Le Calendrier de Fan'arts – Deuxième Édition

Fandom : Avengers

Dessinateur du fan'art : NaSyu

Disclaimer : L'univers et les personnages ne m'appartiennent pas et sont à Stan Lee et tous ceux derrière la création des films. Je ne touche aucun argent pour mes écrits.

Personne ayant proposé le fan'art : Lawny

Contrainte : Happy end

Genre : Romance, Family

Rating : K

Warning : /

Couple : Steve Rogers/Tony Stark

Informations sur le canon : Dans un monde plein de super-héros différents, on a entre autre :

- Tony Stark, milliardaire qui a créé une armure higt-tech. Il se fait appeler Iron Man.

- Steve Rogers, aka Captain America, qui est devenu un surhomme grâce à un sérum.

- Peter Parker, qui s'est fait mordre par une araignée génétiquement modifiée qui lui a donné des pouvoirs d'araignée : super force, lancer de toile, s'accrocher au mur. Il se fait appeler Spider man. Ses parents sont morts quand il était jeune ; ils avaient travaillé sur les araignées modifiées.

Bruce Banner est un physicien et Strange un sorcier.

(Tout ceci est très très résumé, juste ce qu'il faut pour comprendre. C'est aussi un melting-pot des histoires des films et des comics pour Spider-man, parce que chaque super-héros a plusieurs histoires. Donc si vous êtes intéressé, je vous invite à aller voir ça !)

Résumé : C'était un matin calme, jusqu'à ce que J.A.R.V.I.S les informe qu'il y avait un problème.

Note d'auteur : Il faut savoir que je n'aime pas le Stony. Je comprends l'idée des ennemis amoureux (je ship le drarry après tout) mais ils n'ont pas la bonne friction pour moi. Donc j'étais un peu embêtée quand j'ai reçu le fan'art, mais c'est le jeu ! Alors j'ai écrit une histoire sur un prompt que j'aime bien qui contient souvent ce ship ^^ Et finalement je suis super contente du résultat ! C'est pour ça que j'adore ce principe de calendrier, parce que je n'aurais jamais écrit ce texte autrement :D

Enjoy !


Spider Kid

Quand Tony se levait le matin, la première chose qu'il faisait était de boire du café. Il était dur de quitter son lit et le corps chaud de son mari, mais Tony savait qu'il n'aurait plus un instant à lui pour le reste de la matinée s'il ne se levait pas tôt. Et il avait besoin de la sainte caféine pour traverser la journée.

Baillant, il traversa le couloir et atteignit la cuisine. Dieu merci, J.A.R.V.I.S avait déjà allumé la cafetière et le pot était plein. Il versa le breuvage dans une tasse, et prit sa première gorgée. Il ferma les yeux de bonheur.

Il ne s'était jamais rendu compte avant à quel point le silence pouvait être plaisant. Au contraire, il ne pouvait pas supporter d'être seul avec ses pensées et le comblait avec du rock au volume maximum, ou une émission de télé, ou n'importe quoi qui pouvait l'empêcher de réfléchir aux choses qui faisaient mal. Mais aujourd'hui, il allait bien et chaque matin il n'y avait juste que lui, le café, et le silence. Avec la vue de Manhattan qui s'étendait au-delà des baies vitrées, c'était parfait.

Alors qu'il arrivait à la fin de sa tasse, il fut distrait de ses pensées par un bras qui se glissa autour de son torse. Il sentit son mari poser ses lèvres contre son cou.

« Tu me sers une tasse ? »

Tony tourna la tête vers Steve et l'embrassa – il savait que le blond n'aurait pas quitté la chambre sans s'être lavé les dents, il n'avait donc pas à se soucier du souffle matinal – puis dit en se détachant :

« Tu peux te servir tout seul, je n'ai pas envie de bouger pour l'instant. »

Steve leva les yeux au ciel, mais s'exécuta sans rien ajouter.

« Messieurs, le jeune Monsieur est levé. » dit alors J.A.R.V.I.S.

Tony soupira et avala sa dernière gorgée. La journée commençait.

« Je commence la préparation du petit déjeuner ! » s'exclama Steve en avalant une grande gorgée de sa boisson, manquant de se brûler et démontrant parfaitement pourquoi Tony se levait tôt pour profiter de son café : à partir du moment où Peter était levé, ce n'était plus possible. Ils pouvaient boire du café bien sûr, mais vite. Et certainement pas dans le silence. Et surtout pas pendant les vacances d'été !

« Je vais le chercher. » informa Tony en revenant vers l'espace des chambres pour aller dans celle de leur fils.

Il avait fallu du temps pour que Steve arrive à convaincre Tony d'adopter, le convaincre qu'il n'allait pas reproduire le schéma de son père. Peter Parker était donc entré dans leur vie quelques mois auparavant, devenant Peter Stark-Rogers. Le petit garçon de six ans avait perdu ses parents dans un accident d'avion et n'avait plus personne, jusqu'à ce que Tony et Steve le rencontre. Il avait été très réservé au début, mais s'était peu à peu réchauffé à leur contact. Ce n'était toujours pas parfait, ils devaient encore s'ajuster les uns aux autres parfois et Peter était encore en deuil, ses parents étant mort depuis moins d'un an, mais il était redevenu un petit garçon plein d'énergie et très bavard, occupant toutes leurs journées du matin au soir. Et Tony ne regrettait absolument rien.

Alors qu'il atteignait le couloir, J.A.R.V.I.S reprit la parole.

« Il y a peut-être un problème avec le jeune Monsieur.

- Que se passe-t-il ? s'inquiéta immédiatement Tony. Il perçut les pas de Steve derrière lui alors que son mari quittait la cuisine pour le suivre, ayant entendu ce que venait de dire l'I.A.

- Je ne suis pas sûr… »

Le majordome robotique semblait confus, et ne pas savoir s'il y avait une urgence ou non. Soudain, il reprit :

« Il y a effectivement un problème, le jeune Monsieur a besoin de vous. »

Tony se mit alors à courir, effrayé maintenant. Steve fit la même chose et grâce à sa vitesse supérieure, il rattrapa son retard et ils atteignirent la chambre de leur fils en même temps. Tony ouvrit la porte à la volé, et découvrit la chambre vide.

« Peter !? appela-t-il par réflexe, paniqué.

- Tony ! » lui répondit une petite voix terrifiée.

Elle venait du plafond, et ils levèrent les yeux.

Ils virent alors leur fils. Il était à quatre pattes, ses muscles tendus, et avait les larmes aux yeux. Et surtout, il était à l'envers, accroché au plafond.

« Que… Comment… bredouilla Tony, les yeux écarquillés.

- Comment es-tu arrivé là-haut ? demanda Steve, qui des deux était le plus apte à garder son calme, même s'il était aussi paniqué que l'ingénieur.

- Je ne sais pas, pleura Peter. Je me suis rendu compte que je pouvais rester accroché aux murs et c'était drôle, mais après j'ai atteint le plafond et j'ai eu peur. Steve, je veux descendre !

- Je sais chéri, dit Steve en essayant de le rassurer. Il faut que tu te calmes. Tu es arrivé jusqu'ici, tu peux peut-être repartir de la même manière ?

- Non, je veux pas bouger ! » paniqua encore plus Peter.

Ses larmes coulaient vraiment maintenant, et la gravité faisait que la plupart glissaient dans ses cheveux. La situation devenait hors de contrôle.

« Reste ici pour le rattraper au cas où il tombe, je vais prendre mon armure ! » déclara Tony en courant vers son atelier. Il vola presque dans les escaliers, sautant les marches quatre à quatre dans sa hâte de l'atteindre. Il sauta dans ses jambières et pris ses gants, n'ayant besoin que de ses quatre propulseurs, puis remonta à la même vitesse.

« Bon, Peter, je vais voler vers toi et te décrocher, d'accord ? Ça va aller. » expliqua-t-il quand il fut revenu. Le petit garçon hocha la tête.

Il alluma ses propulseurs et décolla doucement. Quand il arriva à hauteur de Peter, il plaça une main rassurante dans son dos et l'autre sur son ventre.

« Voilà, je te tiens. Tu penses pouvoir lâcher ? »

Peter resta immobile pendant quelques secondes avant de secouer la tête. Tony fit glisser sa main sur celle de Peter, tirant délicatement, testant. A sa grande surprise, elle était solidement attachée. Il n'avait absolument aucune idée de comment cela était possible, et il avait peur de faire mal à Peter s'il tirait plus fort.

« Honey, il faut vraiment que tu lâches. Je suis là, je ne te laisse pas tomber.

- Promis ?

- Promis. » assura-t-il. Il lui sourit pour appuyer ses paroles, cachant soigneusement sa panique.

Peter ferma les yeux et un air de concentration s'afficha sur son visage. Enfin, sa main se détacha, comme si elle n'avait jamais était collée. Puis la deuxième suivit, et Tony resserra ses bras autour de lui. Enfin, ses genoux et ses pieds suivirent et Peter se retrouva fermement serré dans les bras de Tony. L'étreinte du petit garçon était tellement serrée qu'il l'étouffait presque, mais vu la peur qu'ils venaient tous d'avoir, c'était bien naturel. Enfin, Tony redescendit au sol et dès qu'il fut sur le plancher des vaches, Steve les prit tous deux dans une étreinte d'ours.

« J'ai eu tellement peur. » souffla-t-il.

Quand le calme fut un peu revenu, ils se séparèrent et tournèrent leur attention vers Peter, qui était toujours dans les bras de Tony.

« Peter, comment as-tu fait pour grimper là-haut ?

- Je sais pas, mes mains étaient juste accrochées. » expliqua Peter.

Tony fit glisser Peter à terre, ses bras commençant à fatiguer. Le petit garçon courut jusqu'à son lit pour prendre une peluche.

« Je ne comprends pas, avoua alors Tony à son mari. Et pourtant on s'y connait dans le bizarre.

- On peut demander à Strange de l'examiner ? suggéra Steve à voix basse. Et demander à Bruce de faire un test génétique.

- Les gènes ! s'exclama Tony, ayant l'air d'avoir eu l'illumination. J'ai fait quelques recherches, les parents de Peter travaillaient sur la mutation génétique. Ils essayaient de combiner des gènes d'animaux avec le génome humain, pour pouvoir acquérir certaines caractéristiques qui leur sont propre comme la repousse des membres des lézards par exemple.

- Donc tu penses que le génome de Peter a été modifié ? Avec celui de quel animal ?

- Un insecte peut-être…

- Je sais faire autre chose. » intervint soudain Peter.

Les deux hommes sursautèrent et se tournèrent vers Peter, qui les regardaient d'un air coupable. Serrant toujours sa peluche, il leva le bras et pointa un mur. Soudain, un trait blanc fusa depuis sa main jusqu'au mur, et une toile collante s'y étala.

« Je suis plus fort aussi. » conclut le petit garçon en se tournant à nouveau vers eux.

Quand Tony réussit à se remettre de sa surprise, il dit :

« Je dirais que c'est avec de l'ADN d'araignée.

- J'avais compris ça. » souffla Steve. Il s'agenouilla pour se mettre à la hauteur de Peter, et dit : « Tu sais faire cela depuis quand ?

- Depuis que j'ai été mordu par une araignée dans le labo de papa, avoua Peter en baissant les yeux. Je me suis senti tout bizarre puis je me suis endormi, et quand je me suis réveillé je pouvais faire tout ça. J'ai rien dit parce que je n'avais pas le droit d'être là normalement. Et puis quelques jours plus tard… »

Peter se tut, ne pouvant toujours pas évoquer la mort de ses parents. Steve préféra changer de sujet.

« Et tu sais aussi t'accrocher au mur depuis ce jour, n'est-ce pas ? Tu n'as pas découvert ça aujourd'hui.

- Non… Mais j'étais jamais allé jusqu'au plafond avant.

- Et pourquoi nous l'as-tu caché ?

- Parce que… parce que je sais que maintenant que vous savez que je suis bizarre, vous allez m'abandonner.

- Quoi ? Chéri, jamais nous ne t'abandonnerons. Nous t'aimons bien trop pour ça, protesta Tony. En plus, tu n'es pas du tout bizarre. Tu as juste quelques capacités en plus, comme un super-héros !

- C'est vrai ? interrogea Peter en relevant les yeux timidement.

- Bien sûr que oui. » assura Steve avec force.

Peter lui fit un grand sourire, et Steve l'attira à nouveau dans ses bras, sachant qu'un câlin signifierait bien plus que n'importe quel mot.

« On va aller prendre le petit déjeuner maintenant ? Manger nous aidera à nous remettre de toutes ces émotions. »

Ils se dirigèrent vers la cuisine, où se trouvaient un bol à moitié rempli de céréales et une tasse de lait dans le micro-ondes ouvert, reste de la préparation avortée du petit-déjeuner par Steve. Tony reprit la préparation du chocolat chaud.

« Tony ?

- Oui Honey ?

- Si je suis un super-héros, ça veut dire que je peux aller combattre les méchants avec vous ? »

Steve et Tony échangèrent un regard horrifié.

« Hum… Je te propose d'en reparler dans trente ou quarante ans, d'accord ? »


Fandom de demain : Sherlock BBC