Bonsoir à tous. Voici le chapitre 18, le chapitre 19 devrait arriver rapidement après. ;-)

Merci de nouveau à tous pour vos reviews, follow et favoris sur l'ensemble de mes fanfictions.

Petite précision que je n'avais jamais fait : Janet n'est bien évidemment pas décédée dans cette fiction. J'aime trop ce personnage pour le faire disparaître !

Déborah : Bonne lecture à toi, aujourd'hui tu as le chapitre directement publié. :)

Sa : Oui elle a refusé, elle retourne à la raison… Je sais que j'ai encore fait une fin assez frustrante et affreuse, toutes mes excuses mais le dénouement arrive. ;-) Je vais mieux, merci beaucoup. :)

Riri : La suite est là. :-)

Velleda : Oui pauvre Sam, je lui mène la vie dure ahah ! J'espère que cette suite te plaira…

Demetra : Avec plaisir ! Les nouvelles des enfants arrivent dans ce chapitre, j'espère qu'il te plaira. J'attends ton feedback avec impatience ! :D

Adeline : Ahah oui Sam revient sur Terre, il était temps avouons-le…

Hator : Oui, il ne reste plus que Kerry… mais elle est coriace !

Ailec : Tu vas savoir où est Jack dans ce chapitre ;-) Tu es la deuxième à exprimer l'idée de caser Pete avec Kerry, ça me fait beaucoup sourire ! Promis, ce n'est pas une histoire triste. Enfin pas trop. xD

Chapitre XVIII

Sam tenta de reprendre ses esprits et d'analyser ce que venait de lui dire sa belle-sœur au téléphone.

— Et les enfants ? demanda-t-elle dans un souffle.

— Christopher a la jambe droite fracturée. Emma n'a rien eu, Mark l'a poussé à temps… répondit Mary Carter entre deux sanglots.

Sam respira un peu mieux. Au moins, les enfants étaient sains et saufs.

— Est-ce que les médecins t'ont dit ce qu'à Mark exactement ?

— Des côtes fracturées, hémorragies internes… Je n'ai pas tout compris, Samantha… Ils m'ont juste dit de prévenir s'il avait de la famille. Tu peux prévenir votre père ? Je… Je n'ai même pas de numéro pour le joindre… Et j'ai les enfants je…

— Ça va aller, Mary, ça va aller. Je m'occupe de tout ça et j'arrive dès que possible d'accord ?

— D'accord, souffla Mary dans le téléphone.

— Je te rappelle rapidement. À plus tard.

— À plus tard…

Sam raccrocha et se prit la tête entre ses mains. Sa migraine avait soudainement augmenté. Elle souffla en se rappelant qu'il lui faudrait se confronter à Kerry pour pouvoir sortir de la base et aller voir son frère. Pourquoi diable Jack était-il parti en mission suicide maintenant ? ! Il n'y aurait eu aucun problème à lui demander d'aller rejoindre son frère. Avec Kerry, ça semblait une mission difficile. À ce moment même, Sam préférerait se retrouver à combattre une troupe Jaffa plutôt que cette femme abjecte. Elle se leva cependant de son lit pour rejoindre le bureau du Général. Car ce n'était sûrement pas son bureau à elle. Elle frappa à la porte et attendit que Johnson lui dise d'entrer. Lorsque sa voix s'éleva, elle tourna la poignée et entra.

— Colonel. Vous avez décidé de coopérer ?

— Écoutez, Johnson, je ne suis pas venue pour ça. Mon frère a eu un accident et il faut que je me rende à l'hôpital.

— Hors de question. C'est trop dangereux.

— Trop dangereux ? Écoutez, je suis dans cette base depuis des semaines ! Je ne compte pas rester ici éternellement sans pouvoir aller voir mon frère ! Il a besoin de moi.

— Et nous avons besoin de vous ici, Colonel !

— Je ne vous sers à rien ! Vous me gardez enfermée dans mes quartiers.

— Vous y êtes consignée, Carter !

— Vous êtes abjecte, Johnson ! Les médecins ont demandé que la famille soit prévenue ! Mon père est sur un vaisseau dans une mission suicide. Je suis la seule qui peut rejoindre mon frère !

— Vous ne pouvez pas y aller ! La sortie de cette base vous est prohibée ! Point final !

— POINT FINAL ? ! hurla Sam, hors d'elle.

— POINT. FINAL, hurla Kerry en se relevant et s'appuyant sur le bureau.

— VOUS ALLEZ ME LAISSER SORTIR D'ICI !

— OU QUOI, COLONEL ? !

— VOUS ALLEZ REGRETTER D'ÊTRE NÉE, JOHNSON !

— MESUREZ VOS PROPOS, CARTER !

— MON FRÈRE EST EN TRAIN DE MOURIR ! ÊTES-VOUS À CE POINT SANS-CŒUR OU EST-CE JUSTE UN PROBLÈME AVEC MOI ? hurla Sam en tapant du poing sur la table.

— VOUS ÊTES UNIQUEMENT UN CERVEAU ICI, ARRÊTEZ DE PENSER QU'ON PEUT SE PRÉOCCUPER DE VOTRE PETITE PERSONNE !

— MA PETITE PERSONNE ? ! NON, MAIS DITES-MOI QUE JE RÊVE !

Daniel arriva soudain en courant, alerté par le sergent Siler. Il devait réussir à calmer Sam sinon il ne donnait pas cher de la peau de l'agent Johnson.

— STOP ! hurla-t-il en se plaçant à côté du bureau entre les deux femmes.

— Daniel, écartez-vous.

— Non, Sam, je ne peux pas.

— Écoutez donc votre ami, Colonel, avant que je ne vous colle un blâme.

— Un blâme ? UN BLÂME ? ! JE VAIS VOUS COLLER AUTRE CHOSE MOI VOUS ALLEZ VOIR ÇA VA VOUS FAIRE TOUT DRÔLE !

Daniel tira Sam par le bras afin d'éviter la mort certaine de Johnson s'il n'arrivait pas à la sortir du bureau.

— Venez, Sam, sortons. Vous n'obtiendrez rien d'elle.

Il réussit à la faire sortir et referma la porte. Il remercia d'un signe de tête le sergent Siler avant de courir pour rejoindre Sam qui s'était déjà éloignée à grandes foulées. Il la suivit jusqu'à ses quartiers dans lesquels elle entra, dans une colère qu'il ne lui connaissait que rarement. À dire vrai, il ne se souvenait pas avoir déjà vu Sam dans un tel état de rage.

— Sam ? demanda-t-il prudemment.

Le mug qui atterrit dans le mur, accompagné d'un cri de rage de Sam et s'éclatant en mille morceaux, lui répondit. Il allait falloir patienter un peu qu'elle se calme. Elle s'appuya sur son bureau, la tête baissée. Un instant, Daniel se demanda si les nanites la replongeaient dans un quelconque souvenir… Il se reprocha de Sam et lui posa doucement une main sur l'épaule. Sam se retourna vivement vers lui et sauta dans ses bras. Daniel fut surpris, mais la réceptionna et serra les bras autour d'elle, tandis qu'il pouvait entendre ses premiers sanglots. Il patienta quelques minutes avant de lui parler de nouveau.

— Sam, que se passe-t-il ? Pourquoi cette altercation ?

— Mark est l'hôpital. Son état est critique.

— Que s'est-il passé ? demanda-t-il, un peu sous le choc de cette nouvelle.

— Une voiture a perdu le contrôle à la sortie de l'école.

— Mon Dieu ! Et les enfants ?

— Christopher a la jambe cassée. Emma va bien, dit-elle en s'écartant de son ami.

— Et Johnson… ?

— Cette… commença Sam avant de se taire. Ce qu'elle s'apprêtait à dire était franchement grossier et elle ne voulait pas s'abaisser à ça. Elle ne veut pas me laisser aller le voir à l'hôpital.

— Quoi ? ! s'exclama Daniel.

S'il avait su, il ne l'aurait pas retenue dans le bureau, finalement.

— Mais, enfin, c'est insensé ! Vous n'êtes pas une bombe ambulante ! À quoi pense-t-elle ?

— Vous souhaitez vraiment que je réponde à cette question ?

Daniel sourit malgré lui à la phrase de son amie.

— Souhaitez-vous que je prévienne Janet ? Elle peut peut-être la faire changer d'avis si on vous accompagne ?

— J'en doute, Daniel. Elle a une dent contre moi.

— Enfin, voyons, c'est stupide qu'a-t-elle à vous reprocher ?

— J'existe. Ça semble suffisant à ses yeux, répondit Sam.

— Elle ne peut pas réagir à votre égard pour des raisons personnelles, lui dit Daniel.

— Vous comme moi savons pourquoi elle réagit de cette manière Daniel.

— Vous étiez dans le coma, Jack n'allait pas vous laisser ! Enfin voyons il ne quitte jamais votre chevet lorsque vous vous retrouvez à l'infirmerie, il n'allait certainement pas changer sa manière de faire cette fois-ci, car il entretient une quelconque relation avec cette femme. De toute manière il lui a dit. C'était l'objet de leur dispute.

Daniel observa Sam, qui le regardait maintenant avec de grands yeux.

— Euh… Hum… Vous ne pensiez pas à cette raison c'est ça ? dit-il soudain, gêné.

— Pas vraiment, non. Je pensais plutôt à ses supérieurs qui lui mettent la pression à mon égard, répondit-elle, le rouge lui montant aux joues.

— C'est… Hum… C'est une bonne raison aussi. Je… Je vais peut-être aller voir Janet maintenant.

— D'accord… Je vais rappeler Mary.

Daniel sortit de ses quartiers et se dirigea vers l'infirmerie tandis que Sam rappelait sa belle-sœur et lui expliquait qu'elle ne pouvait pour le moment pas de déplacer. Daniel entra dans l'infirmerie et chercha des yeux Janet. Il l'observa s'occuper d'un patient, le sourire aux lèvres. Elle avait toujours un sourire pour ses patients. Elle était douce, très compétente. La meilleure d'entre tous. Son cœur fit un saut périlleux alors qu'elle se retournait et qu'elle lui sourit. Elle s'approcha de lui.

— Un souci, Daniel ? demanda-t-elle.

— Pas vraiment. J'aurais besoin de votre aide pour une situation un peu délicate concernant Sam, lui dit-il.

Ils se dirigèrent vers son bureau et il lui expliqua la situation.

— Elle lui refuse le droit d'aller voir son frère alors qu'il est dans un état critique ? Non, mais pour qui se prend-elle ? !

— Sam est furieuse, comme vous pouvez l'imaginer. Mais peut-être que si on l'accompagne Johnson la laissera y aller.

— C'est une bonne idée. Je vais aller lui en toucher deux mots. Et cette pimbêche a intérêt à m'écouter.

— Pimbêche ? la reprit Daniel.

— Elle s'en prend à ma meilleure amie. Il n'y a pas de quartier dans ce cas. Elle va finir par payer très cher ce qu'elle lui fait subir. De plus, je cherche toujours la cause de son arrêt cardiaque. Ça m'inquiète. Sam est en excellente santé si on met de côté le fait qu'elle a des nanites infestant son cerveau. Ses analyses sont parfaites. Je me demande si…

— Si… ? demanda Daniel.

— Si ça ne serait pas lié à ce qu'elle a vécu durant son coma, finit-elle par dire.

— Elle n'en a toujours pas parlé. Elle évite toute discussion par rapport à ça. Peut-être de la torture ?

— Je ne sais pas. Mais je ne souhaite pas qu'elle soit bousculée tant que je n'aurais pas de réponse à cet arrêt cardiaque. Donc Johnson va devoir se calmer rapidement, sur ordre médical, répliqua Janet, la colère dans la voix.

— Elle l'emmène dans une pièce, mais je ne sais pas ce qu'elles y font, lui dit Daniel.

— Comment ça ? demanda Janet.

— Eh bien, Johnson est venue la chercher il y a plusieurs heures. Sam a voulu me rassurer, mais je l'ai retrouvé en pleurs tout à l'heure. Elle ne m'a rien dit sur ce qui se passe dans cette pièce, mais ça commence à ne pas me plaire du tout, lui répondit Daniel. À dire vrai j'en ai plus qu'assez de la voir dans un tel état et que cette femme ne fasse qu'aggraver la situation.

— Vivement que le Général revienne. Il saura mieux gérer ça, lui dit Janet.

— Je ne suis pas certain…

— Pourquoi ça ? Nous savons tous qu'il est son premier soutien, elle a besoin de lui plus que de quiconque…

— Elle est assez en colère contre lui… dit Daniel.

— Parce qu'il est parti chercher le dispositif sans lui dire ? demanda Janet.

— Non pas vraiment… Elle a assez mal pris le fait d'apprendre la relation qu'il entretient avec Kerry… Par Kerry.

— Oh, répondit Janet en ouvrant de grands yeux.

— Oui, ça n'est pas très brillant, même si elle niera ça.

— Elle le niera assurément. Bon, je me charge de Johnson. Gardez un œil sur elle, Daniel… lui dit Janet en posant sa main sur son bras.

Le cœur de Daniel s'accéléra et il posa sa main sur celle de Janet.

— Comptez sur moi, dit-il en se plongeant dans son regard.

Janet rougit puis s'éloigna de lui pour avoir une petite discussion avec l'agent Johnson. Elle entra dans le bureau après y avoir été invitée.

— Docteur Fraiser. Un problème ? demanda Kerry.

— Effectivement. J'ai un problème, lui répliqua sèchement Janet.

— Je vous écoute.

— Le Colonel Carter a besoin de calme et d'apaisement. Je ne sais pas ce qui a causé son arrêt cardiaque, et il est strictement hors de question qu'elle subisse la moindre pression. Est-ce assez clair ?

— Est-ce un ordre ? lança Kerry sur un air de défi.

— À moins que vous osiez remettre en question une décision médicale, oui, c'est un ordre, lui répondit Janet d'un ton sans appel.

— Bien. Est-ce tout ? demanda Kerry, agacée.

— Le frère du Colonel se trouve à l'hôpital, son pronostic vital est engagé. Je recommande vivement la présence du Colonel à ses côtés avant qu'il ne soit trop tard.

— Hors de question, Docteur.

— Ceci la rend dans un état émotionnel avancé. Être avec lui la soulagerait. Elle n'est pas contagieuse. Je l'accompagnerai.

— Refusé. Et c'est mon dernier mot. Ce n'est pas une question d'ordre médical, mais une question de sécurité. Merci, Docteur, dit Kerry en lui montrant la porte.

— Bien, siffla Janet entre ses dents avant de ressortir.

Elle alla prévenir Sam qui commençait à être désespérée. Mais que faisait Jack, bon sang ? ! Cela faisait des jours qu'ils étaient partis, le vaisseau de Ba'al n'était qu'à trois heures de la planète sur laquelle ils avaient repris la porte. La peur l'envahit aussitôt. Les nanites se mirent en action, et la vision de Jack se faisant tirer dessus la glaça jusqu'au sang. Elle rouvrit les yeux dans ses quartiers. Visiblement, Janet l'avait installé dans son lit pendant le souvenir qu'elle revivait.


Jack avait plongé dans les ténèbres. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il observa qu'il se trouvait à bord du vaisseau Tok'ra. Il serra la main avec laquelle il avait touché l'appareil. Elle était désespérément vide. Il se retourna et observa que le vaisseau était en hyperespace.

— ET MERDE ! hurla-t-il. Jacob, j'y étais ! Je l'avais presque !

— Ba'al a indiqué que l'appareil ne servirait à rien ! lui répondit Jacob.

— Et depuis quand on fait confiance à ce serpent de malheur ? ! C'était notre seule chance !

Jack s'éloigna, énervé. Il repartait vers la Terre, bredouille. Il s'insulta mentalement. Il devait trouver une solution pour Sam, il ne pouvait pas la laisser ainsi. Il était toujours très inquiet par rapport à son arrêt cardiaque. Le fait que le doc ne sache pas à quoi il était dû le rendait dingue. À tout moment, cela pouvait se reproduire, et ça, il le refusait.

Il ne parla pas beaucoup lors du trajet du retour. Les trois jours furent longs et pénibles. Jacob décida de revenir avec eux sur Terre afin de passer un peu de temps avec sa fille. Lorsque la planète fut en vue, ils se posèrent près de la porte. Ils l'actionnèrent et tapèrent le code sur le GDO afin d'ouvrir l'iris. Ils traversèrent la porte, et l'instant d'après, se retrouvèrent dans la salle d'embarquement du SGC. L'agent Johnson les attendait en bas de la rampe avec Daniel.

— Nous pensions vous avoir perdu, Général ! dit-elle dans un sourire, heureuse de le retrouver.

— Le voyage a été plus long que prévu, Johnson ! dit durement Jack.

— Vous avez l'appareil ? demanda Daniel qui était essoufflé d'avoir couru jusqu'en salle d'embarquement.

— Non, répliqua sèchement Jack. Où est Carter ?

— Elle se repose dans ses quartiers. Elle est fatiguée, dit Kerry.

Daniel lança un regard noir à Kerry lorsqu'elle dit cette phrase. Jack regarda Daniel, et avant d'avoir pu dire quoi que ce soit Jacob parla d'un ton catégorique.

— Je vais aller la voir.

Il s'éloigna dans les couloirs, laissant le reste des hommes sur place. Jack soupira. Il devait faire quelque chose pour la sauver, car il ne pourrait pas supporter de la perdre… Il se dirigea vers la sortie de la salle pour remonter dans son bureau afin de souffler deux minutes. L'agent Johnson le suivit, et lorsqu'il ferma la porte il se retrouva nez à nez avec elle. Elle lui sauta littéralement dessus, l'embrassant.

— Mon Dieu, j'étais si inquiète ! lui dit-elle.

Cependant, Jack la repoussa violemment.

— Bon sang, mais qu'est-ce que tu fais ? ! lui demanda-t-il sèchement.

— Eh bien, je t'accueille. Tu m'as manqué…

— Je pensais qu'après notre discussion de l'autre jour les choses étaient claires entre nous. C'est fini, Kerry.

— C'est une blague ?

— Je fais beaucoup de plaisanterie, mais celle-ci n'en est pas une, répliqua Jack.

— Mais…

— Sors. Maintenant, lui dit Jack, exténué.

— Très bien.

Kerry sortit du bureau rapidement, mais la porte n'eut pas le temps de se refermer. Jack, qui tournait le dos à la sortie parla d'un ton las.

— Kerry, je t'ai dit de sortir…

Une main se posa sur son épaule, le faisant se retourner rapidement. Le point qui lui atterrit dans la figure le laissa quelque peu sonné. Il observa son agresseur avant que le deuxième coup ne fuse.

— Bon sang, Jacob, mais ça ne va pas ? ! dit-il en bloquant le poing du Tok'ra.

— ENFERMÉE ! ELLE EST ENFERMÉE ! DANS SES QUARTIERS ! lui hurla Jacob.

— Mais enfin de quoi parlez-vous ? !

— VOTRE COPINE, OU PEU IMPORTE CE QU'ELLE EST, A FAIT ENFERMER MA FILLE ! MON FILS EST À L'HÔPITAL DANS UN ÉTAT CRITIQUE ET ELLE A EU INTERDICTION D'ALLER LE VOIR ! VOUS TOLÉREZ PEUT-ÊTRE L'ATTITUDE DE VOTRE COMPAGNE, MAIS PAS MOI !

— Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? ! Mark est à l'hôpital ? ! Carter est enfermée ? ! MAIS C'EST QUOI CE BORDEL ? ! HARRIMAN ! hurla Jack à son tour.

— Oui, Monsieur ? demanda prudemment le sergent.

— Ramenez-moi immédiatement l'agent Johnson ici, dit-il sèchement.

— À vos ordres, mon Général.

— Débrouillez-vous pour arranger toute cette pagaille, Général. Je ne serai pas aussi patient que vous concernant cette femme, lui dit Jacob en ressortant.

Pendant ce temps, Sam étouffait dans ses quartiers. Son père était reparti hors de lui, jurant que Jack allait le sentir passer cette fois-ci. Elle n'avait pas réussi à l'arrêter. L'état de son frère était pour l'instant stationnaire, mais son pronostic vital était toujours engagé. Elle décrocha le téléphone présent dans la pièce et appela Daniel.

— Daniel, j'ai besoin d'un service. Venez avec Teal'c.

Puis elle raccrocha. Les deux hommes se présentèrent devant sa porte et elle commença à leur parler.

— Heureuse de vous revoir, Teal'c. On se faisait un sang d'encre ici, dit-elle au Jaffa.

— Heureux de vous revoir également, Colonel Carter. Je suis cependant désolé de revenir les mains vides, lui répondit Teal'c.

— Ne vous en faites pas… Les gars j'ai besoin de vous. J'ai besoin de sortir.

— Sam…

— Daniel… J'ai juste besoin d'aller prendre l'air… Je ne m'enfuirai pas. Je suis dans cette base depuis des semaines… J'ai juste besoin de sentir l'air pur. S'il vous plaît… supplia-t-elle.

— Comment comptez-vous faire ?

— La sortie de secours. Au niveau 16. Couvrez-moi juste le temps que je l'emprunte. Je serai de retour dans une heure. Je vous en prie… J'étouffe ici.

— Très bien… capitula Daniel.

Les trois amis se dirigèrent donc au niveau 16. Ils se postèrent devant la porte de secours que Sam ouvrit. Un sergent vint leur demander ce qu'ils faisaient, mais Sam le renvoya à ses occupations très rapidement, son grade de Lieutenant-Colonel faisant autorité. Elle s'engouffra dans l'ouverture puis commença à emprunter l'échelle.

— Je serai de retour dans une heure. Merci, dit-elle avant de monter.

Cela faisait quinze minutes qu'elle parcourait l'échelle jusqu'à la sortie. Elle poussa finalement le gros socle en ferraille et se retrouva en pleine forêt, dans la montagne. Elle s'éclipsa de l'ouverture et sentit enfin l'air frais sur son visage. Il pleuvait également à torrents, mais elle n'en avait que faire. Se retrouver à l'extérieur lui fit un bien fou. Elle fut rapidement trempée jusqu'aux os, mais restait là, respirant à grandes bouffées.

Pendant ce temps, Daniel et Teal'c étaient confrontés à un léger problème.

— Daniel, que faites-vous là ?

— Rien du tout, Jack.

— Daniel, dit Jack en s'impatientant.

— Nous sommes juste dans le couloir, O'Neill.

— Juste devant la sortie de secours, dit Jack, suspicieux.

— Oui, répondit simplement son ami Jaffa.

— Où est Carter ?

— Sûrement dans ses quartiers, répondit Daniel.

— J'ai déjà vérifié, dit Jack. Poussez-vous de là.

— Non, Général, répondit Teal'c.

— Teal'c. Laissez-moi aller la rejoindre.

— Je ne pense pas qu'elle en ait envie, Jack, lui répondit Daniel.

— Daniel…

Daniel s'écarta de la porte pour laisser passer Jack, mais le retint par le bras juste avant que ce dernier ne s'engouffre dans l'ouverture.

— Qu'elle ne revienne pas dans un sale état, Jack. Compris ?

Jack fut surpris du ton de son ami, mais acquiesça. Il commença son ascension jusqu'à la sortie…