Donc on n'oublie pas:

Bla bla bla: Anglais

Bla bla bla:Français

Enjoy.


D'un pas vif, un jeune homme naviguait entre les différents étals présents du centre commercial de Beacon Hill. Posant son regard un instant sur la jeune fille près de lui, son cœur se gonfla doucement de contentement. Il était chez lui, il était enfin rentré. Soupirant doucement, il attrapa la main de l'adolescente à ses côtés, récoltant pas ce fait un sourire gracieux de son amie.

Stiles savait que son retour à Beacon Hill ne serait pas sans heurt. Mais, avoir pu serrer dans ses bras son père, qu'il n'avait pas vu en personne depuis des mois, compensait le reste. Il ria mentalement en se souvenant combien il fut difficile d'expliquer le fonctionnement d'une webcam au shérif. Heureusement, après quelques temps, Danny s'était dévoué pour se rendre à la place Stilinski et expliquer de vive voix le maniement de l'appareil du diable selon son père.

S'il était honnête avec lui-même, Stiles dirait que partir à Londres fut sûrement la meilleure décision de sa vie. Là-bas il avait appris tellement. Et ils étaient là. Sa meute. Petite certes, mais au combien soudée. Fanny, avec son caractère explosif et joyeux, avait rapidement chasser les dernières traces de tristesse dans son cœur. Spike, grâce à son humour et son attitude frondeuse, l'aida à sortir d'une coquille de timidité qu'il n'avait même pas conscience d'avoir. Et Jackson. Jackson qui l'avait sauvé, qui l'avait pris avec lui, l'emmenant par ce fait à faire partie de son existence, sans que Stiles n'ait jamais vu le moindre regret dans ses yeux. Oui, il aimait sa meute. Et quand la décision fut finalement prise de revenir dans la ville qu'il avait fui, ils étaient venu avec. Sans hésiter.

Repensant à la conversation délicate, Stiles sourit plus franchement. Au final, il s'était inquiété pour rien. Fanny avait directement été emballée par l'idée, heureuse de découvrir où son frère et son ami avait grandi, même si Stiles la soupçonnait de s'intéresser fortement au Néméton. Spike lui avait juste déclaré qu'il ne serait en aucun cas responsable des ennuis qu'il s'attirerait là-bas et que Stiles avait intérêt à protéger ses magnifiques fesses du grand méchant loup local. Jackson lui s'était contenté d'esquisser un sourire joyeux, heureux à l'idée de rentrer chez lui également, et que, pour la première fois, il ne rentrait pas seul.

Il concentra un instant son attention sur la veste que lui tendait Fanny, poussant un son légèrement dédaigneux quant à la couleur rose du vêtement. Riant joyeusement, la jeune fille reposa l'article, continuant ses recherches parmi les rayons du magasin d'habillement dans lequel ils étaient entrés.

En la voyant rire ainsi, insouciante de tout, Stiles ne put empêcher une légère grimace. Fanny, malgré ce qu'elle montrait d'elle, n'était pas quelqu'un d'insouciant, du tout. Au contraire, un fort côté mère poule l'habitait et Stiles avait perdu le compte du nombre de fois où les foudres de la jeune fille s'était abattu sur lui. Il faut dire qu'une fois sorti du carcan de douleur qui le maintenait prisonnier depuis son départ de Californie, Stiles était redevenu égal à lui-même, c'est-à-dire attirant les ennuis comme personne, se mettant dans des situations pas possible, enchaînant les gaffes sans même en être un jour lassé. Mais ces trois amis étaient resté près de lui, blasés régulièrement de son comportement parfois trop insouciant, mais appréciant sa spontanéité. Oui il aimait ses amis et ses amis l'aimaient en retour. Il n'y avait rien de compliqué dans leur relation, aucuns non-dits, juste une surprenante et sincère affection, une protection tacite et des liens puissants.

Avisant une sorte de collier de chien bardé de clou, mais pour homme, devant lui, Stiles hésita un instant à l'acheter. Le prenant dans sa main, il soupesa l'objet. Puis cherchant du regard son amie, Stiles leva le bras tenant le collier quand il croisa les yeux bleus de Fanny. Celle-ci eu un sourire narquois, mimant le nom « Spike » silencieusement, pouffant légèrement. Avec un sourire, l'hyperactif reprit sa contemplation de l'objet dans sa main, puis avec un ricanement, l'emporta avec lui, décidé à faire un cadeau à un de ses loups préférés.

Suivant la jeune blonde à travers la boutique, le garçon plongea à nouveau dans ses pensées tout en observant le profil délicat de son amie. Qui dirait pourrait dire à quel point, sans la connaitre, dangereuse, Fanny pouvait être. Son visage délicat, sa peau de porcelaine, son sourire facile, tout chez elle inspirait confiance et d'une certaine manière amenait à baisser sa garde. Grave erreur. La jeune fille était forte, entrainée, vindicative, une rage de vaincre l'habitant, ne laissant derrière elle que des cendres.

Soudainement il sentit une chaleur diffuse contre sa peau. Baissant les yeux, il attrapa calmement le cristal qui pendait à son cou, le tirant de sous sa chemise. La pierre luisait doucement d'un éclat bleuté, signe qu'un autre membre de sa meute était en approche. Levant les yeux vers la jeune blonde, Stiles la vit, un cristal identique au sien entre ses doigts, lui sourire gentiment, ayant fait la même constatation.

Les cristaux étaient la première manipulation magique dans laquelle il s'était lancé. L'étincelle en lui, car étincelle il y avait, avait brûlé d'une flamme ardente après sa première course dans les bois londoniens entourés de sa meute. Comme attendant d'être enfin remarqué, son potentiel avait grandi de manière exponentielle, suivant les enseignements de Fanny, découvrant ses aptitudes propres, expérimentant, parfois durement, ses limites.

A la lecture de multiples ouvrages, essayant de comprendre les tenants d'un tel don, il avait découvert que chaque étincelle était unique. Apportant avec elle des capacités différentes selon l'individu. Pour sa part, son potentiel se concentrait majoritairement sur la protection et la guérison. Ce qui l'avait enchanté. Protéger ses amis était un de ses leitmotivs. Les cristaux eux, n'étaient qu'un réceptacle servant à aiguillonner le pouvoir coulant dans ses veines. Il fronça légèrement les sourcils au souvenir de la traque dont il avait été le gibier deux jours plus tôt. Il n'avait pas été prudent, aller seul à la bibliothèque pour trouver de vieux plans de la ville avait été inconscient de sa part. Mais faire un si grand cercle sans cristaux était presque une folie, il le savait, mais voir Spike en danger, avait fait exploser l'étincelle en lui. Oubliant même d'utiliser une des billes bleues conçu pour ce genre de situation, il avait laissé son don s'exprimer, enfermant les assaillants dans un cercle protecteur beaucoup trop puissant pour son corps déjà fatigué par sa fuite. Car oui, à l'origine, ce genre de barrière servait comme protection et non comme prison, mais Stiles avait toujours aimé détourner les règles et y avait vu matière à travailler.

Il mit une main dans sa poche, sentant rouler sous ses doigts plusieurs sphères en verre. Là, c'était le travail de Fanny. Son don à elle s'exprimait en sa capacité à créer des nouveaux items magiques. La première chose qu'elle avait conçue était un mélange ôtant toute odeur. Stiles savait pourquoi. D'ailleurs, ils utilisaient tous la substance quand ils passaient en mode camouflage, c'est-à-dire, casque sur la tête et vêtements noirs imprégnés de la dite mixture, armements surprenants en main.

Grâce à leurs dons étrangement complémentaires, ils avaient conçu les petites billes. Trois sortes de billes pour être exact, fait d'une fine enveloppe de cristal facilement brisable. Bleu, blanche et rouge. Comme le drapeau français selon Fanny, la faisant rire à la constatation. Les rouges, sans surprise, explosaient, libérant un condensé instable, au contact de la surface visée. Les blanches éclataient d'une lumière vive, paralysante presque, permettant ainsi, soit de fuir, soit de frapper rapidement. Les bleus quant à elles, créaient une barrière instantanée et impénétrable. C'était l'étincelle de Stiles qui avait été insufflé dans ses dernières, permettant par ce fait de se défendre d'une manière efficace, sans avoir à blesser qui que ce soit. Omettant l'oméga bien sûr.

Le jeune homme prit un visage sombre à ce souvenir. Ça n'avait pas été agréable. Du tout. Mais nécessaire. Spike avait apporté avec lui des landes françaises d'où il venait, les traditions et les rites qui l'avaient bercé depuis sa naissance. Le blond était un loup né. Et pour lui, les châtiments envers ceux qui dévalorisait sa race, utilisant le cadeau qu'était la lycanthropie pour d'affreux desseins, devaient être exemplaires, même si cruel par certains aspects. L'oméga avait payé le prix de sa folie, la punition des âmes avait été joué et le repos éternel de ses victimes gagné.

Repensant au soir sanglant, il se souvint des spectateurs de l'horrifique scène. Jackson les avait sentis bien avant leur arrivée, interpellant ses compagnons de ce fait. Mais ils n'avaient rien dit, rien montré, exécutant leur danse autour du condamné, laissant à la meute de Beacon Hill la possibilité de voir que de nouveaux joueurs étaient en lice et qu'ils étaient dangereux. Stiles ne voulait plus qu'on le sous-estime, jamais. Parfois il se faisait peur à lui-même quand la rage montait soudainement, implacable, circulant telle de la lave dans ses veines. Mais ces compagnons savaient le calmer. Ils étaient tous les garde-fous des autres après tout.

Sortant doucement de ses pensées, il rencogna le cristal entre ses doigts à sa place initiale. Chacun d'entre eux en avait un. Il permettait beaucoup de choses. Stiles, à l'aide de Fanny, les avait élaborés de manière à ce qu'ils les préviennent à tout instant d'un danger menaçant un membre de leur meute. Il avait affiné le concept, intégrant d'autres liaisons magiques à l'intérieur de pierres bleues. Ainsi, les barrières de Stiles n'affectaient pas les porteurs de l'objet et leur permettait de savoir, à l'aide d'une douce chaleur, quand un de ses compagnons était proche et à moindre effet la présence d'un loup étranger.

Se focalisant sur le fait qu'un autre de ses amis approchait, il chercha du regard la personne en question. Il savait déjà qui s'était. Mais celui-ci avait un côté taquin, essayant sûrement de surprendre le jeune hyperactif, voulant le faire bondir de surprise. Il laissa Fanny régler leur achat, collier de chien inclus, et, après avoir fourré l'objet dans sa poche, sortit du magasin suivit de la jolie blonde.

Reprenant sa main dans le sienne, Fanny l'entraîna dans les allées larges de la galerie marchande. Regardant toujours autour de lui, essayant d'avorter la future blague, prévisible ceci dit, de son ami à poil, les yeux de Stiles accrochèrent une chevelure rousse familière. Se stoppant doucement, sa main tirant Fanny près de lui, il s'accota derrière un pilier supportant l'immense verrière du centre d'achat. Observant les jeunes filles de l'autre côté de la galerie, Stiles fit une légère grimace. Lydia et Allison se baladaient tranquillement, détaillant les vitrines près desquelles elles passaient.

Stiles sentit la main de Fanny se crisper légèrement dans la sienne. Se tournant vers son amie, il ne vit qu'un doux sourire et une flamme d'affection brillant dans ses yeux.

- Tu sais que je sais n'est-ce pas? La voix de l'adolescente était taquine.

- Ouais, je sais que tu sais. Dit le garçon doucement, puis d'un ton faussement exaspéré: Tu sais toujours tout de toute manière.

Fanny eu un joli rire à sa réponse. Il la vit regarder dans la direction des deux jeunes filles, son front se plissant légèrement.

- Elles ne sont sûrement pas venue seule. Fit remarquer la blonde dans un français léger.

Le français était une des premières choses que Stiles avait apprises au contact de la meute. Pratique, surtout face à des oreilles lupines trop curieuses, la langue leur permettait de communiquer sans que l'on puisse comprendre leur discussion. Exception faite, si la personne parlait également français bien entendu. Mais à part Lydia peut être, il doutait qu'un seul des loups du coin, n'est jamais appris la langue de Molière. Et comme la rouquine n'avait pas de super oreilles, ils étaient assez tranquilles. Pourtant il n'usait pas trop de la chose, préférant garder quelques cartes dans sa manche à tout hasard. Il n'avait pas mis longtemps à intégrer ce nouveau langage, magie aidant un tant soit peu, merci à l'étincelle en lui.

A dire vrai, les aptitudes de Stiles l'étonnait encore parfois. Magie et apprentissage mis à part, ce fut surtout en matière de combat qu'il obtenu les résultats les plus improbables. Car le jeune homme été doué. Un point c'est tout. Il faut dire qu'avoir un loup garou comme coach personnel faisait des miracles. Parfois accompagné de Jackson, Spike l'avait fait suer. Le loup était impitoyable, le poussant au-delà de ses limites, éreintant son corps, déchirant ses muscles, n'hésitant pas à le blesser si nécessaire. Mais le résultat était là. Bien qu'au corps à corps il était plus faible face à un loup garou furieux, l'hyperactif gardait quelques tours en réserve à ceux qui mésestimerait ses forces. Donnez-lui de simples lames et il trancherait quelques steaks de loup pour le dîner. Donnez-lui certains de ses joujoux créés spécialement pour lui et là, mieux valait courir. Stiles n'était pas qu'un simple dur à cuire. Non, il était mieux que ça, il était une putain d'étincelle.

En y réfléchissant, il avait presque eu une formation de chasseur. Bien qu'il est adapté ses mouvements pour tout ennemi potentiel, Stiles savait que sans ses amis, il serait toujours le garçon malingre et sans défense qu'il était à son arrivée en Angleterre. Aujourd'hui il n'était pas peu fier de ses progrès. Tout comme Fanny, l'étincelle en lui avait fait des merveilles, propulsant son corps dans un monde de vitalité et de rapidité. Bien qu'avec une direction principale, la flamme magique en eux permettait aux deux jeunes gens d'acquérir des capacités largement au-dessus de la moyenne. Et il fallait bien ça quand on avait un don pour se trouver dans les emmerdes jusqu'au cou comme lui.

Mais ce qu'il préférait par-dessus tout, c'était courir. Stimulant l'étincelle en lui, ses jambes battaient une mesure impossible pour un humain lambda. Ainsi, les soirs de lune, il courait avec la meute. Pas sur leur dos, comme la première fois qu'il l'eut fait. Non, il courrait avec eux, rapidement, fonçant à travers bois, une sensation de bonheur pure coulant en lui. Deux jours plutôt, il avait hésité à utiliser cette méthode, se contentant de faire ronronner le feu l'habitant. Il lui fallait une certaine concentration. Et voir Scott face à lui l'avait tout simplement fait revenir des mois en arrière, fuyant comme l'humain sans défense qu'il était avant.

Une main se posa doucement sur sa nuque. Ses yeux obliquèrent vers l'adolescente à côté de lui. Effectivement, Fanny savait et Stiles savait qu'elle savait. Elle savait que la douleur dans son cœur ne s'était jamais totalement estompée. Elle savait que ses anciens amis, malgré toute la tristesse engendrée, lui manquait. Elle savait également, qu'un jour, il leur pardonnerait et qu'elle serait là, près de lui, le confortant dans son choix d'oublier les rancœurs passées, de mettre enfin un pied dans l'avenir qui lui est destiné. Oui, sa meute le suivrait en enfer s'il le fallait et ça, c'était inestimable.

Deux bras forts le saisirent d'un seul coup, faisant crier fortement le garçon, le soulevant du sol, le faisant tournoyer dans les airs, ses jambes battant le vide. Il entendit le rire familier à son oreille et se débattant légèrement, invectiva son assaillant :

- Jax! Pose-moi à terre! Cette blague n'est même plus drôle.

- Pour ma part, je trouve ça toujours drôle de te voir avec cette face ahurie. Dit tranquillement Fanny à ses côtés. Traîtresse. Elle avait vu son frère arrivé et n'avait rien dit.

- Tu te ramollis Stiles, c'est tout ce que j'ai à dire. Ria joyeusement le loup garou.

Ce dernier le reposa doucement au sol, le faisant se retourner par la même occasion. Stiles tomba directement dans les yeux amusés de son ami.

- Tu es un âne, tu le sais ça ?

- Vu que vous me le dîtes minimum une fois par jour, je suppose que l'information a intégré mon cerveau à un moment donné oui. Le ton du lycan était espiègle, son visage marqué par un sourire narquois.

- Ouais, faut encore prouvé que t'as un cerveau. La remarque avait été dite d'une voix légère par la jeune blonde près d'eux.

Voyant le regard presque choqué du loup face aux paroles de sa sœur, Stiles ne put empêcher un rire joyeux de franchir ses lèvres. Mon dieu, la vie était tellement agréable avec eux. Piquante et imprévisible aussi, mais le jeune garçon adorait ça.

Entendant un cri de l'autre côté de la galerie, Lydia tourna la tête cherchant l'origine du son. Avisant une scène peu ordinaire plus loin, son corps se stoppa assez brutalement. Allison à ses côtés regarda son amie, cherchant la cause de son arrêt brutal et, voyant le regard de la jeune rousse, observa à son tour les allées placés de l'autre côté du centre commercial.

Voir Jackson Witthemore soulevé, d'une manière il faut le dire assez heureuse, Stiles Stilinski dans ses bras n'était pas un spectacle que l'on pouvait ignorer aisément. Se rapprochant du balcon bordant l'espace vide entre elles et les deux garçons, Lydia regarda intensément la scène devant elle. Les rouages de son cerveau étaient en marche, sa logique prenait le pas sur tout autre sentiment. Elle entendit la brune près d'elle haleter, ayant remarqué le jeune hyperactif dans les bras du loup garou blond.

Lydia était agacée, malgré qu'elle ne le montre en aucune façon. Agacé de ne pas comprendre tous les tenants et aboutissants de la situation face à elle. Agacé de ne pas comprendre comment Jackson « Je déteste tout le monde parce que je le vaux bien » Witthemore et Stiles « Ingérable est mon deuxième prénom » Stilinski pouvaient être amis. Elle se demandait même très sérieusement s'il n'y avait autres choses entre les deux garçons. Bien entendu, elle avait gardé ce genre d'idées pour elle, sachant qu'à part énerver un certain alpha, elle n'obtiendrait pas réellement de soutien à sa supposition. Après tout qui pourrait imaginer les deux garçons en question en couple? Avant personne. Maintenant, en voyant de quelle manière le loup souriait au jeune garçon dans ses bras, il y avait matière à réflexion. Elle fut interrompue dans sa rêverie par la voix de son amie :

- Doit-on y aller tu penses? Le ton était clairement hésitant.

Jetant une œillade à Allison, Lydia reporta rapidement son regard sur les jeunes hommes.

- Je ne sais pas. Je ne pense pas. Derek a dit de ne pas intervenir. Parla calmement la rouquine, une nouvelle fois agacé par le fait que l'alpha pensait pouvoir leur donner des ordres.

- Depuis quand Lydia Martin écoute quelqu'un d'autre qu'elle-même. Enonça une voix amusée derrière la jeune femme.

Se retournant vivement, son regard chuta sur le beau visage de son petit ami. Ce dernier était accompagné de son frère. Elle vit Aiden tourner les yeux vers le fond du grand hall, regardant intensément la scène qui avait tous attiré leur attention. Puis reportant doucement son attention sur sa compagne, il dit d'un ton sérieux :

- Veux-tu y aller ?

Elle savait qu'il parlait d'aller voir Stiles et donc, par ce fait, Jackson, son ex… L'effort du jeune loup pour complaire à la rousse fit bondir le cœur de cette dernière. Aiden était une perle. Une perle cachée sous une tonne de muscle et un air idiot, mais une perle tout de même. Elle se sentait précieuse à son contact et c'est un sentiment dont elle ne voulait absolument pas se passer.

Reprenant son observation précédente, elle vit Stiles rire gaiement. Jackson avait l'air de se disputer avec une jeune fille près d'eux, elle ne l'avait pas remarqué précédemment. L'adolescente, d'une peau assez pâle, avait ses cheveux dissimulés par une casquette, le tout surmonté d'une capuche verte. Seules les courbes féminines indiquaient que c'était une femme et non un homme au vue du look masculin qu'elle abordait. Elle ne voyait pas en détail le visage de l'inconnue, mais elle vit le sourire lumineux qu'elle fit quand Jackson passa doucement son bras autour de ses épaules.

Notant dans sa mémoire les nouvelles informations, Lydia prit une forte inspiration. Elle aperçut les trois jeunes gens se mettre en mouvement, se rapprochant ainsi de leur position. Jackson devait savoir qu'ils étaient là. A moins qu'il n'est pas reçu un entrainement adéquat comme ce fut le cas pour la meute de Beacon Hill. Elle acquiesça mentalement à la possibilité de sa remarque. Après tout, comment savoir ce qu'était advenu de Jackson depuis son départ il y a un an? Avait-il trouvé une ancre? Avait-il le contrôle? Et surtout que faisait-il avec Stiles?

Agacé une nouvelle fois par toutes ses questions sans réponse, Lydia prit sa décision. Au diable Derek et son attitude « Je suis l'alpha, donc tu obéis », elle avait besoin de savoir, c'était presque vitale pour elle. Elle se mit donc en marche, allant à la rencontre des adolescents, entraînant dans son sillage Allison et les jumeaux.

Ce qu'il faut savoir sur le centre commercial de Beacon Hill, compte tenu des événements qui vont suivre, est la disposition même des lieux. Entourant une large fosse en contrebas, un grand couloir bordé, d'un côté de balcons et de l'autre de magasins, faisait tout le pourtour de la galerie marchande. Entre cet étage et le rez-de-chaussée où se trouvait la sortie principale, des sortes de fontaines étaient placées. Sillonnant du dessous des balcons, descendant en pente jusqu'au sol, atterrissant dans des bassins servant la plupart de temps de lieu de rendez-vous pour de jeunes couples amoureux. Entre les coulées d'eau, ce n'était que des murs inclinés fait de marbre lisse, séparant de quatre à cinq mètres les fontaines entre elles. Avec l'immense verrière surplombant le tout, on pouvait dire que Beacon Hill possédait un joli centre d'achat. Centre d'achat bientôt témoin d'une scène, qui, de mémoire collective, fut unique en son genre.

Se mouvant lentement, prenant le temps d'observer les magasins au alentour, Stiles et ses amis s'arrêtèrent au bord du balcon principal. Le jeune hyperactif ne put s'empêcher de se pencher doucement vers le vide, apercevant la lumière jouant sur le marbre du mur qui descendait tel un grand toboggan jusqu'à l'étage inférieur.

Le garçon sentit plus qu'il ne vit la tension de Jackson près de lui. Se tournant doucement, calant son regard sur le jeune loup, il le vit fixer, une légère grimace sur les traits, droit devant lui. Stiles n'eut pas à regarder pour savoir qu'une partie de la meute devait être présente. Sûrement Lydia et Allison aperçu plus tôt, peut-être quelques loups les accompagnant. Le jeune garçon sentit ses mains devenir moites. Il n'arrivait pas à s'en empêcher, il essayait d'être détaché comme Jackson, mais son cœur, hors situation de danger, s'emballait à l'idée de parler à certains de ses anciens amis. Il ne se sentait pas près… Du tout. Ce n'était pas une bonne idée, il avait presque envie de rentrer à Londres dès à présent.

Les yeux de Jackson tombèrent dans les siens, s'apercevant sûrement de la panique du garçon châtain, il lui donna un doux sourire, le même sourire qui faisait Stiles se sentir en confiance, comme une promesse chuchotée que tout irait bien. Il vit la question silencieuse dans le regard de son ami « Veux-tu les voir? ». Sa réponse fut instantanée, d'un léger signe de négation, il fit comprendre son malaise grandissant et sa volonté de fuir le lieu. Le loup fit un petit signe de la tête et, détournant son attention vers les nouveaux arrivants, plaça son corps de manière à ce que Stiles se retrouve derrière lui, tel un mur infranchissable, droit et solide de cœur. Il sentit Fanny se rapprocher de lui, alors qu'il entendait une voix douce l'apostropher :

- Stiles? Le ton d'Allison était un peu tremblant.

Le jeune hyperactif serra les dents, refusant de sortir de derrière sa protection lupine.

- Stiles, tu te souviens ce que tu m'as déjà dit sur le centre commercial ? Ce que tu as toujours voulu faire? La voix de Jackson avait calmement énoncé la phrase, le visage toujours tourné vers les intrus.

Réfléchissant un instant à ce dont parlait Jackson, un éclair de compréhension le traversa. Sans pouvoir s'en empêcher, oubliant presque les gens face à lui qu'il évitait, il sortit de sa cachette, se posant à côté du loup, la tête tourné dans sa direction, un sourire incrédule aux lèvres :

- Tu veux dire…

- Oui, je veux dire. Dit sérieusement le jeune loup basculant ses yeux bleu vers lui.

-Oh… Oh! Un énorme sourire barra le visage de Stiles.

- Bon c'est pas le tout, mais on est pressé, donc ce sera pour une prochaine fois! Jackson avait orienté de nouveau son regard vers les jeunes gens devant lui, leur parlant d'une voix vive. Puis d'une manière un peu trop polie :

- Allison, Lydia… Tic et tac.

Ouais… Définitivement trop poli le Jackson, le regard de Stiles se dirigeant pour la première fois vers les deux jeunes filles accompagnées des jumeaux, les nouvellement célèbres Tic et tac.

Sans prévenir, Jackson leur tourna brusquement le dos, se dirigeant vers le bord du balcon et sans s'arrêter, sauta par-dessus la balustrade.

Faisant fi des regards éberlués face à lui, Stiles échangea un regard avec Fanny, étonnement silencieuse depuis l'arrivée du groupe. Celle-ci le regarda d'une façon espiègle, un léger signe de tête accompagnant son regard. Puis sans se concerter, ils prirent rapidement le même chemin que le loup blond, agrippant le métal de la balustrade pour se donner de l'élan, propulsant leurs corps par-dessus, se lançant dans le vide.

Lydia, Allison et les jumeaux ne purent qu'observer, impuissant, la scène se jouer devant eux. Réagissant au quart de tour, ils se précipitèrent ensemble vers le bord du balcon. Regardant en contrebas, contemplant avec choc à ce qu'il semblait être l'événement le plus improbable de l'histoire du centre commerciale de Beacon Hill.

Ils assistèrent médusés à la glissade de Stiles accompagné de la jeune inconnue sur le marbre brillant. Entendant le rire du jeune hyperactif, ainsi que celui de la fille, comme ils glissaient rapidement, trop rapidement, vers le bas. Ils virent Jackson debout en bas de la pente, les membres écartés, réceptionner adroitement les deux jeunes gens, un dans chaque bras, reculant juste d'un pas sous la poussée. S'aidant du loup garou, Stiles se redressa, son rire toujours présent accompagné de celui plus clair de la jeune femme.

Lydia regarda le visage du jeune garçon qui venait de dévaler le marbre. Malgré son trouble, elle vit combien Stiles semblait heureux. Son poing en l'air, sautant sur lui-même, un rire puissant ne le quittant pas, il caracolait autour de Jackson, semblant ravi de la glissade. Elle jeta un regard à celui qui autrefois eu une place privilégié dans son cœur et vit le sourire épanoui qu'il arborait. Finalement, Jackson attrapa ses deux camarades par les épaules et, d'une poussée, les fit se diriger vers la sortie.

Lydia resta un instant à observer l'étrange équipe s'éloigner d'eux. Le choc du moment laissait place à présent à une profonde concentration. Tournant les yeux vers Allison, elle attrapa le regard confus de la jeune brune, elle non plus ne réalisait pas ce qu'il venait de se passer et au vue des expressions des jumeaux et des clients autour d'eux, elle n'était pas la seule. Stiles était revenu, mais apportant avec lui une demi année de souvenirs et d'expériences dont ils étaient exempts. Et Lydia voulait à tout prix savoir de quoi il retournait. Brusquement, faisant légèrement sursauté les trois jeunes gens autour d'elle, elle pivota ses talons, marchant d'un pas ferme vers la sortie située à cet étage. Elle avait besoin de réponses, la situation ne pouvait stagner ainsi. Sans se retourner, parlant à ces amis qui, elle le savait, avait commencé à la suivre, elle annonça d'une voix ferme :

- Réunion de meute ce soir! Peu importe les projets de chacun, nous avons un Stiles en liberté et je ne sais pas pour vous, mais pour moi, ça n'augure rien de bon…

Derek ne savait pas à quoi s'attendre quand, Lydia Martin, membre humaine de sa meute, shop addict et d'une intelligente rare, convoqua une réunion chez lui. Pour autant, rien n'aurait pu le préparer à ce que la jeune femme d'une voix calme, énonça. A savoir une certaine scène dans un certain centre commercial. La meute entière était silencieuse, intégrant difficilement le récit peu ordinaire de la rousse. Si Allison et les jumeaux n'avaient pas confirmé, Derek aurait pu croire à une mauvaise blague.

Il prit une calme inspiration, essayant par ce fait de chasser le trouble continu qui l'habitait depuis plusieurs jours. La situation partait dans tous les sens. Avoir été bloqué deux jours plutôt par une barrière magique, assistant impuissant à la fuite du loup blond et de son acolyte, avait mis ses nerfs, déjà malmené par le retour de l'hyperactif, à rude épreuve. Heureusement pour eux, ils n'étaient pas restés à piaffer trop longtemps sur place. Quelques minutes après le départ des fuyards, une légère lumière bleue était apparue autour d'eux, se dissipant presque aussitôt. Le téléphone de Scott, qui, comme les leurs, n'avait pas voulu fonctionner à l'intérieur du cercle, s'était brutalement mis à sonner, signifiant ainsi aux loups garous que le calvaire avait déjà pris fin.

Serrant les dents qu'en au souvenir déplaisant de cette soirée, il la chassa un instant de son esprit, essayant de se recadrer sur la situation en cours. A savoir un garçon de 17 ans, yeux noisette, cheveux châtain, avec un goût prononcé pour les ennuis, faisant du toboggan en plein milieu du centre commercial. Encore confus par l'information, Derek ouvrit les yeux.

Il vit certains de ses bêtas le regarder avec espoir, comme s'il pouvait éclaircir le brouillard épais que la situation sans précédent avait engrangé. Mais Derek ne pouvait pas. Lui non plus ne comprenait pas, ce qui diable se passait dans la tête de l'hyperactif et par association de Jackson. Il ne put empêcher ses poings de se crisper à la mention du jeune loup. Il se souvenait du jeune homme peu sûr de lui, terrorisé par sa propre ombre, vindicatif et arrogant. Mais ce nouveau Jackson qui avait décidé de faire un retour fracassant dans leur vie, il ne le connaissait pas. Il ne savait pas non plus pourquoi lui et Stiles était ami. Et ça, c'est le point qui l'énervait par-dessus tout.

Lydia avait commencé à rassembler les différents éléments. Bloc note en main, elle nota les différents points dont il avait connaissance :

- Stiles et Jackson se fréquentent et semblent être ami

- Stiles et Jackson reviennent à Beacon Hill au même moment

- Stiles ne vit pas à la maison Stilinski et n'a pas été aperçu ailleurs que près de Jackson

- Jackson ne vit pas à la maison Witthemore et n'a pas été aperçu ailleurs que près de Stiles

Conclusion : Stiles et Jackson doivent vivre ensemble. Dans la même maison. Maison dont ils ne savent pas l'emplacement.

L'alpha, malgré son interdiction à ses bêtas, de se mêler de la vie du jeune garçon, n'avait pu lui-même s'empêcher de chercher l'hyperactif à travers la ville et les bois. Mais depuis le jour où il l'a vu au lycée, l'odeur de Stiles semblait s'être évanouie avec son propriétaire, disparaissant à un virage, se perdant à travers les rues. A présent, se dire qu'il trouverait le garçon à vivre dans la même maison que Jackson le fit voir rouge. Au sens propre. Vu le recul des jeunes loups devant lui à son expression, sa colère était nettement visible. Derek ferma un instant les yeux, essayant de reprendre le contrôle sur son loup. Ce dernier piaffait, grattait sous sa peau, trouvant intolérable la situation. Son compagnon, leur compagnon était introuvable, vivant surement avec un loup garou, dont l'affection pour le jeune garçon était à présent clairement connue.

Car oui, Stiles Stilinski était le compagnon de vie de l'alpha. Si l'odeur entêtante du jeune homme avait toujours plu à son loup, la partie humaine eu beaucoup plus de mal à accepter la situation. Mais il y eut le baiser. Puis sa fuite. Puis leur plan foireux. Et Stiles était parti. Et Derek avait compris. Acceptant comme vérité inébranlable, que le garçon était à lui, fait pour lui et pour lui seul. Il savait qu'il ne devrait pas avoir le droit de se sentir si possessif envers Stiles, pas au vu de ce qu'il lui avait dit, du mal qu'il lui avait fait. Mais c'était plus fort que lui, plus fort que sa volonté à repousser toute affection. Il avait besoin du garçon, un besoin profond, ancré dans son être et dans son cœur.

Prenant une forte inspiration, Derek ouvrit les yeux doucement. Il était en contrôle. Bon. Maintenant il s'agissait de trouver un plan d'action. Ces ordres précédents étaient caducs. Ils ne pouvaient laisser la situation ainsi. Regardant les adolescents devant lui, attentifs à ses prochains mots, il exposa son idée. Simple, concis, efficace.

- On ne joue plus. Le premier qui le trouve le ramène avec lui. Avec son accord ou non…

Il fut interrompu par un Scott véhément.

- Tu n'as pas le droit Derek! Le shérif a dit…

- Au diable le shérif Scott! Dis-moi, malgré son départ, qui est la première personne à qui tu penses quand une blague te vient à l'esprit? Qui attends-tu toujours machinalement aux portes de lycée? Qui par sa simple mention te rend si triste que nous pouvons tous le sentir? Qui Scott? La dernière partie fut presque hurlée par le jeune alpha.

- Stiles… La voix du jeune loup était misérable, son corps recroquevillé sur le canapé, des vagues de peine le traversant.

A la vue de son bêta, Derek se calma instantanément. S'en prendre à Scott ne servirait à rien. Plus doucement il reprit toujours à l'encontre du jeune homme brun :

- Qui n'écoutait jamais le shérif même si sa vie en dépendait, n'en faisant qu'à sa tête?

Il vit Scott relevé vivement son visage vers lui, une expression incertaine sur les traits.

- Stiles. Le ton du jeune loup était tout de même plus ferme que précédemment.

- Nous sommes d'accord alors. Répliqua tranquillement l'alpha.

La suite de la réunion concerna les différents détails donnés par Lydia. Comme la présence de la jeune fille inconnue, semblant également proche de Stiles. Allison fit la remarque que son visage lui semblait familier, sans réussir à dire où elle avait déjà pu voir la jeune fille. Cette dernière avait gardé le visage baissé presque tout du long de la rencontre, ce ne fut qu'avant le « saut » qu'elle put discerner rapidement les traits de l'adolescente, une jolie fille selon elle.

Mettant de côté le fait qu'une jolie fille semblait proche de Stiles, préférant arrêter d'y songer avant de s'énerver de nouveau, Derek demanda une ultime fois si quelqu'un avait d'autres remarques pertinentes avant de clore la réunion. Étonnamment ce fut Erica qui lança une idée à laquelle ils n'avaient pas songé, idée qui impliquait beaucoup plus de complications que prévues.

- Donc… Vous ne vous dîtes pas que Stiles, pendant son absence, était à Londres? Comme Jackson? Je veux dire, l'amitié entre ces deux-là ne s'est pas fait en un jour non? Ils ont forcément du se voir avant, à Londres ou ailleurs pour ce qu'on en sait.

Toute la meute se figea à l'entente des mots, tournant leur attention sur la louve, qui mal à l'aise sous tous ces regards, se déplaça doucement derrière son imposant petit ami.

- Mais oui, c'est ça! Lydia avait presque crié et s'était levé brusquement, faisant sursauter les personnes autour d'elle.

Ils la virent se mettre à faire les cents pas semblant perdu dans son monde de supposition, réfléchissant à haute voix.

- Si Stiles était à Londres, ou ailleurs peu importe, avec Jackson, ils ont surement du vivre sous le même toit. Genre colocataire.

La pensée eut l'air d'amusé la jeune femme la faisant stopper sa marche un instant, puis reprenant ses pérégrinations, elle continua sur sa lancée :

- On a donc Jackson et Stiles qui se fréquentent outre atlantique, deviennent ami et revenu ici, ils continuent sur leur lancée et vivent ensemble. Logique! Erica ma belle, tu es pleine de surprise! S'exclama Lydia tout en regardant la blonde dans le coin de la pièce.

- Donc Jackson sait? Une voix teintée de culpabilité avait retenti doucement dans le salon. Isaac.

Ils comprirent tous ce que voulait dire le jeune loup. Jackson savait pour leur attitude envers Stiles, il savait le comportement ignoble qu'ils avaient eu envers le jeune hyperactif. Les fortes chances qu'il est du lui-même réparé leurs dégâts résonnaient dans leurs esprits. Le problème devenait soudain plus compliqué. Si ils voulaient Stiles, ils avaient devoir composer avec Jackson. Et ils étaient tous persuadé, connaissant quelque peu le jeune homme blond, qu'il ne leur rendrait pas la tâche aisée, surtout au vue de l'après-midi même. Il allait devoir affronter Jackson « Je parle tu t'écrases » Witthemore dans une guerre pour gagner le cœur de Stiles Stilinski. Et ce fait précis, personne n'aurait pu, ne serait-ce qu'y songer, un an auparavant.


Spike se disait que, parfois, sa vie était vraiment merdique. Dans un certain contexte, courir dans les bois était agréable pour le loup, naturel même. Mais quand des loups garous, jumeaux, complètement enragés le prenaient en chasse, il n'arrivait pas vraiment à voir le bon côté des choses. Et sa magnifique moto, abandonnée sur un parking lointain. En parlant de moto… C'était Stiles qui avait explosé leurs motos, pas lui. Lui, et bien, il n'avait fait que demander au garçon derrière lui de ralentir les bêtas. Rien de plus. Techniquement il n'a jamais demandé à Stiles de faire voler dans le décor les jeunes loups. Bien qu'il l'admette avoir regardé dans son rétroviseur, avec un léger plaisir, sadique il est vrai, l'un des jumeaux voler dans les airs.

Et maintenant il était là. A fuir. Encore. Cela devenait légèrement lassant selon lui.

- Bon tu es où exactement? Une voix résonna à l'intérieur de son casque. Il était sain d'esprit, merci pour lui.

- Dans les bois pour ce que j'en sais. Répondit-il légèrement agacé par la question.

- Dans les bois où? Soit plus précis merde!

- Mais qu'est ce j'en sais, tu crois que j'ai eu le temps de demander mon chemin? Tu veux que je m'arrête et pose la question aux deux abrutis qui me coursent depuis 10 minutes?

- Pourquoi t'as pas intégrer un GPS à ce fichu casque? T'y fout des tas d'option et ça t'y pense même pas?

- Si tu dis que je suis…

- T'es un idiot oui tout à fait! La voix l'interrompit assez abruptement, démontrant tout de même le stress de son propriétaire.

- Stiiiiiiiles! Merde quoi, je sais pas où je suis. C'est des bois quoi!

- Bon, résumons, t'es parti du coin nord de la forêt, derrière la ligne de magasin de la rue Belford et tu vas vers l'est c'est bien ça?

- Je pense oui.

- Tu penses? Stiles avait pris un ton dangereux.

- J'en suis sûr! Oui, vers l'est, vers l'est, oui!

Il y eut un silence à l'autre bout de la ligne. Ce qu'il faut savoir de Spike, c'est qu'il n'était pas juste, un sexy loup garou, charismatique et plein de fougue, non madame. Il avait aussi un cerveau. Personne ne conteste? Bon. Sa passion était tout ce qui touchait à l'électronique et à la mécanique. Il avait donc lié sa passion pour les grosses cylindrées avec des joujoux conçu spécialement pour ce fait. Trafiquer sa moto fut assez évident en soi. Mais intégrer un micro dans son casque, pour pouvoir communiquer d'une façon similaire à un téléphone, fut l'idée de son jeune acolyte, son tout mignon Little Red. Ajouter à cela un passage par les mains magiques de Fanny et l'objet était anti-oreilles lupines. Et humaines aussi d'ailleurs. Un vrai bonheur ses casques.

- Bon, tu continus dans cette direction, on devrait pouvoir t'intercepter. Et surtout, surtout Spike, si ils t'attrapent tu fous pas ta merde comme d'habitude, pigé? Il avait dit un bonheur? Autant pour lui.

Continuant sa course endiablée, il entendit renâcler à sa gauche. Ces deux petits cons étaient rapides. Allongeant sa foulée, il sauta par-dessus un tronc couché au sol, atterrissant souplement et repartit de plus belle. Y a pas à dire, la meute de Beacon Hill l'aimait ça se voyait. En même temps, qui pourrait lui résister? Ah? Peut-être la personne qui venait de le percuter, faisant voler son casque hors de sa tête.

Atterrissant durement sur le dos, le loup blond n'eut pas le temps de se relever, que deux mains saisirent l'avant de sa veste l'envoyant bouler contre un arbre. Ouvrant difficilement les yeux suite à l'impact violent, il vit devant lui, dans toute sa splendeur, l'alpha de la meute de Beacon Hill, Derek Hale. Un Derek Hale assez énervé il semblerait, option yeux rouges inclus. A-t-il mentionné qu'il trouvait sa vie merdique parfois?

L'alpha face à lui, corps tendus et muscles saillants, ne sembla pas vouloir engager le combat. Jaugeant Spike du regard, il ne bougeait pas de sa position, attentif quant au déplacement du lycan. Se relevant doucement, dos contre le tronc derrière lui, Spike essaya de stabiliser son corps meurtri, sentant déjà la guérison s'enclencher. Il aperçut soudainement un mouvement sur sa droite. Génial, Tic et tac étaient arrivés. Champagne!

Derek regardait le loup inconnu face à lui. Il avait enfin réussi à l'intercepter. Pourtant, il n'était pas parti pour rechercher le lycan blond à la base. Du tout. La meute et lui, délaissant les préoccupations engendrées par l'arrivé du groupe d'inconnu, s'étaient focalisé sur un seul but : Stiles. C'est en écrémant la ville à la recherche de l'hyperactif, qu'Ethan et Aiden étaient tombé sur le loup garou étranger, derrière la vitrine d'une boutique d'électronique, casque sur la tête. Les jumeaux avaient reconnu rapidement la moto noire, dissimulé dans un recoin sombre. Prévenant leur alpha, ils avaient tout juste eu le temps d'envoyer le texto, que le motard était sorti tranquillement du magasin.

La suite, même sans avoir été là, Derek pouvait la deviner. Bondissant sur l'ennemi, les jumeaux avaient pris en chasse l'étrange loup, déboulant au final dans la forêt avoisinante. Derek ne dut son intervention qu'au fait qu'il était assez proche de leur position et avait pu suivre à bonne distance la cavalcade de l'étranger, attendant la parfaite occasion pour frapper.

Et maintenant ils étaient là. Observant silencieusement l'homme devant lui, Derek remarqua que celui-ci ne semblait pas inquiet outre mesure. Chose qui fit gronder son loup devant l'impudence du bêta blond. Décider d'avoir des réponses à certaines de ses questions, il apostropha durement l'individu :

- Qui es-tu? Sa voix ressemblait plus à un grognement qu'autre chose.

Il vit le loup face à lui le regarder calmement, un sourire narquois se dessina lentement sur ses traits.

- Je suis Spike!

La phrase était courte, mais l'accent perceptible. Derek comprit que le loup était étranger.

- D'où viens-tu? Gronda l'alpha.

- Oh tu sais! Un peu d'ici, un peu de là! Répondit le blond, un geste désinvolte de la main appuyant ses mots.

- Réponds! La voix de Derek était basse, le pouvoir d'alpha vibrant hors de lui, le commandement était clair. Il entendit ses deux bêtas gémir doucement derrière lui.

Le loup, Spike, le regarda étrangement, comme devant un casse-tête dont on cherchait la réponse. Puis se tournant vers les jumeaux, les interpella d'une voix presque sympathique :

- Est-il toujours comme ça? Genre loup mal léché ou c'est juste pour moi?

L'alpha vit, du coin de l'œil, les jumeaux à sa droite s'entre regarder, hésitant quant au comportement à adopter envers l'homme étrange face à eux. Aiden avança finalement d'un pas, un grondement sortant de sa poitrine, fixant avec colère le loup blond.

- Réponds à notre alpha! Le ton était dur et tranchant.

- Oh je vois! Toujours en colère pour le coup des explosions hein? A ma décharge, ce n'était pas mon idée! Le ton était clairement moqueur.

A la mention de la perte de leur précieuse machine, les jumeaux grognèrent rageusement. Derek, également exaspéré par le comportement impertinent du soi-disant Spike, attrapa le regard d'Ethan et fit un léger signe du menton en direction du loup acculé.

Les jumeaux s'approchèrent lentement de Spike, se positionnant de part et d'autre du loup. Derek vit le blond, s'apercevant de la manœuvre, décoller lentement son corps de l'arbre duquel il était appuyé depuis le début de la confrontation. Le visage du loup n'avait plus rien d'agréable, son air moqueur avait laissé place à des traits concentrés et calmes. Les yeux verts du lycan observaient alternativement les jumeaux, jaugeant leurs réactions, suivant leurs mouvements.

D'un geste vif, Aiden attaqua, se propulsant vers l'étranger. Arrivé à sa hauteur, il fut désarçonné quand d'un mouvement imprévu, Spike bascula son corps, attrapant le bras d'Aiden, pivota sur ses pieds et le balança sur son frère qui arrivait rapidement vers eux. Derek vit ses bêtas s'effondre l'un sur l'autre. Sans attendre, les jumeaux se remirent debout, réattaquant, cette fois ci, ensemble, l'impertinent loup.

Derek, sans intervenir, observa le combat face à lui. L'inconnu était fort, on ne pouvait lui enlever ça, la manière dont il bougeait semblait naturelle, innée même. Un loup de naissance. Derek serait prêt à le parier. Ca changeait la donne. Sans réelle surprise, due à sa constatation précédente, il vit la difficulté de ses bêtas à maitriser le lycan blond. Ce dernier se déplaçait rapidement, économisant ses mouvements, allant à l'essentiel, la frappe dure, précise. Si le loup face à lui n'était pas si arrogant, Derek serait heureux de le compter dans ses rangs, c'était un bon combattant, très bon même.

Les jumeaux réussirent à reprendre le dessus, saisissant chacun un bras du loup et le projetèrent une nouvelle fois contre l'arbre derrière lui. Dans un même élan, la main griffue d'Ethan laboura le côté gauche du visage du loup. S'effondrant sur le sol en une position assise, maintenu par l'écorce derrière son dos, Spike toussa violemment sous le fort impact. Derek vit son visage ensanglanté, qui avait tourné en mode bêta pendant le combat, redevenir peu à peu humain. Appuyant sa tête en arrière, le loup blond regarda Derek. Ce dernier émit un grondement bas faisant, par ce biais, reculer les jumeaux.

- Tu vas me répondre à présent. Ce n'était pas une question. La voix de Derek n'admettait aucunes échappatoires.

Avisant le loup silencieux devant lui, les yeux verts se contentant de le regarder plus sérieusement qu'auparavant, Derek reprit sur le même ton que précédemment :

- D'où viens-tu ?

- De la boutique d'électronique pourquoi? La réponse fut spontanée, le visage baigné d'un air faussement innocent.

Derek cru presque avoir mal entendu tellement la réponse le dérouta. Cet homme était fou. Ce genre de réponses n'existait pas. Il se moquait d'eux et raillait leur force. Il ne prenait pas au sérieux l'alpha, dont le loup intérieur grondait en réponse à la provocation.

- Tu penses faire quoi en répondant ainsi ? La voix grave de Derek vibrait de colère contenue.

- Une seule chose à dire vrai… Le loup avait dit cela d'un ton léger, presque insouciant.

- Laquelle? Tout le maintien de Derek montrait qu'il était prêt à bondir à la gorge de l'impudent.

- Gagner du temps bien sûr!

Derek eut le temps de voir le visage clairement moqueur de Spike, avant que celui-ci n'abaisse brusquement la tête, plaçant un bras par-dessus, d'une manière clairement protectrice. Et tout s'embrasa… Littéralement.

Deux explosions survinrent de part et d'autre de Derek et des jumeaux, les projetant à terre. Derek se releva rapidement, recadrant ses sens, cherchant immédiatement l'auteur de l'agression. Avant d'avoir réellement pu focaliser son attention sur un point précis de la forêt devant lui, un bruit sourd retentit et son corps s'arqua en arrière. Un grand choc à l'épaule droite, déboitant celle-ci sous la force de l'impact, le fit violemment reculer. Réussissant à se maintenir debout, il entendit une pluie de bruit sourd s'abattre, avant d'avoir le souffle coupé par le coup à l'abdomen qu'il reçut. Il s'écroula au sol, une vive douleur irradiant son torse. Se relevant difficilement, son épaule toujours démise, il aperçut un mouvement plus loin devant lui. Focalisant son attention, il vit une silhouette se détacher d'entre les arbres. Une silhouette toute de noir vêtue. Avec une arme pointée sur lui. Little Red.

Dire que Stiles était dans un état proche de l'hystérie était en deçà de la réalité. Pas que ce soit inhabituel, il faut l'avouer, il flippait parfois pour des trucs inutiles. Genre quand Spike était tombé de cette falaise il y a deux mois, quand Spike encore avait provoqué un alpha dans un pub de Londres, quand Spike une nouvelle fois s'était mis à dos un groupe de chasseur… En fait, Stiles flippait dès que Spike était concerné. Le don du loup à se retrouver dans les emmerdes jusqu'au cou plus que le monde entier réuni, l'impressionnait et le terrifiait en même temps.

Dans cette situation précise, Stiles flippait encore à cause de Spike. Mais tirer sur Derek Hall avait sûrement dû être le clou de la soirée. Lui, Stiles Stilinski, premier du nom ou presque, venait de mettre le grand alpha de Beacon Hill à terre. Oh mon dieu.

- Oh mon Dieu…

- Stiles concentres toi!

- Oh mon Dieu…

- Stiles merde!

- Oh mon…

- STILES !

Sursautant légèrement à l'entente du cri violent dans son casque, Stiles, son fusil à air comprimé toujours pointé sur Derek, sortit de la stupeur incrédule dans laquelle la situation dans son ensemble l'avait plongé. Avisant rapidement Fanny à sa droite, il la vit réussir à faire reculer les jumeaux vers leur alpha, à l'aide d'une arme identique à la sienne. Parfait. Le Garoutator était réellement une invention du feu de Dieu. Rapidement, lâchant le canon, sa main gauche fila à sa poche, sortant une des billes bleues s'y trouvant. Sans attendre, il jeta avec dextérité la sphère au sol, juste au pied de Derek.

Le cercle de protection brilla doucement avant de se fondre dans le sol. Les trois loups prisonniers, Stiles relâcha son corps. Ses yeux étaient toujours fixés sur l'endroit où la bille s'était écrasée. Il ne pouvait pas relever les yeux. Non, non, non.

- Stiles…

- Tais-toi.

- Regardes moi!

Tournant la tête, évitant de trainer son regard sur le loup brun devant lui, il localisa Fanny, des vêtements presque identiques au sien sur le corps. Son amie était agenouillée près de Spike, ce dernier avait une main sur la joue, du sang en gouttant légèrement. Voyant le loup blessé, le cœur de Stiles s'emballa et sans jeter un œil aux prisonniers près de lui, il esquissa un geste vers ses deux amis.

- Stiles! Son casque. A ta gauche derrière. La voix de son amie l'interrompit dans son élan.

Jetant rapidement sa tête vers la direction indiquée par Fanny, Stiles aperçu immédiatement l'objet noir au sol. Rengainant son fusil dans l'étui accroché dans son dos, il inversa sa marche et longea la barrière, son regard refusant de quitter son objectif des yeux. Tout plutôt que regarder vers les occupants de l'item magique. Enfin un occupant. Juste un… Oh mon dieu! Il avait tiré sur Derek Hall et l'avait emprisonné dans une barrière surnaturelle.

- Oh mon dieu…

- Stiles tu recommences… La voix était basse, dangereuse.

Il se rappela vivement que quelqu'un était à l'écoute. En l'occurrence Fanny. Fanny, qui, en mode guerrière, n'est adepte d'aucune forme de patience. Stiles focalisa son attention sur le casque à quelques pas de lui. Arrivé à son but, saisissant la protection noire, il se retourna vivement, entraînant son regard à tomber dans celui de Derek Hale. Génial.

Stiles eut une légère crise cardiaque si on lui demande son avis. Mais on ne lui demande pas. Dommage. Son souffle se bloqua tandis que son cœur s'emballait rapidement. Le loup le fixait debout une main sur l'épaule, les jumeaux étaient encore à terre, ne se relevant pas encore de leur blessure. Fanny était une psychopathe. D'un mouvement brusque, la main levée de l'alpha remboîta l'épaule démise dans un craquement sinistre. Le tout, en le regardant. Il a le droit de fuir?

Derek continuait de le fixer silencieusement, son bras retomba le long de son corps. Il avait presque l'air calme selon Stiles. C'était étrange comme expression. Il semblait attentif, prudent même. Puis, soudain, il comprit. Derek « Je suis l'alpha » Hale était inquiet. A cause de lui. Oh mon dieu. La douche de clarté qui s'abattit sur lui quand il prit conscience que lui, Stiles, effrayait le grand alpha de Beacon Hill, chassa telle une vague, son malaise dû à la présence et au regard du loup devant lui.

Prenant une forte inspiration, il pivota son corps, regardant toujours les yeux gris-vert. Il marcha plus tranquillement que précédemment jusqu'à ses amis, longeant le cercle protecteur. Enivré par la situation, il leva tranquillement la main, ses doigts effleurant les limites de la barrière. Son étincelle résonnant avec l'item magique, de petits crépitements bleus apparaissait sur le chemin des légères touches. Il vit le loup face à lui focaliser son regard sur ses doigts. Stiles ne put empêcher un sourire de gagner ses lèvres. Il était un putain de Dieu.

- Je suis un putain de Dieu.

- Oui tu l'es bébé. Maintenant ramène tes fesses. La voix qui répondit semblait pressante.

A l'entente de son amie, il détourna enfin son attention de son nouveau jouet, à savoir Derek Hale, homme vraiment chaud, loup garou et accessoirement chaud. Il l'avait déjà dit? Ah? Bref. Il reporta rapidement son attention sur Fanny et Spike. Celui-ci était debout, son visage n'était plus dissimulé par sa main et on pouvait voir de larges entailles barrant sa joue. Sursautant quant à ce fait, il se dirigea rapidement vers le loup blessé.

Ce dernier, le voyant approché, tenta un sourire contrit. Peu mieux faire Spike. Arrivé près du lycan, il prit d'une main douce le menton de Spike, le faisant légèrement tourner la tête afin qu'il puisse voir les dégâts. Cela guérissait déjà. Ils avaient manqué d'arracher l'œil de peu et ça, ça n'aurait pas guérit. Il sera fortement le poing tenant le casque, sentant une colère grandissante qu'en à la blessure de son ami. Avisant sa tension, Spike regarda dans sa direction.

- C'est bon Little Red. Je vais bien.

Le lycan lui sourit doucement comme pour le persuader du bien-fondé de sa phrase. Expirant brusquement, reprenant ses esprits, il passa le bras du loup par-dessus ses épaules, Fanny exécutant un geste similaire sur l'autre flan. Puis, sans même jeter un œil aux loups captifs, ils s'en allèrent, s'enfonçant d'un bon pas entre les arbres, prenant le poids du lycan sur leurs épaules humaines, disparaissant dans la pénombre de la forêt.

En regardant les trois inconnus s'éloigner, ses yeux glissants sur le blason écarlate ornant la veste de l'homme de droite qui l'avait une nouvelle fois fait prisonnier d'une barrière infranchissable, Derek eut une révélation. A présent, il avait deux objectifs en tête. Bien précis. Coulant de source même. Premièrement, il cherche, trouve, puis récupère Stiles. Deuxièmement… Il cherche, trouve, puis arrache la gorge de Little Red… Avec ses dents.