Bonjour, bonjour ! Comment allez-vous mes chers lecteurs ? Bon alors oui, je sais, cette suite s'est faite attendre ! Mais comme je l'ai si bien expliqué lors de la publication du dernier chapitre en date de « Et si elle s'était appelée Madame », j'avais une vraie raison valable de prendre du retard. Vous savez, il y a une charmante dame qui s'appelle Amanda Tapping et elle était présente à Ghent les 1er et 2 avril. Et dis donc, coïncidence ou non, j'avais justement un projet pour Sanctuary for Kids à lui présenter. Dingue non ? Bref vous l'aurez compris, ce projet m'a prit du temps car je souhaitais lui présenter quelque chose de propre et de structuré, j'ai donc mis un peu de côté mes histoires (mes sorties, mes séries et plein d'autres choses aussi ^^') J'espère que cette suite vous plaira, j'espère avoir pleeeeein de reviews car franchement, vous m'avez manqué !

Oscar Za : Merci beaucoup de ta review ! Je suis ravie que cette histoire te plaise et que tu trouves cela trop court. :p

Gynnie : Merci ma belle ! Nous allons poursuivre dans le calme. :)

Ailec : Je suis ravie que le fluff t'ait plu ! Prépare-toi, il va encore y en avoir je pense. Merci encore pour ta longue review, tu sais combien j'aime ces reviews.

Sa : Ahah tout le monde s'attend à cette semaine de vacances, c'est mignon. Je ne sais pas encore s'ils vont y avoir le droit, mais une chose est sûre : avant il faut régler le problème du MIB, Jack et Daniel doivent aller un peu mieux et Sam et Jack vont devoir régler quelques légers détails sur leur relation…

Caroll-ann : MERCI ! Ta review m'a donné la pêche !

Mel Carter : Bienvenue à toi et … MERCI ! Wow quelle review ! Je suis très touchée, merci énormément. Au plaisir de relire des reviews de toi, c'est toujours très agréable pour un auteur d'avoir des retour sur son travail. :)

Saragrissom : Merci de ta review, j'espère que cette suite te plaira !

Peyton11 : Bienvenue à toi et merci de ta review ! Voici la suite, j'espère qu'elle te plaira. :)

Chapitre XXVI

Infirmerie du SGC, 4 heures.

Lorsque Sam se réveilla en sursaut, elle se demanda tout d'abord où est-ce qu'elle se trouvait. La main qui serrait la sienne lui fit reprendre ses esprits et tout lui revint en mémoire : l'attaque, sa vengeance, son impossibilité de trouver le sommeil sans Jack. Elle décala légèrement sa tête, sentant une tension dans son cou, puis sentit les lèvres de Jack se poser sur son front.

— Mauvais rêve ? demanda-t-il.

— Oui, répondit-elle simplement.

— Tu as besoin de quelque chose ? Je ne suis pas sûr que de la Jell'o serait une très bonne idée pour ton estomac à cette heure-ci, mais…

Sam releva la tête, l'observa et se pencha finalement pour l'embrasser avec douceur.

— Tu es tout ce dont j'ai besoin, Jack.

Jack sourit et l'embrassa à son tour, un peu plus longtemps cette fois-ci, prenant bien le temps de goûter et savourer les lèvres de la femme qu'il aimait et qui était maintenant à ses côtés, avec lui. Lorsqu'ils interrompirent le baiser afin de reprendre leurs souffles leurs fronts se posèrent l'un sur l'autre et Jack plongea son regard dans le bleu océan de celui de Sam. Ils n'avaient pas besoin de parler, ils n'en avaient jamais vraiment eu besoin. Sam se sentait revivre, comme si elle était enfin à sa place dans l'univers. Tout irait bien maintenant. Son cœur battait la chamade, comme chaque fois que Jack O'Neill plantait son regard dans le sien, et elle se demanda si un jour cela s'arrêterait. Elle eut sa réponse lorsque les lèvres de Jack prirent de nouveau possession des siennes : son cœur s'arrêterait de battre le jour où celui de Jack se stopperait. Elle le savait comme une évidence, comme si cela ne pouvait pas être autrement. Elle le savait, car quelque part, elle l'avait déjà vécu et n'y avait pas survécu. Cet homme était son souffle, sa vie, son cœur, son âme. Il était ses jours, ses nuits, ses minutes et ses secondes il était son soutien sans faille, celui vers qui elle se tournerait toujours en cas de doutes. Celui pour qui elle mourrait, sans aucune hésitation.

— À quoi penses-tu ? murmura Jack.

— Je t'aime, répondit Sam avec une certaine émotion dans la voix.

— Je t'aime aussi, Sam.

Ils restèrent quelques minutes sans bouger, joue contre joue, à écouter la respiration de l'autre, à sentir son parfum. Juste à savourer le fait d'être ensemble. Puis Sam se décala un peu et il l'interrogea du regard.

— Je vais aller me chercher un peu d'eau, je n'en ai pas pour longtemps. As-tu besoin de quelque chose ? As-tu mal ? Est-ce que tu as besoin d'antalgiques, ou de voir une infirmière, ou…

— Sam, la coupa Jack alors qu'il sentait l'angoisse monter en elle. Je vais bien. Reviens vite, d'accord?

Elle lui sourit et s'éloigna de son lit puis contourna le paravent. Alors qu'elle se dirigeait vers la sortie afin d'aller chercher un peu d'eau, son regard se posa sur Daniel, endormi. Il ne semblait pas être douloureux et Sam remercia intérieurement les équipes médicales pour ça. Son regard fut soudain accroché par une forme sombre se trouvant sur le fauteuil près du lit de l'archéologue. Dans la pénombre, Sam reconnut Janet et ne put s'empêcher de sourire. Les deux femmes avaient dû parler du linguiste une fois ou deux et Janet n'avait jamais réussi à avouer à quel point elle tenait à lui – quand bien même Sam essayait de lui faire avouer la vérité. – L'astrophysicienne fut donc ravie de voir qu'elle n'était pas la seule à chercher le réconfort et le sommeil auprès de l'homme qu'elle aimait. Elle se dit que l'attaque qui avait été perpétrée contre Daniel avait dû faire ouvrir les yeux au médecin-chef de la base. Et ce n'était pas trop tôt !

Sam s'éloigna et trouva rapidement de quoi tarir sa soif. Elle revint dans l'infirmerie et, tout aussi discrètement que la première fois, reprit place sur la chaise près de Jack.

— Comme je te l'ai déjà dit, ce n'est pas que je n'aime pas qu'une femme se colle à moi, dit Jack en la voyant se replacer sur lui, mais tu vas finir avec un torticolis si tu te places comme ça.

Sam releva la tête et l'observa, une moue boudeuse au visage.

— Je ne veux pas retourner dans mes quartiers, expliqua-t-elle. Je ne peux pas te laisser.

— Personne ne te demande de retourner dans tes quartiers. Par contre, tu serais bien plus à l'aise si tu t'allongeais près de moi, dit Jack en s'écartant pour lui faire une place.

— Non, non, non. Je ne veux pas te faire mal, Jack, répondit Sam.

— Tu ne me feras pas mal. Viens…

Sam s'installa prudemment près de lui sur le lit de l'infirmerie et soupira finalement d'aise en calant son nez contre le cou de Jack.

— Si on nous trouve comme ça, il faudra que j'use de toute mon autorité de Général.

Contre lui, Sam se tendit. Toutes les pensées se bousculèrent dans son esprit et elle dut se concentrer afin de dire la phrase qui allait suivre.

— Nous risquons la cour Martiale, prononça-t-elle.

— Sam… soupira Jack.

— Nous ne pouvons pas faire ça… dit-elle en se décalant de lui afin de descendre du lit.

— Premièrement, expliqua-t-il en la serrant de son bras et en la ramenant vers lui, tu restes là. Deuxièmement, je dirai que tu veilles sur le Général de la base.

— Jack… Personne ne croira ça.

— Parce que tu penses vraiment que quelqu'un oserait me contredire ?

— Ce n'est pas ça… C'est juste que nous ne pouvons pas faire ça. C'est injuste par rapport à ceux qui ne le peuvent pas, nous sommes tous soumis à la même loi, dit-elle en descendant du lit alors que Jack grognait.

— J'ai parfois horreur que tu aies raison, râla-t-il.

— Je le sais…

— Tu peux au moins rester ici, ça n'est pas interdit.

— D'accord, répondit Sam.

Il lui attrapa la main et la serra dans la sienne.

— Comment allons-nous faire, Jack ?

— Sam, il est quatre heures du matin. Peut-être devrions-nous réfléchir à ça après quelques heures de sommeil supplémentaires ?

— Mais c'est important, se défendit-elle.

— Tout comme ton sommeil. Dors un peu, je te promets qu'on règlera la situation rapidement. D'accord ? demanda-t-il.

— Okay… répondit Sam avant de repositionner sa tête contre le bras de Jack.

Alors que Jack commençait à se rendormir, la voix de Sam lui parvint aux oreilles.

— Devine qui est à côté ? demanda Sam.

— Daniel est à côté, pourquoi ?

— Bon, devine qui est aux côtés de Daniel ? demanda Sam de nouveau.

— Non ? Ne me dis pas que… Le doc ?

— Elle-même, dit Sam avec un brin d'amusement dans la voix.

— J'en étais sûr, répondit Jack.

— Ils en auront mis du temps, ces deux-là.

— Je ne suis pas sûr que nous soyons les mieux placés pour dire ça, tu ne crois pas ?

— Nous, c'est différent, il y a une loi contre nous. Eux, non…

— J'ai risqué de te perdre tant de fois, Sam… J'aurais dû transgresser cette loi depuis longtemps, dit Jack.

— Je ne t'aurais pas laissé faire, tu le sais, répondit Sam.

— C'est vrai, j'oubliais que tu es têtue, dit Jack avec un sourire alors que Sam gloussait.

— Pas de gloussements, Colonel, vous connaissez la règle.

— Punis-moi alors… lança Sam sans même se rendre compte de l'aspect très érotique de sa phrase.

Jack la jaugea du regard avec un sourire en coin et Sam commença à rougir sous son regard de braise.

— Nous verrons ça à la maison. Maintenant, repose-toi, c'est un ordre.

— C'est toi le patient, c'est à toi de te reposer, Jack, répondit Sam.

— J'ai besoin que tu reposes également. Comment vais-je pouvoir te punir si tu dors debout ?

Cette fois-ci, Sam rougit jusqu'aux oreilles alors que son bas-ventre s'amusa à faire des sauts périlleux.

— Bonne nuit, Jack, dit-elle finalement en essayant de contrôler sa voix.

— Bonne nuit, Sam, murmura Jack en penchant sa tête vers elle et en lui embrassant le front.

Sam cala sa tête près de l'épaule de Jack et le sommeil l'enveloppa bien vite. Leurs mains étaient toujours étroitement et fermement jointes, à l'image de leurs cœurs. Rien, ni personne ne pourraient plus les séparer.


Quartiers du Docteur Janet Fraiser, 3 heures.

Janet se réveilla pour la deuxième fois en moins d'une heure. Elle se passa une main sur le visage, agacée, puis se leva de son lit. Elle se dirigea vers sa salle d'eau et se passa de l'eau sur le visage avant de se regarder dans la petite glace qui ornait le dessus du lavabo. Elle était habituée à l'adrénaline des situations d'urgence, elle était habituée aux blessures graves, elle était habituée à tout ça. Mais le voir là, étendu dans tout ce sang… Janet secoua la tête. Non, il ne fallait pas qu'elle pense à ça. Il allait bien. Daniel allait bien.
Depuis sa « mort », elle avait eu beaucoup de mal à remonter la pente. Lorsqu'il était finalement revenu avec SG-1 après l'une de leur mission, elle avait senti un nouveau souffle en elle, comme si on lui redonnait la vie également. Là, elle avait su. C'était irrévocable. Elle aimait cet homme.
Lentement, elle se dirigea vers la sortie afin de rejoindre l'infirmerie. À défaut de pouvoir dormir, autant veiller sur ses patients. Lorsqu'elle entra dans cette pièce qu'elle connaissait par cœur, elle remarqua immédiatement les scopes dans la pénombre. Celui du Général était caché par le paravent et elle se demanda qui avait été assez intelligent pour cacher le scope. Bougonnant intérieurement elle s'approcha du lit et ce qu'elle vit la fit s'arrêter net. C'était si… adorable. Elle ne trouvait pas d'autres mots. Sam était assise sur une chaise près du lit de Jack, sa main dans la sienne, sa tête sur son épaule. Ils avaient l'air si paisibles que Janet s'en voulut presque d'avoir failli les réveiller. Oh, bien évidemment ce n'était pas la première fois qu'elle les voyait dormir dans l'infirmerie sur une chaise en attendant que l'un ou l'autre soit rétabli, mais ce tableau-là valait bien plus que tous les autres. C'était à la fois inconscient de leur part et incroyablement beau. Souriant, Janet s'éloigna afin de rejoindre le lit de Daniel. Le coup d'œil au scope et au faciès de l'archéologue la rassura : il allait bien et n'était pas douloureux. Elle s'installa près de lui et l'observa : ses traits fins à présent détendus, cette cicatrice près de son arcade, presque invisible aux yeux des autres, mais pas pour elle qui l'avait suturé avec douceur à son retour de mission, ses mains, douces et chaudes. Janet versa une larme sans même s'en rendre compte, la pression s'évacuant petit à petit. Elle était tellement prise dans sa contemplation qu'elle faillit ne pas entendre la voix endormie de Daniel.

— Janet ? demanda-t-il.

Elle sursauta et essuya rapidement ses larmes.

— Est-ce que tout va bien ? Pourquoi pleurez-vous ? questionna-t-il.

— Je... je… commença Janet.

Elle souffla un coup avant de reprendre.

— Je voulais m'assurer que vous alliez bien, réussit-elle à dire.

— Je vais bien. Grâce à vous.

— Ça n'a pas toujours été le cas, dit-elle en baissant la tête.

— Hey… prononça Daniel en levant sa main afin de caresser la joue du médecin.

— Je vais vous laisser vous reposer, dit Janet en se relevant de la chaise sur laquelle elle s'était assise.

— Vous pourriez rester.

À cette phrase, Janet se figea.

— Je ne veux pas vous…

— J'aimerais beaucoup que vous restiez, la coupa Daniel.

— Okay… dit Janet en se rasseyant.

— Pourquoi êtes-vous venue, Janet ? demanda Daniel.

— Je... je n'arrivais pas à dormir. Je me suis dit que venir voir comment allaient mes patients était plus utile que de rester dans mon lit les yeux ouverts, expliqua Janet.

— Pourquoi vous n'arriviez pas à dormir ? Cassie va bien.

— Vous n'alliez pas bien, répondit-elle rapidement.

— Jack non plus, répliqua Daniel.

— Le Général a Sam.

— Et je vous ai vous, dit Daniel en plantant son regard dans celui de Janet.

La jeune femme retint son souffle alors que Daniel lui prenait la main.

— Vous avez toujours été auprès de moi, dit Daniel.

— Je suis votre médecin, c'est nor…

— Non, la coupa de nouveau Daniel. Vous n'êtes pas juste mon médecin, Janet.

— Je... commença Janet, complètement perturbée par la main et les paroles de Daniel.

— Vous êtes si fantastique, Janet. Vous êtes belle, intelligente, attentionnée… vous êtes parfaite. Vous l'avez toujours été. Je crois que c'était une évidence que je tomberais amoureux de vous, même si j'ai mis du temps à l'admettre.

Janet ne sut quoi répondre. Elle était totalement sous le choc et se demanda même si Daniel n'avait pas reçu un peu trop d'antalgiques.

— Janet ? demanda Daniel, un peu inquiet du silence du médecin.

Janet cligna plusieurs fois des yeux et serra finalement la main de Daniel dans la sienne. Une larme vint de nouveau rouler sur sa joue.

— Dieu que je t'aime, finit-elle par dire elle plongeant son regard dans celui si bleu de l'archéologue.

Même dans l'obscurité son regard la transperçait. Alors doucement elle approcha son visage de celui de Daniel et ses lèvres vinrent se poser sur les siennes. Leur baiser fut doux et délicat, puis Janet posa sa tête sur l'épaule de Daniel.

— Je t'aime tant, lui murmura l'archéologue.

Quelques minutes plus tard, ils étaient tous deux endormis profondément, la tête de Janet dans le creux du cou de Daniel, respirant le parfum de l'homme qu'elle aimait.