Voici le chapitre 20 ! J'espère que vous avez passé un joyeux Noël.
ColonelCarterSG1 : Merci beaucoup pour ta jolie review ! Oui, pas trop de guimauve. Oh parfois j'aime bien, mais pas trop non plus. ^^
Demetra : Ah ah oui un bon baiser après une bonne dispute ! Qu'est-ce que cela va donner… c'est encore à voir !
Sa : Merci pour ta review ! :D Oui j'ai des idées pour la suite, et surtout des idées pour d'autres histoires ! (OS mais également une nouvelle fic à chapitres). Hâte de te lire à nouveau dans les review.
Commentaire anonyme : Merci pour ta review je suis contente que cette fiction te plaise :) Voici la suite !
Velleda : Ahah so romantic n'est-ce pas ? Voici la suite, merci de tes reviews :D
Chapitre XX
Jack, Daniel et Teal'c attendirent dans le couloir de l'infirmerie.
— Vous devriez aller vous changer, Jack, dit Daniel.
— Pas maintenant.
— Elle en a au moins pour quinze minutes. Vous êtes trempé, allez-y. Vous serez de retour avant même qu'elle sorte de son examen.
— Je reviens très vite.
— Entendu, O'Neill, répondit Teal'c.
De son côté, Janet amena Sam vers le scanner avant de l'observer.
— Il serait préférable que vous vous changiez. À quoi pensiez-vous en allant dehors par ce temps ? demanda-t-elle.
— J'avais besoin de prendre l'air, Janet… Je ne pensais pas qu'il faisait un tel temps… dit Sam en commençant à se changer avec le BDU* que lui tendait son amie.
— Pourquoi être restée aussi longtemps sous la pluie alors ? demanda Janet d'un ton suspicieux.
Sam piqua un fard, ne souhaitant pas du tout expliquer son « altercation » avec le Général.
— Eh bien je… hum… commença Sam en s'éclaircissant la gorge.
— Sam ? questionna Janet.
— C'était juste pour prendre l'air.
— Et le Général ?
— Quoi, le Général ? demanda Sam sur la défensive.
— Il était dehors. Avec vous. Est-ce que vous avez discuté ?
— Hum… Oui, nous avons… discuté, répondit Sam, le feu aux joues.
— Sam… ? demanda Janet en la scrutant.
Le Colonel Carter regardait en face d'elle, les joues rougies, se mordant l'intérieur de la lèvre.
— Est-ce que le Général a été correct avec vous ?
Sam tourna sa tête rapidement vers Janet, paniquée.
— Comment ça correct ? Janet, voyons, il s'agit du Général vous savez très bien qu'il est et sera toujours correct et qu'il ne ferait rien à mon encontre et…
— Sam, je demandais juste s'il n'avait pas été trop dur avec vous. Par rapport au fait que vous soyez sortie de la base, la coupa Janet.
— Oh, répondit Sam en baissant la tête, grimaçant.
— Mais puisque vous en avez parlé avec une telle ardeur, je suppose que la discussion n'a pas été plate et solennelle.
— Eh bien, vous savez… une discussion typique avec le Général. Vous voyez ? demanda Sam, gênée.
— Pas du tout, répondit Janet, amusée de voir son amie dans une position délicate.
— Janet… J'ai eu une discussion avec mon supérieur, comme nous en avons beaucoup eu, puis nous sommes revenus.
— Oui bien évidemment. Et le mal de tête est parti à quel instant exactement ? Au moment où vous discutiez avec le Général, ou au moment où vous discutiez avec Jack ? demanda Janet, sourire aux lèvres.
Sam releva la tête rapidement, les yeux grands ouverts. Elle n'en revenait pas que Janet puisse lui dire quelque chose pareil, dans l'infirmerie qui plus est.
— Janet ! Enfin je… Nous… Nous sommes juste… Vous savez très bien que… bafouilla Sam.
— Aller, Sam, allongez-vous nous allons commencer l'examen, dit Janet en s'éloignant, contente de son effet.
Sam soupira et s'allongea. Le scanner fut fait assez rapidement, et Janet lui demanda de patienter un peu dans l'infirmerie. Elle lui brancha de nouveau l'électroencéphalogramme afin de vérifier l'activité des nanites le temps d'aller examiner le scanner.
— Bon Eh bien l'activité semble nulle. Je vais vérifier ça sur le scanner.
— Parfait, lui dit Sam.
Janet s'éloigna de quelques mètres, et des éclats de voix se firent entendre depuis le couloir.
— Que faites-vous encore ici vous ? ! Il me semblait pourtant avoir été clair !
— Je ne prends pas mes ordres de vous, Général O'Neill !
— Alors, soyez hors de ma vue, Johnson !
— J'ai été prévenue que le Colonel Carter était à l'infirmerie.
— Ceci ne vous concerne en rien, agent Johnson ! hurla Jack.
— Oh que si, Général ! Je dois faire un rapport sur son état de santé à mes supérieurs ! lui répondit Kerry sur le même ton.
— Sur son état de santé ou sur ce qu'elle a dans sa tête ? demanda Daniel, agacé.
— Ne vous mêlez pas de ça, Docteur Jackson, lui dit Kerry en le montrant du doigt.
— Ça suffit, Johnson ! Il n'y a aucun rapport à faire pour l'instant, l'état de santé du Colonel concerne uniquement son médecin à l'heure actuelle. Médecin qui en référera à son supérieur. Et devinez qui est son supérieur ? MOI. Alors vous allez gentiment retourner à vos activités avant que je ne décroche le joli téléphone rouge qui est dans mon bureau ! lui dit Jack.
— Tu n'oserais pas ! dit Kerry en le défiant du regard.
Soudain, Sam sortit en trombe de l'infirmerie. Personne ne l'avait vu arriver. Elle se déplaçait de manière rapide, telle une tornade blonde. Le poing qui arriva dans le visage de Johnson fut violent et d'une puissance remarquable, et personne n'avait pu retenir Sam. Kerry hurla de douleur en se tenant le nez et en relevant tant bien que mal contre le mur, tandis que Jack avait attrapé son second par les bras, la retenant contre son torse.
— Bon sang, mais vous êtes complètement malade ! lui hurla Kerry.
— Répétez ça pour voir ? ! lui dit Sam en tentant de se défaire de l'étreinte de Jack.
— Vous venez de signer votre mise aux arrêts, Colonel ! lui dit Kerry qui saignait du nez, s'en mettant partout sur son beau chemisier vert.
— QUOI ? ! Attendez un peu !
Sam réussit à se dégager des mains puissantes de Jack et sauta vers Kerry. Daniel réussit à la ralentir dans son avancée et Jack l'attrapa fermement, un bras autour de son ventre.
— Laissez-moi ! Je vais la démolir !
— Non, Carter, vous allez retourner voir le doc, lui dit Jack en tentant de la maintenir contre lui.
— La cour martiale vous attend, Carter ! dit Johnson.
— Teal'c, emmenez Sam à l'infirmerie s'il vous plaît, dit Jack.
Le jaffa s'exécuta et tint fermement le bras de Sam avant qu'elle ne puisse sauter à la gorge de Kerry.
— Agent Johnson, vous ne ferez rien du tout.
— Ah, vous croyez ? Attaque d'un agent fédéral, c'est amplement suffisant, Général !
— Carter a des nanites dans le cerveau, elle n'est pas responsable de ses actes.
— Nous verrons ça, dit Johnson d'un air dédaigneux en s'éloignant.
Daniel et Jack l'observèrent s'éloigner.
— Bon sang, Sam a une sacrée droite ! dit Daniel.
— Elle n'est pas mon second pour rien, Daniel, répondit Jack avec un sourire.
Ils entrèrent tous deux dans l'infirmerie, où Janet et Teal'c entouraient Sam en tentant de la calmer.
— Carter, détendez-vous, elle est partie un peu plus loin pour l'instant.
— J'espère lui avoir cassé le nez, dit Sam, énervée.
— Oh, je pense que vous l'avez fait oui, lui répondit Jack, amusé.
— Alors Janet, le résultat du scanner ? demanda Daniel.
— Eh bien, je n'y vois plus aucune trace des nanites.
— Sam ? !
Le groupe se retourna vers la voix qui venait de prononcer le nom de manière inquiète.
— Tout va bien papa.
— Je viens de croiser l'agent Johnson qui assure que ta carrière est finie ! Elle a le nez cassé. Que s'est-il passé ? demanda Jacob.
— Je n'ai plus de nanites. Et j'ai… éventuellement cassé le nez de Johnson.
— Quoi ? ! Comment ça ?
— Elle m'a mis hors de moi alors je suis arrivée et je…
— Mais non pas comment tu lui as cassé le nez, je sais très bien quelle droite tu peux avoir lorsque tu es énervée, lui répondit Jacob. Comment se fait-il que tu n'aies plus de nanites ?
— Eh bien, euh… dit Sam, un peu gênée.
— On ne sait pas trop, Jacob. Je propose d'ailleurs de laisser Carter et le doc y réfléchir et de faire un briefing de tout ça dans une heure.
— Entendu, Monsieur, dirent en chœur Sam et Janet.
Les hommes sortirent donc de l'infirmerie tandis que Janet se penchait vers Sam.
— Donc… Qu'étiez-vous en train de faire lorsque la migraine s'est stoppée ?
— Nous parlions, répondit rapidement Sam.
— Vous parliez ? demanda Janet.
— Oui enfin… Nous étions en train de discuter avec… disons le ton un peu haut.
— Donc vous vous disputiez, dit Janet.
— Je… Non. Non je ne peux pas me disputer avec le Général voyons.
— D'accord bon, vous aviez une divergence d'opinions alors.
— Voilà.
— Et ensuite ?
— Et ensuite rien la migraine est partie.
— Pendant que vous échangiez votre « divergence d'opinions » ?
— Plus ou moins, dit Sam, maintenant franchement mal à l'aise.
— Sam, ça ne va pas beaucoup m'aider si vous ne me dites pas tout.
— J'ai avoué ce qui s'était passé pendant mon coma.
— Ah. Et ?
— Ça m'a plutôt retournée. C'est sûrement la cause de la disparition des nanites.
— La migraine est partie au moment où vous en avez parlé ?
— Peu après oui.
— Que faisait le Général ?
— Comment ça ? demanda Sam, surprise.
—Eh bien, vous me dites que vous lui avez expliqué ce qui s'était passé durant votre coma. Je suppose donc que c'est quelque chose qui vous a marqué. Comment a-t-il réagi ?
— Euh Eh bien il… m'a exposé son opinion sur le sujet.
— Vous allez rester très évasive sur ce qu'il s'est dit et passé n'est-ce pas ? demanda Janet.
— Totalement.
— Et vous savez que ça ne va pas du tout m'aider à trouver une explication à donner au Général durant le briefing ?
— C'est exact. Mais il n'a pas réellement besoin d'explications vous savez, lui répondit Sam.
— Parce qu'il sait exactement pourquoi les nanites ont disparu ? demanda Janet, haussant un sourcil.
— Non. Parce que vous comme moi savons qu'il n'écoutera pas vraiment notre charabia, si tant est que nous ayons une explication véritable à donner.
— Oui, ça, ce n'est pas faux. Cependant, il reste encore un point que j'aimerais vraiment éclaircir.
— Lequel ? demanda Sam.
— Votre arrêt cardio-respiratoire.
— Janet, il n'y a plus rien à craindre concernant ceci.
— Justement, j'aimerais savoir pourquoi vous en êtes si certaine alors qu'en tant que médecin je suis plus que craintive à l'idée que cela se reproduise.
— Parce que j'en sais la cause.
— Vous en savez la cause et vous ne m'en avez rien dit ? Mais enfin, Colonel, ça fait des jours que je m'inquiète à ce sujet ! la gronda Janet.
— Je suis désolée, Janet. Je ne préfère pas en parler.
— Avez-vous mis le Général au courant ? demanda Janet.
— Oui, avoua Sam en grimaçant.
— Et vous souhaitez vraiment me faire croire qu'il n'a réagi en aucune manière à ce que vous lui avez dit ?
— Oh, vous savez, Janet, nous sommes habitués aux situations un peu désastreuses. Je lui ai dit que je n'avais plus de migraine, nous sommes redescendus. Voilà tout.
— Bien… Je crois que je vais demander au Général d'avancer le briefing, je ne vais pas avoir beaucoup plus d'éléments à apporter.
— Très bien. On se rejoint dans la salle de briefing. À tout de suite, lui dit Sam en s'éloignant de l'infirmerie.
Janet se doutait de quelque chose, c'était évident. Mais absolument rien de la conversation – et d'autre chose – d'avec le Général ne devait se savoir.
Sam s'installa en salle de briefing et observa ses amis et son père s'installer un à un autour de la grande table. Lorsque Kerry Johnson entra à son tour Sam se raidit sur sa chaise. Les deux femmes se toisèrent du regard, puis observèrent chacune l'entrée de Jack. Il s'assit à sa place, en bout de table, Carter à sa droite comme à son habitude. Kerry se trouvait en face de Sam.
— Bon. Donc visiblement les nanites ont disparu. Une suggestion, doc ?
— Pas vraiment, mon Général. Je n'ai absolument aucune idée de la raison qui les aurait fait disparaître.
— Vous n'avez plus les nanites ? demanda soudain Johnson.
— C'est bien, je vois que vous écoutez ce qui est en train de se dire, lui répondit Sam d'un ton sarcastique.
— Ça signifie surtout que vous m'avez agressée en pleine possession de vos moyens, Colonel, et ça va vous coûter cher !
— Vous souhaitez réellement qu'on parle de ça maintenant, Johnson ? Car je ne suis pas d'humeur.
— Mesurez vos propos, Colonel, lui cracha Johnson.
— Johnson… souffla Jack.
— Général, je vous prierais de contrôler votre subordonnée.
— Et moi, Johnson, je vous prierai de la fermer, je l'ai retenue une fois, je ne le ferai pas deux. Apprenez à vous taire, lui répliqua Jack d'un ton cinglant.
Une lumière blanche apparue soudain, et Thor se tint au bout de la table de briefing.
— Thor ! s'exclama Jack.
— Salutations, O'Neill. Je viens vous apporter une bonne nouvelle.
— Laissez-moi deviner, vous venez nous dire que Carter n'a plus de nanites dans le cerveau ? lui demanda Jack.
— C'est exact, Général. J'ai pu utiliser l'appareil que j'avais conçu, répondit Thor.
— Quoi ? Mais comment ? demanda Sam, surprise.
— Je pensais qu'il fallait connaître la fréquence précise ? demanda Jacob à son tour.
— Je le pensais aussi, Général Carter. Puis en améliorant l'appareil je me suis rendu compte qu'il suffisait de l'activer lorsque le Colonel Carter serait dans un état émotionnel très avancé, répondit Thor.
Sam piqua un fard tandis que Jack tentait de rester de marbre. Jacob haussa les sourcils en écoutant Thor, alors que Janet et Daniel affichaient un petit sourire en coin.
— Un état émotionnel avancé, vraiment ? demanda Jacob.
— Oui. Il fallait que le Colonel Carter soit submergée par les émotions qu'elle ressentait, au point que les nanites ne puissent plus interagir et soient dans un désordre émotionnel intense.
— Ah oui ? Submergée par ses émotions ? dit Daniel.
— Un désordre émotionnel intense ? dit Janet à son tour.
Sam commençait à ne plus savoir où se mettre. Jack regardait partout sauf vers sa droite.
— Les émotions ressenties par le Colonel Carter étaient telles que son cerveau s'est déconnecté de lui-même. J'ai donc pu agir durant cette période.
— Et c'est fort aimable à vous, Thor, on vous en doit une, dit Jack d'un ton qui se voulait léger, mais il était mal à l'aise.
— Eh bien, c'est plutôt grâce à vous, O'Neill. Sans votre baiser au Colonel Carter, je n'aurais pas pu agir, répondit Thor.
La bombe était lâchée. Un silence de plomb s'abattit sur la pièce. Sam se tenait l'arête du nez entre ses pouces, regardant avec une insistance remarquable ses cuisses, les joues en feu. Jack grimaça et essaya de respirer normalement en s'éclaircissant la gorge. Janet, Daniel et Teal'c les regardaient d'un air mi-amusé, mi-gêné. Kerry semblait folle de rage. Le visage de Jacob quant à lui était totalement fermé lorsqu'il se tourna vers Jack pour l'observer d'un regard noir.
— Vous avez fait quoi ? lui demanda-t-il sèchement.
L'explication risquait d'être longue. Et musclée.
* : BDU : Battle Dress Uniform. (Trad. : Tenue de combat, treillis militaire.)
