Bonjour à tous ! Le voici, le voilà, le chapitre 24. J'espère qu'il vous plaira après ce chapitre 23 riche en émotions. Ce chapitre est assez noir, 'Dark' Sam entre en action et ça ne va pas être très beau à voir… La phrase « on ne touche pas à la famille » ne va jamais aussi bien être illustrée que par notre chère astrophysicienne qui va violemment passer en mode militaire digne des forces spéciales. Préparez-vous, ça va chauffer…

Note de l'auteure : Le rating a été changé en M en prévision des scènes de violence, vocabulaire grossier et autres. (« You know… STUFF. » Oui, j'adore cette phrase. Pour la comprendre je vous invite à regarder la merveilleuse vidéo sur YouTube 'Amanda Tapping FISHING'. Ceux qui voudraient une traduction n'hésitez pas à demander !)

Ailec : Merci pour ton chap… ta review. Ils étaient beaux hein ? Mais voyons, ça ne pouvait pas durer et être aussi choupinou tout le long du chapitre… Sam s'est effectivement un peu retenue avec Johnson, mais les choses vont radicalement changées… Pour les réparations des dommages subis par ton cœur, je pense que la Dark Sam va te plaire, sinon je te propose hug et ice-cream en avril ?

Gynnie : Oui, j'ai osé sortir le drapeau blanc. :D Je me disais que c'était le minimum que je puisse faire… Ça allait vite, personne n'a eu le temps de comprendre ce qui s'est passé et c'est justement ce qui va amener Sam à être très badass dans ce chapitre. Peut-être même que cette fois-ci ce sont les méchants qui vont sortir le drapeau blanc… Après tout, Sam n'a-t-elle pas dit dans le chapitre 8 que « lorsqu'on a déjà fait exploser un soleil, mettre hors d'état de nuire des rigolos comme vous c'est d'une facilité déconcertante » ?

Mlyra : Désolé pour le choc, j'espère que ce chapitre va te plaire. )

Velleda Rouge : Je ne sais pas comment j'ai pu… J'avoue. Mais ça a été tellement bon d'écrire cette suite avec ma Dark Sam. :D Et oui, ça a été une multiple attaque, Jack ne pouvait pas être le seul touché. Cassandra n'est pas dans une très bonne position, mais avec une marraine qui s'appelle Samantha Carter… Bonne lecture !

Caroll-ann : Johnson est coriace, mais attends donc de voir la réplique de Carter, elle aurait dû savoir qu'elles ne jouent pas du tout dans la même cour… Et effectivement, s'en prendre à Cassie c'est soit très mal connaître Sam et sa capacité à défendre les siens, soit être suicidaire en sachant combien elle peut être dangereuse. Bonne lecture !

Biiboune : Merci de ta review ma jolie. Ce que je prépare pour la fin ? Oh. Tu connais mon cerveau tordu pourtant non ? Bonne lecture !

Djaipur : J'espère que ton PC s'est remit car voici la suite. :D

Demetra : Je réponds ici à tes trois reviews : 1. Oui oui, Jacob a joué son pénible… C'est sa petite princesse sa Sam que veux-tu ! 2. De rien pour la pub ! Ahah c'est marrant, j'ai l'impression que c'était l'avis de tout le monde « c'est pas trop tôt ! ». :D 3. Un chapitre sympa ? Où ça ? Je n'ai pas vu ça moi, c'était noté quelque part dans le résumé ? Aller fini de rire : voici la suite, j'espère qu'elle te conviendra. Merci ma belle !

Sa : Tu n'aimes pas Cassandra ? Bon, dis-toi qu'elle va permettre de développer une part de Sam très peu vu dans la série (voire pas du tout.) Et promis, c'est un happy ending ! Peut-être même avec some stuff… comme tu m'en as donné l'idée… (Je te conseille la vidéo indiquée plus haut !)

ColonelCarterSG1 : Merci beaucoup de ta review ! Effectivement, ça part dans tous les sens et pas forcément le bon pour Sam. Mais, entre nous, certains n'ont pas peur de s'en prendre aux personnes qu'elle aime non ? Pour Kerry, je te laisse lire comment Sam va s'en charger… Bonne lecture !

Chapitre XXIV

Sam avançait dans les couloirs de la base, le visage fermé. Elle venait de laisser Janet auprès de Daniel après avoir appelé le médecin remplaçant pour qu'il vienne en urgence. Elle avait pu voir Jack au loin dans l'infirmerie, endormi et encore très pâle alors qu'une transfusion sanguine était en cours. Elle n'avait pas osé s'approcher, ne pouvant se permettre de le toucher au sein de la base. Le voir ainsi l'avait brisée, voir son meilleur ami, son frère, dans cet état devant une Janet dévastée, l'avait brisée. Et c'est ainsi qu'elle avait observé cette scène surréaliste, enfermant peu à peu son cœur dans une rage et une haine qu'elle ne se connaissait pas. Teal'c était arrivé dans la pièce, posant sa main sur son épaule dans un signe de soutien. Mais à ce moment-là, Samantha Carter n'avait plus besoin de soutien. Son cœur était soudainement devenu aussi noir que ses pensées, son cerveau échafaudant nombre de plans afin de découvrir et d'anéantir ceux qui avaient osé s'en prendre à eux. À sa famille. Et elle se le jura : ceux qui avaient organisé ça allaient découvrir une Sam que personne n'avait encore jamais rencontrée, car elle ne se contenterait pas de les éliminer, non. Ils allaient souffrir autant qu'elle souffrait, ils la supplieraient de les tuer, d'abréger leurs souffrances. Ses yeux bleus avaient perdu leur lumière chatoyante, ses traits étaient fermés, et n'importe qui dans la base savait qu'elle était passée dans un mode d'action qui dépassait l'entendement, uniquement guidée par la haine.

Arrivée à son laboratoire, Sam ouvrit un des tiroirs de son bureau et actionna un mécanisme. Un bruit sourd se fit entendre à sa droite alors qu'une ouverture venait de se former dans le mur. Jamais elle n'avait eu à ouvrir ceci, mis à part pour entreposer ces dangereux appareils, tout droit sortis de sa création. Elle prit un premier appareil, ressemblant à s'y méprendre à un Beretta. Elle vérifia le chargeur, une lueur bleue émanant des balles. Elle eut un sourire mauvais en les voyant, puis le posa sur son bureau. Elle attrapa un autre appareil, plus petit que le premier. Il ne ressemblait à aucune arme terrestre : de forme ovale, il disposait d'une poignée afin de le saisir confortablement et fermement. L'embout était d'un blanc chatoyant, d'un diamètre de dix centimètres. « Juste assez pour faire supplier ces enfoirés. » Songea-t-elle en insérant un mini-générateur à naqahdah dans l'arme. Oh oui, ils allaient la supplier. Elle déposa l'arme près de la première puis en attrapa une dernière. De la forme d'un P90 en un peu plus compact, cette arme était la dernière création en date de Carter. D'une efficacité redoutable qui ferait pâlir ses ennemis, elle allait faire énormément de dégâts. Elle attrapa un chargeur rempli de balles noires et chargea l'arme. Elle referma ensuite le rangement secret et se dirigea vers le fond de son laboratoire. Elle attrapa une petite tablette qu'elle alluma et fit quelques manipulations afin d'ouvrir le logiciel qui l'intéressait. Une carte apparue, et un point clignota sur l'écran. Après agrandissement, Sam nota les coordonnées dans sa tête, bien qu'elle se dirigerait avec l'appareil il lui fallait connaître l'emplacement exact de Cassandra si elle perdait la tablette dans l'affrontement. Elle se promit de remercier Janet de l'avoir autorisée à injecter cette puce à Cassandra l'an dernier afin de vérifier en temps réel le taux de naqahdah dans le sang de la jeune femme. Elle ferma la tablette, puis prit les armes sur son bureau avant de se diriger vers le vestiaire des femmes. Elle se lava les mains afin de retirer le sang de Jack qu'elle avait toujours sur elle, jurant à elle-même que le prochain sang qu'elle aurait sur les mains serait celui des petits copains de Johnson. Elle passa ensuite un bas de treillis noir, un débardeur noir et sa veste noire. Elle passa son gilet tac et le chargea de munitions pour son Beretta. Juste au cas où le reste ne suffirait pas, mais elle en doutait fortement. Elle attacha à sa jambe droite l'étui pour son arme de poing puis installa les deux armes de sa création sur des attaches au niveau du gilet. Enfin, elle passa sa réplique du P90 autour d'elle, puis serra les poings. Elle souffla un grand coup, lui permettant de mettre bien en place ses pensées. Elle ouvrit la porte du vestiaire et se retrouva face à Teal'c qui l'observait de haut en bas.

— Colonel Carter, où allez-vous ? demanda Teal'c.

— Je vais régler une affaire, répliqua Sam sèchement, le regard fermé.

— Je vous accompagne, lui dit alors le Jaffa.

— J'y vais seule, Teal'c.

— Je ne peux pas vous laisser faire ça, continua son ami.

— Teal'c, poussez-vous de mon chemin, s'il vous plaît. Le Général est inconscient, je suis donc l'officier gradé prenant l'intérim, et j'ai des affaires à régler. Je ne veux pas avoir à vous ordonner de vous écarter, Teal'c. Laissez-moi passer, dit Sam d'une manière sèche et sans appel.

Le jaffa s'écarta de la jeune femme qui s'engouffra immédiatement dans le couloir.

— Colonel Carter ! appela soudain Teal'c.

Elle se retourna pour lui faire face, mâchoires serrées.

— Soyez prudente, lui dit-il.

— Je ne suis pas celle pour qui il faut s'inquiéter, Teal'c, répondit Sam, son visage exprimant une détermination sans faille.

Elle s'éloigna vers l'ascenseur sous les regards étonnés des soldats présents, dont le Colonel Reynolds.

— Carter ? demanda ce dernier en voyant la tenue Black Ops que la jeune femme avait passée.

— Colonel, occupez-vous de la base jusqu'à mon retour. Si le Général se réveille, indiquez-lui que je me suis chargée du problème.

— Colonel, je ne suis pas sûr que…

— Faites-le, Reynolds, le coupa Sam sèchement, le ton n'admettant aucune discussion.

— Très bien, répondit Reynolds, ne cherchant pas à discuter l'ordre donné par la femme.

Bien qu'il soit plus gradé qu'elle, il savait qu'elle était le bras droit d'O'Neill et qu'en cas de problème le commandement de la base lui revenait. De plus, le ton qu'elle employait n'incitait guère à un débat ouvert, et il n'était pas suicidaire quant à se confronter à une Samantha Carter déterminée, froide et dénuée de sentiments.

L'ascenseur s'ouvrit et elle s'engouffra à l'intérieur. Elle appuya sur le bouton menant à la surface et patienta les minutes nécessaires pour rejoindre l'air frais de l'extérieur. Elle passa devant le poste de garde et le soldat à l'intérieur l'interpella afin qu'elle signe le registre de sortie.

— Madame, je suis désolé, mais vous devez signer le registre.

Sam s'arrêta net et tourna la tête vers lui. Si son regard avait pu tuer, le soldat aurait déjà rejoint le monde des morts. Carter fit quelques pas vers lui, se retrouvant alors à quelques centimètres de lui. Il restait immobile, au garde-à-vous, et il déglutit lorsqu'il vit le regard de l'astrophysicienne.

— Répondez-vous bien au téléphone, Sergent ? demanda-t-elle.

L'homme parut déstabilisé par la question de sa supérieure et commença à bafouiller.

— Une réponse claire, Sergent ! hurla-t-elle, se trouvant toujours extrêmement proche de lui. – Si proche qu'il était certain que le Général O'Neill lui aurait fait la peau s'il avait été témoin d'une telle proximité avec son Lieutenant-Colonel.

— Oui, Madame. Je réponds au téléphone, Madame, dit-il de manière distincte.

L'homme savait qu'il allait subir les foudres de la femme, et il aurait menti s'il disait qu'il n'était pas en train de se faire dessus devant le regard si froid de Sam.

— Quel est donc votre problème, Sergent, lorsque l'on vous ordonne d'envoyer une ambulance immédiatement ? cracha Sam au visage de l'homme.

— La procédure exige de passer l'appel au supérieur de la base, Madame, répondit l'homme, peu sûr de savoir si dire la vérité le sauverait de la colère noire du Lieutenant-Colonel.

— AVEZ-VOUS SIMPLEMENT OUBLIÉ MON NOM ET MON GRADE LORSQUE J'AI APPELÉ IL Y A UNE HEURE, SERGENT ? ! hurla Sam.

— Non… Je…

— Non qui, Sergent ? ! dit Sam.

— Non, Colonel. Je vous prie de m'excuser, Colonel. Je ne savais pas que…

— Exactement. Vous ne saviez RIEN. S'il était mort, vous l'auriez rejoint, croyez-moi. Que je n'ai jamais à vous le redire, suis-je bien claire, Sergent ? dit Sam dans une fureur exceptionnelle.

— Oui, Madame.

— Retournez à vos occupations, Sergent.

— Oui, Madame. Bien, Madame, répondit le Sergent en se mettant au garde-à-vous.

— ROMPEZ, SERGENT ! lui hurla Carter.

— À vos ordres, Colonel.

Sam s'éloigna du sergent qui sentait ses jambes trembler. En étant dans l'armée il s'était déjà pris des soufflantes, mais une de ce genre, jamais. La peur s'était insinuée dans chaque centimètre carré de sa peau devant cette femme. Elle l'avait littéralement humilié et apeuré, et toute personne travaillant dans ce complexe connaissait les capacités de destruction de cet officier hors du commun. Il la regarda monter dans sa voiture et s'éloigner dans un crissement de pneus.

Samantha Carter s'éloigna sur la route, roulant à une vitesse qui n'était pas spécialement conseillée dans ces montagnes, mais peu lui importait. La tablette qu'elle avait posée près d'elle lui indiquait qu'elle se trouvait à trois kilomètres de Cassie, et elle accéléra un peu plus. Elle arriva proche du site quelques minutes plus tard et elle stoppa sa voiture, observant à l'aide de jumelles le complexe situé six cents mètres plus loin. Quatre hommes devant l'entrée, deux autres qui venaient d'entrer dans l'entrepôt. « Bien, » pensa-t-elle. Elle sortit de l'habitacle du véhicule et attrapa sa réplique de Beretta. Le point clignotant sur la tablette indiquait que Cassie était dans l'entrepôt, et elle songea que qui qu'ils soient, ils avaient espéré ne pas être retrouvés et pensaient qu'elle rechercherait la jeune femme dans des endroits plus reculés. Elle s'avança discrètement, et lorsqu'elle fut à une distance raisonnable elle visa le premier homme avec sa réplique de Beretta. Elle le toucha à l'épaule et sourit lorsqu'il se la tint en se tordant de douleur. Ses coéquipiers l'approchèrent, mais en le touchant une décharge électrique les traversa à leur tour tandis que le premier touché était maintenant pris de convulsions. Sam profita de la confusion des hommes pour tirer sur les trois autres. Ils s'effondrèrent au sol, pris de convulsions à leur tour. Carter s'avança vers eux, un sourire mauvais aux lèvres. Deux hommes sortirent de l'entrepôt et Sam ne leur laissa pas le temps de comprendre la situation. Ils se retrouvèrent au sol avec les autres, gémissant de douleur. Lorsqu'elle fut près d'eux, ils la regardèrent passer au-dessus de leurs corps sans sourciller. Le premier homme qu'elle avait touché réussit cependant à se redresser.

— Espèce de salope, dit-il dans un gémissement.

Le sang de Sam ne fit qu'un tour. Elle s'approcha de lui et lui fractura la mâchoire d'un coup de pied.

— T'as dit quoi ? Je n'ai pas bien saisi ? lui cracha-t-elle.

L'homme cracha au sol, sa salive remplie de sang. Il tourna les yeux vers elle, le regard mauvais. Sam le fixa droit dans les yeux avant de pointer son arme vers lui. Elle eut le temps de voir l'éclair de peur passer dans les yeux de son ennemi avant d'appuyer sur la gâchette. L'homme s'effondra de nouveau, pris de tremblements incontrôlables.

Sam traversa la porte de l'entrepôt et observa le lieu. Elle entendait des voix venant du fond de la pièce qui faisait environ sept cents mètres carrés. Des piles de cartons faisaient du lieu un labyrinthe et cela convint tout à fait à Sam, qui se trouvait donc à l'abri du regard des hommes détenant Cassie. Elle avança silencieusement et elle écouta la discussion lorsqu'elle fut assez proche pour la comprendre.

— Vous êtes dans la merde. Vous ne vous en êtes pas pris à la bonne personne. Elle va vous retrouver, dit Cassie.

— Ferme-la ! répondit une voix masculine.

S'ensuivit le bruit d'une gifle et Sam entendit Cassandra gémir de douleur.

— Pourquoi on ne va pas l'enterrer comme prévu ? demanda une deuxième voix, féminine cette fois-ci.

— T'as envie de creuser peut-être, Trish ? dit une troisième voix, masculine, en riant.

— Va te faire foutre, je creuse pas pour cette gamine.

— Je suis pas une gamine, bande de crétins, répliqua Cassie.

Sam ferma les yeux quand elle entendit un nouveau coup porté sur elle. Il allait vraiment falloir qu'elle lui apprenne à se taire parfois. Elle s'avança et observa la scène devant elle. Cassie était ligotée sur une chaise et les trois personnes étaient autour d'elle. Ils n'étaient pas sur leurs gardes, pensant peut-être qu'elle ne pouvait pas les retrouver. « Perdu les mecs, » pensa-t-elle.

Elle tira rapidement les trois coups nécessaires pour neutraliser ses ennemis, puis se dirigea vers Cassandra qui regardait, étonnée et écœurée, les trois personnes en train de convulser à ses pieds.

— Sam ! s'exclama la jeune femme.

Sam la détacha rapidement et la tint par les épaules.

— Est-ce que ça va ? demanda-t-elle.

Pour toute réponse, Cassie se jeta dans ses bras et Sam la serra fortement. Elles se dirigèrent ensuite vers la sortie, et Cassandra observa les corps situés au sol devant la porte.

— Qu'est-ce qui leur est arrivé ? osa-t-elle demander à sa marraine.

— Je les ai neutralisés. Cassie, va à la voiture s'il plaît, dit Sam en lui tendant les clés du véhicule.

— Sam, pourquoi tu ne viens pas avec moi ? demanda Cassie, pas bien sûre de comprendre ce qui arrivait à l'astrophysicienne.

— Je n'ai pas terminé, Cassie. Va à la voiture et enferme-toi. Je te rejoins, répliqua Sam.

Devant le regard de sa marraine, Cassie n'insista pas et prit les clés que lui tendait Sam. Cette dernière se retourna et agrippa le premier homme qui se trouvait à ses pieds pour l'emmener à l'intérieur. La balle électrisante ne faisait plus effet, mais ils étaient tout bien sonnés. Les faire entrer ne lui prit pas longtemps, les regrouper tous en ligne non plus. Elle trouva une corde avec laquelle elle les attacha tous, et s'amusa à les observer sortir de l'inconscience. Leurs visages reflétaient la peur et Sam jubila. Lorsqu'elle fut certaine qu'ils étaient bien tous réveillés, elle écouta leurs plaintes multiples.

— Bordel, détache-nous, pétasse ! lui lança le même homme qui l'avait déjà insulté une première fois.

— Je n'ai pas bien compris ? dit Sam sèchement.

— Si je n'étais pas attaché, je ferais manger le sol à ta jolie p'tite gueule, connasse.

Sam avança vers lui et se mit accroupi afin d'avoir son visage en face du sien.

— Écoute-moi bien, tu vas tellement avoir mal que tu vas me supplier de te t'achever, tu comprends ça ? dit Sam calmement.

— Dans tes rêves, salope !

Carter prit alors sa deuxième arme, vérifia que le mini-générateur à naqahdah était bien en place et le pointa vers l'homme.

— Tu crois que tu me fais peur avec ton arme à la Star Tr…

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase, Sam venait de tirer. L'homme hurla à s'en déchirer les poumons et les autres le regardèrent, complètement paniqués. Son corps entier le brûlait comme s'il était dans un brasier et la douleur fut telle qu'il finit par s'effondrer, inconscient. Sam se permit de le réveiller à l'aide d'un coup de pied dans son épaule blessée, ce qui le fit se redresser dans un cri.

— Alors, tu comptes toujours me faire manger le sol ou tu commences à comprendre que ma jolie p'tite gueule va te faire vivre un calvaire ? demanda Sam.

Elle n'eut pour seule réponse qu'un gémissement de sa part, puis elle tira de nouveau. Elle observa les huit autres à côté de lui, et chacun baissait la tête dans la crainte d'être le prochain.

— Pour qui travaillez-vous ? demanda Carter.

— MIB, lança une voix.

— C'est une plaisanterie ? dit Sam, peu encline à entendre ce genre de blague.

— Non. C'est comme ça qu'ils nous ont appelés, dit une autre voix.

— Qui ça, ils ?

— Le Général Bauer et sa bande, dit la seule femme du groupe.

— BAUER ? s'exclama Sam avec fureur.

— Il ne fait plus partie du NID et Kinsey a réussi à le faire sortir de prison pour fonder le MIB, répliqua la femme.

Sam en avait assez entendu. Elle fulminait. Elle tira sur chacune des personnes en face d'elle, pleine de rage. Lorsqu'ils furent inconscients, elle se chargea de fouiller la veste de la femme, et y découvrit un appareil de téléportation. « Eh ben voyons, » songea-t-elle. Elle actionna le dispositif et se retrouva à bord d'un vaisseau, en orbite de la Terre.

Un homme était assis, dos à elle, et elle reconnut immédiatement le Général Bauer.

— La vue est belle ? demanda-t-elle, faisant sursauter l'homme.

Bauer se retourna et observa Sam.

— Qu'est-ce que vous faites là ? ! demanda-t-il.

Sam n'avait pas envie de l'entendre. Elle utilisa immédiatement sa réplique du P90. La balle alla se loger dans le ventre du général avant d'exploser. Le Général s'effondra au sol, se tenant le ventre. Il cherchait à respirer, mais la douleur l'empêchait de faire le moindre mouvement. Sam s'approcha de lui et s'accroupit pour le regarder dans les yeux.

— Cela fait mal ? questionna-t-elle.

L'homme hocha la tête pour lui répondre.

— Balle explosive au naqahdah. Petite création personnelle. Vous voudriez que ça aille plus vite ?

Le Général chercha de nouveau son air, tentant de parler.

— S… il.. vo… plaît, réussit-il à articuler.

— Pardon ? Je n'ai pas bien entendu ?

— Aid… m… bafouilla Bauer.

Sam se pencha alors vers son visage et chuchota à son oreille :

— Je vais te regarder te vider de ton sang ici jusqu'à ce que tu me supplies de t'achever, espèce de fils de pute. Fallait pas toucher à ma famille.

Elle se releva et observa le Général grimaçant en face d'elle. Au bout de quelques minutes, il finit par la supplier et elle l'acheva d'une balle dans le cœur. Elle utilisa de nouveau l'appareil à téléportation et se retrouva dans l'entrepôt. Elle asséna un coup de brûleur aux neuf agents et sortit. Elle se dirigea vers la voiture où Cassandra l'attendait, inquiète.

— Qu'est-ce qui s'est passé, Sam ? demanda la jeune femme.

— J'ai réglé une partie du problème, répondit Sam sèchement.

— Ils sont morts ? questionna Cassandra d'une petite voix.

Elle était toujours impressionnée de se dire que Sam pouvait tuer lorsqu'elle était en mission. C'était une part de la femme qui lui donnait un frisson de crainte.

— Pas tous. Est-ce qu'ils t'ont fait du mal, Cassie ? demanda Sam.

— Non. Je vais bien. Mais ils ont parlé de Jack et Daniel. Sam, est-ce qu'ils vont bien ? demanda Cassandra, inquiète.

— Ils se sont fait tirer dessus. Ta mère les a sauvés ne t'inquiète pas, ils sont tirés d'affaire, répondit Sam.

Et pourtant, Cassie était inquiète. Jamais elle n'avait vu Sam dans cet état, aussi froide et détachée. Elles arrivèrent à la base rapidement, et le sergent présent au poste de garde se mit immédiatement au garde-à-vous.

— Rompez, Sergent, dit Sam sans même un regard pour lui.

Les deux femmes prirent l'ascenseur et arrivèrent au niveau de l'infirmerie.

— Va retrouver ta mère, Cassie, je viendrai vous voir après, dit Sam à sa filleule.

— Où vas-tu, Sam ? Jack est à l'infirmerie non ?

— Cassie… Pas ici, dit-elle d'un ton ferme.

Cassandra s'éloigna dans le couloir tandis que les portes de l'ascenseur se refermaient sur Sam. Quelques niveaux plus bas elle se retrouva devant la cellule de Johnson et demanda au soldat d'ouvrir la porte. Kerry était terrée dans un coin de la cellule, ayant visiblement mal aux côtes. Sam l'empoigna pour la mettre debout et la fit sortir de la cellule.

— Avec moi, cracha-t-elle au visage de la femme.

— Vous ne semblez pas très contente. Des embrouilles au paradis, Carter ? sourit Johnson malgré la douleur.

Sam la jeta dans la cabine de l'ascenseur et appuya sur le bouton menant à la surface.

— Ne faites pas la maligne. Dans cinq minutes, vous allez vite effacer ce sourire, Johnson. Croyez-moi, dit Sam, un sourire mauvais sur le visage.

Kerry ne trouva pas ça très rassurant et déglutit lentement. Le trajet se finit en silence et lorsqu'elles sortirent, l'agent frissonna devant la fraîcheur du mois de novembre.

— Avancez, dit Sam.

Le sergent les regarda passer sans faire de commentaires. Sam mena Kerry à l'intérieur de la forêt, et quand elle fut sûre d'être à l'abri des regards, elle asséna un tir sur Johnson avec sa réplique de Beretta. La femme s'écroula en convulsant et en gémissant. Lorsque les effets furent passés, Sam frappa violemment Kerry au niveau de ses côtes.

— Tu vas regretter de t'en être prise à ma famille, Johnson !

— Pauvre petite, Carter ! C'est si dur d'être toi, hein ?

Sam observa Kerry d'un regard noir et froid.

— Tu n'as que le malheur et la mort autour de toi. Et follement amoureuse d'un homme qui ne t'aime même pas.

— La ferme, répliqua Sam.

— Tu n'auras jamais tout ce que j'ai eu de lui. Tu n'auras jamais ses lèvres brûlantes sur tes seins, tu n'auras jamais ses murmures lorsque tu lui fais atteindre l'extase. Il ne te prendra jamais sauvagement sur son bureau comme si sa vie en dépendait, car l'envie est trop forte. Il ne voudra jamais de toi, pauvre idiote.

Le coup partit et Kerry hurla. Sa jambe était à présent profondément entaillée, la balle explosive ayant fait des dégâts. Sam fit un pas vers elle, mais s'arrêta net lorsqu'elle entendit quelqu'un prononcer son nom.

— Carter!

Tout son corps se figea, au garde-à-vous. Elle se retourna finalement vers Jack et l'observa. Il n'était pas en forme, toujours pâle, et il ne se tenait pas très droit. Derrière lui se tenait Cassandra qui tremblait.

— Ça suffit, Carter, dit Jack d'un ton calme, mais sec.

Elle le regardait sans bouger, et elle se sentit soudain sur le point d'exploser. Elle avança vers lui afin de plonger son regard dans le sien, et ce qu'elle y vit la brisa. Jack avait peur. Il avait peur d'elle, de ce qu'elle avait fait. Ses yeux s'emplirent de larmes.

— C'est fini, Sam, tout est fini, dit Jack d'un ton doux.

Il s'approcha d'elle et lui toucha le bras, mais Sam se décala de lui. Elle finit par s'éloigner d'un pas vif, puis finit par courir jusqu'à la base. Là, elle prit l'ascenseur et s'engouffra dans Cheyenne Mountain.

— Cassie, va chercher le Sergent du poste de garde, s'il te plaît, et demande-lui d'appeler une équipe médicale, dit Jack à Cassie en observant Kerry geindre au sol.

L'équipe médicale arriva quelques minutes plus tard et Jack revint vers la base. Il s'arrêta au niveau du laboratoire de Sam, mais n'y trouva que Jacob.

— Jake ? demanda-t-il.

— Jack ! Vous n'êtes pas censé rester à l'infirmerie ?

— Je dois trouver Sam, Jacob, dit Jack.

— Teal'c m'a prévenu qu'elle était partie chercher Cassandra, je ne sais pas où elle est depuis. J'ai vu Cassie passer tout à l'heure, je suppose donc qu'elle l'a retrouvé.

— Merci, Jacob.

Jack s'éloigna et partit en direction des quartiers de Sam. Il frappa et attendit quelques instants. Il entendit un objet tomber à l'intérieur puis quelque chose se brisa. Sans en avoir l'autorisation, il entra et découvrit Sam dans la salle de bains, en face d'un miroir brisé.

— Sam ? demanda-t-il prudemment.

Elle se retourna et il découvrit son visage rempli de larmes et une main ensanglantée. Il prit une serviette et lui enveloppa sa main tandis qu'elle continuait de pleurer.

— Sam, que s'est-il passé ? demanda-t-il doucement tout en tenant sa main.

— Ils sont dans un entrepôt. Je donnerai les coordonnées. Le Général Bauer était derrière tout ça, il était dans un vaisseau en orbite de la Terre, dit-elle entre deux sanglots.

— Sam… Dis-moi combien s'il te plaît.

— Je…

Sam se remit à pleurer de plus belle et Jack la prit dans ses bras malgré sa douleur à l'abdomen. Il ne devrait pas être debout, il était même certain que Janet l'attendait de pied ferme à l'infirmerie avec une piqûre dans chaque main.

— Un seul, finit par dire Sam dans le creux de son oreille.

Jack soupira de soulagement. Il voulait entourer Sam et la protéger de tout, il ne voulait pas qu'elle puisse revivre ça. Elle avait agi de la même manière que lui il y a quelques années : fermée à tout, n'agissant qu'en écoutant sa haine et sa rage. Mais Sam était tellement, tellement plus que ça. Il ne permettrait pas que cela lui arrive de nouveau, il voulait protéger son âme de toutes ces horreurs.

— C'est fini, Sam, il ne nous arrivera plus rien…

— Je ne veux plus continuer, Jack… dit-elle, tandis que Jack fermait les yeux à ces mots.

Il était certain qu'elle voudrait arrêter, et il ne pouvait pas lui refuser ça.

— D'accord, dit-il doucement.

Il captura ensuite ses lèvres dans un léger baiser, mais il fut étonné du regard qu'elle lui lança lorsqu'il se recula.

— Sam ? demanda-t-il.

— Elle… Elle soupira avant de reprendre. Elle m'a dit que…

— Stop. Oublie ce qu'elle t'a dit, la coupa-t-il.

— Dans ton bureau…

— Chut… Ça n'est jamais arrivé. Tout ce qu'elle t'a dit c'était pour te blesser, lui dit Jack en plantant son regard dans le sien.

— Mais…

— Non. Arrête. Il n'y a rien eu de tout ce qu'elle t'a dit.

Sam baissa la tête, les mots de Kerry Johnson remplissant encore son esprit. Jack fit relever son menton avec sa main de libre afin qu'elle le regarde.

— Sam, Trésor, je t'aime. Oublie tout ça.

À ces mots, Sam se blottit de nouveau contre lui et cala sa tête dans le creux de son cou. Ils restèrent ainsi quelques minutes avant que Jack ne décide qu'il était temps de se rendre à l'infirmerie. Ils sortirent des quartiers de Sam et s'engouffrèrent dans l'ascenseur.