Merci à tous pour vos reviews et pour continuer à me lire !
Biboune : Et oui ce n'est pas la fin rassure toi!
Marie : Ravie que cela te plaise. J'espère que ce chapitre te plaira tout autant.
Demetra : Je n'ai pas pleuré mais ça m'a remué émotionnellement parlant. ;-)
Sa : Je suis désolée que le dernier chapitre ne t'ai pas plu, mais il était nécessaire pour la suite de l'histoire. J'espère que celui-ci te plaira mieux !
Chapitre XIII
— Elle est en arrêt !
— Où est le docteur Fraiser ? !
— Juste ici ! Général, c'est bon je prends le relai !
Janet commença à masser le corps inerte de Sam, tandis que le Général s'éloignait.
— Je veux un milligramme d'adrénaline, maintenant !
— Adrénaline passée !
— Aller, Sam, vous n'allez pas nous lâcher maintenant… Battez-vous bon sang !
— Mon Dieu, mais qu'est-ce qui s'est passé ? ! s'écria Daniel qui venait juste d'arriver.
Personne ne lui répondit, trop choqué et occupé par la vie de Sam qui filait à toute vitesse.
— Les trois minutes sont passées. Toujours pas de pouls ! Un milligramme d'adré !
— Un milligramme s'est passé, Docteur.
— Allez, Sam ! Allez ! cria Janet à son amie.
Tandis qu'elle continuait le massage cardiaque, un gros bruit sourd se fit entendre dans la pièce.
— Jack ! Calmez-vous, intervint Daniel en s'approchant de son ami.
Le Général O'Neill venait d'exploser sa chaise contre le mur, furieux de la situation. Daniel le força à sortir de la pièce. À l'extérieur, ils retrouvèrent Kerry, qui venait juste d'arriver.
— Que se passe-t-il avec le Colonel ?
Pour toute réponse, Jack frappa violemment le mur de ses poings. Les minutes furent comme des heures dans la tête de Daniel et de Jack. Puis, enfin, une voix s'écria à l'intérieur de la pièce.
— J'ai un pouls ! Rythme sinusal 52 pulsations minute. Saturation à 86 %.
Jack accourut dans la pièce et se précipita auprès de Sam. Il la regarda, son visage pâle, son air calme. Elle était en vie, et il sut que c'était tout ce qui comptait pour lui. Car l'espace d'un instant, d'un court instant, son cœur s'était arrêté en même temps que le sien. Il lui prit la main, jetant un coup d'œil au scope en face de ses yeux. Les chiffres remontaient tout doucement. La saturation était maintenant de 95 %, un chiffre tout à fait normal et stable.
— Ça, c'est étrange, dit soudain Janet.
Il leva les yeux vers elle, ne comprenant pas. Il l'interrogea du regard.
— L'activité des nanites est redescendue en flèche.
— Comment ça ?
— Eh bien, leur activité avait augmenté de près de 300 % lorsque Sam est tombée dans le coma. Mais là, je détecte une activité à 50 % de ce qu'on a pu avoir jusqu'à présent.
— Vous pensez que c'est lié à ce qu'il vient de se passer ? demanda Jack.
— C'est probable. Malheureusement, ils sont toujours présents… lui répondit Janet.
— Est-ce qu'elle va se réveiller ? demanda-t-il au médecin.
La peur l'envahissait. Trois semaines et trois jours qu'il était à son chevet, presque chaque heure du jour et de la nuit. Il priait tous les dieux qu'elle se réveille. Qu'elle le regarde encore une fois de ses yeux si bleus, si pétillants. Qu'elle lui fasse un sourire, même faiblement.
— Selon son activité cérébrale, oui, elle va se réveiller. Laissez-lui un peu de temps…
Il s'assit près d'elle, ne la lâchant pas du regard. Cela faisait une semaine et demie que Kerry Johnson et lui avaient eu une conversation à ce sujet. Le sujet épineux « Samantha Carter ».
— Jack, tu passes tout ton temps dans cette infirmerie, je sais que c'est ton second, mais j'existe aussi et je suis consciente, moi. J'ai besoin de passer du temps avec toi.
— Kerry, il est hors de question que je la laisse et qu'elle se réveille seule dans cette pièce.
— Bon sang, Jack, mais à quoi tu joues ? Tu as des responsabilités, tu ne peux pas te permettre de rester dans cette salle à longueur de temps !
— Il s'agit de Carter ! lui hurla-t-il.
— Et alors ? ! lui hurla-t-elle à son tour.
— Et alors ça sera comme ça !
— Tu l'aimes c'est ça ? !
Cette question l'avait glacé d'effroi. Il avait coupé court à la conversation en sortant de son bureau. Il s'était réinstallé auprès de Sam. Bien sûr qu'il l'aimait. Entièrement et de tout son être.
Le Colonel Samantha Carter ouvrit faiblement les yeux. La lumière des néons lui brûla la rétine, et elle referma ses paupières. Le bruit du scope la fit soupirer. Elle rouvrit les yeux. Les néons, le gris des murs… Elle était à la base. Son cœur se serra. La douleur revint, lui broyant la poitrine. Elle serra les dents pour ne pas crier. Comment avaient-ils pu la retrouver ? Elle avait fait en sorte d'être dans un coin reculé. Elle remua les jambes. Pas de douleur. Elle avait pourtant chuté elle en était sûre. Elle essaya de bouger son bras droit, mais un poids était dessus.
— Carter ?
Le poids sur son bras se souleva. Cette voix…
— Sam c'est moi… Vous allez bien ?
Elle tourna les yeux vers cette voix qu'elle avait tant souhaité entendre au cours de ces trois dernières semaines. Il était là, lui tenant la main – une main chaude et douce – la regardant avec inquiétude et soulagement en même temps. Elle se perdit dans la contemplation de ses yeux chocolat, tandis que les siens se remplirent de larmes. Cela devenait trop dur. Une larme coula le long de sa joue. Jack vint lui essuyer de son pouce, avec une extrême douceur.
— Ça va aller, Sam, vous êtes avec nous.
Elle referma les yeux. Non, justement elle n'était pas avec eux. Ou peut-être que si. Où était-elle vraiment ? Ba'al jouait avec son cerveau comme avec une vulgaire poupée. Jack lui caressa la main, et elle ne put s'empêcher de se laisser bercer par ce contact qu'elle avait tant recherché ces dernières semaines. Elle resserra sa main dans la sienne. Ce contact si simple, et pourtant si inapproprié selon la loi. Ils profitaient chacun de ce contact avec l'autre, sans avoir besoin de parler ni même de se regarder. L'espace d'un instant, ils étaient juste Jack et Sam.
Ils furent interrompus dans leur moment de tendresse par Janet.
— Sam ! Vous êtes réveillée ! Mon Général il fallait m'appeler, dit-elle sur un ton de reproche à Jack.
— Désolé, doc…
— Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda Sam d'une voix faible.
Elle sentit la main de Jack se tendre dans la sienne. Elle posa ses yeux vers lui et l'observa. Il avait les traits tirés, de grands cernes.
— Vous avez été dans le coma durant trois semaines, lui dit Janet.
— Et trois jours, ajouta Jack, pour qui ce détail était important.
— Vous avez fait un arrêt cardiaque il y a plusieurs heures, j'en ignore la cause.
Sam ferma les yeux et tourna la tête à l'opposé du regard de Jack. Elle pensait en connaître la cause. Ou plutôt, elle en connaissait parfaitement la cause. Jack l'observa se renfermer immédiatement, et décida de lui demander ce que Janet n'osait pas.
— Avez-vous été… quelque part durant votre coma ?
Sam hésita. Se souvenir de tout était encore très douloureux. Encore une fois, elle se demanda si elle n'était pas en train de vivre cette conversation uniquement à cause de l'appareil de Ba'al. Et que Jack était réellement mort. Finalement, un mot s'échappa de ses lèvres.
— Oui.
Janet et Jack s'observèrent. Ils surent qu'ils n'obtiendraient rien de plus pour le moment.
— Reposez-vous, Sam. Je serais juste à côté.
— Okay…
— Je vais aller prévenir les gars de votre réveil, lui dit Jack.
Sam acquiesça d'un signe de tête. Ils sortirent tous deux de la pièce, et Janet se retourna vers Jack.
— Mon Général… Les nanites…
— Quoi les nanites ? demanda-t-il précipitamment.
— Ils sont de nouveau actifs à cent pour cent.
— Et merde !
Il donna un coup de poing sur le mur et s'éloigna dans le couloir. Il arriva près du bureau de Daniel et le vit en pleine lecture d'une traduction. Teal'c était avec lui.
— Sam est réveillée ! dit-il rapidement.
— C'est vrai ? ! C'est super on peut aller la voir maintenant ? demanda Daniel, sourire aux lèvres.
— Elle se repose pour l'instant. Les nanites ont repris du service.
— Je croyais que le docteur Fraiser avait observé une baisse significative de leur activité ? demanda Teal'c
— Oui, mais ces bestioles ont finalement décidé de se remettre en action dès son réveil, répondit Jack.
Ils restèrent silencieux quelques minutes.
— Elle a pu dire si elle était… ailleurs pendant son coma ? demanda finalement Daniel.
— Oui. Mais elle n'a pas voulu en dire plus. J'en ai plus qu'assez d'attendre sans rien faire. On va aller directement régler le problème !
— Comment ça, Général ? demanda une voix.
— Je vais aller récupérer ce fichu appareil ! Directement des mains de Ba'al s'il le faut. La réponse vous convient-elle agent Johnson ? dit-il sèchement.
— J'en doute, Général O'Neill, répondit Kerry en s'éloignant du bureau de Daniel.
Jack se retourna vers Daniel et Teal'c.
— Briefing dans deux heures. On va lui faire manger ses nanites à ce serpent de malheur.
Il repartit vers son bureau, laissant ses deux amis sur cette information. Il contacta la Tok'ra, ce qui lui permit de parler Jacob de l'état de sa fille, et de son plan pour aller récupérer le dispositif goa'uld qui libérerait Sam. Deux heures plus tard, une dizaine d'hommes se tenait autour de la table de briefing. Kerry était également là, et n'était pas totalement en accord avec cette mission. La CIA tenait à ce qu'elle soit présente au SGC, sur ordre du président, jusqu'à ce que cette affaire avec le colonel Carter soit réglée.
— Votre plan me semble bancal, Général.
— Agent Johnson, à moins que vous ne puissiez justifier d'une carrière militaire en terrain hostile extraterrestre, je pense que vous n'avez aucun commentaire à faire sur mon plan d'action. Soyez tous prêts dans une heure.
La salle se vida et Jack s'approcha de Daniel.
— Je compte sur vous pour veiller sur elle, Daniel.
— Entendu, Jack. Mais je doute qu'elle soit en accord avec cette mission.
Il partit voir son amie, qui était assise au bord de lit. Elle semblait en bien meilleure forme qu'à son réveil, déjà sur son ordinateur à faire des recherches.
— Sam. Déjà debout ? lui demanda-t-il.
— Bonjour, Daniel. Oui, je ne compte pas rester inactive. Tout va bien.
— Vous faites des recherches ?
— Oui, je reprends les recherches qu'on avait effectuées avec Thor. Vu le mal de tête que j'ai, les nanites doivent de nouveau être actifs.
— Ah.
Il resta là pendant trois bons quarts d'heure avant que Sam ne le regarde avec insistance.
— Vous vous ennuyez, Daniel ? lui demanda-t-elle.
— Non pourquoi me demandez-vous ça ? répondit-il en essayant d'avoir l'air décontracté.
— Vous ne parlez pas et vous me regardez travailler depuis au moins une demi-heure. Qu'est-ce qui se passe ? lui demanda-t-elle de nouveau, le regard inquisiteur.
— Mais rien du tout, répondit-il.
Sam ne parut pas du tout convaincu, car elle referma son ordinateur et lui fit face entièrement.
— Daniel…
— Sam ?
— Dites-le-moi.
Daniel capitula. Il se dit qu'après tout, elle avait le droit de savoir. Même si Jack allait le tuer pour avoir parlé.
— Jack part avec plusieurs hommes récupérer l'appareil de Ba'al.
— QUOI ? ! hurla Sam en écarquillant les yeux.
Elle se leva précipitamment et quitta la salle dans laquelle elle se trouvait. Elle courut aussi vite qu'elle le put dans les couloirs de la base. Elle entendit la porte tourner pour enclencher les chevrons. Daniel essayait de la suivre, mais elle courait bien plus vite que lui. Elle arriva enfin en salle d'embarquement alors que la porte ouvrait son vortex.
— Mon Général ! s'écria-t-elle.
Jack se retourna vers elle. Daniel arriva à ce moment-là et attrapa Sam par le bras afin de la retenir. L'échange de regards fut intense entre eux, puis Jack passa la porte, imité par Teal'c et le reste des militaires qui l'accompagnaient.
— NON ! hurla Sam.
Une douleur fulgurante lui traversa le crâne, et elle se retrouva au milieu de la base, dans ses quartiers. Deux gardes l'empêchaient d'en sortir.
— Mon Colonel !
Deux bras la maintenaient alors qu'elle rouvrait les yeux. Elle se dégagea de l'étreinte de Daniel, les larmes aux yeux. Elle fonça vers son laboratoire. Lorsqu'elle y fut, elle referma la porte et laissa exploser les sanglots qu'elle retenait. La douleur, celle qu'elle connaissait tant ces derniers jours, lui martelait la poitrine. Daniel entra dans son laboratoire sans même en demander l'autorisation. La vision de Sam en train de pleurer lui fit mal au cœur.
— Sam, ça va aller, ne vous inquiétez pas.
— C'est du suicide, Daniel ! dit-elle.
— Ils vont y arriver… Les Tok'ra s'assurent de leur extraction si ça tourne mal.
— Mais vous ne comprenez pas ! C'est du suicide ! Pourquoi retourne-t-il là-bas ?
Daniel l'observa. La réaction de Sam lui parut d'un coup totalement démesurée. Jack venait à peine de partir, et pourtant il avait l'impression que Sam réagissait comme s'il était mort.
— Sam, qu'est-ce qu'il s'est passé durant les trois semaines ?
Les sanglots redoublèrent. Il s'approcha d'elle pour la soutenir.
— Ne me demandez pas ça, Daniel…
Alors sans un mot, il la prit dans ses bras. Son amie semblait plus que vulnérable à cet instant précis, mais il ne se doutait pas à quel point son esprit était dévasté.
