Bonjour à toutes et à tous ! Voici un chapitre sur la mission de Jack, donc nous repartons au moment où il passe la porte.

N'hésitez pas à poster des reviews !

Déborah : Merci encore pour tes conseils précieux sur ce chapitre ! Sans toi il ne ressemblerait pas à ça !

Sa : Merci pour ton message, Sam est effectivement énervée, et c'est Jack qui risque d'en prendre pour son grade…

Ailec22 : Vu comment Sam est énervée contre Jack, tu es sûre de vouloir le voir revenir rapidement ? Ahah :D

Chapitre XV

Mon Général !

Jack se retourna et observa Carter. Leur échange de regards fut bref, mais intense. Il sentit son cœur se serrer. Carter. Sa Carter. Il savait qu'il avait fait le bon choix en décidant de mener cette mission. Il ne pouvait se résoudre à continuer de l'observer souffrir de la sorte à cause de nanites dans son cerveau. Son pouls s'accéléra alors qu'il détournait le regard. Il franchit la porte des Étoiles, et ne put entendre le cri de complainte de la femme pour laquelle il était prêt à mourir.

Arrivé de l'autre côté, il se retrouva dans une plaine. Les hommes et Teal'c qui l'accompagnaient arrivèrent quelques secondes après lui. Il se dirigea vers les quatre Tok'ra qui les attendaient devant un vaisseau.

— Général O'Neill. Selmak nous a transmis les informations quant à votre mission. Nous serons ravis de vous aider, dit l'un de leurs alliés.

— Merci beaucoup, répondit Jack.

Jacob sortit du vaisseau afin de les accueillir. Il était conscient que la mission dans laquelle ils s'embarquaient n'allait pas être facile. Mais il savait également que Jack était prêt à tout pour libérer son second de ces nanites.

— Jack ! Allez-y entrer.

Les hommes commencèrent à s'engouffrer dans le vaisseau, qui décolla sans plus attendre.

— J'ai quelques informations supplémentaires pour vous. Le vaisseau de Ba'al a bougé, et malheureusement il nous faudra trois jours pour l'atteindre de nouveau.

— Trois jours ? ! Bon sang, il ne va pas nous rendre la tâche facile ! râla Jack.

— Nous allons pouvoir discuter de notre plan d'action. Nous allons également vous fournir des puces. Elles vont nous permettre d'entendre tout ce qu'il se passera à bord du vaisseau de Ba'al. Nous vous téléporterons immédiatement ici si les choses tournent mal.

— Pourquoi ne pas nous téléporter directement dans la salle dans laquelle ce serpent garde l'appareil ? demanda le Colonel Reynolds.

— Ça serait effectivement une idée, mais c'est trop dangereux. Il va nous falloir éliminer les Jaffa un à un. Le but ici n'est pas de détruire Ba'al, nous ne sommes pas assez nombreux. Je souhaite l'attirer le plus loin possible de la salle où il garde l'appareil. Dès que nous l'avons, on se téléporte ici, expliqua Jack.

— Je suis d'accord avec vous, Général O'Neill. Ba'al sera bien trop entouré, il faut l'attirer plus loin. Il va falloir semer une sacrée pagaille, répliqua Teal'c.

Le trajet se poursuivit. Le premier jour servit à mettre en place le plan d'action.

— Je suggère que nous agissions par petits groupes. Les jaffas ne s'y attendront pas, et il sera plus simple de rester dans l'ombre par groupe de deux ou trois, dit Teal'c.

— Bien vu, Teal'c. Je connais la salle dans laquelle se trouve Ba'al, je m'y rendrai avec Tibes une fois qu'il en sera sorti pour chercher l'appareil.

— Nous serons en contact constant avec vous. Au moindre problème, vous serez téléportés ici et nous repartirons, dit Jacob.

— Vous attendez que j'aie l'appareil pour me téléporter ici, Jacob.

— Négatif, Général.

Les hommes se dispersèrent un peu, sachant que la conversation entre les deux hommes risquait d'être musclée.

— Je ne partirai pas sans, Jacob.

— Et moi je ne ramènerai pas votre dépouille à ma fille, Jack.

— On aura au moins l'appareil pour la sauver. Elle comprendrait.

— Mais pour sauver quoi, Jack ?

— Mais Carter bon sang ! s'énerva Jack.

— Parce que vous pensez très sincèrement qu'elle serait sauvée si vous êtes mort ? ! lui répondit sur le même ton Jacob.

— Mais de quoi parlez-vous enfin ? ! demanda Jack, qui ne comprenait pas où Jacob voulait en venir.

Le Général Carter le prit par le bras et ils s'éloignèrent de la salle de commande du vaisseau. Quand ils furent à l'abri d'oreilles indiscrètes, Jacob poursuivit.

— Voyons, Jack, réfléchissez un peu ! Sam ne supporterait pas que je ne vous ramène pas en un seul morceau !

— Si ça peut la sauver, il n'y a pas à réfléchir.

Jacob soupira. Entre sa fille et Jack, il ne savait pas lequel était le plus borné.

— Je connais ma fille. Et je refuse catégoriquement de lui faire vivre votre perte. Avez-vous remarqué dans quel état elle se trouvait alors qu'elle pensait que vous étiez mort ? demanda Jacob.

— Elle venait de voir son supérieur se faire tuer devant ses yeux, puis avait été torturée pendant des heures par Ba'al. Bien évidemment qu'elle était mal.

— Êtes-vous à ce point aveugle, Jack ? ! Vous êtes pareils. Elle a se croire heureuse et vous à croire qu'elle l'est ! s'énerva Jacob.

— Mais elle l'est ! Enfin en ce moment ce n'est pas trop ça, mais Pete la rend heureuse.

— Je capitule. Je vous ramènerai, que ça vous plaise ou non.

Jacob s'éloigna et laissa Jack dans sa réflexion. Le militaire ne comprenait vraiment pas les paroles de Jacob.

Les deux derniers jours de voyage furent longs et pénibles, avec un Jack râleur au possible. Il était comme un lion en cage. Il voulait récupérer cet appareil au plus vite, libérer Sam. Sam… Son esprit divagua vers son second. Il ferma les yeux et se remémora son doux visage. Ses cheveux blonds, ses yeux si bleus. Son rire cristallin. Il aimait la faire rire, juste pour entendre ce doux son à ses oreilles. Ses explications scientifiques, dont il ne comprenait pas le quart, mais dans lesquelles elle se plongeait avec avidité, avant de se rendre compte qu'il la regardait plus qu'il ne l'écoutait, et rougissait dans un sourire timide. Son sourire, si beau, si pur. Ah ! Dieu que cette femme pouvait le rendre fou !

Il fut tiré de sa rêverie par Teal'c.

— Nous sommes arrivés, O'Neill. Nous passons en mode furtif, nous atteindrons le vaisseau de Ba'al dans une heure.

— Merci, Teal'c, souffla Jack.

Il se leva et rejoignit Jacob. Une heure plus tard, le vaisseau de Ba'al était visible.

— C'est parti. Chacun sait ce qu'il a à faire. Je le répète, le but n'est pas d'éliminer Ba'al. Nous serons par groupe de deux, à chaque coin du vaisseau. On reste en contact, Messieurs.

Ils furent tous téléportés sur le vaisseau, chacun à leur tour. Jack faisait équipe avec le major Tibes. Dès leur arrivée, ils s'accroupirent derrière un pilier du vaisseau. Trois Jaffa passèrent près d'eux. Ils utilisèrent leurs zats afin de les neutraliser. Ils attendirent que d'autres jaffas passent par là et voient les leurs à terre. Ils allèrent immédiatement prévenir leur Dieu. Jack attrapa sa radio.

— Reynolds, au rapport, dit-il.

— Nous venons d'éliminer un jaffa, mon Général. Il a été vu par deux autres, ils sont partis immédiatement vers le couloir ouest.

— Très bien, idem ici. Jacob, de quel côté devons-nous nous rendre pour accéder à la salle de Ba'al ?

— Vous êtes le plus près, Jack, il faut que vous preniez le premier couloir sur votre droite. Mais ensuite, il va vous falloir attendre que Ba'al sorte et aille dans l'autre direction, vers le Colonel Barnes, lui répondit Jacob.

— Barnes, vous avez entendu ?

— Affirmatif, mon Général. Nous allons faire sauter une porte au C4 par ici, pour créer un peu de pagaille. Nous n'avons pas rencontré d'autres jaffas.

— Reynolds, Teal'c, Smith, Nathan et Fryks, vous rejoignez la position de Barnes. Essayez de faire sauter quelques portes au passage afin de les attirer vers vous. Nous restons en position jusqu'à ce que le serpent sorte de son antre, ordonna Jack.

— Entendu, mon Général, répondit Reynolds.

Les autres groupes lui répondirent également par l'affirmative, et il avança dans le couloir est suivi de Tibes. Il lui fit signe de se mettre à couvert de l'autre côté du couloir, derrière un grand pilier, de telle sorte à ce qu'ils soient à l'abri des regards si des jaffas arrivaient derrière eux. Une première détonation se fit entendre plus loin. Puis une deuxième. Les jaffas qui avaient été prévenir Ba'al de la mort de certains d'entre eux sortir rapidement sur ordre de leur Dieu. Comme l'avait espéré Jack, Ba'al fulminait. Plusieurs détonations se firent entendre. Des jaffas arrivaient de l'endroit où ils avaient été téléportés. Puis plus rien. Des coups de feu commencèrent à fuser. Après cinq minutes, Ba'al sortit et partit de la salle dans laquelle il se trouvait, accompagné de cinq jaffas. Ils attendirent qu'ils s'éloignent, et entrèrent dans la salle. Jack commença à tout fouiller avec l'aide de Tibes.

— Bon sang, mais où est ce qu'il est ? Carter l'avait vu sur cette table ! pesta Jack.

Ils cherchaient depuis déjà cinq bonnes minutes, et les tirs qu'ils entendaient ne tarissaient pas.

— Mon Général, on essuie les tirs ennemis ! Ils sont trop nombreux ! Avez-vous le dispositif ? !

Jack appuya sur sa radio afin de répondre.

— Négatif, Reynolds ! Il va falloir que vous teniez un peu plus longtemps ! Je vous envoie le major Tibes !

— Entendu, Monsieur ! Terminé.

Jack se tourna vers Tibes, mais ce dernier était déjà parti. Il fouilla de fond en comble la salle. Il ne trouvait rien et s'énervait.

— Jack, où en êtes-vous ? ! demanda Jacob.

— Je n'ai pas dispositif ! Attendez encore ! Vous ne pouvez scanner cette salle, bon sang ? !

— Nous avons déjà téléporté vos hommes et Teal'c, il ne reste que vous, Jack ! Impossible de vous aider à trouver le dispositif, il n'y a pas de signature électromagnétique.

Il toucha la table sur laquelle Carter avait vu le dispositif. Il actionna soudain un bouton se trouvant sous la table. Cela ouvrit un boîtier au fond de la salle. Il le vit enfin.

— Oui ! Jacob, je l'ai trouvé je vais le chercher !

Il courut vers l'appareil pour l'attraper, mais fut soudain soulevé dans les airs. Il atterrit durement quelques mètres plus loin. Il se mit sur le dos dans un grognement, et se trouva devant Ba'al. Son genou gauche le faisait souffrir, il était retombé dessus.

— Encore vous ? La dernière visite ne vous a donc pas suffi, Général O'Neill ? demanda Ba'al.

—Qu'est-ce que vous lui avez fait ? ! Retirez ça de sa tête !

Jacob s'apprêtait à téléporter Jack quand il entendit Ba'al répondre.

— Oh, je vois que vous avez pris connaissance de mes chers nanites ! Comment le Colonel Carter gère ça ? Je suppose qu'elle est ravie de pouvoir étudier cette technologie, sourit Ba'al.

— Retirez-lui ça !

— Vous cherchiez ceci peut-être ? dit Ba'al en prenant le dispositif dans sa main.

— À quoi cela peut-il bien vous servir qu'ils soient dans sa tête hein ? !

— Le Colonel doit avoir du mal à réfléchir. Et je trouve cela plutôt… pratique ! L'appareil ne vous serait d'aucune utilité, O'Neill. Une fois les nanites insérés et activés ils deviennent autonomes. Je crains que le cerveau de votre chère Carter ne soit endommagé.

Ba'al se mit à rire, et Jack se jeta sur lui. Ba'al le repoussa, et finit par utiliser son arme de poing Goa'uld sur lui. Jack tenta de résister, mais la douleur était forte. Il tenta dans un dernier effort d'attraper l'appareil, estimant que la parole de Ba'al ne pouvait pas être prise en compte. Il le toucha de ses doigts. Sa vue se brouilla, sa tête le faisait souffrir atrocement. Il pensa alors à Sam. Il fallait qu'il tienne pour elle. Ba'al accentua la puissance de son arme.

— Non… Sam… murmura Jack.

Puis il plongea dans les ténèbres.