Bonjour à tous ! Voici le chapitre 22, j'ai été inspirée ! Il est plus long que le dernier chapitre, j'espère que cela vous plaira. (Oui je viens encore de faire nuit blanche xD) Il y a une petite allusion à un OS que j'ai écrit dans mon Recueil, n'hésitez pas à aller le lire si vous le souhaitez, le lien est sur mon profil. (Recueil puis chapitre 4 « C'est un ouragan. »)
PS : Vous avez dépassé les 100 reviews sur cette histoire. Autant vous dire que j'ai fait une danse et ouvert de grands yeux en voyant cela hier soir. Vous êtes GENIAUX. Merci !
Hator : Merci de ta review ! Voici la suite avec la discussion entre Sam et Jack. C'est un peu tendu, je te préviens. :p
Gynnie : Et oui, c'était le carnage. Et ce n'est pas fini…! Jacob, cet éternel papa poule qui ne sait finalement pas ce qu'il veut. xD Désolé pour les fautes, je l'avais écrit de mon portable et le clavier qwerty corrige un peu ce qu'il veut. :p J'espère que ce chapitre te plaira.
Ailec : Oui j'avoue honte à moi je ne t'avais pas prévenue, mais comme ça tu as eu la surprise ! :p Merci beaucoup de tes compliments, j'espère avoir fait aussi bien dans ce chapitre ! :D
Sa : Merci de ta review (et de tes reviews en général, tu es toujours l'une des premières à commenter et ça me touche beaucoup !) Et oui, Sam ne pouvait pas rester sans rien dire tout de même ! D'ailleurs, ça va continuer. xD
Caroll-ann : Merci de ta review. :) On en saura plus sur Kerry dans les prochains chapitres. En attendant je te laisse avec Sam et Jack, ils ont à se causer (et Jack à ramer.)
Velleda : Merci de ta review, merci de ton aide, merci pour tout en fait ! :-*
Djaipur : Et voici le nouveau chapitre ! Je pense ne pas avoir fait durer le suspens trop longtemps. :p Bonne lecture !
Chapitre XXII
Sam et Jack s'éloignèrent dans le couloir sous le regard inquiet de Daniel. Lorsque Sam était arrivée dans son bureau quelques minutes plus tôt, il avait immédiatement compris que la « discussion » avec son père et Jack s'était mal déroulée. Mais il n'avait pas imaginé une seule seconde que Jack ait pu être à ce point idiot. Décidément son ami ne savait vraiment pas s'y prendre avec le tact et les sentiments.
Jack avança dans le couloir en se dirigeant vers le laboratoire de l'astrophysicienne. Il pensa qu'elle serait peut-être plus à l'aise dans son environnement. Il appuya sur le bouton d'appel de l'ascenseur. Elle se tenait à ses côtés, et il l'avait rarement vue aussi tendue. Le bip de l'ascenseur le sortit de sa torpeur et ils s'engouffrèrent dans le petit habitacle. Un premier étage défila et Jack tourna la tête vers Sam, qui ne lâchait pas des yeux les chiffres défilant.
— Sam… commença Jack.
— Carter, répliqua-t-elle durement.
— Sam, insista Jack.
— Mon Général, dit Sam, ne le regardant toujours pas.
— J'imagine que vous m'en voulez…
Sam émit un petit rire nerveux puis serra les mâchoires.
— Ce serait peut-être plus simple si vous me disiez quelque chose, dit Jack, ne sachant pas trop comment s'en sortir.
Il ne se souvenait pas avoir déjà vu Sam dans un tel état de fureur. Enfin, elle l'était encore plus que lorsqu'elle lui avait parlé de Kerry quelques heures plus tôt, et il pensa que ça n'augurait rien de bon pour se faire pardonner de la jolie blonde.
— Est-ce un ordre, Monsieur ? demanda Sam sèchement.
— Non, bien sûr que non, Sam, répondit Jack, un peu perdu.
— Carter. Eh bien, dans ce cas je me tairais, Général, répliqua-t-elle.
Jack souffla. Cette femme allait finalement le rendre dingue. Il savait d'avance qu'elle ne se laissait pas marcher sur les pieds, qu'elle savait contredire ou discuter ses ordres lorsqu'elle n'était pas d'accord avec sa manière de faire. Mais bon sang, quel caractère elle avait ! Finalement, subir les foudres de Daniel était plus simple, peut-être devrait-il faire demi-tour ?
— Écoutez, je ne souhaitais pas dire ça d'accord ? dit-il.
— Ah, vraiment ? répondit-elle.
— Votre père était énervé.
— Ne mettez pas mon père dans cette histoire, répliqua-t-elle.
— Que vouliez-vous que je lui dise, Sam ? ! demanda Jack.
— Vous avez un souci avec mon nom aujourd'hui, Monsieur ? Et pour répondre à votre question, je ne sais pas ce que vous auriez dû dire, je ne suis pas dans votre tête.
— Vous avez un prénom, je l'utilise. En quoi cela pose-t-il un problème ? Et il serait peut-être plus simple pour moi si vous étiez dans ma tête finalement ! s'énerva Jack.
— Vous n'avez pas à l'utiliser. Nous sommes militaires, vous vous souvenez ? !
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur Janet. Elle observa les deux militaires qui se tenaient l'un en face de l'autre. Jack semblait exaspéré tandis que Sam avait une fureur dans ses yeux que la doc ne lui avait encore jamais vus. Quoi que Jack ait fait, ça semblait sérieux, et Sam était hors d'elle.
— Je prendrai le prochain, lança-t-elle.
Les portes se refermèrent, et elle se demanda s'ils l'avaient entendu. Ils étaient plongés dans un duel de regards, et Jack dut admettre que Sam allait sûrement le remporter. Le duel prit fin lorsqu'ils arrivèrent à l'étage du laboratoire de Sam. Jack la laissa sortir en première et ils se dirigèrent d'un pas énergique et énervé vers son labo. Une fois à l'intérieur Jack referma la porte et coupa les caméras.
— Qu'est-ce que vous faites ? demanda Sam.
— Je souhaite que cette conversation reste privée, répondit Jack.
— Je n'ai rien à vous dire.
— Eh bien, moi, si, répliqua Jack.
— Je n'ai pas envie de vous entendre.
— Oh pour l'amour du ciel, Sam ! s'exclama Jack.
— Cessez de prononcer mon prénom !
— Pourquoi ? demanda Jack.
— Cela est interdit ! Je vous l'ai déjà dit, Monsieur !
— Et vous embrasser n'était pas interdit peut-être ? ! Je pense que nous avons dépassé la limite du « c'est interdit », Sam ! dit Jack.
—Vous l'avez dit vous-même, ça n'aurait pas dû arriver et ça n'arrivera plus ! cracha Sam, pleine d'amertume.
— C'était ce que voulait entendre votre père !
— Ne mettez pas ça sur son dos ! Vous êtes responsable de vos paroles. Et vous sembliez très convaincu de ce que vous disiez !
— Comment pourrais-je penser une chose pareille, Carter ? ! demanda Jack.
— Je n'ai pas besoin de votre pitié, mon Général ! Vous aviez besoin d'entendre la cause de l'arrêt cardiaque que j'ai subi, je vous l'ai expliqué. Mais bon sang, votre pitié gardez-la, je n'en veux pas ! hurla Sam.
— Je n'ai pas eu pitié de vous, Carter, loin de là ! Écoutez je suis désolé de ce que j'ai dit devant votre père, je ne le pense vraiment pas ! C'est arrivé parce que c'était inévitable entre nous !
— Inévitable ? De mieux en mieux ! s'exclama Sam en parcourant son laboratoire.
— Bon sang, Sam vous n'essayez même pas de comprendre ou de m'aider ! déclara Jack.
— Je ne vois pas pourquoi je le ferai !
— Ce qui s'est passé là-haut, c'était important, dit finalement Jack.
— Pourquoi ? demanda Sam, hors d'elle.
— Vous savez très bien pourquoi.
— Non je n'en sais rien ! Ce que je sais c'est que je vous ai fait pitié. Je n'aurais jamais dû vous dire tout ça.
— Arrêtez de me parler de pitié, je n'ai jamais ressenti et ne ressentirai jamais ça à votre égard !
— Que ressentez-vous, alors ? ! s'exclama Sam en lui faisant face.
Jack s'arrêta net, l'observant, le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine. Elle le regardait, ses yeux océans lui lançant des éclairs de fureur. Il n'arrivait pas à lui répondre. Sa gorge se serrait, les mots si présents dans sa tête mouraient dans ses cordes vocales. Il lui était impossible de prononcer ces mots. Il savait qu'elle en avait besoin, qu'il en aurait besoin pour la convaincre qu'il était sincère.
— Pardonnez-moi, Sam, je vous en prie… finit-il par dire, l'implorant du regard.
— Sortez. S'il vous plaît, sortez, lui dit-elle.
— Sam, je vous en prie.
— Daniel a raison, je mérite mieux que tout ça.
— Sam, je ne pensais pas les mots que j'ai prononcés devant votre père, je le jure. Ce qui s'est passé entre nous là-haut, c'était comme un rêve, d'accord. Parce que malgré la pluie glaciale je n'ai jamais ressenti autant de chaleur dans tout mon être que contre vous. Parce que malgré la pénombre vous étiez une lumière éblouissante qui me transperçait les yeux. Et parce que je n'aurais pas voulu être ailleurs qu'avec vous, et que c'est toujours ce que je veux.
Sam l'observa, ne sachant pas quoi répondre. Encore une fois, il évitait de lui parler réellement de ses sentiments. Il avait envie d'être avec elle, très bien. Ce qu'elle voulait savoir c'était pourquoi. Elle ne souhaitait pas qu'il la veuille uniquement pour la fragilité dont elle avait fait preuve en face de lui. Et ce n'était pas les mots qu'il avait prononcés des années plus tôt lors du test Zatarc, qui allaient suffire à la convaincre. Parce qu'après tout, tenir à elle « beaucoup plus qu'il n'était censé le faire » n'était pas suffisant pour elle. Plus maintenant. Elle lui avait dit qu'elle avait sauté parce qu'elle ne pouvait pas vivre dans un monde dans lequel il n'était plus. Bon sang, elle lui avait dit qu'elle avait préféré mourir, car elle ne pouvait pas supporter de vivre sans lui ! Et lui que lui disait-il ? Qu'il n'aurait pas voulu être ailleurs qu'avec elle ? Non, ça n'était décidément pas suffisant. Elle n'était pas un objet, elle n'était pas une femme qu'on prenait en pitié. Elle était Samantha Carter, lamentablement et profondément blessée par son supérieur hiérarchique qui ne l'aimait pas. Comment avait-elle pu s'imaginer que les choses évolueraient entre eux après ce qu'il s'était passé. Cela avait été une erreur. Une terrible erreur. Elle l'avait laissé faire, se laissant submerger par ses sentiments. Il avait profité de sa faiblesse, et elle ne le laisserait pas recommencer.
— Eh bien, le rêve vient de prendre fin. Sortez, s'il vous plaît, mon Général, dit Sam, durement.
Jack soupira. Il capitula devant l'attitude de Sam, et se dit qu'elle allait avoir besoin d'un peu de temps. Il n'allait vraiment pas réussir à se faire pardonner aussi facilement. Il recula, l'observant toujours, puis ouvrit la porte.
— Je suis désolé, Sam, dit-il une dernière fois avant de sortir et de refermer la porte.
Sam se laissa alors tomber sur son fauteuil, épuisée. Des larmes s'échappèrent de ses yeux, mais elle n'avait pas la force de les essuyer. Elle ne sut pas combien de temps elle resta ainsi, mais l'ouverture de la porte de son labo et la voix de Janet la fit sortir de sa torpeur.
— Sam ! Mon Dieu, mais que s'est-il passé ? demanda son amie en accourant près d'elle après avoir refermé la porte.
— Je suis pitoyable. Il ne mérite même pas mes larmes, dit Sam rageusement en songeant à son supérieur.
— Vous n'êtes pas pitoyable voyons. Allons, Sam, expliquez-moi ce qu'il s'est passé ? Daniel est venu m'expliquer les paroles maladroites du Général, mais il était censé arranger les choses, pas les empirer. Daniel va le tuer.
— Il n'y a rien à dire. Il s'est excusé, c'est tout.
— C'est plutôt une bonne chose, non ? demanda Janet, un peu perdue.
— Non. Ça n'est pas suffisant Janet. Il a eu pitié de moi, il a profité de ma faiblesse, répliqua Sam.
— Sam, je ne suis pas certaine qu'il ait fait ça, vraiment. Et il n'a certainement pas eu pitié de vous. Il vous aime, tout le monde le sait.
— Non il ne m'aime pas.
— Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? demanda Janet, surprise.
— Il ne l'a jamais dit. Il ressent de l'attirance, c'est tout. Et ça n'est pas suffisant, répondit Sam.
— Il n'a pas besoin de le dire, ça se voit, Sam. Vous êtes la personne qu'il aime le plus dans ce monde. Je l'ai remarqué avant même le test Zatarc. Vous êtes faits l'un pour l'autre, et chaque personne dans cette base attendait de vous voir enfin réunis.
— J'ai besoin de plus, Janet. Ce qu'il a dit devant mon père, il le pensait, ce n'est pas possible autrement.
— Le Général a été habitué à mentir, Sam, ça ne veut pas dire qu'il pensait ce qu'il a dit.
— Pourquoi prenez-vous sa défense tout à coup ? demanda Sam.
— Je ne le défends pas, ce qu'il a dit était réellement un manque de tact et de réflexion de sa part, mais je sais qu'il vous aime et que vous l'aimez, répondit Janet.
— Nous n'en avons pas le droit.
— Pensez-vous vraiment nécessaire de rabâcher cette loi dès que cela vous arrange tous les deux ? questionna Janet.
— Nous ne le faisons pas, répliqua Sam.
— Bien sûr que si. Ne laissez pas l'armée gâcher votre vie, Sam, lui dit Janet avant de sortir du laboratoire de son amie.
Sam replongea dans ses pensées. Elle était encore affreusement mal par rapport à ce qu'il venait de se produire et elle se dit que rentrer chez elle lui ferait sûrement du bien pour souffler un peu. Elle sortit de son labo pour rejoindre les vestiaires et passa sa tenue civile. La sortie de la base et le trajet jusque chez elle fut rapide, notamment lié au fait qu'elle ne respectait pas vraiment les limitations de vitesse. Elle se gara devant sa maison et eut l'impression de ne pas y être entrée depuis longtemps. Elle sortit de sa voiture et courut jusqu'à son porche, la pluie n'ayant toujours pas cessé. Elle récupéra son courrier puis entra chez elle. La poussière recouvrait les meubles et l'endroit sentait un peu le renfermé. Malgré la pluie, elle ouvrit une fenêtre afin d'aérer un peu. Elle décida d'envoyer un message à Daniel pour lui indiquer qu'elle se trouvait chez elle, avant que toute la base ne s'inquiète de son absence.
« Besoin de repos. Je suis rentrée, » écrivit-elle.
Elle se dirigea vers sa cuisine et ouvrit son congélateur pour y trouver un repas à faire réchauffer au four microonde. Elle y trouva des lasagnes et les mit à chauffer. La sonnerie de son téléphone retentit et elle regarda le message que Daniel venait de lui envoyer.
« Reposez-vous. Besoin de quelque chose ? »
« Ça ira. Je vous vois demain. Merci pour tout. »
« Avec plaisir. À demain. »
Elle referma l'appareil et décida de l'éteindre pour plus de sérénité. Son plat avait fini de chauffer et elle le sortit du four microonde. Elle mangea rapidement et s'installa devant sa télévision, un plaid sur les jambes. Elle se sentait épuisée, ces dernières semaines avaient été un vrai calvaire pour elle et elle souhaitait uniquement se vider l'esprit. La nuit tomba, amenant avec elle l'orage. Sam avait éteint son poste de télévision et admirait les éclairs, dans le noir total. Elle fut surprise lorsque la sonnette retentit. Elle n'était vraiment pas d'humeur à recevoir de la visite ce soir, et se demanda si Pete ne venait pas chercher les affaires qu'il lui restait chez elle. Elle se leva et se dirigea vers la porte. Elle observa à travers le judas qui se trouvait sur le seuil de sa porte, et son cœur rata un battement lorsqu'elle aperçut le Général O'Neill. Elle n'était pas du tout décidée à lui ouvrir.
— Sam, je vous en prie ouvrez-moi je sais que vous êtes derrière la porte. Je vous ai entendu, dit Jack.
— Je ne veux pas vous voir, Monsieur ! s'exclama-t-elle.
— Oh pour l'amour du ciel je suis trempé, Carter ! Ouvrez cette porte !
Sam réfléchit, puis se dit qu'elle ne pouvait décemment pas laisser le commandant de la base derrière sa porte par un temps pareil. Elle était piégée. Elle déverrouilla la porte et le laissa entrer. Elle se dirigea ensuite vers le salon, lui laissant le soin de refermer la porte.
— Sam, pardonnez-moi…
— Je vous ai ouvert pour ne pas vous laisser sous la pluie, Monsieur. Je n'ai pas envie de parler, lui répondit-elle sèchement.
— Bon sang, c'est idiot on ne peut pas s'être enfin embrassés et… et… commença Jack.
— Et dire que c'était une erreur et que ça n'arrivera plus jamais ? Oui, c'est exact, ça, c'est déjà fait. Vous vous en êtes chargé, dit Sam.
— Je ne le pensais pas, répondit Jack.
— Je ne vous crois pas. Cette conversation tourne en rond, Monsieur, et ne mènera à rien.
— Je ne suis pas d'accord.
—Personne ne vous demande de l'être.
— Vous êtes sacrément bornée, Carter ! s'exclama Jack.
— Moi je suis bornée ? s'énerva Sam.
— Oui !
— Alors ça, c'est la meilleure ! Ça va être de ma faute maintenant ? ! Qui a dit devant mon père que c'était une erreur ? !
— Et j'en suis désolé, combien de fois devrais-je le dire pour que vous me croyiez ?
— Je n'ai pas envie de vous croire !
— Pourquoi ? ! demanda Jack.
— Je n'ai pas à me justifier, répliqua-t-elle.
— Ah, vous voyez que vous êtes bornée ! dit Jack en la pointant du doigt.
— Répétez ça pour voir ? !
— Vous. Êtes. Bornée. Et sacrément bornée !
— Vous n'êtes pas croyable ! Vous venez jusque chez moi pour me balancer que je suis bornée ! s'énerva Sam.
— Non, j'étais venu pour vous convaincre de me pardonner, mais visiblement j'ai affaire à un mur ! lui dit Jack.
— Un mur qui est capable d'exprimer ce qu'il ressent lui au moins !
— Je vous ai exprimé ce que je ressens !
— C'est faux ! Vous n'avez rien dit de concret, comme d'habitude ! Le grand Jack O'Neill est incapable d'exprimer le moindre sentiment ! La seule chose que vous avez exprimée, c'est que c'était bien ! Vous pensez réellement que c'est suffisant ? ! Vous pensez réellement que c'est ce dont j'ai besoin ? ! Vous êtes loin du compte, Monsieur. Parce que tout ça, je suis sûre que Kerry l'avait entendu aussi, et je n'ai pas envie d'être une parmi tant d'autres !
C'était donc ça. Sam avait besoin de se sentir particulière pour lui, et non pas d'entendre les banalités habituelles que l'on peut dire dans un couple. Elle n'avait pas besoin d'entendre Jack lui dire que c'était comme un rêve, ou que c'était bien. Elle avait besoin d'exceptionnel, de renversant, d'unique. Elle attrapa l'assiette de son repas qui était toujours sur la table et se dirigea vers sa cuisine dans l'espoir de lui échapper quelques secondes.
— Vous n'êtes pas elle. Ne comparez pas, je vous en prie ! lui dit Jack.
Seulement, voilà, la phrase qu'il venait de dire avait deux sens possibles. Et évidemment, Sam comprit l'inverse de ce qu'il tentait d'exprimer. Elle s'arrêta net dans son trajet et se retourna vers lui.
— Non, je ne suis pas elle ! Je n'y crois pas, quel culot vous avez de me dire ça ! hurla Sam.
Elle jeta subitement l'assiette qu'elle avait dans les mains dans un excès de rage, ce qui surprit Jack. Sam était définitivement une femme à très fort caractère, et il avait bien du mal à la suivre. Un véritable ouragan s'en suivit lorsqu'elle ouvrit la porte d'entrée avec une telle force qu'elle se fracassa sur le mur. Jack se lança à sa poursuite. « Encore la pluie glaciale, génial ! Tu es doué Jack ! » pensa-t-il.
— Sam ! Arrêtez s'il vous plaît ! Vous êtes complètement perturbée c'est pas possible ! hurla-t-il tandis que la pluie battait à tout rompre contre son corps.
— Perturbée ? ! hurla-t-elle à son tour en se retournant vers lui. Vous osez me faire comprendre que je ne suis pas comme elle et que je ne dois pas comparer, et vous osez ensuite me dire que je suis perturbée ? ! Mais qu'est-ce qui ne va pas chez vous, hein ? !
— Vous ne pouvez pas vous comparer à elle, car il n'y a aucune comparaison possible, Carter ! Je pense que vous essayez de saboter toutes nos chances d'être ensemble parce que vous avez peur !
— Moi j'ai peur ? ! Qui n'arrive pas à parler à l'autre ? ! Qui ne s'exprime jamais ? ! Je vous aime, d'accord ! De toutes mes forces et de tout mon être ! Alors qui d'entre nous à peur, hein ? !
— Je n'ai pas peur ! Vous savez très bien que c'est pareil pour moi ! répliqua Jack.
— C'est pareil ? ! Je viens de vous dire que je vous aime et vous me dites que c'est pareil ? ! s'étouffa Sam.
— Carter, arrêtez de jouer sur les mots !
— Je ne joue pas sur les mots ! Vous lui avez certainement dit la même chose, en quoi ça serait différent avec moi ? ! hurla Sam, blessée.
Jack ouvrit de grands yeux ronds, ne sachant que dire. Elle s'imaginait que ce qu'il ressentait pour Kerry était la même chose que pour elle ? Mais comment pouvait-elle penser à ça ? Alors il déposa les armes, et prit son courage à deux mains.
— La différence c'est que vous, je vous aime. Je vous aime à en crever, Sam ! Je vous aime parce que vous avez ce sourire si spécial quand je raconte une bêtise, et que je le fais uniquement dans le but de voir la joie sur votre visage ! Je vous aime parce que vous avez ce petit froncement de sourcil lorsque vous vous concentrez sur un calcul et que cela me rend dingue ! Je vous aime parce que vous cherchez toujours à m'expliquer les théories les plus compliquées de physique, même si cela vous fait perdre votre temps ! Je vous aime parce que vous êtes une femme exceptionnelle, et que je ne peux pas vivre sans vous. Je vous aime ! Je t'aime. C'est toi que je veux et personne d'autre. Alors si tu as besoin d'entendre pourquoi je t'aime, prépare-toi, car j'ai huit ans à rattraper et je peux continuer ainsi toute la nuit.
Jack finit sa tirade et observa Sam. Elle le regardait d'un air complètement ahuri, ne s'attendant visiblement pas à une telle déclaration. À y réfléchir, elle n'avait jamais eu de déclaration comme celle-ci de toute sa vie. Cet homme allait la rendre dingue…
— Ça devrait suffire, Monsieur, souffla-t-elle dans un sourire gêné avant de s'approcher de lui.
Il la prit dans ses bras et attrapa ses lèvres avec les siennes. Ce baiser fut différent du premier, plus doux, plus délicat, avec certainement encore plus d'amour si cela avec été possible. Ils se détachèrent l'un de l'autre à bout de souffle et Jack reprit la parole.
— Ça devient une habitude les baisers sous la pluie.
Sam gloussa et enfouit sa tête dans son épaule. Elle était bien. Juste parfaitement bien là où elle devait être, dans les bras de Jack. Ils se dirigèrent ensuite chez elle afin de se mettre au chaud.
