Un nouveau chapitre, dans lequel Sam va être confrontée à une chose totalement imprévue pour son esprit...
Sa, merci pour tes reviews ! Il est vrai que je n'ai pas mis une petite explication de la chanson dans le dernier chapitre, donc petite explication ici : la chanson traite d'un amour, et les chanteurs disent à l'autre "I have died every day waiting for you, Darlin' don't be afraid, I have loved you for a thousand years, I'll love you for a thousand more." En traduction : "Je suis morte chaque jour en t'attendant, Chéri n'ai pas peur, je t'ai aimé pour un millier d'années, je t'aimerai pour un millier de plus."
Chapitre X
À sept heures, Sam proposa à Daniel de prendre un petit-déjeuner au mess. Il venait d'ouvrir et ils devraient sûrement y retrouver Teal'c - ce dernier aimant prendre son temps pour manger, il était toujours le premier à l'ouverture. - Sam espérerait également y voir son père. La veille, Jacob et Freya avaient présenté leur nouvel appareil de téléportation. Le Colonel Carter n'avait pu y assister, « trop dangereux concernant la fuite d'informations » avait indiqué Anise. Aujourd'hui, ils devraient tous travailler de concert avec Thor, et Sam mettait tous ses espoirs en eux. Elle priait pour pouvoir se reposer le soir sans revivre des souvenirs affreux.
Daniel et elle se dirigeaient vers le mess quand, au détour d'un couloir, ils tombèrent sur Jack. Vu l'heure tardive à laquelle Sam était partie se reposer, il la regarda avec des yeux accusateurs.
— Bonjour vous deux. Déjà debout, Carter ?
— Bonjour, mon Général. Oh, vous me connaissez, je ne me lève jamais bien tard… lui répondit-elle, essayant de paraître convaincante.
Il fronça les sourcils avant de lui répondre.
— Trois heures de sommeil ça me semble peu.
Sam rougit et regarda Daniel, l'invitant d'un regard à ne pas mentionner leur moment de ce matin, ce qui réduirait considérablement le temps présumé de sommeil qu'elle avait eu.
— On va manger ? demanda l'archéologue.
— Avec plaisir, Daniel, si Teal'c n'a pas piqué tous les pancakes ! répondit Jack, finalement enjoué.
— C'est vrai que nous sommes dimanche. J'aime bien cette nouveauté au mess, dit Sam.
— Ah, je vous avais dit que moi Général il y aurait quelques changements, lui répondit-il en lui faisant un clin d'œil.
Ils entrèrent d'une humeur plus légère au mess, et découvrirent Teal'c en plein repas, accompagné de Jacob et Freya.
— Sam ! dit Jacob en se levant pour embrasser sa fille.
— Bonjour, papa. Tout va bien ?
— Oui, nous avons fini d'exposer l'appareil à tes collègues, nous allons pouvoir nous joindre à Thor et toi aujourd'hui. Vous avez trouvé quelques éléments intéressants ?
— Pas encore, mais Thor devait travailler dessus encore quand le Général m'a ordonné d'aller me reposer.
Jacob tourna la tête vers Jack. Il l'interrogea du regard.
— Ah vous savez, Jacob, il y a des ordres que je dois donner qui parfois me dépassent, dit Jack dans un sourire.
Ils se mirent tous à sourire, puis, sûrement dû à la fatigue, Sam émit un petit rire. Il est vrai que devoir lui ordonner d'aller se coucher pouvait paraître complètement hors de propos dans une base militaire. Son rire fut contagieux et ce fut bientôt un fou rire qui les prit tous. Cela leur faisait du bien, après autant de tensions dans les dernières heures. Ils s'installèrent à la table de Teal'c, qui sourit devant l'hilarité de ses amis. Freya quant à elle restait stoïque, ne comprenant pas la raison de ces rires. Le petit-déjeuner se poursuivit dans la bonne humeur, puis les deux tok'ra et Sam se dirigèrent vers le laboratoire. Thor les y attendait.
— Bonjour, Thor. J'espère que vous ne nous attendez pas depuis longtemps, dit Sam, un peu gênée.
— Bonjour, Colonel. Ne vous en faites pas, je me suis téléporté lorsque je vous ai vu quitter la table de votre repas. J'ai quelques informations qui devraient vous intéresser. J'ai pu synthétiser un appareil, lui répondit Thor.
Le cœur de Sam fit un bond. Enfin, elle allait pouvoir être débarrassée de son fardeau. Mais elle déchanta bien vite…
— Reste à trouver la bonne fréquence, dit Jacob.
— Eh bien, c'est ce que je pensais également avant de refaire quelques calculs.
— Oh, dit Sam.
— Oui, et c'est un « oh oh », Colonel Carter, répondit Thor.
Si la situation n'avait pas été aussi critique, Sam aurait sûrement souri de la phrase de Thor.
— Comment ça ? demanda Freya.
— Si nous utilisons la mauvaise fréquence, cela pourrait avoir des effets irréversibles.
C'est à cet instant que le téléphone de Sam sonna.
— Carter. Oui… Aujourd'hui ?… Je ne sais pas encore… Je… Oui, je le sais…
Le téléphone de son labo sonna.
— Ne quitte pas.
Elle se dirigea vers le téléphone posé sur son bureau.
— Carter. Oui, mon Général. On a une avancée, mais il vaudrait mieux que Thor vienne débriefer avec vous de tout ça… Oui dans 10 minutes. Je leur transmets… Oui. À vos ordres, mon Général.
Elle raccrocha puis reprit son portable.
— Dans deux heures… Oui. À plus tard.
Elle raccrocha et, en relevant la tête, croisa trois paires d'yeux.
— Le Général nous attend en débriefing dans dix minutes, leur dit-elle.
Ils sortirent donc du laboratoire et rejoignirent la salle de réunion. Ils croisèrent Daniel dans l'escalier. Ils avancèrent en silence, Sam et Daniel ouvrant la marche. Arrivés dans la salle ils virent une femme dans le bureau de Jack. Elle souriait à pleines dents, sourire que Jack lui rendait. Pas un sourire « spécial Sam », mais quand même.
— Qui est-ce ? demanda Sam à Daniel.
— Kerry Johnson, je crois bien. L'agent de liaison de la CIA, lui répondit-il, un peu étonné de la voir ici.
Kerry rigola dans le bureau de Jack. Presque imperceptiblement, Sam serra les dents, le cœur battant la chamade. Ce fut sans grande surprise qu'après s'être agrippée fortement à une chaise, elle se retrouva sur Edora. Jack ne lui adressant à peine qu'un regard. Un Jack qui voulait que Laira revienne avec lui sur Terre. Et le cœur de Sam se serra, se serra si fortement. Elle avait passé trois mois sans lui. N'avait presque pas dormi, mangeait pour que son cerveau ne cesse pas de pouvoir réfléchir pour trouver une solution pour le sortir de là. Et lui, il l'ignorait. Entièrement. Lamentablement. Elle serra les dents de douleur.
Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle s'aperçut avec soulagement qu'elle n'était pas au sol. Toujours fermement agrippé à la chaise. Daniel la regardait et sans un mot, lui prit sa main pour la serrer. Un geste qui se voulait juste rassurant, mais également interrogateur. Il souhaitait savoir si son amie allait bien. Elle lui fit un petit sourire encourageant. Mais au fond d'elle-même, elle avait mal. Avait-il aussi mal quand elle était avec Pete ? Question idiote, puisque Kerry Johnson souriait dans son bureau, à son supérieur. Son supérieur. Sam se mit une gifle mentale. Il fallait qu'elle arrête de penser. Puis Jack tourna la tête après avoir regardé sa montre. Il vit qu'il était attendu, et ouvrit donc la porte de son bureau. Il laissa passer Kerry devant lui, puis passa à son tour en salle de réunion.
— Installez-vous tous. Je vous présente Kerry Johnson, agent de liaison de la CIA. Le président a demandé sa présence quant à la situation à laquelle nous faisons face, commença Jack.
— Le problème plus exactement, dit Kerry. Le Colonel Carter se trouve être un véritable problème quant à la sécurité de cette base et donc un problème pour la sécurité du pays et plus généralement, à la Terre.
Daniel ne sut pas exactement si l'agent Johnson avait déjà rencontré Sam, mais quelque chose lui disait que dans deux secondes, elle allait la voir, et pas sous son meilleur jour.
— Je vous demande pardon ? glissa Sam entre ses dents. Le problème, comme vous le nommez, est dans cette pièce je vous signale.
Le ton de Sam était sans appel.
— Je suis désolé, Colonel Carter, j'essaye juste d'exposer les faits, se défendit Kerry.
— Et le fait est que le « problème » est avant tout un humain, un membre de notre équipe. Je pense que le terme « problème » n'est pas pertinent, dit Daniel.
— Si vous voulez, lui répondit Kerry.
— Bon, Thor a trouvé quelque chose ? demanda Jack, pour couper court à l'altercation.
— En effet, O'Neill, mais comme je l'expliquais au Colonel Carter, l'appareil que j'ai synthétisé doit être utilisé à la bonne fréquence.
— Donc vous cherchez la bonne fréquence et le tour est joué ?
— Non. Si l'appareil n'est pas utilisé à la bonne fréquence, il pourrait causer des dommages irréversibles.
— C'est-à-dire ? demanda Jack.
— Cela me grillerait le cerveau, dit Sam.
— Ah. Oui effectivement c'est un pr… un souci, dit Jack en se rattrapant.
Il ne souhaitait pas subir les foudres de Sam.
— J'ai un appareil me permettant cependant de plonger le Colonel dans un souvenir contrôlé. Cela nous permettrait de voir à quelle fréquence Ba'al a utilisé son appareil d'activation, dit Thor.
— Sans danger ? demanda Jack.
— Oui.
— Parfait, quand pouvons-nous commencer ? demanda Sam.
— Je peux revenir d'ici quelques heures avec l'appareil.
— C'est entendu, dit Jack.
Thor se téléporta d'un signe de tête.
— En attendant le retour de Thor, il serait plus prudent que le Colonel soit dans ses quartiers, dit Kerry.
— Pardon ? s'indigna Sam.
— À chaque minute qui passe, vous dévoilez des secrets sur la base, le fait de travailler dans votre laboratoire est trop dangereux. Je préconise donc un arrêt de vos fonctions jusqu'à la résolution de la situation, expliqua Kerry.
Cette fois-ci c'en était trop pour Sam qui se leva et pointa du doigt Kerry.
— Je ne révèle rien du tout ! Vous ne savez absolument pas ce qui se passe à l'intérieur de ma tête, agent Johnson ! Comment osez-vous m'accuser de la sorte ? !
— Colonel, asseyez-vous, dit Jack calmement.
Mais Sam ne l'écouta pas.
— Le « problème » comme vous m'avez si bien nommé, a sauvé les fesses de la Terre et donc les vôtres avec, plus d'une fois. Alors à moins que vous vous y connaissiez mieux que moi en nanotechnologie, je vais aller dans mon laboratoire essayer de sauver ma peau !
Sam s'éloigna pour descendre les escaliers. Jack la suivit.
— Carter, revenez en briefing.
— Non, mon Général !
— « Non, mon Général » ? demanda-t-il, pas certain d'avoir bien entendu.
— Non, mon Général, dit-elle de nouveau en plantant son regard dans le sien.
Elle fut étonnée de ne pas retomber dans un souvenir avec autant de colère en elle, mais elle s'en accommoda très bien. Elle finit par descendre les escaliers sous les yeux médusés de Teal'c, Jacob et Daniel. Ce dernier s'excusa et partit à la poursuite de Sam.
— Et pas un mot sur l'insubordination, Général ? s'offusqua Kerry.
— Le briefing est terminé, dit Jack à l'ensemble de l'équipe.
Ils se levèrent tous pour quitter la salle.
— Johnson, dans mon bureau, dit-il d'un ton sec.
Daniel savait pertinemment que Sam avait été blessée des paroles de l'agent Johnson, mais sûrement plus encore par le fait que Jack n'avait rien dit pour la défendre. Il passa la tête par la porte du labo de Sam et la vit faire les cent pas devant le tableau blanc. Des larmes aux coins de ses yeux menaçaient de rouler le long de ses joues. Il frappa pour l'avertir de sa présence. Elle se tourna vers lui, puis de nouveau vers le tableau. Daniel sut que c'était sa façon à elle de l'inviter à entrer. Il ferma la porte.
— Elle y a été un peu fort, dit-il.
Sam émit un petit rire nerveux.
— Je suis un « problème ». Non, mais vous vous rendez compte ? !
— Sam vous n'êtes pas un problème.
— Elle semble penser le contraire et le Général ne la contredit pas, répondit-elle sèchement.
Et voilà ils y étaient. Daniel avait bien deviné que c'était Jack qui l'avait le plus blessé.
— Je ne le pense pas. Il l'a convoqué dans son bureau après avoir mis fin au briefing.
— Je la vois sourire d'ici Daniel.
— On parle toujours de ce qu'elle vous a dit ou de ce que vous avez vu avant le briefing ? demanda l'archéologue à son amie.
Sam baissa la tête.
« Touché, » pensa-t-il.
— Excusez-moi, Daniel, je m'emporte pour rien, dit-elle en essuyant une larme du revers de la main.
— Hey, dit-il en s'avançant vers elle. Vous n'avez pas à vous excuser. Personne ne peut comprendre ce que vous vivez en ce moment. Je comprends que ça soit compliqué à gérer.
Il la serra dans ses bras et la berça. Son amie semblait totalement perdue, et cela lui faisait mal au cœur. Une personne frappa à la porte, et ils se détachèrent l'un de l'autre.
— Entrez, dit Sam.
Elle vit son père passer la tête dans l'ouverture de la porte.
— Je ne dérange pas ?
— Non, papa, voyons entre, lui dit Sam.
— Je vais vous laisser en famille, annonça Daniel.
Il embrassa Sam sur le front.
— Tenez le coup on va trouver.
Il sortit de la pièce. Jacob regarda sa fille.
— Vous êtes proches tous les deux, dit-il dans un sourire.
— Oui, Daniel est… Commença-t-elle avant de lever la tête et voir le sourire de son père. Il est très présent pour moi en ce moment. Que vas-tu t'imaginer, voyons ?
Elle le tapa sur l'épaule dans un sourire.
— Je n'ai rien dit, j'ai juste fait la remarque que vous étiez proches.
— Tu devrais le voir avec Janet alors, lui répondit-elle avec un clin d'œil.
— Daniel et le doc ? demanda-t-il, surpris.
— Les paris vont bon train.
— Je vous fais confiance là-dessus. Tu es prête pour la séance avec Thor ? Cela risque d'être un peu pénible pour toi.
— Ça va aller. Il le faut si je veux me débarrasser des nanites.
— Et… Pete alors ?
— Pete ?
— Tu comptais m'en parler quand ?
Sam paniqua. Son père avait-il appris la demande en mariage ?
— Euh je…
— Il est bien pour toi ?
— Ça se passe plutôt bien.
Jacob grimaça.
— Tu es heureuse ?
— Oui. Papa, tu n'as pas à t'en faire je ne lui ai pas encore répondu, tu seras le premier à savoir.
— À savoir quoi ?
« Merde ! » pensa-t-elle.
— Eh bien à savoir quand ça sera très sérieux. Avec quelqu'un.
Jacob la regarda. Il ne comprenait pas tout à fait sa fille, mais décida de ne pas y porter attention.
—Tu sais, Sam, tu peux avoir tout ce que tu souhaites si tu le veux vraiment.
— Tu m'as déjà dit tout ça.
— Vraiment ? demanda-t-il surpris.
« Re-merde ! » Elle avait totalement oublié que la conversation avec son père sur le Prométhée n'était pas vraiment réelle. Elle était fatiguée.
— Je suis un peu fatiguée, papa… Pete ne va pas tarder à arriver.
— Pete vient ici ?
— Oui, nous devons discuter.
— Oh…
Le téléphone du laboratoire sonna.
— Carter. Oui… J'arrive, sergent.
Elle raccrocha et regarda son père.
— Il est arrivé.
— Je te laisse. À tout à l'heure.
Juste après le briefing, Jack avait convoqué Kerry dans son bureau.
— C'était quoi ça exactement ?
— De l'insubordination, et vraisemblablement tu n'en portes pas cas.
— Je ne parle pas du Colonel. Ça, c'est mon problème. Je te parle de ton intervention, lui dit-il sèchement.
— J'ai dit la vérité, Jack.
— Tu as remis en cause son intégrité !
— Tu sais toi-même qu'elle représente un danger.
— Carter n'a pas besoin d'être dans son laboratoire pour faire fonctionner son cerveau.
— Non, mais elle y a les outils pour.
Jack poussa un soupir. Kerry s'approcha de lui et l'enlaça.
— Écoute, je suis désolé. J'y ai été un peu fort.
— Ah vraiment ?
— J'irai m'excuser auprès du Colonel.
— Merci.
Il pencha la tête et l'embrassa.
