Bonjour à tous ! Nous y voici, nous y voilà… il s'agit du dernier chapitre de cette fanfiction… Suivra uniquement un petit épilogue. Si vous êtes sages, je ferai un petit chapitre bonus – cela dépendra de vos reviews ! – Merci à tous d'avoir été SI patients avec moi, d'avoir posté vos avis et commentaires à chaque chapitre. Je n'en serais pas là sans vous. C'est beaucoup d'émotions de publier la fin de cette histoire, mais j'espère vous revoir sur mes autres fanfictions en cours ! Des bisous à tous.
Demetra : Chaud bouillant ? #oups.
Ailec : Ma chère Ailec… Que dire ? Ce chapitre était pour toi en grande partie, je suis tellement ravie qu'il t'ait plus. Je t'aime !
Gynnie : Ma belle Gynnie, merci d'être une si fidèle lectrice ! J'étais censée finir ce chapitre pour ton anniversaire, mais j'ai un peu de retard. J'espère qu'il te plaira. Énormes bisous ! Love.
Ady : Merci de ta review. J'espère que tu es prête pour cette fin – personnellement, je ne le suis pas du tout ! – Bisous je t'aime très fort !
Loufiction : Voici le dernier chapitre ! Merci de ta review, j'espère que tu ne m'en voudras pas d'avoir été aussi longue à publier… Bisous !
Chapitre XXX
Sentir le vent frais sur son visage. Soupirer de soulagement. Sourire tendrement. Laisser ses doigts s'entremêler aux siens. Prendre une inspiration en se laissant envahir par son parfum. Sentir son pouce faire de lents mouvements circulaires. Sourire de nouveau. Plonger son regard dans le sien.
Être sereine.
— Tu es bien silencieuse, prononça Jack.
— J'apprécie le silence. Et ta présence, répondit en souriant Sam.
— Je n'arrive pas à croire que nous soyons enfin sortis de cette base.
Sam rit doucement. Il est vrai qu'ils avaient mis un temps conséquent pour pouvoir sortir de la base. Cela faisait plus d'un mois depuis la démission de Jack et ils avaient espéré pouvoir être seuls plus tôt. Notamment depuis que Jacob avait accéléré la guérison de Jack grâce à son appareil Tok'ra…
— Flashbacks —
4 décembre :
Alors qu'elle marchait tranquillement dans le couloir de la base après une énième alerte, Sam fut soudainement tirée sur le côté. Le temps qu'elle comprenne ce qu'il se passait, elle était plaquée contre le mur de son labo – dans l'angle mort de la caméra – et Jack l'embrassait passionnément. Elle ne put retenir un petit gémissement de plaisir.
— Jack… murmura-t-elle.
— Hum, hum… marmonna-t-il alors qu'il l'embrassait dans le cou.
— Loin de moi… que ça… me déplaise… réussit-elle difficilement à prononcer, mais nous sommes… à la base… et tu es… encore… blessé.
— Je suis guéri, répondit Jack.
— Quoi ? demanda-t-elle en l'arrêtant.
— Ton père est passé me voir et il a estimé qu'avec toutes ces alertes je devrais être un peu plus en forme, répondit-il en souriant.
— Rappelle-moi de le remercier, dit Sam en l'embrassant de nouveau.
Alors que Jack passait ses mains sous le t-shirt de la jeune femme, l'alarme retentit, les stoppant net.
— Sérieusement ? pesta Jack.
— On avait dit qu'on resterait très professionnels à la base…
— Mouais… râla Jack en ouvrant la porte du labo et en partant en courant vers la salle de contrôle suivi de Sam.
10 décembre :
Jack se frottait les cheveux avec sa serviette, seul dans les vestiaires. Il avait enfin trouvé dix minutes pour pouvoir prendre une douche et vu l'heure tardive, il avait apprécié d'avoir les vestiaires pour lui tout seul après cette journée d'alertes incessantes. Il avait à peine pu voir Carter et cela le pesait. Derrière la ligne de casiers qui le cachait de l'entrée, il entendit la porte s'ouvrir et soupira lentement. Sa tranquillité n'avait pas duré longtemps ! Il ouvrit son casier et attrapa son after-shave. Son casier se referma subitement et il tourna la tête, découvrant Sam près de lui, portant le même petit haut qui montrait si bien son nombril… Il eut un regard fort subjectif en l'observant et elle se mordit la lèvre inférieure.
— Nous sommes à la base… murmura Jack.
— Au diable les règles, dit-elle en s'approchant de lui pour l'embrasser avec passion.
Jack passa ses mains derrière la nuque de la scientifique et se laissa embarquer dans le ballet mené par la femme qu'il aimait. Elle allait le rendre fou et il serait le dernier à s'en plaindre ! Il faut dire que la tension attractive entre eux deux était devenue électrique – Jack ne comprenait pas comment Daniel et Janet faisaient pour rester aussi sereins – et tout ce qu'il souhaitait, c'était profiter de moments avec Sam (si possible sans vêtements, il n'avait pas honte de se le dire !). Dans un mouvement synchronisé, ils échangèrent de place sans décoller leurs lèvres et, alors que Sam se retrouvait collée entre les casiers et le corps de Jack, elle monta sa jambe gauche et fit un mouvement de bassin, la respiration haletante. Jack grogna de plaisir et soudain, ils entendirent la porte s'ouvrir. Ils restèrent immobiles en entendant SG-3 parler, mais Jack décida d'embrasser Sam dans le cou et elle dut se mordre l'intérieur de la joue pour ne pas gémir.
— Ça serait bien que les Goa'ulds arrêtent leur cirque, j'aimerais bien rentrer chez moi.
— Je suis d'accord avec vous, Capitaine. Essayons de profiter au mieux de ce moment de détente.
Sam les entendit entrer dans les douches, puis le bruit de l'eau parvint à ses oreilles. Jack, quant à lui, avait continué de lui embrasser le cou, avide d'elle. Elle tourna la tête vers lui et recaptura ses lèvres dans un langoureux baiser. La main droite de Jack remonta le long de sa cuisse et, alors qu'il s'approchait lentement de son bas-ventre, Sam gémit doucement.
— Y'a quelqu'un ? entendirent-ils.
Leurs deux corps se figèrent puis, comme si leur prière silencieuse avait été entendue, l'alarme de la base retentit. Le lieutenant Manings sortit à la hâte, et ils entendirent la porte de refermer, tandis que les autres membres de SG-3 finissaient leurs douches.
— Il faut qu'on sorte de cette base, murmura Jack à l'oreille de Sam.
Elle hocha la tête doucement, puis se pencha à son oreille.
— Oui, tu me dois une punition...
Jack plongea son regard brûlant de désir dans le sien, puis il s'éloigna rapidement afin de rejoindre la salle de commande. Sam remit un peu d'ordre dans sa tenue, prit un sweat dans son casier et sortit à son tour, juste quelques secondes avant que le Capitaine Lane n'ouvre le rideau de sa douche.
Il fallait vraiment qu'ils sortent de cette base...
Ainsi donc, le 20 décembre, ils avaient enfin pu s'échapper de la base et savouraient cet instant de sérénité. Une merveilleuse soirée les attendait et Sam avait envie de la débuter dès que possible. Elle demanda à Jack de la déposer rapidement chez elle afin qu'elle prépare un sac pour le weekend, et surtout qu'elle puisse se préparer elle. Elle reviendrait chez lui en moto, « avant l'heure du dîner, » promit-elle.
— Reviens-moi vite, dit-il entre deux baisers alors qu'ils étaient garés devant chez elle.
— Compte là-dessus, mon Général.
— Filez, Carter, avant que je ne réponde plus de mes actes.
— J'ai hâte de voir ça, répondit-elle en se mordant la lèvre.
Elle ouvrit la portière et partit au pas de course vers sa porte d'entrée qu'elle ouvrit d'un tour de clé. Elle referma la porte en s'appuyant dos à celle-ci, soufflant afin de calmer le rythme anarchique de son cœur. Bon, elle avait du pain sur la planche. Valise, choix des sous-vêtements, masque, douche. Elle sourit devant sa motivation, les masques de beauté n'étaient pas vraiment une chose qu'elle faisait régulièrement, mais aujourd'hui, elle voulait être parfaite pour lui. Après toutes ces années, il l'avait vu dans les pires conditions possible, elle ne craignait donc pas de ne pas lui plaire, mais… elle souhaitait qu'il la voit également sous un nouveau jour, qu'il la voit comme la femme très élégante et sexy qu'elle pouvait être lorsqu'elle passait un peu de temps à se préparer. Elle commença donc par préparer sa valise, en choisissant des habits qu'elle mettait rarement, dans lesquels Jack ne l'avait jamais vu. Elle s'amusa ensuite à choisir ses sous-vêtements, avec une pointe d'excitation et d'impatience. Elle voulait l'étonner et le rendre fou, ce qui, au vu des dernières semaines, ne devrait pas être si dur. Une heure – et quelques beautés – plus tard, Sam était prête à s'habiller. Elle passa la robe bleue qu'elle avait choisie – et tant pis pour le temps glacial à l'extérieur ! – « J'aurai tout le temps de me réchauffer après… » songea-t-elle dans un sourire. Elle enfila ses escarpins, vérifia son maquillage et sa coiffure. Finalement, elle n'arriverait pas en moto, mais en voiture.
À quelques kilomètres de là, Jack vérifiait pour la énième fois sa chemise, mais également la table qu'il avait dressée. Tout avait l'air parfait, mais… pourquoi était-il aussi nerveux ? Sam le connaissait par cœur, il n'avait plus rien à lui cacher… enfin… presque. Il souffla un coup. Tout se passerait bien. C'était Sam. C'était sa Carter. Il pouvait tout lui avouer. Soudain, il entendit une voiture se garer dans son allée et fronça les sourcils. N'avait-elle pas dit qu'elle arriverait en moto ? Il jeta un œil par la fenêtre et observa la voiture de la jeune femme. Lorsqu'elle sortit, il eut le souffle coupé. Certes, elle avait un manteau qui cachait sa tenue, mais les escarpins et les bas qu'il avait vus ne laissaient aucun doute sur le fait qu'elle portait une robe. Son cœur s'accéléra et une chaleur s'immisça en lui. Elle était sublime. Lorsqu'elle frappa à la porte, il lui ouvrit rapidement pour ne pas qu'elle prenne froid et l'accueillit dans un grand sourire. Elle retira son manteau et il resta sans voix. Il se demanda comment il pouvait être aussi chanceux. De son côté, Sam admira le salon que Jack avait préparé en son absence : des bougies un peu partout, un feu dans la cheminée, une belle table dressée pour deux… Elle se sentait plus que chanceuse en ce jour. Elle était heureuse, comblée. Elle était amoureuse.
— Tu es superbe, déclara Jack.
— Vous n'êtes pas mal aussi, Monsieur O'Neill, répondit-elle en souriant et en s'approchant lentement de lui.
Le parfum de la jeune femme envahit les narines de Jack et il ferma les yeux quelques secondes pour en apprécier toutes les caractéristiques. Ce n'était pas le même parfum qu'elle mettait à la base, celui-ci était bien plus fruité, bien plus exotique. Lorsqu'il s'en fut totalement imprégné, Jack rouvrit les yeux et plongea son regard dans celui de Sam. Il avança sa main vers son visage et lui caressa la joue lentement, faisant fermer les yeux de la jeune blonde. Il déposa un chaste baiser sur ses lèvres avant de s'éloigner de nouveau.
— Je suis l'homme le plus chanceux de cette galaxie, murmura-t-il.
— Je t'aime, murmura-t-elle à son tour.
Ils restèrent quelques minutes ainsi, Jack caressant la joue de Sam lentement, appréciant ce bonheur et cette tranquillité nouvelle pour eux.
— Sam… Je dois te dire quelque chose, déclara Jack.
— Oui ? demanda-t-elle, toujours enivrée par le regard chocolat de son ex-supérieur.
— Je pense que je n'ai pas été aussi heureux depuis très longtemps… Pas depuis Charlie…
Sam déglutit lentement et passa sa main sur la joue de Jack. L'entendre parler de Charlie était important, presque solennel.
— Mais je peux te dire que même si j'ai déjà été aussi heureux dans ma vie, je n'ai jamais été autant amoureux de quelqu'un. Tu es comme une lumière qui éclaire mon chemin à chaque minute qui passe. Tu m'as sauvé la vie, dès le premier jour de notre rencontre. Tu m'as envouté dès les premières secondes, tu as changé ma vie entière, Sam. Je désire chaque parcelle de ta peau, je te désire plus que tout au monde. Tu as toujours su me retrouver, même à l'autre bout de la galaxie, tu as toujours été là, à mes côtés, comme si ta place avait été définie à cet endroit. Tu es l'ange qui m'a sauvé, tu es mon étoile même lorsque le ciel s'assombrit. Tu es celle que j'aime, et que j'aimerai toute ma vie.
Sam l'écoutait, le souffle court. Les larmes aux yeux, elle se laissait submerger par l'émotion que les mots de Jack ancraient dans tout son être. Qui avait un jour dit que Jack n'était pas doué avec les mots ?
— Mon cœur ne bat que pour toi, comme ça l'a toujours été depuis que tu es entrée dans ma vie. Je…
Il s'arrêta un moment, comme s'il cherchait les mots exacts à employer en cet instant. Il passa ses mains par-dessus celles de Sam, et, sans lâcher son regard, commença à se baisser jusqu'à poser un genou au sol. Le cœur de la jeune femme manqua un battement et une inspiration de surprise la fit mettre une main devant sa bouche.
— Je t'aime, de tout mon être et de toutes mes forces. Je t'aimerai jusqu'à la fin des temps et plus encore. Tu es la femme de ma vie, Samantha Carter.
Il sortit un écrin de sa poche tandis que la deuxième main de Sam était venue rejoindre la première devant son visage.
— Oh, Jack… arriva-t-elle à murmurer.
— Samantha Elizabeth Carter, vous avez volé mon cœur et fait de moi un homme meilleur. Vous voir porter mon nom serait le plus grand honneur possible…
Il ouvrit l'écrin lentement et un solitaire apparut, serti d'une magnifique pierre azur. Les larmes roulaient en silence sur les joues de Sam dont l'émotion était simplement sublime.
— Accepteriez-vous de m'épouser ? demanda Jack, la voix tremblante.
Il savait qu'ils débutaient à peine leur relation, mais il n'avait jamais été aussi sûr de lui dans sa vie. C'était elle, et personne d'autre. Il l'observa et jugea qu'elle était encore plus magnifique qu'à son arrivée. Sam quant à elle avait bien du mal à parler tant sa gorge était nouée d'émotions. Elle décida qu'elle n'arriverait pas à sortir un mot et qu'il lui fallait agir autrement. Elle secoua lentement sa tête en signe qu'acquiescement avant de tomber au sol, à genoux, devant celui qu'elle aimait tant. Elle passa ses bras autour de son cou et Jack planta son nez dans le cou de Sam, la serrant avec tendresse et force.
— Un million de fois « oui », Jack O'Neill, parvint-elle à murmurer à son oreille. Je t'aime tellement.
Jack resserra son étreinte et lui embrassa le cou, avant de poursuivre avec des dizaines de baisers sur son visage. Lorsque leurs lèvres se touchèrent, plus rien n'exista autour d'eux. Jack posa l'écrin près d'eux et entoura le visage de la jeune femme de ses mains. Ils s'embrassèrent ainsi pendant plusieurs minutes avant de finalement se séparer à bout de souffle. Jack récupéra l'écrin et en sortit la bague, qu'il présenta devant Sam. Avec émotion, elle lui présenta sa main gauche et il y glissa l'anneau.
— Elle est superbe, murmura-t-elle.
— Rien n'est trop beau pour vous, future Madame O'Neill.
— Carter O'Neill, répondit Sam dans un sourire.
— Carter O'Neill me va parfaitement aussi, dit-il en l'embrassant de nouveau avec fougue.
Finalement, le dîner attendrait.
Le bonheur n'attend pas, il n'attend jamais. Il vous submerge et vous enivre. Il vous dépasse et vous surpasse. Le bonheur arrive toujours, même après huit longues années d'attente.
Le bonheur, ils étaient en train de le vivre, maintenant et pour l'éternité.
