Oh my god! Pour paraphraser notre hyperactif préféré. J'ai posté cette histoire comme ça, juste pour ne pas la garder pour moi. Je n'aurais jamais pensé recevoir autant de gentils compliments et d'encouragements. Donc merci. Vraiment. Pour répondre à certaines questions, oui c'est du sterek (quoi d'autres? soyons sérieux un instant!) mais Derek va ramer. J'adore quand il rame. Il y aura aussi de nouveaux persos, pas beaucoup, juste deux. Et Stiles... et bien vous verrez bien! A peu près une vingtaine de chapitres déjà écrit, POV alterné en fonction de la situation. Y en a pour tout les goûts. Désolé d'avance si mon humour est douteux. Pour l'instant les premiers chapitres seront centrés sur Stiles et pas joyeux joyeux. Enjoy!
Stiles attendu le lendemain après-midi pour mettre son projet de visite à la maison de l'alpha à exécution. Dire qu'il stressait était en dessous de la réalité, il était juste pris d'une putain de panique. Mais il avait pris une décision, il ne pouvait plus rester dans l'ombre. Il s'attendait à tous ou presque. Il voulait juste savoir, comprendre pourquoi il était mis sur le banc de touche, pourquoi on l'ignorait ainsi. Il voulait juste que l'angoisse en lui se calme. Au moins un peu.
Sur le chemin, il vérifia par habitude son téléphone. Toujours aucuns messages, pas qu'il en est réellement espérer, mais il ne savait plus à quoi s'attendre. Il ne savait même pas si d'autres membres de la meute seraient là ou s'ils s'étaient vus pendant les vacances. A cette pensée, il grimaça, se rappelant que lui, n'avait pas été présent dans ce cas.
Il n'avait pas pris sa jeep, préférant marcher. Par ce temps cela semblait un choix discutable, mais la marche le calmait, les crissements sous ses pieds étaient agréable à ses oreilles. Regardant la forêt environnante, il ferma un instant les yeux, des bribes de la course à travers les bois sur le dos de Jackson flashant de sa mémoire. Il aurait aimé recommencé. Peut-être que si la rencontre avec la meute se passait bien, il pourrait demander à l'un des loups. Rouvrant les yeux, il chassa l'idée de sa tête. Non. Aucun espoir, aucune demande tant qu'il ne savait pas de quoi il retournait.
Plus vite qu'il le voulait, il se trouva au pied du porche de l'imposante maison. Celle-ci était en pleine renaissance, Derek avait décidé peu après la débâcle de l'alpha pack, de restaurer l'antique bâtisse. Les travaux étaient loin d'être achevé, mais certaines parties comme le rez de chaussé et quelques pièces étaient habitables.
Essayant de trouver le courage de passer le seuil, Stiles tourna la tête vers le côté de la maison et vit les différents véhicules s'y trouvant. Les motos des jumeaux, la voiture d'Allison, celle de Derek, le pick up de Boyd. Et bien cela répondait à la question si oui ou non ils s'étaient réunis sans lui. Loin de le soulager, la réalisation tomba telle une chape de plomb au creux de son ventre. Serrant les poings, expirant le plus calmement possible, il gravit les quelques marches le séparant de la porte. Il hésita à frapper, puis se rappelant du fait que personne ne frappait avant de s'infiltrer par sa fenêtre, il attrapa la poignée et poussa la porte avant de pénétrer dans la bâtisse.
Il avait élaboré plusieurs scénarios quant au déroulement de la rencontre, mais rien ne l'avait préparé au silence de mort qui suivit son entrée dans le grand salon de la maison Hall. La meute était là, au complet, tous les loups, ainsi que Lydia et Allison assise l'une près de l'autre dans un des canapés. Les jumeaux étaient debout près d'une fenêtre, le regardant calmement. Tournant son regard, ses yeux tombèrent sur Isaac assis dans un fauteuil près de la même fenêtre, qui évitait clairement son regard. Fronçant les sourcils, il continua son observation et tomba sur Boyd et Erica, collés l'un à l'autre. Boyd avait un air navré sur les traits, Erica quant à elle, avait son visage caché dans le giron imposant de son petit ami. Elle non plus ne voulait pas le regarder. Ensuite il posa les yeux sur le canapé où se trouvaient les deux humaines. La brune regardait le sol. Mais Lydia, elle, le fixait sans faillir. Brave Lydia, n'ayant jamais honte de rien. Puis il remarqua la forme recroquevillé près d'Allison, la tête profondément enfouis dans ses bras joint sur les genoux. Scott.
Voir Scott après tant de temps fut comme un coup de poing en pleine face, son souffle se fit court et ses battements de cœur s'accélérèrent. Il se doutait que tous les loups de la pièce l'entendaient. Puis, presque avec regret, mais surtout avec crainte, il tourna son regard vers le coin de la pièce où une figure imposante, rigide, tout de noir vêtu pour changer, était. Les yeux de Derek étaient durs et impitoyables. Et il comprit, avant même que quelqu'un ne prononce un mot, qu'il n'était pas le bienvenu. Pourquoi? Il ne le savait pas et c'est d'ailleurs la seule chose qu'il voulait savoir à présent, même si la réponse à cette question allait sûrement le briser.
D'une voix faible, presque un murmure il demanda :
- Pourquoi ?
Les yeux toujours fixé sur l'alpha, Stiles attendit la réponse, ses veines commençant doucement à se glacer, l'appréhension et la peur balayait son esprit. Pourtant, stoïque, il attendait. Et la réponse vint, rapide, concise et au combien cruel.
- Tu n'es pas important. Tu n'es pas de la meute. Tu ne nous es d'aucunes utilités. Derek avait lâché ses mots froidement, son regard planté dans celui du jeune hyperactif comme le mettant au défi de contester ses mots.
Stiles ne sut pas comment il fit pour ne pas s'effondrer à l'instant même. Sa tête bourdonnait horriblement et il sentit son souffle devenir irrégulier. Il baissa la tête ne souhaitant plus voir les visages des personnes présentes. Sans hésitation, il se détourna de ses anciens amis. Pendant qu'il traversait l'entrée de la maison, il entendit une sorte de gémissement provenir du salon. Il ne se retourna pas. Au contraire, il accéléra son avancée et sortit du lieu maudit. Plus jamais il n'y reviendrait. Non. Jamais.
Il continua à avancer, la douleur étrangement s'amenuisait, remplacée par une colère presque bienfaitrice. Il accéléra encore sa marche. Encore et encore. Jusqu'au point où il se trouva à courir comme jamais il n'avait couru à travers les bois. Il ne s'arrêtait pas, sautait, dérapait, accélérait encore. Il voulait juste oublier. Il savait qu'il essayait de retrouver les sensations de sa course avec Jackson, mais il n'était pas aussi rapide, aussi agile. Pour autant il ne ralentit pas, son cœur menaçait de sortir de sa poitrine, l'adrénaline coulait par vague dans ces veines. Quelqu'un le verrait, penserait qu'il court pour sa vie. C'est en partie vrai. Il court car il ne savait quoi faire d'autre, il court pour ne pas s'effondrer, se briser.
Dans son aveuglement émotionnel, il ne vit pas la racine qui dépassait du sol. Quand il sentit son pied s'y accrocher, il ferma les yeux attendant la chute brutale qui en découlerait. Soudainement, une main forte saisit son bras bien avant qu'il ne chute, le redressant et le poussant en avant, l'incitant à continuer sa course. Ouvrant les yeux, ses pieds se remettant en mouvement, il tourna la tête et vit Jackson près de lui, la mâchoire serré durement, le visage droit devant lui.
Leurs yeux se rencontrèrent et Stiles comprit le geste. Ils courraient ensemble, seul contre tous, mais ensemble, telle une meute. A cette pensée, la colère envers les gens présent dans la vieille bâtisse, enfla tel un volcan dans le cœur du jeune garçon. Il reprit sa course folle qu'il avait ralenti à l'intervention du loup, regardant devant lui, il accéléra au-delà de ces capacités, il donna son cœur, ses espoirs, sa vie dans cette course. Près de lui, il entendait les foulées de Jackson. Au vu de ces capacités surnaturelles, Stiles savait qu'il l'aurait depuis longtemps dépassé s'il le voulait. Pourtant il restait légèrement en retrait, adaptant ses pas au sien, l'accompagnant dans sa débandade.
Ils avaient atteint une petite clairière, quand le corps de Stiles rompu. Ses jambes s'effondrèrent sous lui, ses poumons menaçant d'exploser. Malgré tout, la douleur physique fut accueillie avec bienveillance. Il existait, il vivait, il ressentait. Il sentit plus qu'il n'entendit le blond s'accroupir près de lui. Sentant des mains sur ses épaules, Stiles releva la tête et croisa le regard du jeune loup. Ce n'était ni de la pitié, ni de la tristesse, juste de la compassion et du soutien. Puisant des forces de ce regard, il essaya de se lever, mais ses jambes ne voulaient pas répondre à sa demande. Il retomba sur le sol, les mains de Jackson entourant rapidement son torse, l'empêchant ainsi de se faire mal.
Sans un mot, le loup pivota, s'accroupit devant Stiles et le hissa sur son dos. Avec un naturel déconcertant, ses bras entourèrent les épaules du lycan et les mains de Jackson reprirent leur position sous ses cuisses. Puis le loup garou se redressa et se mit en mouvement. Simplement.
- Juste… court. S'il te plaît. Telle une supplique, les mots avaient franchis ses lèvres.
Et c'est sans hésitation, que le blond accéléra l'allure, filant à travers les arbres. La sensation, malgré les événements précédents, était toujours autant puissante. Stiles enterra son visage dans le creux du cou à portée et sentit une larme s'échapper de ses yeux, roulant doucement de son visage au cou de Jackson. Il sentit le garçon sous lui se tendre et serrer plus fortement ses jambes contre lui. Jackson hâta encore sa course et ils disparurent tous deux à travers les bois.
Il ne sait pas combien de temps il a passé sur le dos du loup à savourer la sensation du vent frappant son visage, la vitesse exaltante, appréciant les changements de direction, les mouvements du corps sous lui. Il aurait voulu que jamais ça ne s'arrête. Cependant, il sentit le loup ralentir. regardant devant lui, Stiles aperçu une grande maison isolée en bordure de route, entourée par la végétation de la forêt. Une vaste étendu d'herbe se trouvait entre la maison et l'orée du bois, formant un demi-cercle.
Il vit Jackson pénétrer dans la propriété, le portant toujours sur son dos, traverser le jardin, ainsi que la terrasse attenante à une grande piscine extérieure, recouverte vu la saison. Le loup se dirigea sans hésitation vers la porte fenêtre ouverte. Pénétrant dans un vaste salon et ne ralentissant même pas, ils atteignirent les escaliers que le lycan gravit lestement. Atteignant un grand couloir, Jackson poussa une des portes et entra dans la pièce. C'était une chambre assez grande, bordée d'une immense baie vitrée donnant sur la forêt. S'arrêtant près du lit, Jackson se tourna et le déposa sur le matelas, se détachant doucement de lui.
L'hyperactif, assis sur lit du blond, car oui, il était chez le jeune homme, dans sa chambre, il l'avait vite compris, ne savait pas comment réagir. Il se sentait épuisé, autant mentalement que physiquement. Il redressa la tête en sentant Jackson s'approcher de nouveau. Ce dernier se contenta de se baisser devant lui. Puis il lui pris le pied et enleva sa chaussure, comme on le ferait à un jeune enfant. Après avoir fait la même chose avec son autre pied, Jackson se releva, l'attrapa doucement pour le reculer vers le haut du lit, allongeant calmement les jambes de jeune garçon sur le matelas.
Ainsi étendu, il vit Jackson faire le tour du lit, se débarrasser à son tour de ses chaussures et grimper à son tour sur le matelas, se plaçant près de Stiles. Il attira l'hyperactif dans ses bras plaçant la tête du garçon contre son épaule, son menton se calant sur le haut de sa chevelure hirsute. L'étreinte était chaude, rassurante. Malgré qu'il se sentait désorienté et confus, un calme soudain s'abattit en lui quand la main de Jackson caressa doucement l'arrière de sa tête, dans un mouvement apaisant et léger.
- Dors Stiles, dors. Nous parlerons demain. Et Stiles ferma les yeux.
