Bonjour à tous ! (Ou bonne nuit selon l'heure à laquelle vous lirez ce chapitre ^^). Voici le chapitre 23, tout frais sortit de mon cerveau. J'espère qu'il vous plaira, ça annonce vraiment une suite pleine de rebondissements.

Merci encore à tous pour vos supers reviews qui m'ont fait énormément plaisir !

Djaipur : Oui les nuits blanches et moi on est plutôt copines, généralement l'inspiration est au rendez-vous !

Velleda : Rassure-toi ce n'est pas l'avant dernier chapitre, et en fait non, je ne suis pas sûre que tu devrais être rassurée. Je rêve d'un amour comme ça aussi, mais bon, Sam&Jack sont uniques en leur genre ! Ahah j'ai adoré écrire ce moment avec Janet. Merci encore de ta review ma belle !

Ailec : Non ne t'étouffe pas, je veux encore lire la suite de ta fic moi ! Et oui, ils sont enfin ensemble ! C'était pourtant pas si compliqué, si ? Et Sam est bornée. Vraiment beaucoup. Beaucoup beaucoup beaucoup. :D

Gynnie : Merci beaucoup ! Et finalement, le beau jeune homme qui frappe à ta porte, s'est arrivé ? :p

Saragrissom831601 : Merci beaucoup de ta review et bienvenue à toi :) Ah le nez de Kerry, une satisfaction personnelle je dois bien le dire… Voici la suite, en espérant que cela te plaira ! :)

Caroll-ann : Voici un chapitre où tu devrais en savoir un peu plus sur Kerry et ses trahisons… Enfin à peu près. :D Merci de ton feedback, je suis ravie que le chapitre t'ait plu !

Hator : Ahah oui ils sont sur la bonne voie ces petits, ça va venir tout ça !

Sa : Coucou ! Et bien, j'espère que tu passeras dans la matinée et que tu auras le sourire en voyant qu'un nouveau chapitre a été publié cette nuit… ^^ Merci beaucoup de ta review qui m'a beaucoup touchée ! Je retiens l'idée d'un peu de NC-17 pour la suite, c'est un rating que je n'ai pas encore testé et qui me tente bien je dois dire ! Bonne lecture. :)

Chapitre XXIII

La main de Sam dans celle de Jack tremblait d'émotions. Après huit ans, il était enfin près d'elle. Et il venait de lui faire la plus belle déclaration au monde – à ses yeux. – Comment diable cet homme pouvait-il lui faire ressentir autant d'émotions et d'amour ? Elle se stoppa soudainement pour le regarder tandis qu'il se retourna vers elle d'un regard interrogateur.

— Sam ? Nous sommes trempés… commença-t-il.

— Je sais. Mais… Je suis heureuse, Jack. Tellement heureuse, lui répondit Sam en lui souriant.

Il l'attira contre elle, lui embrassant ses cheveux mouillés.

— Moi aussi, dit Jack.

— Je t'aime, souffla-t-elle, la joue contre son torse.

Soudain, une détonation retentit parmi la pluie, faisant sursauter Sam. Elle leva la tête vers Jack.

— Tu as entendu ? demanda-t-elle.

Jack resta impassible et silencieux.

— Jack, c'était un coup de feu. Ce n'est pas normal.

Elle l'observa, inquiète. Il restait silencieux.

— Jack ? dit-elle d'une voix qui se voulait assurée malgré le silence de l'homme.

Il bougea son bras qui se trouvait autour d'elle et caressa sa joue.

— Jack ? demanda-t-elle de nouveau, la voix tremblante maintenant remplie d'inquiétude.

— Sam… murmura-t-il.

Ses jambes lâchèrent et il s'effondra à genoux, Sam tentant de le maintenir. Lorsqu'il fut allongé par terre, elle put apercevoir avec horreur le sang qui s'écoulait abondamment de son abdomen. Elle hurla.

— Jack ! JACK !

Ses mains tentèrent d'appuyer sur la plaie afin de stopper l'hémorragie. Elle retira finalement son pull et appuya avec, tandis que Jack, le regard vitreux, restait immobile sans un mot.

— AU SECOURS ! AIDEZ-MOI ! hurla Sam, complètement pétrifiée. JACK ! JACK ! Je vous en prie, non ! AU SECOURS !

Elle s'époumona jusqu'à voir un de ses voisins approcher en courant.

— Mon Dieu, mais que s'est-il passé, Madame Carter ? J'appelle une ambulance maintenez la pression sur la plaie !

— Passez-moi votre téléphone ! hurla Sam à son voisin.

Elle attrapa le téléphone tout en maintenant l'appui sur la plaie.

— Colonel Samantha Carter matricule 366349 envoyez des secours immédiatement à mon domicile !

Sam écouta pendant quelques secondes son interlocuteur puis hurla dans le micro :

— LE GÉNÉRAL SE VIDE DE SON SANG ALORS JE N'EN AI RIEN À FAIRE DE DEVOIR PARLER À UN SUPÉRIEUR, JE SUIS LE SUPÉRIEUR ! ENVOYEZ DES SECOURS À MON DOMICILE MAINTENANT !

Elle raccrocha violemment et se pencha vers la tête de Jack tout en vérifiant que la pression qu'elle effectuait sur sa blessure était efficace. Son voisin était parti chercher plusieurs linges afin de pouvoir effectuer un meilleur point de compression.

— Jack, je t'en prie, reste avec moi ! dit Sam entre ses larmes.

Les minutes lui parurent des heures. Elle était là devant lui, tentant de stopper le sang de couler hors de son corps, tandis qu'il ne bougeait plus, ne la regardait plus, ne parlait plus. Seuls les mouvements anarchiques qu'il effectuait pour respirer permettaient à Sam de se dire qu'il était encore vivant. Les sirènes retentirent, et elle vit l'ambulance arriver au loin, entourée de plusieurs jeeps de la base.

— Madame Carter, ils arrivent, ils vont le sauver ! lui dit son voisin.

Mais Sam ne l'écoutait pas, elle restait figée, son regard posé sur celui de Jack. Lorsque les ambulanciers arrivèrent, ils la firent reculer et prirent le relai sur le point de compression tandis que Janet accourait, descendue d'une des Jeep.

— Sam ! Mon dieu, mais que s'est-il passé ? ! dit Janet après s'être agenouillée près du Général.

— Il y a eu un coup de feu. Je n'ai pas compris qu'il avait été touché… Je… Je ne sais qui c'était, lui répondit Sam complètement sous le choc.

Son amie fit les premiers soins, et lorsqu'elle estima que Jack était assez stable pour être transporté ils montèrent dans l'ambulance. Sam monta dans une Jeep et ils partirent tous en direction de la base à une allure folle.

L'attente à la base fut d'une lenteur extrême pour Sam. Elle avait essayé de joindre Daniel et Teal'c, mais n'avait obtenu aucune réponse de leur part. Vu l'heure tardive, elle songea que ses coéquipiers dormaient, alors qu'elle aurait eu terriblement besoin d'eux à ce moment. Celui qui avait tiré sur le Général allait le payer. Le payer très cher. Elle songea immédiatement à Kerry Johnson. Elle devait y être pour quelque chose. Elle se leva rapidement de la chaise sur laquelle elle patientait proche de l'infirmerie et se lança d'un pas décidé vers l'ascenseur. Elle avait besoin de passer ses nerfs sur quelqu'un et Kerry était la personne la plus appropriée à ça. Elle fut cependant arrêtée dans sa course par l'appel de Janet.

— Sam !

— Laissez-moi, Janet, j'ai des comptes à régler. Ces fils de putes vont payer et elle, elle va parler.

— Sam, je vous en prie, attendez, le Général…

— Non, Janet, ne dites rien ! Tout ça, c'est de sa faute, cette traîtresse va payer ! La vie du Général ! SA VIE, JANET ! Elle mérite de subir ce que je vais lui faire !

Janet attrapa les mains de son amie qui étaient encore remplies du sang de Jack et la força à la regarder.

— Sam, le Général va bien. Il va bien. Calmez-vous !

Les deux femmes se jetèrent un regard lourd de sens tandis que des larmes vinrent emplir les yeux de Sam. Soudain, les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et des brancardiers passèrent en fracas avec un brancard duquel du sang s'écoulait.

— Docteur Fraiser, le docteur Jackson a été découvert à son domicile par Teal'c ! Il a été grièvement touché, dépêchez-vous ! lui hurla un des brancardiers, alors que le corps d'une pâleur extrême de Daniel passa devant leurs yeux effarés.

Janet n'arrivait plus à bouger. Il perdait tellement de sang. Daniel s'était fait tirer dessus lui aussi et elle était incapable de faire un seul mouvement, complètement sous le choc. Sam le comprit très vite et s'occupa de faire retrouver ses esprits au médecin.

— Janet ! JANET ! Regardez-moi !

Elle fit pivoter son amie et lui parla d'un ton calme et sec.

— Janet, je sais que c'est Daniel, je sais que vous l'avez déjà perdu une fois, mais ne laissez pas ça se reproduire. Vous êtes la seule personne qui puisse le sauver, Janet, réagissez !

Le docteur sembla reprendre ses esprits et s'engouffra à toute vitesse dans l'infirmerie. Sam serra les dents. Après Jack, son meilleur ami se faisait tirer dessus également ? Cette Johnson n'allait pas sortir indemne de l'interrogatoire qu'elle allait lui faire passer, ça, elle le jurait. Elle serra les poings et se dirigea vers l'ascenseur, bien décidée à faire parler cette femme.

Lorsqu'elle pénétra dans la cellule, Kerry l'observa. Elle avait sur le visage un sourire vicieux, et Sam eut définitivement envie de lui casser quelques dents. Le regard de Johnson se posa sur ses mains et elle engagea la conversation.

— Un souci, Colonel ? Quelqu'un est mort peut-être ? dit-elle d'un ton suffisant.

Sam la saisit rapidement par le col et la plaqua au mur.

— Personne n'est mort ! Mais si ça continue, une personne risque vraiment de mourir ce soir ! lui cracha Sam.

— Comment va le Général O'Neill ? demanda Kerry.

— Ne prononcez même pas son nom. Pour qui travaillez-vous ?

— Le gouvernement. J'ai déjà répondu à cette question, et vous avez mon dossier à votre disposition.

— Vous êtes une traîtresse, Johnson, et savez-vous ce qu'on fait aux traîtres ici ?

— Tabassez-moi tant que vous voulez vous n'obtiendrez rien moi, lui répondit Kerry.

Il n'en fallut pas plus à Sam pour commencer à frapper l'agent. Quelques côtes se brisèrent ainsi qu'une mâchoire. Kerry gémit, mais ne dit rien.

— Pour qui travaillez-vous ? ! Qui a attenté à la vie du Général et du docteur Jackson ? ! redemanda Sam, hors d'elle.

— Vous n'êtes pas de taille, Carter, laissez tomber ! Je bosse pour le gouvernement, vous ne pouvez rien contre nous !

— C'est Kinsey qui vous envoie ? !

— Arrêtez d'essayer de comprendre, Carter, vous ne pouvez rien, nous sommes plus forts, plus nombreux. Bientôt, il en sera fini de vous et de votre programme.

Un uppercut fit taire Johnson et soulagea Sam pendant quelques secondes.

— Croyez-moi, vous allez finir par parler, ou vous mourrez, Johnson !

— Ça serait dommage, vous n'auriez plus personne à interroger pour retrouver votre chère filleule.

Le sang de Sam ne fit qu'un tour. Elle appuya délibérément sur les côtes fracturées de l'agent afin que celle-ci parle.

— De quoi parlez-vous, Johnson ? !

— Tic-tac, elle va finir par manquer d'air, Carter, dit Kerry, le sourire aux lèvres malgré la douleur intense à la mâchoire.

— Qu'avez-vous fait à Cassie ? !

— Tic-tac, Colonel, il ne faudrait pas la déterrer trop tard…

Sam relâcha violemment Kerry qui retomba lourdement au sol et elle frappa de toutes ses forces à la porte afin que les gardes la laissent sortir. Elle s'éloigna en courant le plus vite possible, et arriva en trombes dans l'infirmerie. Janet s'éloignait à l'instant de Daniel, donnant des ordres aux infirmières sur la suite des soins à effectuer. Elle se retourna et vit Sam, le souffle court et le teint pâle.

— Daniel est sorti d'affaire, dit Janet.

— Appelez Cassie, dit Sam entre deux souffles.

— Je vous demande pardon ? demanda Janet, abasourdie.

— Appelez Cassandra, Janet !

— Mais enfin, Sam, que se passe-t-il ? !

— Appelez-la, bon sang ! s'énerva Sam.

Janet retira ses gants et sa surblouse tandis qu'elle se dirigeait vers son bureau. Elle décrocha son téléphone et composa le numéro du téléphone de Cassandra. Au bout de trois sonneries, un souffle se fit entendre.

— Cassie ? C'est maman. Est-ce que tout va bien à la maison ? Sam est visiblement un peu inquiète à ton sujet.

Sam soupira de soulagement. Cassie avait répondu. Cassie allait bien.

— Bordel, qui êtes-vous ? ! hurla Janet dans le combiné.

Cassie avait été enlevée. Elle arracha presque le téléphone des mains de Janet, qui s'assit dans son fauteuil, sous le choc.

— Que voulez-vous ? ! hurla-t-elle à son tour.

— Tic, tac. Tic, tac. Cassandra vous embrasse fort. Elle ne peut pas vous parler, elle doit conserver son air, Colonel, dit une voix d'homme.

— Qu'est-ce que vous voulez, bon sang ? ! hurla-t-elle de nouveau.

— Kerry Johnson, répondit l'homme.

— Quoi ? ! Pour qui travaillez-vous ? !

— Nous vous rappellerons pour l'échange, Colonel.

— Vous n'êtes qu'une bande de…

Elle n'eut pas le temps de finir qu'il avait raccroché. Sam reposa le téléphone et frappa des deux poings sur le bureau de Janet.

— Et merde ! hurla-t-elle.

— Cassie… souffla Janet.

Sam s'approcha d'elle et la prit dans ses bras tandis que le médecin commençait à pleurer.

— Je vais la retrouver, Janet. Je vais la retrouver et ils vont payer. Je vous le promets.