Bonjour à tous ! Et oui je suis de retour avec ce chapitre ! Vous l'aurez comprit, on s'approche de la fin.
Ady : Merci de ta review ! Amanda ne va pas aimer ? Zut ! Faut-il que je change l'histoire et le rendre gentil ? :p Voici la suite, j'espère qu'elle te plaira !
Hator : Bailey, je ne sais pas ! Je n'ai pas pu la caser mais ça aurait été drôle avec le même caractère que dans la série. Bizarrement tout le monde est content que Pete ait disparu. Je ne comprends pas… ^^ Bonne lecture pour ce chapitre et merci de ta review !
Saragrissom : Merci de ta review ! Oups oui, ça s'est peut être pas fini super bien le dernier chapitre… ^^'
Hasuu : Merci de toutes tes reviews ! Je suis contente que l'histoire te plaise ! Voici la suite, j'espère que tu apprécieras tout autant. :)
Ailec : Hey ! J'ai survécu à Londres, même sans suite… OUF ! Encore une fois merci de ta super review, j'espère que ce chapitre te plaira ma jolie. :*
Gynnie : Merci d'avoir pris le temps de lire et de reviewer ma jolie Gynnie ! Pauvre Jack, je ne lui fais pas la vie facile tout de même… Voici la suite alors j'espère que tu seras tout aussi enthousiaste dans ta prochaine review. Énorme bisou !
Chapitre XXVIII
— Cela fait combien de temps qu'il est au bloc ?
— Quatre heures maintenant, répondit Daniel au Colonel Reynolds.
— Et cette Yang, on sait qui c'est ? Doit-on la rechercher maintenant ? Une équipe est déjà sur le coup ?
— Je ne sais pas, souffla Daniel.
Reynolds regarda tout autour de lui puis fronça les sourcils.
— Où est le Colonel Carter ? Pourquoi n'est-elle pas ici à attendre avec vous ? questionna Reynolds.
— Elle est sortie d'ici après que Jack ait été emmené au bloc, expliqua Daniel.
— Je pense que le Colonel Carter a besoin d'un moment seule, dit Teal'c.
— Je ne sais pas si elle a besoin d'un moment seule, mais en tout cas, nous allons avoir besoin d'elle et rapidement, répliqua Reynolds.
— Laissez-la respirer deux minutes, Reynolds, ça commence à faire beaucoup pour tout le monde là. Nous sommes tous complètement sonnés, dit Daniel d'un ton sec.
Reynolds s'assit et patienta finalement en silence.
Un peu plus loin dans la base, dans son laboratoire, Sam était accoudée à son bureau, le regard dans le vide. Ces dernières semaines avaient été dures, autant moralement que physiquement. Savoir Jack au bloc lui fit remonter le souvenir de son enterrement et elle ne put empêcher sa gorge de se serrer. S'il devait ne pas s'en sortir, elle savait qu'elle ne survivrait pas. Elle ne le pourrait pas.
— Sam ?
La jeune femme ne répondit pas. Elle sentait que si elle tentait de parler, l'émotion prendrait le dessus et deviendrait incontrôlable. Or elle était dans la base et elle devait se contrôler. Elle savait que tôt ou tard il faudrait qu'elle parle, mais ne s'en sentait pas capable pour le moment.
— Sam, mon cœur, est-ce que tout va bien ?
Elle se mordit la lèvre qui commençait à trembler. Elle devait se contrôler, oui. C'était primordial.
— Je sais très bien ce que tu essayes de faire, Sam. Est-ce que je peux t'aider ?
Sam secoua la tête de manière négative. Personne ne pouvait l'aider, car personne ne ressentait sa douleur et sa peur. Elle resserra ses mains sur le mug qu'elle tenait et garda son regard porté au loin.
Jacob s'approcha de sa fille, l'observa pendant quelques instants puis s'assit sur l'un des tabourets.
— Quand tu avais six ans et que ton cochon d'Inde a disparu dans le jardin, tu te tenais stoïque, assise sur les marches du perron. Je t'ai demandé pourquoi tu restais comme cela, parce que je m'attendais à ce que tu pleures. Tu m'as répondu qu'une fille de Général, ça ne pleurait pas.
Jacob marqua une pause puis reprit :
— Au décès de ta mère, tu t'es murée dans le silence. Pas de pleurs ou de cris, non. Uniquement un silence pesant et lourd de sens. Cela fait longtemps que j'ai compris que c'est le moment de s'inquiéter lorsque tu deviens mutique.
Sam ne bougea pas et resta muette de nouveau.
— Je suis là, Sam. Nous sommes tous là. Je sais ce que tu es en train de te dire et tu as tort, finit Jacob.
— Vraiment ? demanda Sam d'une voix basse, mais sèche.
— Il n'est pas dans cet état par ta faute. Il n'est pas dans cet état parce que tu l'aimes.
Sam émit un petit rire nerveux avant de redevenir silencieuse.
— Je t'en prie, Sam. Ne te blâme pas pour tout ce qui se passe. Ne te blâme pas de l'aimer.
La scientifique ne répliqua pas.
— On ne devrait jamais craindre d'aimer. Je sais que la vie a souvent été dure envers toi et que tu as perdu beaucoup d'êtres qui t'étaient chers. N'aie pas peur de l'aimer, parce que ce qu'il peut t'offrir, ce qu'il va t'offrir, dépassera ton entendement.
— Il va mourir, dit-elle.
— Pourquoi dis-tu cela ? demanda Jacob d'une voix douce.
— Je tiens bien trop à lui pour que la vie me le laisse, répondit Sam en déglutissant.
— Dois-je me sentir offensé d'être encore là ? sourit Jacob.
Le regard que lui lança Sam effaça directement le sourire sur son visage.
— Je suis désolé, dit-il. Sam, tu ne peux pas te renfermer et n'aimer personne, tu as un cœur bien trop beau pour cela. Tu as peur et je le comprends, nous craignons tous de perdre ceux que nous aimons. Malheureusement, nous ne pouvons parfois pas les sauver, malgré tout ce que l'on donnerait pour y arriver. J'aurais tout donné pour que ta mère soit encore parmi nous, je donnerais encore tout pour cela. Mais elle m'a fait vivre des années si merveilleuses… Si magnifiques, Sam. Si j'avais eu peur de l'aimer, regarde à côté de quoi je serais passé. Tu lui ressembles tant…
— S'il meurt, je ne le supporterai pas, je le sais.
— Il ne va pas mourir, dit une voix près de la porte.
Jacob et Sam relevèrent la tête et observèrent Teal'c.
— Le docteur Fraiser et le docteur Merry sont venus nous dire que le Général O'Neill est tiré d'affaire, dit le Jaffa.
Sam ferma les yeux et soupira en essayant de ralentir le rythme anarchique de son cœur. Jack était tiré d'affaire. Il n'allait pas mourir. Il n'allait pas la laisser.
— Je vais démissionner, annonça-t-elle.
— Pardon ? s'exclama Jacob, abasourdi.
— Mais avant je vais aller chercher cette Yang, dit Sam en se levant d'un air déterminé.
Elle sortit de la pièce en laissant Jacob et Teal'c étonnés par ce revirement de situation.
— Elle a bien dit le mot « démissionner » ?
— En effet, Général, c'est exactement ce qu'elle a dit, répondit Teal'c.
Jacob se passa une main sur le visage en soupirant. Sa fille n'était décidément pas comme tout le monde… Mais il ne la voyait pas pour autant démissionner de ce poste qu'elle aimait tant. Se pourrait-il qu'elle préfère démissionner par peur de perdre Jack ? Ou parce qu'elle ne pouvait plus supporter toutes ces missions où ils risquaient chaque fois leur vie ? Il allait devoir parler à sa fille concernant ces points… ou Jack allait devoir le faire ! Sam ne pouvait tout simplement pas abandonner sa carrière pour lui. Alors certes il venait de lui dire de ne pas se priver d'aimer, mais il n'avait pas imaginé un seul instant que cela puisse nuire à la carrière de son enfant… Après tout, Jack était celui qui était le plus à même de prendre sa retraite ! Le Président aurait certainement du mal à encaisser cette nouvelle, mais ne valait-il mieux pas Jack plutôt que Sam ? Leurs compétences étaient très différentes et il était certain que le Président ne pourrait se passer des facultés de Sam. C'était l'experte mondiale de la Porte des Étoiles voyons. Elle ne pouvait pas démissionner comme ça, sur un coup de tête…
— Je devrais peut-être essayer de suivre votre fille afin de savoir ce qu'elle souhaite faire pour arrêter l'infirmière Yang, dit Teal'c en tirant Jacob de ses pensées.
— Oui, ça me semble être une bonne idée… répondit-il.
Ils sortirent tous deux du laboratoire et se dirigèrent vers la salle de briefing. En montant l'escalier, ils entendirent Sam donner des instructions à plusieurs militaires.
— Grâce au Sergent Siler, nous sommes en capacité d'arrêter Yang rapidement. Elle se trouve au motel à la sortie de la ville, elle aurait mieux fait de quitter cette planète. Pas de carnage cette fois-ci, je veux qu'elle revienne ici en vie. Vous pouvez l'amocher si besoin, mais gardez-la consciente qu'on puisse l'interroger à son arrivée. Je pense qu'elle est la dernière du MIB, mais je ne veux prendre aucun risque. Tout le monde a bien saisi ?
Des murmures d'approbation se firent entendre dans la salle.
— Très bien, nous partons dans quinze minutes, pas une de plus. Vous connaissez le plan d'attaque, suivez vos chefs d'équipe. Vous avez battu des armées de Jaffa, une criminelle sur Terre ne devrait pas vous poser trop de problèmes. Reynolds, vous me tenez informé dès que vous l'avez.
— À vos ordres, Madame.
Les soldats s'éparpillèrent et Jacob observa sa fille.
— Dois-je me joindre à une équipe, Colonel Carter ? demanda Teal'c.
— Non, Teal'c, cela devrait aller. Elle n'est pas allée très loin, elle aurait dû, répondit Sam.
— En effet, dit Teal'c.
— Tu ne souhaites pas te rendre à l'infirmerie ? demanda Jacob, l'air perplexe.
— Je dois m'occuper de toute la paperasse qu'entraîne cette mission d'arrestation, je n'ai pas le temps, répondit Sam.
— La paperasse peut attendre, non ? dit Jacob en suivant sa fille qui se dirigeait vers le bureau de Jack.
— Pas vraiment, non. Si je ne le fais pas tout de suite je risque d'oublier des détails.
— Toi ? Oublier des détails ? questionna Jacob tout en refermant la porte derrière lui.
— Et si tu me disais le fond de ta pensée, Papa, que je puisse me mettre à travailler, dit Sam en soupirant.
— Donc tu veux démissionner et tu as peur d'aller voir Jack à l'infirmerie, commença Jacob.
— Je n'ai pas peur.
— Ah vraiment ?
— Il vient de sortir du bloc, il doit se reposer et moi je dois…
— Travailler ?
— Exactement.
— Pourquoi démissionner ?
— Parce que je n'ai pas le choix, répliqua Sam.
— Il y a toujours un choix, dit Jacob.
—Alors quoi ? Je ne te suis pas, Papa ! Tu me dis de ne pas m'empêcher d'aimer et quand je compte le faire tu me demandes de ne pas démissionner pour lui ?
— Ne peut-il pas démissionner lui aussi ? demanda Jacob.
— Ne raconte pas de bêtises ! Nous avons besoin de lui au commandement de cette base. C'est l'officier le plus compétent.
— Tout comme la Terre à besoin de Samantha Carter. Tu es indispensable à ce programme de par tes compétences, tu ne peux pas démissionner.
— Alors la solution est toute trouvée, il n'y a aucun avenir pour nous, répondit Sam la gorge serrée.
— Je dis juste que tu devrais en parler avec le principal intéressé avant de prendre une telle décision, dit Jacob.
— Il ne me laissera pas faire, expliqua Sam.
— Et il aurait raison…
— Nous sommes dans une impasse et tu le sais aussi bien que moi. Je l'ai compris avant même qu'il ait à repasser au bloc. Tout ceci est complètement illégal, nous n'avons pas le droit, nous ne l'avons jamais eu.
— Que tu aies peur, je peux le concevoir. Que tu baisses les bras ? Toi ? Allons, Sam, il s'agit uniquement d'un règlement !
— Il est là pour quelque chose ! Tu étais le premier à nous le rappeler et à nous rappeler la cour Martiale je te signale. Imagine une seule seconde que ce règlement n'existe pas, comment crois-tu qu'en plein échange de tirs une personne puisse laisser son conjoint touché au sol sans assistance à quelques mètres d'elle ?
— C'est ce que vous avez fait pendant des années. Lorsqu'il a fallu prendre des décisions qui pouvaient malgré tout blesser ou tuer l'un d'entre vous, vous l'avez fait. Non sans une hésitation, je te l'accorde. Mais vous l'avez fait quand même. Vous l'avez toujours fait, Sam, répliqua Jacob.
— C'était notre travail, nous n'étions pas ensemble, dit Sam.
— Ose me dire que tu n'es pas amoureuse de lui depuis des années ?
La scientifique resta silencieuse.
— N'as-tu malgré tout jamais pris de décisions qui risquaient de le tuer ?
Il y eut un nouveau silence de la part de la jeune femme.
— Parle avec lui, parce que si tu ne le fais pas, si vous ne trouvez pas de solutions, ça te détruira et je ne le permettrais pas, dit Jacob avant de sortir du bureau.
Sam soupira. Son père avait raison, si elle ne trouvait pas de solutions pour aimer librement cet homme, si elle le perdait… Cela la détruirait.
Le téléphone sonna et elle répondit d'un ton las.
— Carter.
— Sam, le Général est réveillé, il râle et il veut vous voir, expliqua Janet.
— Je viens d'envoyer plusieurs hommes en mission pour arrêter Yang, cela peut-il attendre un peu ? demanda l'astrophysicienne.
Quelques cris se firent entendre derrière Janet.
— Ah, ça suffit maintenant, je vais bien, laissez-moi tranquille avec votre tension à la noix ! Doc ! Où est Carter ? !
Sam souffla.
— J'arrive immédiatement.
Quelques minutes plus tard, Sam entra dans l'infirmerie et se dirigea directement vers la pièce où le Général avait été installé. Elle pouvait l'entendre râler depuis l'extérieur et la tête que fit Janet en la voyant arriver lui indiqua qu'il était grand temps qu'elle soit là.
— Les post-anesthésies sont tout simplement affreuses lorsque vous n'êtes pas à ses côtés lorsqu'il se réveille. Merci d'être venue rapidement, expliqua Janet.
— Pas de soucis, Janet. Je vais m'en charger, répondit Sam.
Elle entra dans la pièce et l'humeur de Jack changea immédiatement en la voyant.
— Carter !
— Mon Général, vous souhaitiez me voir ?
— Où étiez-vous passée ? demanda Jack, tel un enfant.
— Je m'occupais de faire arrêter la personne ayant essayé de vous tuer, expliqua Sam.
— Une de plus à ajouter à ma liste d'ennemis ?
— Elle fait partie du MIB, je pense que vous pouvez uniquement noter le groupe, dit Sam en prenant une chaise pour s'installer près du lit.
— MIB, c'est quoi encore ce choix de nom ? Ça ne fait pas vraiment professionnel, déclara Jack.
— Certaines personnes devraient arrêter de regarder Men In Black, Monsieur, dit Sam en souriant.
— Enfin un petit sourire, je n'y croyais plus. Pourtant c'est moi qui suis coincé dans ce lit…
— Je vais démissionner, Jack.
— Mince, Carter, il faut appeler le Doc ! s'exclama Jack.
— Quoi ? Pourquoi ? Que se passe-t-il ?
— Je dois avoir trop de calmants, j'ai des hallucinations.
— De quel genre ? demanda Sam, inquiète.
— Auditives, finit par dire Jack en la fixant.
Sam, qui s'était levée, se rassit en soufflant et en secouant la tête.
— Jack…
— Pas un mot de plus. C'est quoi cette histoire de démission ? demanda-t-il, sérieux.
— Tu vois une autre solution ?
— Oui, je démissionne et tu restes au SGC. C'est aussi simple que ça.
— Il est hors de question que tu démissionnes, tu es bien trop important ! s'exclama Sam.
— Parce que toi non ? questionna Jack.
— Je ne suis pas irremplaçable, Jack.
— Tu l'es. Qui d'autre à ton intelligence ? Même McKay ne t'égale pas, et en plus il est sur Atlantis !
— Si je disparaissais, on me trouverait un remplaçant…
— Mais tu n'as pas disparu et la planète a besoin de toi, dit Jack d'un ton catégorique.
— Tu es aussi important que moi dans ce programme, donc soit nous sommes dans une impasse, soit il faut faire un choix et ce choix est simple : l'un de nous doit démissionner. Je préfèrerais que ça soit moi.
— Sam, je suis celui qui est le plus à même de prendre sa retraite, tu ne gâcheras pas ta carrière pour moi.
La jeune femme baissa la tête, peu sûre d'elle.
— Je ne pense pas gâcher ma carrière si je t'ai toi, dit-elle finalement.
Le cœur de Jack se serra. Dieu qu'il aimait cette femme !
— Et je ne pense pas gâcher la mienne si je t'ai à mes côtés pour le restant de mes jours.
Sam releva la tête et son regard se plongea dans celui de Jack.
— Qu'allons-nous faire, Jack ? demanda-t-elle d'une petite voix sans quitter son regard.
— Nous allons nous aimer, beaucoup, passionnément, à la folie.
Un sourire naquit sur les lèvres de la scientifique tandis que ses joues se teintaient de rose.
— Laisse-moi faire les choses bien, pour nous deux. Pour une fois, laisse-moi être celui qui résout le problème, Carter.
— À vos ordres, Monsieur, répondit Sam en se levant de sa chaise et en allant déposer un doux baiser sur les lèvres de Jack.
— C'est le genre de choses qui va me donner beaucoup de courage pour parler au Président, dit Jack en souriant. Je peux en avoir d'autres ?
Sam rit avant de s'approcher de lui de nouveau. Jack O'Neill était bien plus docile en sa présence dans une infirmerie, allez savoir pourquoi…
Quelques jours plus tard, l'affaire du MIB avait été mise au clair. Les membres de l'organisation encore en vie croupissaient dans une prison militaire et d'autres arrestations avaient eu lieu après que certains aient parlé. Jack appela le Président deux semaines après son opération quand Janet l'autorisa à sortir de l'infirmerie…
— Oui, je comprends bien, Monsieur, dit Jack alors que Sam le regardait d'un air inquiet.
— Oui, je sais que ce programme est très important et qu'il vous faut des hommes compétents.
Jack se tut durant plusieurs minutes tandis que le Président parlait. Sam attendait dans le bureau, anxieuse.
— Ce ne peut pas être négociable, Monsieur ? demanda-t-il.
Ses yeux accrochèrent ceux de Sam et Jack baissa la tête.
— Les raisons sont assez personnelles, Monsieur le Président, dit Jack avant de répondre de nouveau. Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, Monsieur… Oui, bien évidemment…
Nouveau silence de plusieurs minutes.
— À vos ordres, Monsieur le Président. Oui, je vous enverrai mon prochain rapport dans trois mois, comme d'habitude. Au revoir, Monsieur le Président.
Jack raccrocha et Sam comprit. Elle comprit que sa démission avait été refusée. Elle comprit qu'ils étaient dans une impasse, de nouveau.
— Le Président refuse que je quitte le commandement de cette base, expliqua Jack.
Sam acquiesça d'un signe de tête, se mordant la lèvre inférieure.
— Sam, arrête de faire ça, cela me rend dingue et je vais encore t'embrasser.
— Il va falloir vous contenir encore un moment, Monsieur.
— Tu peux m'appeler Jack, tu sais.
— Ça ne me semble pas être une bonne idée, mon Général, dit Sam.
— J'ai dit que le Président refusait que je quitte le commandement de cette base, pas qu'il refusait que je quitte l'armée, répliqua Jack en fixant son regard sur la jeune femme.
Sam, qui avait baissé la tête, la releva rapidement.
— Quoi ? demanda-t-elle en ouvrant de grands yeux.
— Je suis civil. À partir de…
Jack regarda sa montre.
— Maintenant, je pense. Le fax a dû arriver.
— Tu n'es pas sérieux ? demanda Sam.
— Plus sérieux que je ne l'ai jamais été, répondit Jack.
— Tu veux dire que… qu'on… que nous…
— Oui, Carter. Je suis tout à toi.
Le sourire de Sam illuminait son visage. Elle avança rapidement en faisant le tour du bureau pour s'avancer vers l'homme de sa vie. Lentement, elle réduisit l'espace entre eux au néant et accrocha ses bras autour de son cou tandis que sa tête se posa sur son torse. Jack passa ses bras autour de la jeune femme et la serra tendrement dans ses bras.
Ils étaient réunis. Sans loi. Sans peur. Enfin.
