la porte. Ils tournèrent tous les deux la tête dans cette direction. Un bruit sourd se fit entendre, et la porte fut enfoncée, s'ouvrant sur John qui venait de la forcer et se tenait dans l'embrasure comme l'un de ces super-héros dont ils regardaient les films parfois. Sherlock pouvait presque voir la cape flotter derrière lui.

Dès que le médecin vit qui était dans la salle avec lui, il leva son arme et la pointa sur Moriarty.

« Hello Johny Boy, salua celui-ci avec un signe de main.

- John, ravi de te voir, dit Sherlock.

- Il fallait bien que quelqu'un vienne te sauver, ironisa celui-ci. Il lança son kit de crochetage au détective, qui s'empressa de s'occuper des menottes qui le retenaient.

- Je suis là vous savez, intervint Jim.

- Oui, merci de le rappeler, dit John en enlevant la sécurité. Rien ne m'empêche de te mettre une balle en pleine tête maintenant. »

Comme pour le contredire, le canon d'un pistolet se posa contre sa tempe alors qu'un quatrième homme rejoignait la scène.

« Moran. » grogna John.

Ils restèrent immobiles quelques instants, Moran tenant en joue John qui tenait en joue Moriarty, qui chassa une poussière de son épaule.

« Que fait-on maintenant ? demanda finalement le blond.

- Si quelqu'un tire, je vais avoir du sang sur mon costume, et c'est un Armani alors évitons voulez-vous ? Match nul, les gars. Vous n'avez qu'à partir de votre côté.

- Juste comme ça ? dit John en haussant un sourcil, sceptique.

- Juste comme ça. » assura Moriarty.

John ne semblait toujours pas y croire, mais Sherlock avança vers la porte sans que les autres ne fassent un geste. Gardant son pistolet levé, John recula dans le couloir à sa suite, et à sa grande surprise ils partirent effectivement en laissant les deux criminels de la pièce. Quand ils furent sortis du bâtiment, John se tourna vers Sherlock :

« Pourquoi étais-tu enfermé avec lui ? Qui est-ce qui a fait cela ?

- C'est lui qui a organisé cela, j'en suis certain, annonça le brun.

- Quoi ? Mais pourquoi ?

- Je ne sais pas. »

Sherlock croisa le regard de John, grave.

« Mais quoi que ce soit, cela ne peut pas être bon. »

oOo

« Alors, quel a été le temps de réaction du chien-chien ? demanda Moriarty en se tournant vers son second.

- 37 minutes.

- Très bien, s'exclama Moriarty en souriant d'un air dangereux. Nous aurons donc tout notre temps lorsque le moment viendra. »


(1) Diamant le plus gros du monde, vendu aux enchères à Londres en 2016 donc il est bien passé en Angleterre (je ne sais pas où il est aujourd'hui).


Fandom de demain : Star Trek