Salut tout le monde, alors j'espère que votre semaine se passe bien. Je voulais remercier Camille qui était la seule a s'être manifestée sur le précédent chapitre, ta review m'a fait énormément plaisir, sache le !
Sans plus attendre, le nouveau chapitre, Killian fera bientôt réapparition, je vous le promet ! Bonne lecture !
Un grand merci à Ewin pour la correction! :D
Le trajet jusqu'à New York avait été long et fastidieux, Gold étant devenu plus qu'étrange après qu'il ait dû ôter son foulard à l'aéroport, et semblant plus qu'agressif au moindre petit imprévu. Il avait néanmoins tenu sa promesse, et avait couvert la totalité des frais de voyage, ceux d'Henry compris.
Emma n'était pas retournée à New York depuis des années, et elle ne put retenir un petit sourire en voyant les yeux émerveillés d'Henry qui regardait les rues défiler à travers les vitres du taxi qui les menait à l'hôtel.
- Est-ce qu'on aura le temps de visiter ? demanda Henry en se tournant vers Gold, le regard interrogateur
- Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, nous ne sommes pas ici en vacances, répondit celui-ci sur un ton sec.
- Gold… grogna Emma en signe d'avertissement, je sais que vous êtes anxieux à l'idée de ne pas retrouver votre fils, mais ce n'est pas une raison pour vous en prendre au mien.
Monsieur Gold fronça les sourcils et ouvrit la bouche plusieurs fois avant de la refermer, préférant garder le silence et ne pas engager une dispute avec celle qui allait peut-être retrouver Baelfire.
- Peut-être, répondit Gold après un silence pesant, se retournant vers Henry, quand nous aurons retrouvé mon fils, peut-être aurons-nous le temps d'aller voir la Statue de la Liberté.
- Trop cool s'exclama Henry, comme si rien ne s'était passé une minute plus tôt, enthousiaste à l'idée de visiter une ville d'une ampleur aussi grande.
L'hôtel n'était pas si mal, pensa Emma lorsque le groom ouvrit la porte. La décoration était un peu dépouillée, certes, mais Gold était loin d'avoir choisi le plus miteux de New
York. Une tapisserie beige, un parquet foncé, et des meubles dans les mêmes tons contemporains. La grande fenêtre près du lit donnait une vue impressionnante sur New York qui se réveillait doucement.
- Maman ? appela Henry de sa propre chambre communicante.
- Oui ? répondit-elle, attendant qu'il arrive dans sa propre chambre.
- Je me demandais… Et si nous ne trouvions pas le fils de Monsieur Gold ? Ou s'il ne voulait pas que Monsieur Gold le trouve ?
- Pourquoi dis-tu cela ? demanda Emma, intriguée.
- Il y a son histoire, à Monsieur Gold, Rumplestilstkin, dans mon livre… Regarde.
Le jeune garçon sortit le livre de conte de son sac en bandoulière et le posa sur le lit d'Emma, le feuilletant rapidement avant de tomber sur la page qu'il cherchait.
- Ici, lis. Rumplestilstin a abandonné son propre fils, il l'a laissé tomber seul dans un portail magique parce qu'il avait peur. Son fils a grandi sans lui dans notre monde, peut-être qu'il n'a pas envie de le voir…
Emma resta silencieuse un moment, lisant la page qu'Henry venait de lui montrer et fronça les sourcils. Elle avait au moins une première piste, un nom : « Baelfire », et une histoire. Mais Henry avait peut-être raison, qu'allait-elle faire si le jeune homme en question ne voulait pas que son père le retrouve ?
- Henry… Je pense qu'il serait sage de ne pas parler de ça à Monsieur Gold, d'accord ? S'il voulait que nous sachions qu'il l'a abandonné, il nous l'aurait dit. Il risque de se mettre en colère si nous lui parlons de ça.
- D'accord, acquiesça-t-il, et Emma se dit pour la centième fois au moins que ce petit était bien trop sage et avisé pour son âge. On commence par où ?
- On va commencer par aller dans un orphelinat et demander si un certain Baelfire est entré dans le système d'adoption ou de maisons d'accueil. C'est notre seule piste pour le moment.
Deux jours, trois heures, et des litres de café noir pour enfin aboutir sur une adresse. Un nouvel espoir. Le taxi s'arrêta devant le petit immeuble blanc, et Emma vit Gold se raidir ostensiblement.
- Qu'est-ce qu'il ne va pas ? demanda-t-elle, c'est bien ici non ?
- Oui c'est ici, répondit Gold sur un ton las.
- Et j'imagine qu'il ne s'attend pas à vous voir, tenta Emma, je suis sûre qu'il adore les surprises.
Ils entrèrent dans l'immeuble et se penchèrent sur les nombreuses sonnettes. Le nom de Baelfire était néanmoins absent, et Monsieur Gold perdit patience, le désespoir le gagnant doucement.
- Y a pas de Baelfire, soupira également Henry.
- Ouais, ce ne serait peut-être pas le pseudo idéal, commenta Emma, votre globe magique ne vous a pas donné le numéro de l'appartement ?
- Ca ne marche pas comme ça, répondit Gold.
- Est-ce qu'un de ces noms vous rappelle quelque chose ? tenta Henry.
- Les noms sont ma spécialité mais là ce n'est pas le cas…
C'est alors qu'Emma le vit. Le petit emplacement vide parmi toutes les sonnettes. Le 407.
- Le voilà votre fils, dit-elle en pointant ladite sonnette du doigt.
- Oui, répondit sarcastiquement Gold, ou alors c'est inoccupé.
- Votre spécialité c'est la magie, moi c'est de retrouver les gens qui ne veulent pas être trouvés, répondit Emma sur un ton défensif, et les personnes de ce genre ont tendance à se faire discrètes.
Elle appuya alors sur la sonnette, et tenta un de ses petits tours de chasseur de prime, s'annonçant comme étant le facteur. Ils entendirent subitement un bruit de tôle, et Emma comprit, l'homme se faisait la malle par les escaliers de secours.
- Il se fait la mal, s'exclama-t-elle en se ruant dans la rue, suivie par Gold et Henry.
L'homme était là, à quelques mètres d'eux, en train de dévaler les dernières marches de l'escalier de secours.
- Le service que vous me devez, s'exclama Gold, je vous le demande maintenant, rattrapez mon fils. Je ne peux pas courir.
- Très bien, répondit Emma, se résignant, surveillez Henry.
Elle se mit alors à courir aussi vite que ses jambes le lui permettaient, et finit par rattraper l'individu au détour d'une allée, le plaquant au sol. L'homme releva la tête, et son visage apparut. Emma crut sérieusement que son cœur avait raté un battement, car il devint subitement très difficile de respirer.
- Neal ?!
- Emma ? lança-t-il sur un ton interrogatif, ne pouvant retenir son sourire.
Ils se relevèrent, se regardant dans le blanc des yeux, ne comprenant tous les deux pas la situation. Quelque chose se rompit en Emma et toutes ses années à se morfondre de son absence, la colère à son égard remonta d'une traite et elle ne put se retenir de lui hurler dessus. Neal était le fils de Gold, de Rumplestiltskin. L'avait-il jamais aimée ? Est-ce que tout cela n'était qu'un coup monté ?!
Oh… Pour peu elle l'aurait cogné aussi fort qu'elle le pouvait. Elle refusa d'aller boire un verre avec lui pour s'expliquer, son fils, LEUR fils était encore avec Gold… son GRAND-PERE. Elle se sentit nauséeuse, mais y consentit finalement, le suivant dans le bar le plus proche.
Il essaya de lui faire entendre raison, comme il avait toujours réussi à le faire lorsqu'elle n'était encore qu'une ado. Mais elle n'était plus cette jeune fille naïve. Non, elle ne se ferait plus avoir. Il lui promit qu'il ne savait pas qui elle était lorsqu'il l'avait rencontré, promit qu'il ne s'était pas servi d'elle pour lui faire payer de ses crimes, mais son aveu au sujet de Pinnochio la fit voir rouge.
Comment pouvait-il prétendre l'aimer s'il la laissait tomber dès qu'un foutu personnage de conte de fées venait le lui demander. Il l'avait envoyée en prison ! Parce que Pinnochio l'avait convaincu que c'était la meilleure chose à faire… Elle n'en croyait pas ses oreilles.
Le destin. Il essayait de lui faire croire que tout ceci n'était pas qu'une machination de son père, mais l'œuvre du destin, et que quelque chose de bon en était forcément issu. Henry, la réalité la frappa en plein visage. Sans Henry, elle n'aurait jamais rompu la malédiction… Mais ça, il ne devait jamais le découvrir. Elle ne voulait plus de Neal dans sa vie, et encore moins dans celle de son fils, alors quand il lui proposa de ne plus jamais prendre contact avec elle si elle ne le livrait pas à son père, elle accepta sans hésiter et s'enfuit presque en courant du bar, des larmes amères coulant le long de ses joues, et une forte envie de vomir tiraillant ses entrailles.
Emma mit un moment avant de reprendre contenance et rejoindre Gold et Henry. Elle lui mentit et lui annonça qu'il avait filé, mais il ne sembla pas l'entendre de cette oreille et décida de forcer le destin et pénétra par effraction dans son appartement, malgré toutes les tentatives de la jeune femme de l'en dissuader.
Puis elle le vit, l'attrape rêve qu'elle lui avait offert onze ans auparavant et elle ne put s'empêcher de s'en approcher et de le prendre en main, éveillant la curiosité de Gold.
- Vous avez trouvé quelque chose ?
- Non, juste un attrape-rêve, répondit-elle, ce n'est rien.
- Si ce n'est rien, pourquoi l'avez-vous encore à la main ? argumenta Gold, faisant pâlir Emma.
Il comprit subitement que la jeune femme lui cachait quelque chose et entra dans une colère noire, obligeant Emma à faire quitter la pièce à Henry. Subitement, sans doute alerté par les cris, Neal entra dans l'appartement en lui somma d'arrêter et de la laisser tranquille. Elle avala difficilement sa salive, ne sachant plus quelle attitude adopter face à cette situation qui semblait devenir de plus en plus difficile.
- Baelfire, murmura-t-il, tu es revenu pour moi ?
- Non. Je suis venu pour m'assurer que tu ne lui feras rien, répondit-il en désignant Emma du doigt. J'ai vu ce que tu infliges à ceux qui rompent un marché avec toi…
- S'il te plait, laisse-moi te parler juste une minute… supplia-t-il.
- J'ai pas du tout envie de te parler alors sors d'ici.
- Non… Je n'irai nul part…
- SORS DE MON APPARTEMENT ! hurla-t-il soudain.
- Neal… tenta d'intervenir Emma, mais elle se rendit compte de son erreur à la minute ou celui-ci lui répondit.
Gold comprit qu'ils se connaissaient et n'en démordit plus, exigeant la vérité. Et comme si la situation ne pouvait pas devenir pire encore, Henry, alerté par les cris, sortit de la salle de bain et se dirigea vers eux.
- Maman ? tenta-t-il, inquiet, je peux savoir ce qu'il se passe ici ?
- C'est rien voulu-t-elle le rassurer en mettant ses mains sur ses épaules.
- C'est qui ? demanda alors Neal.
- Mon fils, murmura-t-elle sur un ton qu'elle voulait détaché.
- Quoi ?! s'étrangla presque le jeune homme.
- C'est lui Baelfire ? demanda Henry, totalement inconscient de ce qui était en train de se passer.
Emma tenta de sauver la situation en envoyant le jeune garçon dans la salle de bain, mais Neal comprit bien vite et exigea de connaître son âge, levant alors tout doute possible sur sa paternité. Henry sembla comprendre lui aussi puisque son visage se décomposa quand il comprit qu'Emma lui avait menti, et s'enfuit par la fenêtre, laissant les trois adultes seuls, tous trois aussi blancs qu'un linge tandis que la réalité les frappait en plein visage.
Emma fut la première à reprendre contenance et se lança à la poursuite d'Henry pour s'excuser et s'assurer qu'il aille bien. Le jeune garçon était assis juste un peu plus haut sur l'escalier de secours, et regardait New York de façon silencieuse.
- Henry ? tenta-t-elle.
- Alors c'est lui. Mon père, la coupa-t-il.
- Oui… soupira-t-elle.
- Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?
- Parce que je croyais que je ne le reverrais plus jamais. En tout cas, je l'espérais, admit-elle.
- Pourquoi ? essaya-t-il de comprendre.
- C'était un voleur, un fugitif et un menteur, admit-elle honteuse, quelqu'un de pas très recommandable… Et il m'avait brisé le cœur.
- J'aurai pu le comprendre, tu sais, répondit Henry.
- Je sais… souffla-t-elle sur un ton d'excuse, c'était une partie de ma vie dont je ne suis pas fière et que je voulais oublier…
Elle se retenait de pleurer maintenant. Pouvait-elle faire, au moins une fois dans sa vie quelque chose de bien ? Elle commençait à en douter sérieusement.
- Je croyais que tu étais différente, déclara Henry, mais en fait tu es comme Regina, tu m'as menti.
Les mots du jeune garçon firent mal, et elle dut à nouveau prendre sa respiration pour ne pas fondre en larme devant lui. Elle venait de perdre la confiance de la personne qu'elle aimait le plus au monde, et elle savait ce qu'il devait ressentir à ce moment-là, et se détestait d'en être la cause. Elle décida de le laisser seul un moment, et sortit dans la rue, prenant de grandes inspirations et chassant les larmes de ses yeux.
Elle marcha un petit moment, faisant le tour du pâté de maisons, quand elle se fit bousculer par quelqu'un qui courait vers un taxi qui venait de s'arrêter de l'autre côté du trottoir.
- Désolé ! s'excusa l'homme en se retournant à peine.
La voix de celui-ci la frappa de plein fouet et elle releva la tête pour plonger son regard droit dans le sien. Il était la, de l'autre côté de la rue, la regardant en souriant gentiment avant de s'engouffrer dans son taxi.
- Hook ?! murmura-t-elle plus pour elle-même, n'en croyant pas ses yeux, ne comprenant pas ce qu'il se passait. Devenait-elle folle?
Puis sans même réfléchir, elle se lança à sa poursuite et se glissa dans le premier taxi, lui sommant de ne pas quitter celui devant eux d'une semelle.
