Bonjour! C'est l'heure du nouveau chapitre et des traditionnels remerciement des revieweurs, à savoir un mystérieur invité et la fidèle Mama-Milie. Je vous laisse lire la suite et on se retrouve en bas :)


Chapitre 7 bis : The leftovers

Il n'y avait rien de plus à dire. James en avait trop appris, il avait besoin d'air, et Luth semblait sur le point de se remettre à pleurer. Il réalisa qu'il ne savait pas pourquoi elle s'était disputée avec Sirius, mais il ne pouvait lui demander tout de suite. Il n'était pas certain de pouvoir l'écouter, ni même qu'elle accepte de se confier, ou qu'elle en soit capable. Ils avaient tous les deux besoin de changer de sujet.

- Mais tu sais, dit-il en changeant radicalement de ton, tu n'as pas à t'en faire pour cette année. C'est Remus qui sera en première ligne !

Saisie par la volte-face, Luth le fixa un moment sans réagir. Elle pouffa nerveusement avant de se détendre d'un coup et de rire franchement, le remerciant du regard d'avoir, une fois encore, sauvé la conversation. C'était un brave type, James Potter, quand il s'y mettait.

- Je ne suis pas sûre que ce soit un argument très percutant, fit-elle remarquer. S'il retourne à Poudlard, il va retrouver son fan-club…

- Dont tu étais la présidente, il me semble, hm ?

- Potter !

Elle le menaça du doigt et il lui tira la langue, ravi de lui avoir rappelé ses émois adolescents – et se rappelant des péripéties qui en avaient découlé à l'époque. Ah, Sirius avait bien eu de la chance que Remus ait si peu confiance en lui, alors !

- Si tu dis ça devant Nymphadora, je te tue !

- Oh, si tu l'appelles comme ça, elle t'aura eue avant !

Elle pencha la tête, chercha une réplique qui ne vint pas.

- Pas faux, concéda-t-elle de bonne grâce.

James crut qu'elle le laisserait se réjouir de sa victoire, mais elle avait désormais des années de pratique Maraudeuresque et enchaîna directement :

- On devrait peut-être l'envoyer avec lui alors ? Une garde rapprochée ?

- Oh, belle idée ! Mais je ne suis pas sûr que le Commandant pense qu'un Auror soit nécessaire pour défaire une bande de midinettes… Il faudrait un autre prétexte !

- Double cours de Défense ? Après tout, ils en ont bien besoin.

- C'est vrai qu'ils n'ont pas été gâtés en enseignants, ces derniers temps : un Mangemort, un charlatan… au moins cette année, ce sera…

Elle l'interrompit :

- Un loup-garou ? Beaucoup moins dangereux, tu as raison !

Le regard de Luth pétillait. Cette fois, James éclata franchement de rire et se renversa sur sa chaise, passant une main désinvolte dans ses cheveux.

- Touché, admit-il. Un partout.

Luth sourit à cette concession.

- Quand même, je suis un peu envieux, confia James sur le ton de la conversation. J'aimerais bien remettre les pieds à l'école… pour autre chose que pour me précipiter à l'infirmerie.

Il était vrai que les rares fois où il y était retourné ces dernières années, c'était pour veiller sur son fils qui s'était encore mis dans une situation abracadabrante. Luth sourit mais ne prit pas le risque de commenter, répondant plutôt :

- Oh, je ne sais pas. J'étais triste d'en partir, mais je crois que j'y ai fait mon temps. Ca ne me manque pas tant que ça.

- C'est parce que tu es sagement restée dans le droit chemin, toi ! Nous savons qu'on ne peut percer tous les mystères du château en sept ans seulement, nous.

Il prit un air crâne qu'elle chassa d'un geste de la main.

- Voyez-vous ça ? Je croyais pourtant que votre carte était – comment disiez-vous déjà ? « La plus complète depuis les fondateurs » ?

- Ah, mais complète ne veut pas dire exhaustive !

Après quelques secondes, Luth grogna quelque chose qui ressemblait à « deux à un ». Des décennies d'entraînement et elle continuait à se faire avoir ! C'était presque décourageant. James enchaîna, rêveur :

- Je me demande si elle existe toujours…

- Depuis… quinze ans ?

Luth était sceptique. A son avis, Rusard l'avait mise au sommet du feu de joie annuel qu'il devait faire avec tout ce qu'il confisquait !

- Oh, tu n'as pas dû entrer beaucoup dans son bureau, toi ! C'est un vrai sentimental, il garde tout ce qu'il attrape. C'est son butin. Je vais peut-être demander à Remus de mener l'enquête…

- C'est du propre ! Même pas encore prof et tu veux déjà le détourner de son devoir !

- Mais non ! Je veux juste lui faciliter le travail ! Il pourrait garder un œil sur Harry – et Adèle, par exemple…

- Faire surveiller ton fils par un prof ?! Mais où est passé le Maraudeur ?

- Oh, il a juste perdu sa femme !

L'air s'alourdit d'un coup. Luth pâlit puis bredouilla :

- Oh… pardon…

- Mais non…

James avait dit cela sans réfléchir, trop pris dans la conversation. Il souhaitait juste avoir le dernier mot comme toujours. Il avait toujours été un adepte de l'humour noir, et cette habitude lui était revenue avec le temps. Rire de soi-même aidait, parfois.

- Je ne voulais pas plomber la conversation, tenta-t-il d'expliquer, c'est juste que…

- Tu n'as pas à te justifier, c'est de ma faute… Je n'aurai pas dû te taquiner à ce point, c'était indélicat sur un sujet aussi sensible…

Luth croyait bien dire, James le savait bien, pourtant cela ne fit que l'agacer.

- Mais ce n'est pas un sujet sensible !

Elle le regarda avec des yeux ronds, se demandant s'il ne se fichait pas de sa tête – ou s'il avait toute la sienne. James sentait l'énervement remonter, parce que le comportement de Luth lui rappelait Sirius, et que ce dernier n'était pas en odeur de sainteté. Il inspira profondément pour se contrôler. Luth vivait avec Sirius, il était normal qu'elle adopte certaines de ses attitudes, croyances ou opinions. Mais elle était plus rationnelle, plus capable de comprendre. Elle pouvait être une alliée, elle venait de le prouver. Se la mettre à dos n'avait aucun intérêt et ne le défoulerait même pas vraiment. Ce n'était pas après elle qu'il en avait.

- C'est vous qui y voyez un sujet sensible. Moi, j'ai fait mon deuil, et j'aimerais justement pouvoir… - il s'interrompit, cherchant ses mots – parler d'elle sans… sans avoir peur de soulever les passions. Sans tristesse, sans culpabilité, juste… me souvenir d'elle, tu comprends ?

Son discours était haché, mais il mettait tant de conviction dans ses paroles que Luth ne put qu'acquiescer. Elle choisit soigneusement ses mots avant de répondre. Elle semblait s'en vouloir de n'y avoir pas pensé elle-même avant. Plusieurs fois, elle fut sur le point de parler mais se ravisa. Finalement, elle se contenta d'un sobre :

- Je comprends.

James leva un sourcil, légèrement amusé par cette réponse diplomatique.

- Mais ?

- Pff, tu ruines tous mes efforts ! maugréa-t-elle. J'ai essayé de ne pas encore m'excuser pour rien et de ne pas dire "mais" précisément pour ne pas…

- Sauf que ça flotte dans l'air, donc bon, l'interrompit-il.

- D'accord, d'accord ! Je m'excuse de ne pas y avoir pensé avant, je comprends mais je ne suis pas sûre que tu trouveras ce que tu cherches auprès de moi.

- Et auprès de qui veux-tu que je le trouve ? s'exclama-t-il, pris au dépourvu.

S'il s'était préparé à des objections, celle-ci ne lui était certainement pas venue à l'esprit.

- Remus ? Sirius ? Pétunia ?

Quoiqu'à la réflexion, Pétunia était celle avec qui il était le plus susceptible d'évoquer sa défunte épouse. Sa belle-sœur était peut-être une vieille chouette jalouse mais elle non plus n'avait personne auprès de qui s'épancher. Encore qu'elle n'eut jamais admis en ressentir le besoin, elle était bien trop aigrie pour cela… « Tu as oublié Rogue », lui souffla la voix de Sirius dans son esprit. Car c'était typiquement quelque chose que Sirius aurait pu dire – aurait dû dire. Les silences à ce sujet, il ne s'y était jamais fait. C'était tout de même triste de voir que pour parler de son épouse, son choix soit réduit à une moldue amère ou à un ancien Mangemort haineux… Il ne pouvait en parler avec Sirius parce que celui-ci se sentait trop coupable, ni avec Remus parce que c'était lui-même qui culpabilisait. C'était d'un triste.

Luth paraissait perturbée par le constat de James, et cherchait d'autres personnes à lui opposer, mais devait admettre que personne ne lui venait à l'esprit. Il lui demanda pourquoi elle se sentait si mal placée.

- Lily et moi… Ca n'avait rien à voir avec vous. Pendant six ans, notre seul point commun c'était qu'on partageait le même dortoir. On s'appréciait, bien sûr, mais on avait chacune nos vies. On s'est plus rapprochées par la force des choses… A cause de la guerre – qui nous a aussi séparées – de nos petits amis, de nos amies respectives qui ne nous convenaient plus. Et puis…

- Tu es en train de me dire que tu n'étais pas amie avec Lily ?

Pour James, c'était une trahison personnelle. Comment pouvait-elle nier avoir été la personne la plus proche de sa femme dans les dernières années de sa vie ?

- Non ! s'exclama Luth en retour.

Oh, pourquoi Remus dormait-il encore ? Il aurait compris ce qu'elle voulait dire, lui !

- Mais… Je ne l'avais pas vue depuis six mois quand elle est morte. Entre ma rupture avec Sirius et votre fuite, on a dû échanger trois courriers… Qu'est-ce que tu voudrais entendre que je puisse te di…

- Ah non, pas toi aussi !

James avait saisi quelque chose, ce qui le soulageait, mais cette même compréhension l'agaçait dans son essence.

- Pas moi aussi quoi ? demanda Luth, perplexe.

- Tu ne vas pas te mettre à culpabiliser toi non plus !

- Mais culpabiliser de quoi ?

C'était une excellente question. James n'était pas sûr de pouvoir l'expliquer, mais avec ce qu'il connaissait de Luth, de ce qu'on (enfin, Remus) lui en avait dit et de son rapport à la guerre, peut-être pouvait-il tenter une ébauche d'explication.

- Hm… De nous avoir laissé tomber en refusant de t'engager dans L'Ordre.

Ca semblait puéril, dit comme ça, lui-même s'en rendait compte. Pourtant, il savait que c'était vrai. Peut-être devrait-il demander à Remus pourquoi cela semblait aussi crucial. Il continua, cherchant dans sa mémoire ce que son ami avait pu lui dire un jour à ce sujet. Ce faisant, il réalisa qu'il n'avait jamais vu Luth pleurer Lily.

- Et tu penses que comme tu n'as pas souffert autant que nous, tu n'as pas le droit de dire tout ce que tu regrettes.

Luth avait pâli à ces paroles. James n'avait qu'un pressentiment grossier de ce qu'elle ressentait, bien sûr, mais jamais personne n'avait formulé les choses aussi clairement. Sirius n'était pas capable d'y penser. Quant à Remus, qui comprenait bien mieux que James, il y avait fait mille allusions – dès qu'on ne parlait pas de lui, il était étonnamment lucide – mais il s'était justement contenté d'allusions.

Elle savait que c'était ridicule, ou carrément présomptueux, mais elle ne pouvait s'empêcher de songer que, si elle avait été plus courageuse et qu'elle était restée, peut-être que les choses auraient été différentes… C'était en partie pour cela qu'elle s'était occupée de Harry, après. Elle le devait à Lily, d'une certaine façon.

- Je critique Sirius, mais je fais pareil, hein ? grimaça-t-elle au bout d'un moment, lorsqu'elle eut repris le contrôle de sa voix, évitant soigneusement le regard de James.

Ce dernier était très content d'avoir démêlé ce mystère, mais surtout satisfait que Luth admette qu'il avait raison – des dénégations l'auraient exaspéré. Il choisit donc, pour la rasséréner, de formuler la suite de façon décalée.

- Tout à fait ! Remarque, ça m'arrange : le truc chouette, avec la culpabilité, c'est que ça se marie très bien avec quelque chose que j'adore : le chantage affectif.

Luth tourna vivement la tête vers lui, alarmée. Elle se détendit légèrement à la vue de ses yeux pétillants mais resta sur ses gardes.

- Laisse-moi d'abord te confirmer que tu es ridicule de te sentir coupable. On a tous fait des erreurs à cette époque et ton choix était, en fait, le plus sensé de tous. Laisse-moi encore te dire que tu es aussi ridicule de te sentir coupable de ne plus être dépressive à cause de ça aujourd'hui. Déjà, parce que si tu n'étais pas là pour tenir Sirius… brrr… Et puis parce que ça me va très bien comme ça. Mince, je ne vais pas demander au monde entier de porter le deuil pour toujours, je ne le fais plus moi-même ! MAIS ! – il leva un doigt – puisque je ne peux pas t'empêcher de culpabiliser, je vais exploiter cette culpabilité et t'ordonner de m'écouter parler de Lily quand je voudrais et quand j'aurais envie. Ah, et de répondre aussi.

Il la fixa d'un regard faussement candide. Comme elle restait stupéfaite, il ajouta :

- Et je t'ordonne aussi de ne pas prendre ça littéralement.

Non parce que son mari l'avait fait, alors il n'était pas trop prudent de le préciser ! Luth paraissait secouée par son attitude, aussi lui laissa-t-il le temps d'assimiler ses paroles. Elle mit un certain temps à rassembler ses idées et son courage, mais eut finalement une réponse qui dépassa les espérances de James :

- T'es marrant, toi, maugréa-t-elle timidement. Tu te félicites que je sois là pour tenir Sirius mais ça se voit que Lily n'est plus là pour te tenir toi, hein !

Il leva un poing en signe de victoire, heureux que malgré le choc elle soit capable de rebondir avec philosophie. Il n'imaginait pas le contrôle que cela demandait à Luth. Non seulement ce qu'il avait dit était juste, mais que ce soit lui, James, qui soit aussi clairvoyant... Elle était touchée à plus d'un titre. L'effort qu'elle faisait pour ne pas partir en courant était immense, et elle ne tenait que parce qu'elle pensait lui devoir au moins ça. Elle espérait aussi que le ton léger qu'elle venait de s'imposer calmerait les palpitations de son cœur, tout en sachant que ces mots tourneraient longtemps dans sa tête.

- Parce qu'elle me tenait ?

- Ouais… à distance !

- T'inquiète, c'est Sirius qui s'en occupe, maintenant.

Luth manqua de prendre la remarque sérieusement, parce qu'il y avait un fond de vérité, mais l'attitude de James lui montra qu'il ne cherchait, une fois encore, qu'à avoir le dernier mot. Elle ne savait pas comment il arrivait à être aussi détaché de toute cette histoire, alors qu'il avait payé le plus lourd tribut. Elle pensa furtivement que c'était peut-être précisément la clé du mystère. S'il avait souffert, le meurtrier avait payé pour son crime et le traître croupissait à Azkaban. Contrairement à ses amis, il avait obtenu justice. Remus, lui, restait la victime d'un crime invisible. Quant à Sirius, il n'était ni vraiment coupable, ni totalement innocent. Il n'y avait rien à juger, et le pardon n'empêchait pas la culpabilité. Luth garda cependant cette réflexion pour elle, comprenant que James n'avait pas eu l'intention de réorienter la conversation vers un sujet plus sérieux.

- Oh, tu sais, Lily et moi avons toujours su que nous devrions vous partager avec l'autre… Je n'imaginais simplement pas que ce serait à ce point !

La voir aussi caustique ne fit qu'exalter James davantage. Il adorait les joutes verbales.

- On est jalouse ? Rassure-toi, je vais bientôt te le rendre, ton Sirius !

- Ah bon ? En quel honneur ?

- Oh, j'ai trouvé mieux !

- Pardon ?!

James se mordit les lèvres, réalisant ce qu'il venait de dire. Luth s'était penchée sur sa chaise, les yeux brillants de curiosité. Lui hésitait, conscient que ce simple fait confirmait sa question muette. Après tout, pourquoi ne pas lui dire ? Il avait tout à fait le droit et puis, peut-être que cela lui ferait du bien. Il n'avait eu aucune intention de le révéler sous peu, principalement à cause de la façon dont Sirius pourrait réagir… Mais Luth ne semblait pas avoir de problème avec cela. Enfin, tout de même, elle était la femme de Sirius. Et il venait de lui dire qu'il voulait pouvoir parler de Lily, elle n'allait plus rien y comprendre.

- Ecoute, ce n'est pas que je…

Il fut interrompu par la porte fenêtre qui s'ouvrait. Ils se tournèrent tous deux pour voir un Remus échevelé, quoiqu'aux traits plus détendus que les jours précédents, les regarder d'un œil mal éveillé. Il tenait sa baguette à la main. James jeta un regard d'avertissement à Luth pour la dissuader de relancer la conversation, ce à quoi elle répondit en inclinant légèrement la tête.

- Mais qu'est-ce que vous fichez-là, tous les deux ?!

Le ton rendait la question quelque peu confuse. Remus lui-même ne savait pas s'il était plus surpris de trouver Luth et James dans son jardin ou de trouver Luth et James discutant ensemble paisiblement. L'un comme l'autre ne lui semblait guère probable, et pourtant… Les deux malfaiteurs échangèrent un sourire qu'il ne sut pas bien interpréter, mais qu'il n'aurait pas cru les voir échanger un jour, puis James lança, avec sa gouaille habituelle :

- Oh, ce n'est pas un refuge pour victimes de chien enragé, ici ?

Le ton était léger et Remus fut rassuré par la normalité de la chose. Si James en plaisantait, c'était que Sirius n'avait rien fait qu'il ne puisse imaginer, n'est-ce pas ? Il se traîna jusqu'à la table, tira une chaise et gémit :

- Pas de repos pour les braves, hein ?

Ses visiteurs eurent le bon sens de paraître embarrassés.

- Allez, racontez-moi tout.

- Eh bien, pour ma part, on s'est disputé tellement fort qu'on s'est fait tout simplement virer du boulot – exploit que je ne pensais jamais réaliser, et pour Luth… Ah oui, tiens, Luth, pourquoi tu es là ?

Le débit de James était rapide, signe de sa nervosité. Luth, qui s'était levée dans l'intention de préparer un solide petit déjeuner pour Remus, arrêta son geste. Ses traits s'affaissèrent quand elle réalisa qu'elle ne lui avait pas expliqué les raisons de sa présence. Ca n'était peut-être pas un mal, finalement. Maintenant que Remus était là, les choses seraient peut-être plus simples… Elle se laissa retomber sur son séant et lâcha :

- Hum… On s'est disputé parce qu'il a bu du philtre de paix.

Autant pour la facilité.


Et voilà. On se retrouve pour le dernier chapitre, intitulé "In between" la semaine prochaine. Si vous avez suivi les indices disséminés dans l'histoire, vous devriez pouvoir deviner de quoi il est question... N'hésitez pas à me laisser vos impressions et suppositions! A bientôt ! - Caprice