Waouh, merci à tous pour vos reviews !
Déborah : Merci pour toutes tes lectures en avant-première et tes avis ! Ils me sont très précieux. Love !
Adeline : Désolé pour ton sommeil ! Mais je ne suis pas sûre que ce chapitre te fera mieux dormir. ^^
Demetra : La suite est là, j'ai hâte de lire ton avis. ;-)
Djaipur : Non pas de lien de parenté avec Ba'al, mais, avouons-le, ça ajoute du piment à l'histoire. Si Sam savait directement dans quelle réalité elle se trouve, ça perdrait tout son mordant. ^^'
Isa : Merci pour ta review, je suis ravie que l'histoire te plaise. :D J'espère que cette suite te plaira tout autant. :)
Soho : Eh oui elle est torturée, mais il le faut !
Sa : Ah, je suis ravie de ta review ! J'avais eu peur de te décevoir, mais j'avais déjà la suite en tête donc j'ai pensé que ça devrait aller. ^^ Voici la suite et, bon, Sam n'a pas fini d'être bousculée !
Chapitre XIV
Déjà trois jours. Trois jours sans aucune nouvelle du groupe d'hommes partis récupérer le dispositif de Ba'al. En l'absence du Général O'Neill, c'est l'agent Johnson qui avait pris le commandement du SGC depuis le matin du troisième jour, « sur ordre du président » avait-elle annoncé. Sam et Daniel l'avaient appris alors qu'ils étaient au mess. Daniel en avait lâché son couvert tandis que Sam s'était à moitié étouffée avec sa Jell'o.
— C'est complètement aberrant ! Elle n'y connaît rien ! dit-elle après avoir réussi à avaler sa gelée.
— Ses relations lui permettent de prendre ce poste de remplacement. Espérons que le Général va revenir et que ça ne soit pas à durée indéterminée, lui répondit le major Davis.
Le visage de Sam se ferma. Il allait revenir. Il devait revenir. Même si elle ne se sentait pas dans la réalité – son cerveau n'avait pas encore trouvé le moyen de savoir où elle se trouvait réellement – elle savait parfaitement qu'elle ne supporterait pas une fois de plus sa perte. Elle s'était excusée et était repartie du mess. C'est à partir de ce moment-là que son quotidien était devenu un cauchemar, si tant est que ce qu'elle vivait depuis des semaines fût une promenade de santé. C'est également à partir de ce moment qu'elle allait détester, viscéralement, Kerry Johnson.
Elle la croisa alors qu'elle se rendait dans son laboratoire après être partie du mess. C'était bien la dernière personne qu'elle avait envie de voir à cet instant précis.
— Lieutenant-Colonel Carter ? dit Kerry
Sam se raidit. Elle observa les deux soldats qui se trouvaient devant son laboratoire juste derrière l'agent Johnson.
— Que se passe-t-il ? demanda-t-elle immédiatement.
— Vous allez devoir rejoindre vos quartiers.
Sam émit un petit rire nerveux.
— Vous n'y pensez pas ?
Un duel de regard s'effectua. Sam étant militaire et femme d'autorité, parvint à lui faire baisser les yeux. Elle la contourna alors et entra dans son laboratoire. Kerry la suivit, puis referma la porte derrière elle. Sam s'installa à son bureau et recommença une ligne de calculs, comme si l'agent Johnson n'existait pas. Elle n'avait pas la moindre envie de se préoccuper de cette femme pour l'instant, d'autant plus qu'elle n'était peut-être même pas réelle.
— Ceci était un ordre, Colonel Carter, dit sèchement Kerry.
Sam eut subitement envie de rire. Cette femme venait vraiment de lui donner un ordre ? À elle ?
— Je n'ai aucun ordre à recevoir de vous, lui cracha-t-elle.
— Et pourtant c'en est un, Lieutenant-Colonel, lui répondit Kerry sur un air de défi.
— Vous n'êtes pas mon supérieur. Vous êtes ici en intérim. Une passade, lui dit Sam d'un ton sec. Pensez-vous réellement que vos ordres ont un impact sur moi?
—Jack ne sera pas là pour vous défendre cette fois-ci, Colonel ! lui répondit Kerry en montant le ton et en la montrant du doigt.
— « Jack » ? ! dit Sam en s'étranglant à moitié. Je crois rêver. Êtes-vous en train de me menacer agent Johnson ? !
Cette fois-ci, Sam s'était levée de son fauteuil, hors d'elle. C'était la deuxième personne qui insinuait que son supérieur et elle avaient une relation privilégiée et ça commençait à l'agacer fortement. Leurs carrières étaient mises en danger à chacune de ces insinuations, et ça, elle ne pouvait pas le permettre.
— Il ne réagit peut-être pas à votre insubordination, mais moi si ! Vous allez donc rejoindre vos quartiers et immédiatement, Colonel Carter !
— Je le répète, vous n'êtes pas ma supérieure ! Inutile de parler d'insubordination. Vous pensez que quoi ? Que dans mes quartiers je serais devenue inoffensive, que mon cerveau s'arrêtera de fonctionner au passage de cette porte ? Êtes-vous à ce point stupide, Johnson ?
— Si vous ne le faites pas, j'aurais une lettre signée du Président dans quelques heures vous signifiant que vous êtes aux arrêts pour un temps indéterminé et enfermée dans vos quartiers jusqu'à nouvel ordre, lança Kerry sur un air de défi.
— C'est donc ça, vous êtes stupide. Et en prime, vous devez aller chouiner auprès de vos supérieurs pour vous faire entendre. Vous me faites pitié, Johnson.
— Soldats ! cria Kerry.
La porte du laboratoire s'ouvrit et les deux hommes entrèrent.
— Veuillez escorter le Colonel jusque dans ses quartiers, dit Kerry d'un ton sec et sans appel.
Les deux hommes s'approchèrent de Sam et lui prirent le bras.
— Je vous prierais de me lâcher, soldat. Je sais encore marcher.
Voyant que l'homme ne la lâchait pas, Sam usa d'un argument sans faille.
— Ceci un ordre, soldat. Si vous ne me lâchez pas, je vous mettrai un avertissement pour insubordination et violence sur un officier supérieur.
Au vu du ton de Sam, le soldat la relâcha immédiatement. Kerry s'apprêtait à répliquer quand Sam intervint.
— Voulez-vous un cours sur la hiérarchie militaire, Johnson, ou le fait qu'un lieutenant-colonel donne un ordre à un soldat vous semble normal ?
Kerry referma la bouche. Être entourée de militaires était quelque chose de désagréable pour elle. Sam partit du laboratoire vers ses quartiers. En chemin, elle croisa Daniel.
— Je vous assure, Daniel, qu'elle va finir par passer un très mauvais quart d'heure si elle ne s'arrête pas rapidement, lui dit-elle, énervée.
— Que se passe-t-il ? ! lui demanda-t-il.
— Johnson vient de m'ordonner de rester dans mes quartiers.
— Mais… Elle n'a pas d'ordres à vous donner ?
— Pas vraiment, mais vu ses relations elle va forcément faire intervenir le Président. Et puis, voyez-vous, il paraît que « Jack » n'est pas là pour me défendre.
Elle avait dit cette dernière phrase d'un ton qui laissa Daniel perplexe.
— « Jack » ?
— C'est exactement comme ça qu'elle appelle le Général, lui dit Sam dans une grimace. Si elle pense qu'être dans mes quartiers va changer quelque chose, elle se met le doigt dans l'œil.
— Je passerai vous voir, ne vous inquiétez pas.
— Ramenez-moi des marqueurs, s'il vous plaît.
— Avec plaisir, lui répondit Daniel.
Il sourit, s'imaginant une Sam énervée enfermée dans ses quartiers avec un marqueur en main. L'agent Johnson ne connaissait décidément pas du tout Sam si elle pensait pouvoir limiter son activité cérébrale. Daniel passa voir Sam le quart d'heure suivant, en lui apportant comme prévu les marqueurs. Elle était déjà concentrée, les yeux sur une feuille. Elle avait repris son calcul. Cela fit sourire Daniel. Il se dit également que Kerry Johnson était chanceuse que Sam puisse canaliser sa colère dans la science. Il posa les marqueurs sur le bureau, et ressortis. Il partit vers son bureau, souhaitant se plonger dans une traduction quelconque. L'absence de Teal'c et de Jack le pesait, mais il essayait d'être le plus serein possible pour Sam. Lorsqu'il retourna vers les quartiers de cette dernière quelques heures plus tard afin de partager son repas, il vit au loin Kerry frappant à la porte de Sam. Il fronça les sourcils. Il la vit entrer, puis l'entendit hurler. Il se précipita vers la porte.
— Non, mais vous plaisantez ? ! Qu'est-ce que c'est que tout ça, Colonel ? ! hurla Kerry.
Daniel ne put s'empêcher de sourire lorsqu'il entra dans les quartiers de Sam. Les murs étaient remplis de formules, de calculs, de ratures… Sam avait vraisemblablement été à court de feuilles.
— Que se passe-t-il, Johnson ? Vous n'avez jamais vu de calculs de votre vie ? demanda Sam.
— Vous vous moquez de moi ? ! Je vous avais ordonné de ne plus effectuer de recherches !
— Non.
— Non ? !
— Non, vous m'avez uniquement demandé de rester dans mes quartiers, lui répondit Sam.
— Peu importe. Venez avec moi, lui dit sèchement Kerry.
— Et où allons-nous ?
— Vous le saurez bien assez vite.
Sam regarda Daniel. Ce ton ne lui disait rien de bon. Daniel lui lança un regard inquiet, mais en passant près de lui, elle lui chuchota de ne pas s'en faire.
Kerry la conduisit au niveau 23, puis ouvrit une porte. Une table était installée, avec deux chaises et du matériel pour écrire. Un dictaphone était également sur la table, ainsi qu'une caméra dans un coin de la pièce. Sam entra, et Kerry referma derrière elle. Elle s'installa sur une des deux chaises, tournant le dos à la caméra, et indiqua à Sam de s'asseoir.
— Un interrogatoire ? demanda Sam.
— Cela vous pose-t-il problème, Colonel ? demanda Kerry.
— Effectivement, cela me pose un problème. De quoi suis-je accusée ? demanda Sam d'un ton sec.
Elle devait garder tout son sang-froid sinon les nanites se mettraient en action.
— Oh, mais vous n'êtes accusée de rien, Colonel. Seulement, une équipe composée de quatorze hommes est partie pour une mission, que je qualifie de suicidaire, uniquement dans le but de récupérer un dispositif goa'uld vous permettant de supprimer les nanites de votre cerveau.
Sam resta silencieuse. Ce n'était pas la première fois que de telles missions avaient lieu. Elle avait participé à la plupart, sauvant la planète par la même occasion.
— Mes supérieurs et moi-même avons discuté longuement du problème que vous posez à l'heure actuelle, et il est temps pour nous de savoir quelles informations ont été transmises à l'ennemi.
— Aucune ! s'indigna Sam.
Tout ceci n'était qu'une plaisanterie. Et de très mauvais goût. Depuis quand remettait-on en cause son intégrité de la sorte ?
Kerry sortit un appareil sur la table, et ceci ne plut pas du tout à Sam. Elle en avait déjà fait les frais et elle n'avait pas du tout envie de recommencer.
— Je refuse que vous utilisiez ce dispositif sur moi.
— Personne ne vous demande votre avis, Colonel.
— Nous ne savons absolument pas quelles interactions ça pourrait avoir avec les nanites ? Êtes-vous à ce point stupide ou faites-vous semblant de l'être ? lui cracha Sam.
— Nous avons déjà demandé l'avis d'un expert, il nous a assuré que nous verrions uniquement ce que les nanites vous font revivre, et donc quelles informations vous transmettez. Ça n'interagira pas avec les nanites !
— JE REFUSE ! hurla Sam en se levant et en la pointant du doigt.
Cette femme lui sortait par les yeux. Si elle ne se calmait pas très vite, elle allait finir par lui casser un bras.
— L'HOMME QUE J'AIME, JACK, EST PARTI POUR ESSAYER DE SAUVER VOTRE CERVEAU DE SCIENTIFIQUE COINCÉE ! MES SUPÉRIEURS M'ORDONNENT DE NOTER CE QUE VOUS TRANSMETTEZ À L'ENNEMI ET JE LE FERAI. EST-CE CLAIR, LIEUTENANT-COLONEL ? !
Sam avait dû mal entendre. Kerry avait-elle vraiment annoncé devant elle aimer le Général O'Neill ? Devant elle ? Elle serra les dents, et ferma son poing. Elle n'aimait pas cette femme, mais à cet instant, la haine qu'elle lui vouait était douce comparer à celle qu'elle ressentait pour Jack. Comment avait-il pu oser lui cacher ÇA ? ! Il approuvait donc tout ce que cette femme essayait de lui faire subir depuis le début ? ! Elle comprenait mieux pourquoi elle avait été nommée à son remplacement le temps de son absence. Des larmes de rage coulèrent sur son visage. Elle tourna les talons et ouvrit la porte de la pièce.
— Je serai dans mes quartiers. Je ne resterai pas dans cette pièce à subir cet interrogatoire stupide. Vos méthodes sont plus que douteuses, agent Johnson, lui dit Sam entre les dents.
Elle repartit vers ses quartiers, dans lesquels Daniel l'attendait. En voyant son amie arriver, il sut immédiatement qu'elle était folle de rage.
— Sam ? demanda-t-il.
— Vous le saviez ? ! lui demanda Sam précipitamment, en refermant la porte.
— Pardon ?
— Pour elle et le Général, vous le saviez ? ! lui redemanda Sam.
— Oh euh… J'ai eu quelques doutes. Mais…
— Quelques doutes ? ! Elle vient de me hurler dessus que l'homme qu'elle aime est parti en mission suicide par ma faute ! L'homme qu'elle aime ! lui dit Sam.
— Sam, calmez-vous…
— Que je me calme ? ! Elle souhaite me faire passer un interrogatoire pour savoir quelles informations je transmets à l'ennemi ! Oh bien sûr, le Général doit approuver tout ça depuis le début !
— Non je ne pense pas… lui dit Daniel calmement.
— Et pourquoi cela ?
— Durant votre coma, j'ai été le témoin auditif d'une altercation entre Jack et elle. Et croyez-moi il était très loin d'approuver ce qu'elle lui disait.
— Peu importe ! Il voit qui il veut. Mais je refuse qu'on remette en cause mon intégrité de la sorte !
Daniel pensa que Sam était profondément blessée par le fait que Jack ait pu avoir une relation avec l'agent Johnson. Le téléphone portable de Sam sonna, et celle-ci y répondit plutôt brutalement.
— Quoi ? ! demanda-t-elle. Oh, Peter, excuse-moi…
Son ton se radoucit. Elle se sentit presque honteuse : elle n'avait pas pensé à lui depuis son réveil…
— Oui, je me suis réveillée il y a trois jours. Oui, désolée tu n'as pas pu être prévenu, car la situation est compliquée ici… Oui… Oui… Il faudrait que tu viennes, qu'on en parle. D'ici trente minutes. Je t'attends.
Elle raccrocha et Daniel la regarda, l'air interrogateur.
—Pete vient dans trente minutes. Je dois lui parler, c'est assez important, lui dit Sam, l'air gêné.
— Pas de soucis, je vous laisse… Prenez soin de vous, Sam…
Il repartit en laissant son amie dans ses pensées. La journée était loin d'être finie pour elle…
