Le Calendrier de Fan'arts – Deuxième Édition

Fandom : Star Trek (Reboot)

Dessinateur du fan'art : Cobyfrog

Disclaimer : L'univers et les personnages ne m'appartiennent pas et sont à Gene Roddenberry et J.J. Abrams. Je ne touche aucun argent pour mes écrits.
Le titre vient de la chanson « Embrasse-là » de la petite sirène, qui appartient à Disney (Musique de Alan Menken, paroles de Howard Ashman et adaptation française de Claude Rigal-Ansous)

Personne ayant proposé le fan'art : Clelia Kerlais

Contrainte : placer les mots : étoiles, baiser, univers.

Genre : Romance

Rating : K

Warning : /

Couple : Spock/Jim T. Kirk

Informations sur le canon : Dans l'univers Star Trek, l'humanité développe le voyage spatial à vitesse supraluminique, grâce à un moteur à distorsion, à la suite d'une période post-apocalyptique du milieu du vingt-et-unième siècle. Plus tard, l'homme s'unit à d'autres espèces intelligentes de la galaxie pour former la Fédération des planètes unies. À la suite d'une intervention extraterrestre, et grâce à la science, l'humanité surmonte largement ses nombreux vices et faiblesses terrestres, au vingt-troisième siècle.

Starfleet est une organisation dépendant de la Fédération des planètes unies, chargée de l'exploration de la Galaxie et de la défense de l'espace de la Fédération. Un des vaisseaux, l'USS Enterprise, est commandé par le Capitaine Jim Kirk, humain, et Spock est son commandant, fils d'une humaine et d'un Vulcain. Les Vulcains sont des êtres humanoïdes venant de la planète Vulcain. Ils ont réussi à dompter leurs émotions et sont gouvernés par la logique. Leurs doigts sont très sensibles, c'est pourquoi leur baiser consiste à un toucher de leur index et majeur.

Nyota Uhura est la lieutenante du vaisseau, et l'officier en charge des communications. Elle a eu une relation avec Spock.

Leonard « Bones » McCoy est le médecin de bord.

Scott Montgomery est l'ingénieur en chef.

Chekov et Sulu sont des pilotes.

Résumé : Spock était décidé, il allait déclarer ses sentiments à Jim. Mais d'abord, il devait trouver comment.

Note d'auteur : Je suis en retard de deux jours. Je n'ai pas pu écrire les derniers chapitres. Pouvez-vous voir à quel point je suis dans la merde ?
Je vais juste écrire tout le week-end. Heureusement que je suis enfin libre de révision !

Enjoy !


Décide-toi, embrasse-le

Spock avait décidé qu'aujourd'hui était le jour où il allait déclarer ses sentiments à Jim.

C'était logique, après tout. Spock avait découvert ses sentiments récemment, et il n'avait aucune raison de le lui cacher. Si Jim répondait positivement à ses avances, ils auraient à s'arranger avec l'administration, mais les amiraux étaient déjà exaspérés par leur relation qu'ils qualifiaient de « trop proche » et seuls leurs excellents résultats faisaient qu'ils les acceptaient quand même. Si leur relation atteignait le niveau supérieur, cela ne changerait pas grand-chose pour eux. L'équipage de l'Enterprise était jeune mais dynamique, et ils savaient que c'était dû à l'énergie et l'engagement de Jim et que celui-ci ne pouvait travailler qu'avec Spock comme commandant. De plus, l'équipage ne voulait pas non plus travailler avec d'autres.

C'était incroyable, la loyauté que pouvait inspirer Jim. Lorsque leurs supérieurs avaient évoqué la possibilité de transférer Spock sur un autre vaisseau une deuxième fois, après ce qui s'était passé avec Khan, Chekov avait suggéré de se mutiner et de devenir pirate de l'espace, et les autres l'avaient appuyé. C'était dit sur le ton de la plaisanterie à l'époque, mais Spock savait qu'ils l'auraient vraiment fait si le transfert s'était produit.

Et à sa grande surprise, il s'était rendu compte qu'il les aurait suivis sans un regard en arrière.

Donc, aucun contre-argument logique ne s'opposait à une déclaration de sa part, à part un obstacle de taille : Spock n'avait aucune idée de comment demander à un humain d'entamer une relation.

Il n'avait eu que deux relations dans sa vie, la première décidée depuis son enfance avec la Vulcaine T'Pring qui lui avait préféré un autre, et la deuxième avec Nyota, qui avait pris fin d'un commun accord il y avait quelque mois.

Il aurait pu reprendre la façon dont il avait proposé à Nyota, mais en vérité c'était elle qui avait pris les devants : elle s'était planté devant lui après un cours et lui avait demandé s'il voudrait dîner un soir. Il ne pouvait pas reproduire cela avec Jim, car ils mangeaient déjà ensemble presque chaque jour au réfectoire, et il ne pouvait pas exactement inviter Jim dans un restaurant chic quand ils étaient aux confins de l'espace.

Il devait donc demander conseil à quelqu'un, un humain de préférence. Bones fut immédiatement enlevé de la liste, car Spock ne lui faisait pas vraiment confiance pour lui donner de vrais conseils. Scotty semblait entretenir une relation plus profonde avec l'Enterprise qu'avec n'importe quel humain, alors Spock le barra aussi. Chekov, lui, était trop jeune pour vraiment lui être utile. Il restait bien Sulu, qui après tout avait séduit un être humain masculin avec succès et semblait donc être un bon choix, mais ils n'étaient pas assez proche pour que Spock lui parle de sa vie privée. Il ne lui restait donc qu'une seule possibilité.

Ce fut pourquoi il se retrouva, le matin du jour où il avait décidé de se déclarer, à toquer à la porte de Nyota.

Nyota était le choix le plus logique : elle connaissait bien Jim et Spock, et elle avait de l'expérience dans les relations. Il aurait pu hésiter quelque mois auparavant en raison de leur histoire passée, mais ils avaient mis les choses à plat et il savait que la jeune femme ne lui en voulait pas ; en fait, elle lui avait confié récemment avoir des vues sur Leonard.

Elle lui ouvrit immédiatement, l'accueillant chaleureusement et l'invitant à entrer.

« Alors, qu'est-ce qui t'amène ? demanda-t-elle quand ils furent installés confortablement avec des tasses de thé vulcain importé directement de New Vulcain.

- J'aurais besoin de tes conseils en matière de relation amoureuse, commença le Commandant.

- Vraiment ? Quelqu'un en vue ? interrogea-t-elle avec un petit sourire.

- Oui, en fait. Je voudrais demander à Jim de sortir avec moi. »

Il attendit anxieusement la réponse de Nyota. Il avait tout considéré logiquement, chaque réaction qu'elle pouvait avoir, mais il savait aussi que le comportement des humains pouvait être imprévisible.

Il n'avait pas à s'en faire cependant : Nyota eut un grand sourire et semblait euphorique.

« Et bien, il était temps ! Tu auras mis longtemps à te rendre compte de tes sentiments.

- Comment cela ? demanda Spock, très surpris.

- Tout le monde dans le vaisseau sait que vous êtes amoureux l'un de l'autre depuis des années. En fait, vous devez être les deux seuls à ne pas encore être au courant.

- Mais nous étions ensemble, 'il y a des années'. » releva Spock, confus.

La lieutenante eut un sourire triste.

« Oui, je suppose que je ne voulais voir que ce qui m'arrangeait. Mais j'ai fini par comprendre que je ne te faisais pas réagir comme Jim le fait. Tu le regardes d'une manière qui dit tout.

- Je ne m'en suis jamais rendu compte, s'excusa presque le vulcain.

- Je le sais, et je ne t'en veux pas, lui promis Nyota. Alors, sur quoi voulais-tu mes conseils exactement ?

- Je voudrais déclarer mes sentiments ce soir, mais je n'ai aucune idée de comment le lui dire. Existe-t-il une formulation particulière chez les humains ?

- Pas vraiment, On y va surtout à l'instinct. Mais il y a le traditionnel « Je t'aime ». Même les Vulcains doivent dire cela, n'est-ce pas ?

- Nous transmettons nos sentiment par le toucher, contredit Spock. C'est pour cela que vous les humains êtes si compliqués : il faut tout verbaliser.

- Tu n'auras pas ce problème avec Jim, remarqua la jeune femme. Il n'est pas du genre à vouloir de grande déclaration tout le temps. »

Elle le regarda attentivement, réfléchissant à quelque chose.

« Tu sais quoi ? Tu devrais juste l'embrasser.

- Vraiment ?

- Oui ! Tu feras passer le message, et tu n'auras pas à « verbaliser » tes sentiments.

- Et tu penses qu'il répondra positivement ? » demanda Spock en gardant un visage lisse, verbalisant sa plus grande inquiétude.

Lorsqu'il avait pesé le pour et le contre de dévoiler ses sentiments à Jim, la possibilité que Jim n'ait pas les même sentiments pour lui avait été le plus grand « contre ». Spock tenait à leur relation, il ne voulait pas que cela les affecte. Qu'est-ce qui se passerait si Jim ne pouvait plus travailler avec lui ? Spock ne voulait même pas y penser.

« Bien sûr que oui, idiot ! s'exclama Nyota avec un petit rire. Tu ne m'as pas écoutée tout à l'heure ? Il est fou de toi, crois-moi. Et tu es un idiot de croire le contraire. Alors ce soir, tu n'as pas intérêt à te défiler !

- Je ne le ferai pas. Donc, je dois juste l'embrasser ?

- Malheureux, ne brûle pas les étapes ! s'écria Nyota avec un air horrifié, mais avec une lueur dans les yeux qui montrait qu'elle s'amusait en fait beaucoup. Il y a encore beaucoup de chose à préparer avant d'en arriver là. »

oOo

« Il faut une ambiance romantique. Pas trop appuyée, il n'y a pas besoin de pétales de rose non plus, mais il faut que ce soit spécial. »

Spock s'était décidé pour la baie d'observation, avec ses vitres allant du sol au plafond qui donnait sur le vide galactique. Il avait demandé à l'ordinateur de bord de baisser les lumières pour créer une ambiance intimiste, comme le lui avait conseillé Nyota. Ce serait juste lui et Jim, avec les étoiles et l'Univers comme seuls témoins. Cela devrait être suffisamment romantique.

Il avait invité Jim à le rejoindre après le dîner pour être sûr de ne pas être dérangé, et était arrivé en avance pour ne pas faire attendre son capitaine. Il était aussi prêt qu'il pouvait l'être.

Il s'appuya contre la rampe qui faisait le tour de la pièce, attendant. Il n'était pas inquiet, ce serait illogique de l'être. Alors pourquoi avait-il un nœud au ventre ?

Il n'eut pas le temps d'y penser plus, car ce fut à ce moment-là que Jim rentra dans la pièce. La lumière des étoiles se reflétait dans ses pupilles, et Spock se sentit soudain très heureux de son choix de lieu. Le blond était vraiment magnifique.

« Spock ! s'exclama Jim avec un sourire. Pourquoi voulais-tu me voir ? »

Il s'approcha, admirant la vue.

« Je voulais te parler de quelque chose, débuta le Vulcain. Il se sentait nerveux, mais garda son visage lisse.

- Et tu ne pouvais pas m'en parler lors du diner ? s'étonna le capitaine.

- Pas vraiment, non. »

Mais avant que Spock ne puisse continuer, Jim s'exclama :

« Tu t'es fait beau dis-moi ! »

Spock se rappela soudain qu'il était allé se changer, toujours suivant les conseils de Nyota.

« Que comptes-tu mettre ?

- Mon uniforme.

- Tu ne vas même pas faire un effort ? Mets quelque chose d'un peu élégant plutôt. Et un pantalon un peu moulant, pour lui donner un avant-goût. »

Le vulcain s'était décidé pour un pull confortable, toujours bleu mais ayant l'air moins officiel. Et après moult hésitation, il avait passé un pantalon noir plus moulant que d'habitude. Quand il vit les yeux de Jim s'attarder à cet endroit, il se sentit heureux d'avoir suivi le conseil.

« Tu cherches à plaire à quelqu'un ? reprit Jim après un raclement de gorge gêné.

- Oui. » avoua Spock.

Sentant que c'était le bon moment, Spock se rapprocha de Jim. Il fit glisser sa main le long de la rambarde vers celle du blond, puis se pencha dans le but de poser ses lèvres sur les siennes.

« Spock… Pourquoi est-ce que tu me caresses les doigts ? »

Spock rouvrit les yeux qu'il avait instinctivement fermés et se recula brusquement, le charme rompu. Il se maudit silencieusement. Il avait fait cela instinctivement, trop habitué à combiner le baiser Vulcain au baiser humain lors sa relation avec Nyota pour penser au fait que Jim ne savait pas ce que c'était.

« Je suis désolé, dit-il, ne sachant pas quoi dire d'autre.

- Il n'y a pas de mal, mais je croyais… Enfin, je pensais que le contact de l'index et du majeur entre deux personnes était la façon dont les vulcains s'embrassaient.

- C'est ça, admit Spock.

- Donc, tu m'embrassais. » exprima Jim, l'air extrêmement confus.

Spock se maudit silencieusement. Comment avait-il pu penser que demander conseil à Nyota était une bonne idée ? C'était une très mauvaise idée. S'il était parti avec son idée initiale de simplement dire à Jim ce qu'il ressentait, la situation aurait été claire. Maintenant, il ne savait pas quoi faire pour rattraper cela.

« Tu as dit que tu voulais plaire à quelqu'un. Est-ce que c'était moi ?

- Affirmatif. Je souhaite te demander si tu voudrais sortir avec moi, et Nyota m'a conseillé de t'embrasser pour te faire connaître mes attentions. C'était de toute évidence une mauvaise idée.

- C'est surtout qu'elle devait vouloir dire « baiser humain ».

- C'était ce que je tentais de faire, mais je n'ai pas pu aller jusqu'au bout.

- Désolé. »

Ils restèrent silencieux après ça, aucun ne semblant savoir quoi dire. Jim fit un petit sourire tremblant et quand il regarda Spock droit dans les yeux, celui-ci vit les galaxies se refléter dans ses iris. Et il sut ce qu'il devait faire.

« Jim, je suis amoureux de toi. Et je veux passer le reste de ma vie à tes côtés, si tu le veux aussi. »

Le sourire de Jim devint éclatant, et cette fois, ce fut lui qui avança la main pour frotter ses doigts contre ceux de Spock.

« Je suis amoureux de toi moi aussi. »

Spock sourit lui aussi, se laissant emporter par les sensations que provoquait le baiser en lui. Il savait que ce n'était pas très excitant pour Jim, qui n'avait pas les doigts aussi sensibles que lui. Nyota n'avait jamais débuté un baiser Vulcain d'elle-même, et si Spock appréciait le baiser humain, malgré le manque de sensations qu'il suscitait en lui, pour la connexion qu'il instaurait, il savait qu'elle ne l'avait jamais ressenti comme cela et l'avait surtout fait par obligation. Mais Jim semblait heureux de simplement rester comme cela, le regardant avec un air amoureux et se tenant juste devant lui, sans demander autre chose en retour.

Mais Spock voulait qu'il ressente la même chose de lui. Alors, il se pencha pour poser ses lèvres sur les siennes.

« Et enfin, quand tu auras réussi : profite ! »

Spock suivit ce conseil avec diligence.


Fandom de demain : Avengers