Bonjour à tous, voici le nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira. Je ne pensais en faire qu'un, et finalement il est coupé, je trouve cela plus digeste pour vous. Merci d'être toujours aussi nombreux à me lire !
Ailec : Ailec, ma chère Ailec… ta review était une fois de plus fabuleuse. Tu auras toutes les réponses à tes questions, c'est promis ! Patience…
Oscar Za : Bienvenu parmi nous ! Merci d'être arrivé jusque ici :D J'espère que la suite te plaira :)
Caroll-ann : Merci encore de ta review, je suis ravie que la Sam 'badass' t'ait plu ! DarCarter comme très bien nommée par Ailec. ^^
Sa : Merci de ta review ! Ah je savais que cette vidéo te plairait ! Héhé. J'espère que cette suite va te plaire. À très vite ! (Au passage, lis-tu 'Et si elle s'était appelée Madame' ? J'espère te retrouver là-bas ^^)
Gynnie : Merci de ta review ! Je suis contente que tu l'ai adoré ! Ah non Sam ne l'a pas tué, elle est finalement 'gentille' notre DarCarter…
Velleda : Merci de ta longuuuuue review encore une fois ! (Je deviens fan des longues reviews, faites attention les filles). GI Sam, c'est la classe ! Oh tu as aimé le passage avec Reynolds ? Spéciale dédicace ça mademoiselle. :) J'espère que ce chapitre te plaira tout autant (en plus je te donne pas mal de lecture pour ta convalescence.) Bisou qui guérit tout ! :*
Chapitre XXV
Lorsqu'ils arrivèrent à l'infirmerie ils virent Janet assise près de Daniel, éveillé. Le regard que leur jeta Janet aurait pu les tuer sur place et Cassandra les observait également, le visage fermé.
— Comment arrivez-vous à être debout, Jack ? Ma douleur est atroce et je suis allongé, dit Daniel afin de détendre l'atmosphère, qui était devenue pesante en l'espace de quelques secondes.
— Je vais aller m'allonger, Daniel, mais avant, Doc, il faudrait regarder la main du Colonel s'il vous plaît, répondit Jack.
— Non, vous allez aller vous allonger immédiatement et je vais m'occuper de Sam, dit Janet d'un ton sec en se levant de son siège.
Cassandra prit la place de sa mère qui s'éloignait déjà en emmenant Sam.
— Comment vous êtes-vous fait ça ? demanda Janet à la scientifique.
— J'ai frappé mon miroir, répondit Sam la tête baissée.
— Pourquoi ?
— Parce que je ne souhaitais pas voir le reflet qu'il affichait de moi.
— Sam, vous n'avez pas à vous blâmer de ce qu'il s'est passé. Ils s'en sont pris à ce que vous aviez de plus cher… dit Janet à son amie.
— Ça n'excuse rien.
Janet désinfecta la main de Sam, l'imbibant de Chlorhexidine. Elle s'attela ensuite à anesthésier la plaie et commença à lui faire les points de suture. Sam restait muette et Janet se concentrait sur sa tâche.
— Merci de m'avoir ramené Cassandra, dit soudain le docteur.
— Je vous l'avais promis, Janet, lui répondit Sam.
— Sam… commença Janet en terminant le bandage autour de sa main. Je ne peux pas comprendre ce que vous avez vécu à l'extérieur, je ne vous demanderais même pas ce qu'il s'est passé. Mais je vous en prie, ne vous renfermez pas et ne vous punissez pas pour ça. Vous lui avez sauvé la vie, et c'est tout ce qui m'importe.
Sam garda la tête baissée, et lorsque Janet s'écarta pour pousser son chariot, elle se remit sur ses jambes en tournant la tête vers la sortie. Elle avança vers le couloir avant d'entendre Cassandra l'appeler depuis le chevet de Daniel.
— Sam ?
Elle ne se retourna pas et continua d'avancer dans le couloir. Elle croisa son père, mais ne s'arrêta pas lorsqu'il l'appela à son tour. Elle se dirigea rapidement vers la salle d'entraînement et tapa dans le premier sac de boxe à sa portée avec sa main valide. Elle s'assit enfin dans un coin de la salle plongée dans l'obscurité et souffla un coup. Les larmes lui montèrent immédiatement aux yeux et elle ne fit rien pour les empêcher de couler. Il fallait qu'elle évacue ce trop-plein d'émotions qu'elle avait ressenties en l'espace de quelques heures.
Elle ne sut combien de temps elle resta assise là, mais sursauta lorsque la voix de Cassandra s'éleva dans la pièce.
— Sam ? demanda prudemment la jeune fille.
Sam resta muette, ne souhaitant pas être vue de sa filleule.
— Sam, je t'en prie, j'ai besoin de parler et j'ai besoin de te parler à toi, dit Cassie la voix serrée.
— Cassie, retourne à l'infirmerie s'il te plaît… répondit Sam lentement, la voix encore pleine de sanglots.
— Non, dit simplement l'adolescente en se dirigeant vers là où elle avait entendu la voix de sa marraine.
Elle s'assit à côté d'elle, prenant sa main. Elle tremblait et Sam pouvait sentir que Cassie était mal.
— Merci d'être venue me chercher, dit Cassie.
— Ne me remercie pas.
— Si. Merci d'être venue.
— Je n'allais pas te laisser là-bas, Cassie, je n'ai fait que mon devoir, répondit Sam.
— Non, tu es venue car c'était moi. Tu as pris tous ces risques pour moi. Tu étais seule, Sam, tu aurais pu te faire blesser ou te faire tuer… dit Cassie, émue.
— Il ne me serait rien arrivé, contrairement à eux.
— Justement, en parlant de ça, Sam… Je… Est-ce que tu les as tués ? demanda Cassie.
— Cassie…
— Non s'il te plaît. J'ai besoin de savoir. Je t'ai vu t'occuper de cette femme, cette Johnson. J'ai eu peur, Sam, expliqua Cassandra, la voix cassée.
— Je suis désolée. Je suis tellement désolée que tu aies vu ça, Cassie, dit Sam, laissant de nouveau ses sanglots reprendre de plus belle.
— Non ne t'excuse pas, je te comprends. Je te comprends vraiment, répondit Cassandra en serrant la main de Sam un peu plus fort.
— Je ne les ai pas tués, juste sonnés… Je… J'ai tué le Général Bauer.
Cassandra ferma les yeux et déglutit lentement à cette révélation.
— Merci, dit-elle finalement à sa marraine.
— Merci ? demanda Sam, pas bien sûre de comprendre en quoi Cassie pouvait bien la remercier d'avoir tué un homme de sang-froid.
— De me l'avoir dit, répondit Cassandra en posant sa tête sur l'épaule de Sam. Je t'aime, Sam.
— Je t'aime moi aussi, dit Sam en sanglotant.
Elles restèrent ainsi pendant une demi-heure avant de décider de rejoindre les autres à l'infirmerie. Cassandra était certaine que sa mère devait se faire un sang d'encre. L'intéressée tourna la tête à l'entrée des deux femmes dans l'infirmerie et soupira de soulagement.
— Où étiez-vous passées ? demanda Janet.
— Nous étions juste parties parler, maman, ne t'en fait pas, répondit Cassie.
— Dooooooc, je pourrais sortir maintenant que j'ai eu les antidouleurs ? hurla une voix qui fit sourire les trois femmes.
— Hors de question, Général, vous resterez dans ce lit jusqu'à demain minimum, répondit Janet à Jack.
— Carter, s'il vous plaît, aidez-moi à sortir de là.
— Non, Monsieur, vous devez vous reposer. Vous aurez besoin de force pour le briefing de demain, dit Sam en regardant Jack.
— Briefing qui se déroulera ici, il est absolument impensable que ces deux-là se lèvent de leurs lits, indiqua Janet en montrant Daniel et Jack de la tête.
— Johnson a parlé ? demanda soudain Daniel.
— Pas vraiment, dit rapidement Sam.
— Nous verrons ça plus tard, Space Monkey, répondit Jack à son tour.
Sam remercia d'un sourire discret Jack. Il avait toujours su lorsqu'il fallait arrêter Daniel et à cet instant parler de Kerry n'était pas vraiment envisageable pour elle.
—Est-ce que je peux dormir dans tes quartiers, Jack ? demanda Cassandra.
— Pourquoi ne pas aller dans les miens, chérie ? Je vais rester une bonne partie de la nuit ici, lui répondit Janet.
— Non, il faudrait que tu ailles te reposer, maman… Nous avons tous passé une nuit blanche, nous n'avons pas mangé, je pense qu'il vaudrait mieux qu'on arrête les frais pour aujourd'hui et qu'on tente de se poser un peu, dit Cassandra alors que tout le monde la regardait, étonné.
— Et c'est elle qui est censée être l'enfant, répliqua Daniel dans un sourire.
— Mes quartiers sont à ta disposition, Cassie. Va manger un peu et installe-toi. Apparemment, le doc n'a pas envie de me laisser sortir, dit Jack en grimaçant.
— Et elle a raison, Jack. Je repasse demain, bisous vous deux et soyez sages avec les infirmières, dit Cassie en s'éloignant dans le couloir.
— Bon, eh bien, je pense que nous allons la suivre, n'est-ce pas, Sam ? demanda Janet d'un regard entendu.
— Oui, bien sûr, répondit Samantha, un peu perdue dans ses pensées.
Janet fit les transmissions au médecin étant de garde avec elle, puis s'éloigna avec Sam vers le mess où elles retrouvèrent directement Cassandra installée à une table. Elles se servirent à leur tour et s'installèrent en silence, commençant à manger.
— J'espère que Jack va vous donner une semaine de vacances après ça, dit Cassie dans un sourire.
— Des vacances, ce serait le rêve, répondit Janet.
— Ça tomberait bien, nous sommes également en vacances la semaine prochaine à la fac…
— Il faudra que j'en touche deux mots au Général alors, d'autant plus que lui et Daniel vont être en convalescence, dit le docteur. Et vous, Sam, qu'en pensez-vous ?
— Oh, je ne suis pas certaine d'avoir besoin de vacances, je vais avoir cet appareil de téléportation Tok'ra à étudier.
— Il sera toujours là dans une semaine, vous savez ? lui dit Janet.
— Bien sûr, mais plus vite je m'y mets, et plus vite je vais pouvoir l'adapter à nos vaisseaux, expliqua Sam en prenant une cuillérée de Jell-O bleue.
— Vous reposer vous ferait le plus grand bien tout de même… reprit Janet.
— Je verrai cela.
Cassandra bâilla fortement et les deux femmes l'observèrent.
— Tu devrais aller te coucher un peu, Cassie, dit Sam.
— Je ne voulais pas vous abandonner aussi vite… répondit Cassie d'un air désolé.
— File au lit, apparemment les quartiers du Général sont mieux que les miens, dit Janet en souriant.
— Jack a le câble dans ses quartiers ! répondit Cassie en riant et en se levant.
— Les avantages d'être en haut de la chaîne de commandement, je suppose, dit Janet en riant à son tour.
— Je ne suis pas certaine qu'il ait le temps d'en profiter, dit Sam à son tour.
— Justement, il faut bien que ça serve de temps en temps… À demain, Sam, à demain, maman.
Cassie embrassa les deux femmes et partit vers les quartiers de Jack tandis que Sam finissait sa Jell-O et Janet son morceau de tarte.
— Besoin de quelque chose pour vous détendre et vous endormir, Sam ? demanda Janet, retrouvant tout son sérieux de médecin en chef.
— Ça devrait aller, merci, Janet. Je vais aller m'allonger un peu, faites-en de même.
— Très bien, mais n'hésitez pas à vous rendre à l'infirmerie en cas de problème, le docteur Merry sera là toute la nuit.
— Merci, dit Sam en se levant.
Elle déposa son plateau puis partit en direction de ses quartiers. Un désordre y régnait particulièrement et elle décida de ranger un peu. Une bonne heure plus tard elle s'allongea, mais ses yeux restaient ouverts, son esprit retraçant tour à tour l'altercation avec Jack, la déclaration qu'il lui avait faite, le baiser, le coup de feu, Daniel à son tour plein de sang sur une civière le menant à l'infirmerie… Au bout de trois quarts d'heure, elle se résigna à se lever et prit une douche en faisant attention à ne pas mouiller le bandage que lui avait fait Janet. Malgré ça, elle ne se sentit pas plus encline à dormir et sortit finalement de ses quartiers, vagabondant sans but dans les couloirs. Elle se rendit en salle de contrôle, demandant aux techniciens présents si tout allait bien. SG-8 venait de rentrer de mission, aucun souci à déplorer et Sam soupira. Elle ne pouvait pas se mettre à étudier l'appareil Tok'ra immédiatement, sinon elle resterait une nuit de plus éveillée et ce n'était pas vraiment une bonne idée. Ses pas la guidèrent donc vers l'infirmerie et elle jeta un coup d'œil avant d'y entrer. Elle voulait se faire la plus discrète possible, ne souhaitant pas vraiment croiser le Docteur Merry ou encore une infirmière. Voyant que la voie était libre elle se déplaça rapidement vers le lit où se reposait Jack, tirant derrière elle le paravent. Comme Jack était sur un lit proche du mur, tirer le paravent lui permit de leur créer un espace un peu plus « intime ». Elle prit délicatement la chaise près du lit et se rapprocha au maximum de lui. Jack dormait, les traits posés, et Sam se dit que les infirmières avaient dû lui injecter un calmant afin qu'il se repose, il se serait réveillé dès qu'elle s'était approchée de lui sinon. Elle passa délicatement ses doigts sur la peau rugueuse de la main de Jack et remonta ensuite lentement le long de son bras. Dire qu'elle avait eu peur pour lui était un euphémisme.
— Tu ne dors pas, lui dit soudain Jack en la faisant sursauter alors qu'elle était concentrée dans la contemplation de son bras.
— Pas sommeil… répondit-elle, toujours fixant son bras.
— Tu vas être fatiguée demain, continua Jack.
— Techniquement, nous sommes déjà demain, dit Sam.
— Carter… souffla Jack en ouvrant finalement les yeux et en tournant ses yeux vers la scientifique.
Ce qu'il vit lui brisa le cœur : la jeune femme blonde fixait son bras, toujours en le caressant lentement, des larmes silencieuses roulant le long de ses joues.
— Hey… dit-il doucement en levant son bras et en essuyant les larmes avec son pouce.
Sam pencha la tête vers la main de Jack et s'appuya un instant dessus avant de finalement y déposer un baiser délicat.
— Je n'aime pas te savoir ici, dans cet état, lui expliqua Sam.
— Ne t'en fais pas, je serai bientôt remis et je recommencerai à te casser les pieds dans ton labo et à te sortir des blagues stupides juste pour t'entendre rire, lui dit Jack en souriant.
Samantha sourit à son tour puis se pencha lentement afin d'embrasser doucement le Général. Leurs mains s'entrelacèrent et Sam posa sa tête près de l'épaule de Jack, écoutant son cœur battre à un rythme régulier.
— Sam ? demanda Jack.
— Mmm, répondit l'astrophysicienne.
— Tu veux rester là ?
— Mmm, mmm, dit Sam, s'endormant déjà.
— Dors bien, Trésor, prononça Jack en déposant un baiser sur ses cheveux blonds.
Dans un demi-sommeil, Sam sourit.
