Bonjour à tous et à toutes ! Désolée pour ce retard, j'ai eu quelques problèmes familiaux et personnels ces dernières semaines, repoussant l'arrivée de ce chapitre. Pour me faire pardonner, il sera sûrement plus long que la plupart des autres chapitres. Merci encore une fois à tous pour vos reviews, un vrai baume au cœur ces derniers temps. Bonne lecture !
Déborah : Comme d'habitude, merci pour ta bêta lecture. Tu es la meilleure !
Demetra : Oui, elle aurait dû dire non. Mais, entre nous, il s'agit de Sam, et en plus une Sam un peu perdue et un peu (vraiment juste un peu) contrariée par son cher Général… alors elle a dit oui ! Mais comme je le dis souvent, Sam & Jack sont une évidence. Patience, patience. ;-)
Velleda Rouge : Effectivement, c'est la mode ! Faut dire qu'il n'a pas été très malin le Jack sur ce coup là. ^^
Djaipur : Ah les fics non finies… Je me fais autant de mal que toi, et je n'ai pas la volonté de ne pas les lire. :p J'espère que cette suite te plaira. ;-)
Sa : Merci de nouveau pour ta review. Je suis contente que les pensées de Sam t'aies plu, j'avais mis du temps pour les écrire du mieux possible. Courage pour la frustration, Sam et Jack se retrouveront à un moment (pas si lointain, promis!) ;-)
Hator : Ah oui je plaide coupable, Sam est malmenée dans cette histoire ! J'ai bien ri à ton idée de caser Pete Et Kerry ensemble. ^^ Je suis ravie que l'histoire t'aies plu jusqu'à présent. :D
Adeline : J'espère que cette suite te plaira. :D Merci de me lire avec autant de plaisir !
Chapitre XVII
Alors que Pete l'embrassait, heureux au possible, le cerveau de Sam tournait, retournait, pensait, puis se perdait. Mais que venait-elle juste de faire ? Lui arrivait-il à un moment de réfléchir ? Elle était la femme la plus intelligente de ce pays, voire, avoue-le, de cette planète. Et elle avait dit oui à cet homme parce que… Parce que quoi exactement ? Parce que Jack était à ce moment même un beau salaud ? Mais avait-elle seulement le droit de penser ça de lui ? Il ne lui avait rien promis. Ils ne s'étaient rien promis. Elle par contre n'avait pas hésité à se jeter dans les bras du premier homme amoureux d'elle qui passait par là et qui souhaitait lui offrir une vie normale. Normale. Elle se maudit intérieurement en employant ce mot. Comme si sa vie à elle, Samantha Carter, Lieutenant-Colonel dans l'US Air Force, astrophysicienne de renom, voyageant dans la galaxie grâce au programme top secret du SGC, et accessoirement avec des nanites dans le crâne depuis un temps bien trop long à son goût, pouvait avoir une vie normale. N'importe qui aurait ri fasse à sa naïveté.
Oui, mais voilà. Samantha Carter avait beau être une militaire brillante et une scientifique au QI qui ferait pâlir Einstein, elle était avant tout une femme blessée. Brisée. Cassée. Pourquoi avait-il fallu qu'elle tombe amoureuse du seul homme qu'elle ne pourrait jamais avoir ? Pourquoi n'arrivait-elle pas à tomber amoureuse de Pete, cet homme si charmant qui était dingue d'elle ? Cela viendrait peut-être avec le temps… Après tout, ils auraient toute une vie maintenant pour s'aimer. Maintenant qu'elle avait dit oui.
—… Et puis on pourrait avoir un chien !
Un chien ? ! Elle avait décroché de ce que lui disait Pete depuis un certain temps. À quel moment était-il parti dans tout un projet de l'avenir, projet qui incluait un chien ?
— Un chien ? demanda-t-elle, la voix incertaine.
— Oui, un chien. Ça sera parfait dans le jardin, qu'est-ce que tu en penses ?
Cette fois-ci, Sam le regarda, totalement interdite. Quel jardin ? Mais enfin de quoi parlait-il ? Pete l'observa à son tour, et comprit que sa compagne était un peu perdue dans son discours.
— Le jardin, de la maison de tes rêves ? Tu te souviens ?
— Eh bien… Je ne suis pas certaine de comprendre…
— Je l'ai trouvé. La maison de tes rêves. Et elle est à nous, lui dit Pete, un sourire grandissant aux lèvres.
Il lui montra par la suite une paire de clés, que Sam identifia comme les clés de « la maison de ses rêves ». Alors qu'elle encaissait la nouvelle, elle n'eut pas le temps de répondre, car quelqu'un frappa à la porte de ses quartiers, et s'invita à entrer avant même la réponse du Colonel.
— Johnson, dit-elle amèrement en voyant l'agent devant elle.
— Colonel. Je vous prierais de me suivre s'il vous plaît. Vous poursuivrez avec ce monsieur plus tard.
Pete lança un regard interrogateur à Sam, qui le rassura.
— Je reviens dans quelques minutes, l'agent Johnson a besoin de certaines informations. Ça ne sera pas long.
— Merci, Colonel.
Sam se leva et passa devant Kerry qui avait le regard triomphant. Sam soupira lentement, sachant que ce qui l'attendait n'allait pas être de tout repos. Mais puisque Kerry souhaitait obtenir « des informations », elle allait être servie. Elles arrivèrent devant la porte de la salle d'interrogatoire, que Sam ouvrit rapidement. Elle s'installa, puis observa Kerry s'asseoir en face d'elle.
— Vous semblez plus coopérante, Colonel, lui dit Kerry, tout en sortant l'appareil.
— Plus vite cela sera fait et plus vite je serais débarrassée de vous, agent Johnson, lui répliqua Sam sèchement.
— Très bien. Commençons.
Kerry installa la puce sur la tempe de Sam. L'appareil Tok'ra avait été utilisé à plusieurs reprises sur elle, notamment par Hathor. Sam sut que Kerry n'enlèverait pas la fonction permettant de visualiser ce qu'elle « revivait ». Alors elle verrait, puisque l'intérieur de son cerveau l'intéressait tant que ça. Kerry actionna la puce à l'aide de l'appareil Tok'ra. Très rapidement, Sam sentit une légère sensation de chaleur entourant sa tête.
— Bien, Colonel, concentrez-vous sur les premiers souvenirs dans lesquels vous avez été replongée à votre retour au SGC.
Sam prit une bonne inspiration, puis ferma les yeux, se concentrant. Une image un peu floue apparut, puis devint plus nette après quelques secondes.
— Allez, Mark, attrape-moi si tu le peux !
— Sam, ne va pas si loin, papa et maman refusent que l'on s'éloigne autant de la maison !
— Tu es une poule mouillée ! Cot cot cot ! dit la petite tête blonde en imitant l'animal.
— Samantha ! Mark ! Venez déjeuner au lieu de vous chamailler.
Une femme blonde apparue. Elle était très jolie, un regard malicieux et un sourire formidable aux lèvres.
— On arrive, maman ! s'exclamèrent les deux enfants en revenant en courant vers la maison.
Le souvenir se stoppa là, l'agent Johnson ayant désactivé la puce.
— Colonel. Ceci était très mignon, mais je doute que ce soit un souvenir dans lequel les nanites vous ont replongé.
— Je ne choisis pas dans quel souvenir les nanites me replongent. Vous m'avez demandé de vous montrer, je vous montre, dit très calmement Sam.
— Très bien. Poursuivons. Concentrez-vous mieux s'il vous plaît.
De nouveau, Sam ferma les yeux. Finalement, elle tirait avantage de cet interrogatoire. L'appareil Tok'ra permettait en effet de ressentir les émotions et contacts physiques des souvenirs, et elle comptait bien « profiter » de ça. Elle se concentra, et l'image se forma.
— Joyeux anniversaire, maman ! dit la jeune Sam tout en sautant dans les bras de sa mère.
Le parfum envahit les narines de la jeune femme.
— Merci, ma princesse ! Aujourd'hui, nous allons faire un gâteau au chocolat. Papa rentre ce soir, nous pourrons le manger tous ensemble.
— Papa a terminé de faire la guerre ?
— Pour l'instant ma puce.
— Il va rester avec nous pour toujours maintenant ?
— Ne dis pas de bêtises, Sam. Tu n'es pas blonde pour rien. Papa est militaire, il repartira dans peu de temps.
— Mark ! Ne parle pas comme ça à ta sœur, gronda sa mère.
— Ce n'est plus un bébé, il faut qu'elle comprenne, dit le jeune Mark tout en s'éloignant. Bon anniv, m'man.
La jeune Sam se glissa dans les bras de sa mère afin d'y trouver du réconfort. L'étreinte dura quelques instants, avant qu'une bagarre de chatouilles ne démarre, faisant rire aux éclats l'enfant. Dans la salle d'interrogatoire, Sam sourit. Puis le souvenir se stoppa. En face d'elle, Kerry commençait à perdre patience.
— Voulez-vous essayer de me faire croire que chacun de vos souvenirs, depuis le début de cette affaire, est un souvenir d'enfance ? ! Je ne vais pas trouver ça « mignon » très longtemps Colonel je vous le garantis, dit Kerry avec amertume.
— Voulez-vous essayer de me faire croire que vous connaissez mieux ce qui se passe dans mon cerveau que moi, agent Johnson ? lui répliqua Sam.
— Dernier essai, Colonel. Et je vous conseille d'être plus coopérante.
— Ou sinon ?
— Nous verrons ça, dit Kerry tout en actionnant la puce.
Sam se concentra de nouveau. Elle se retrouva dans une maison. Kerry se raidit sur sa chaise, reconnaissant l'intérieur. Une jeune fille rousse bondit vers Sam.
— Sam ! Vous êtes enfin rentrés de mission !
— Cassie ! Tu as encore grandi.
—Il paraît. Maman était morte d'inquiétude, vous aviez du retard… dit Cassie en plissant ses yeux.
— Un peu. Mais rassure-toi, tout va bien. Comment va ton chien ?
— Très bien ! Je lui ai appris quelques tours ! lui dit Cassandra, fière d'elle.
— Vraiment ? J'ai bien fait de te l'emmener alors !
Sam et Cassie se retournèrent et regardèrent Jack qui souriait.
— Tenez, votre bière, Carter, dit-il en lui tendant la bouteille. Daniel, un soda ?
— Oui merci, Jack ! Votre jardin est vraiment pas mal. Je montrais à Teal'c les différentes plantes présentes.
Le souvenir se stoppa. Sam regardait Kerry en souriant.
— Un problème ?
— Une réunion d'équipe ? Vraiment ? Les nanites s'activent en fonction de ce que vous ressentez, vous me prenez pour une imbécile, Colonel, et je n'aime pas ça du tout ! dit Johnson, la colère montant dans sa voix.
— Je vous prends pour une imbécile peut-être parce que vous l'êtes, agent Johnson. Vous m'accusez de trahison, je ne vais pas me laisser faire.
— Je n'ai jamais accusé personne de trahison ici ! répliqua Kerry en haussant considérablement le ton.
— Laissez-moi donc vous expliquer que lorsqu'on souhaite « savoir quelles informations ont été transmises à l'ennemi », on accuse la personne de trahison ! Et ça, je ne le permettrais pas ! dit Sam en se relevant et en s'appuyant sur la table.
— Eh bien, soit, parlons de trahison, Colonel !
— Vous êtes une personne détestable, Johnson !
Kerry observa Sam qui fulminait, puis sourit lentement.
— Tout le monde ne pense pas comme vous, Carter.
Tout le monde ? Venait-elle de sous-entendre que Jack ne pensait pas ça d'elle ? Sam comprit soudain que Kerry souhaitait sûrement la faire sortir de ses gonds afin d'observer ses souvenirs. Elle respira calmement et lui répondit sur un ton qui se voulait supérieur.
— Oh ça, je le sais bien. D'ailleurs, si « tout le monde » pensait comme moi, et donc avait par conséquent mon QI, vous n'existeriez pas.
— Venez-vous de sous-entendre que je vous suis intellectuellement inférieure, Colonel ? ! lui cracha Johnson.
— Je ne sais pas, réfléchissez pour voir ? répondit Sam.
— Vous êtes peut-être intelligente, mais vous êtes, et resterez seule !
— Quel problème avez-vous avec moi et ma vie personnelle exactement ? demanda Sam.
— Rien du tout. Je ne fais qu'exprimer une vérité.
— Souhaitez-vous continuer ou je peux disposer de Son Éminence ? demanda Sam sèchement.
— C'est ironique ?
— Vos questions rhétoriques sont fatigantes, Johnson.
— Dernier essai, Colonel.
Sam décida alors de lui montrer quelques bribes des souvenirs dans lesquels elle avait été plongée. Kerry actionna l'appareil, en augmentant le degré de perception. L'image de Jack à genoux dans la salle de torture de Ba'al apparut. Il observait Sam, lui disant de ne pas s'inquiéter. Son regard parlait pour lui, et Kerry serra les dents. Voyant cela, Sam se concentra, et l'image de sa mère apparue de nouveau. Sam était bien plus jeune, sur une estrade.
— Aujourd'hui, c'est la fête de l'école. Mais aujourd'hui, c'est l'anniversaire de ma maman. Alors je vais lui chanter une chanson, dit la jeune Sam.
Elle entama une chanson d'anniversaire, qui fut reprise par la salle. La mère de Sam était très émue, et se leva pour aller serrer sa fille dans les bras. La perception de la puce étant augmentée, Sam ressentit l'étreinte de sa mère comme si elle était là.
— Ma petite étoile étincelante. Tu es fantastique. Ne laisse jamais rien ni personne t'empêcher de vivre tes rêves. Un jour, tu iras au bout du monde, mon trésor.
Sam observa sa mère qui avait les larmes aux yeux.
— Promis, maman. Un jour, j'irai au bout du monde. Tout là-haut dans le ciel.
Le souvenir se figea. Kerry fulminait.
— Cela vous amuse ?
— Pas vraiment, mais puisque vos supérieurs attendent de savoir ce qui se passe dans ma tête…
— Ils attendent des réponses concrètes. Et moi aussi.
— Si vous voulez, je vous cède ma place, vous verrez avec précision ce que j'ai vécu, répondit sèchement Sam.
— Il est certain que vous n'avez pas transmis ces souvenirs-là à l'ennemi.
— Ba'al serait déçu vous croyez ? Quel dommage.
— Cessez donc cette attitude, Carter ! Je dirige le SGC, vous me devez le respect.
— C'est étonnant, j'aurais juré que le respect, ça fonctionne dans les deux sens.
— Pourquoi vous me détestez à ce point ? ! Qu'est-ce que je vous ai fait ? !
— Vous plaisantez ?
— C'est parce que j'entretiens une relation avec votre supérieur ? ! hurla Kerry.
Ce fut la goutte de trop pour Sam. Ramener le plan personnel sur la table une fois de plus commençait à l'agacer sérieusement. Cette pimbêche pouvait bien entretenir la relation qu'elle voulait avec Jack, c'est son attitude envers elle qui lui déplaisait fortement. Le « problème » de la base avait un cerveau prêt à exploser, et il n'était certainement pas question du Général ici. Ou peut-être pas. Bon sang, même à distance cet homme arrivait à la chambouler au plus haut point. Elle le haïssait autant qu'elle l'aimait. Cet idiot, ce… ce… Ah ! Mais pourquoi pensait-elle à lui alors qu'elle essayait de se persuader que cette femme lui déplaisait uniquement sur le plan professionnel ? ! Sans s'en rendre compte, les nanites se mirent en action. Combinés à l'appareil Tok'ra, Kerry put observer le souvenir dans lequel Sam fut replongée.
— Parce que vous êtes mon supérieur et le chef de la base terrienne ?
— Carter, calmez-vous.
— Que je me calme ? ! Sauf votre respect, mon Général, il semble que nous n'ayons pas vécu la même chose !
— Bien sûr que si, Colonel.
— Votre explication n'en donne pas l'impression !
— Que vouliez-vous que je dise, Sam ? !
— Vous savez très bien pourquoi nous avons été choisis et pas les autres ! Je vous ai vu mourir !
— Je le sais très bien !
— Non vous n'en savez rien ! Vous ne savez pas ce que j'ai vécu après !
Sam sortit de son souvenir, quelque peu déboussolée. Kerry était en face d'elle et l'observait, interdite.
— Pourquoi avez-vous été choisis et non les autres ? demanda-t-elle sèchement.
— Je n'ai plus rien à vous dire.
Sam arracha la puce et la jeta sur la table. Elle sortit rapidement de la salle et tomba sur Janet.
— Sam ? Tout va bien ?
— Parfaitement, répondit-elle, un peu trop sèchement au goût de Janet.
— Quoiqu'il se passe, soyez prudente… Je ne sais pas à quoi est dû l'arrêt cardiaque dont vous avez été victime et…
— Ce n'était rien, dit Sam en la coupant. Vous m'excusez, Janet il faut j'aille travailler.
— Vous n'êtes plus assignée à vos quartiers ? lui demanda le médecin, surprise de l'attitude de son amie.
— Ça n'est pas un problème.
Elle s'éloigna dans le couloir, laissant Janet sur place. Elle s'octroya une pause dans une salle isolée. Elle en ferma la porte et souffla un coup. Tout ce qu'elle avait revécu durant les dernières heures avait été éprouvant. Elle repensa à sa mère. Elle lui avait promis de ne jamais laisser rien ni personne l'empêcher d'être heureuse. Elle lui avait promis. L'image de Jack lui vint à l'esprit, suivit de très près par la vision du règlement. Quatre mots qui lui avaient si souvent fait mal. Quatre mots qui l'empêchaient de s'avouer que cet homme était bien plus que son supérieur dans son cœur. Quatre mots qu'elle avait totalement haïs lorsqu'elle s'était retrouvée devant son cercueil, au bord du gouffre. Quatre mots qu'elle avait dépassés lorsqu'elle avait sauté pour le rejoindre. « Loi de non-fraternisation ». Un sanglot la parcourut alors qu'elle mettait une main sur sa bouche pour l'étouffer.
— Sam ? demanda une voix.
L'astrophysicienne se redressa soudainement. Elle n'avait pas vu que Daniel se trouvait dans la salle avant d'y entrer. Elle sécha rapidement ses larmes afin de retrouver une contenance devant son meilleur ami. Il avança rapidement vers elle, lui prenant les mains.
— Que se passe-t-il ? L'agent Johnson vous en fait baver ?
— Ce n'est rien, Daniel. Je… Je fatigue un peu, répondit Sam, peu sûre d'elle.
— Ne vous en faites pas, Jack va bientôt revenir et vous serez débarrassée de ces nanites.
— J'ai fait une bêtise, Daniel. Une énorme erreur, dit-elle soudainement.
Daniel lui jeta un regard interrogateur. Il ne comprenait pas quelle erreur son amie pouvait avoir commis. Après tout, on parlait de Samantha Carter tout de même.
— Je ne suis pas certain de comprendre de quoi vous parlez… dit-il doucement.
— J'ai accepté la demande en mariage de Pete, répondit-elle très rapidement.
— Oh.
Daniel la regarda, la bouche ouverte. Il ne s'attendait pas vraiment à entendre une telle nouvelle.
— Et c'est une erreur parce que… commença-t-il.
Sam l'observa, et il comprit la cause de « l'erreur ».
— J'ai fait une promesse et… et je ne la tiens pas.
— Une promesse ?
Cette fois-ci, Daniel était totalement perdu.
— À ma mère, dit Sam.
— Eh bien si vous pensez avoir commis une erreur, vous savez que vous pouvez encore… la réparer ? tenta Daniel.
— Je ne sais pas… Je… À quoi bon ?
— Sam… Vous comme moi savons ce qu'il en est vraiment. N'est-ce pas ? lui répondit son ami.
Il la prit dans ses bras puis la regarda de nouveau.
— Allez-y. Vous savez ce que vous devez faire. C'est la peur qui vous emprisonne.
— Merci, Daniel…
Sam repartit vers ses quartiers, dans lesquels Peter l'attendait. Lorsqu'elle ouvrit la porte, elle le trouva assis à son bureau. Il se retourna vivement et lui décrocha un grand sourire.
— Tout va bien, ma puce ?
— Pete… Il faut qu'on parle.
Le sourire de Pete s'effaça de son visage. Le ton de Sam ne lui disait rien qui vaille. Il craignait qu'elle ne le renvoie de nouveau chez lui et qu'il ne puisse pas la voir durant plusieurs semaines.
— Que se passe-t-il ? demanda-t-il prudemment.
— Je ne peux pas avoir de chien, dit-elle.
— De chien ? reprit-il, pas bien sûr de comprendre ce que sa compagne lui disait.
— Ni de maison de mes rêves.
— Je… J'imagine que j'aurais dû t'attendre pour l'achat, mais tu sais elle est vraiment comme tu me l'as décrite…
— Je ne peux pas me marier avec toi, Peter.
Et voilà, c'était dit. Pete la regardait, encaissant la nouvelle.
— Je suis désolée.
— Pourquoi ?
— Pourquoi quoi ?
Sam ne comprenait pas sa question.
— Pourquoi tu ne peux pas te marier avec moi ? Nous sommes heureux ensemble je ne comprends pas.
— Je ne peux pas. Le problème ne vient pas de toi.
— Ne me sors pas cette excuse bidon « c'est pas toi c'est moi ».
— Je suis désolée, c'est pourtant le cas. Nos vies sont trop différentes, Pete. Je ne peux pas avoir un chien, ou une petite vie tranquille. Regarde ce qui se passe en ce moment.
— Tu le pourrais si tu étais mutée à la zone 51.
— Je n'en ai pas envie. Ma vie est au SGC. Je ne peux pas abandonner mon équipe.
— Ou lui, répondit sèchement Pete.
— Pete…
— Non ne dis rien de plus. Je vais y aller. Je te souhaite bon courage pour la suite.
— Pete… Arrête, je t'en prie, ne pars pas comme ça.
Pete se retourna et l'observa une dernière fois.
— Je t'ai perdue sur ce vaisseau ennemi il y a des semaines. Alors si, je pars comme ça. Au revoir Sam.
Il ouvrit la porte et partit, Sam se retrouva seule dans ses quartiers. Elle ferma les yeux dans une dernière tentative de calmer la migraine qui tapait contre ses tempes. Son téléphone sonna.
— Carter.
— Colonel, un appel pour vous de l'extérieur. Il s'agirait de Madame Mary Carter.
— Passez-la-moi.
Le cœur de Sam s'accéléra. Pourquoi sa belle-sœur lui téléphonait ?
— Allô, Samantha ?
— Mary ? Que se passe-t-il ?
La voix de sa belle-sœur était entrecoupée de sanglots.
— Mark… Mark a eu un accident. Avec les enfants. Une voiture… Une voiture a perdu le contrôle à la sortie de l'école.
— Mary, comment vont-ils ?
— Elle roulait si vite…
— Mary ! Comment vont-ils ? !
— Mark est dans le coma, les médecins ne savent pas s'il va s'en sortir.
Sam s'assit sur son lit dans un soupir. Décidément, le sort s'acharnait.
