Hey everybody! voici deux nouveaux chap en espérant que cela vous plaise. On m'a posé pas mal de question sur les relations de meute et certains ont l'air de carrément détester la meute hale, mais navré pour ces personnes, ma fic finit bien! pour les pov, il y aura de tout à présent, stiles, derek, jackson, spike... mais aussi scott, ethan, allison... etc. ce n'est pas juste pour l'avis du personnage, mais c'est aussi pour sa position dans l'action en faisant un parfait narrateur. Et puis, je me suis pris à vraiment m'amuser avec certains caractères (Aiden... plus tard... Juste omg!^^)

petit rappel:

bla bla bla: anglais

bla bla bla: français

Enjoy!


Le salon de la maison Hall ressemblait à un champ de bataille. Les canapés étaient renversés, les fauteuils écrasés contre les murs, la table réduite en charpie. Au milieu de la poussière se dégageant de la lutte inégale entre un loup garou enragé et de pauvres meubles sans défense, se tenait Derek Hale. Celui-ci respirait difficilement, le corps agité de soubresauts de colère mal contenue, des grondements sourds s'élevant par intervalle régulière de sa gorge. Bref un Derek Hale au top de sa forme.

C'est sur cette joyeuse scène qu'Isaac, inconscient et lunaire, tomba en entrant dans ce qui était, feu le salon convivial de la demeure de l'alpha. Stoppant un instant sa marche, le jeune loup avisa l'homme de dos, tremblant de rage, ne semblant même pas s'être aperçu de sa présence. Bien sur quelqu'un de sain d'esprit aurait reculé, du moins quelqu'un de prudent. Mais Isaac n'était pas ce qu'on pouvait appeler la prudence incarnée. Au contraire. Donc il avança. Paix à son âme.

Ne sachant comment désamorcer la situation face à lui, Isaac se gratta la tête un instant, passant la main dans ses boucles blondes. Puis, haussant les épaules quant à la possibilité future que son alpha lui fasse subir le même sort que les meubles alentours, il fit la seule chose qui lui sembla logique et interpella le loup devant lui :

- Euh Derek? Tu vas bien?

La question était idiote, il le savait, merci pour lui. Mais il n'avait pas de discours du genre « Comment calmer un alpha en colère en vingt mots faciles » dans sa poche. Donc il le fit au feeling. Mauvaise idée.

- A ton avis Isaac? Le ton était si bas et si grondant, que l'adolescent dût user de ses dons lupins pour saisir les mots.

Le jeune loup ne put empêcher son pied de reculer légèrement face à un énième tressautement du corps face à lui. Derek était toujours de dos, du sang gouttant de ses poings fermés. Méthode de la griffe qui tue pour se calmer, ok. Cela ne sentait pas bon, pas bon du tout. Comme si sa conscience avait décidé qu'aujourd'hui Isaac Lahey allait mourir, le garçon ne put empêcher une autre question de franchir ses lèvres :

- C'est à cause de Stiles? Mauvaise idée Isaac, mauvaise idée. Maintenant on recule doucement, on se tourne et on revient dans un an ou deux vérifier si tout s'est calmé.

Avant d'avoir pu mettre son plan en action, Derek s'était retourné abruptement, un rugissement sonore aux lèvres. Et des crocs. Et des yeux rouges. Et un corps arqué dans sa direction. Il voulait des lys sur sa tombe, merci d'avance. Pourtant, au lieu de sauter à la gorge de son bêta, Isaac vit le loup s'effondrer au sol, genoux à terre, tête entre les mains. Et le jeune blond comprit l'horreur de la situation. Gérer un Derek hargneux, il pouvait. Un Derek fatigué et exaspéré? Facile. Même un Derek en colère semblait aisé au final. Mais un Derek triste, ça il ne savait pas. Il n'avait même jamais vu l'alpha pleurer. Bien sûr, vivant avec le lycan il avait entraperçu les traits mélancoliques du loup quand celui-ci se perdait parfois dans ses pensées. Mais triste? Réellement triste? Jamais.

Isaac resta un instant devant la scène s'offrant à lui, ressentant par vague le désarroi de son alpha. Puis, instinctivement, son loup semblant prendre le contrôle de son corps et il se rapprocha. Non, méchant loup, vilain! Recule. Recule j'ai dit. Trop tard.

Arrivé juste devant l'homme à terre, Isaac s'accroupit doucement, sans geste brusque. Il tenait encore à son beau visage. Avec un calme qu'il ne pensait pas avoir, il leva doucement les bras, entourant les épaules de son alpha. Il sentit le corps du lycan se crisper quelque peu contre le sien. Faisant fi de tout instinct de conservation, il pencha sa tête doucement, posant sa joue sur la large épaule, rapprochant leur corps par ce fait. Il tenait Derek dans une étreinte serrée.

Ils restèrent ainsi quelques instants. Au moment où Isaac se dit qu'il devrait peut être reculé avant que sa tête ne saute loin de son corps, Derek le prit par surprise en enroulant brusquement ses bras autour de lui. Déstabilisé quant à sa position fléchie, Isaac chercha à retrouver un certain équilibre, mais sans jamais lâcher son alpha. Enfin son alpha façon de parler.

Derek n'était pas simplement son alpha. Non, il était beaucoup plus que ça pour le jeune loup. Il était celui qui l'avait sorti d'un monde de misère, qui l'avait rendu fort, qui lui avait offert une famille. Une étrange famille certes, mais toujours mieux que ce dont il était habitué depuis son enfance. Derek était pour lui le père, le frère qu'il avait toujours voulu. Et il l'avait à présent. C'est pourquoi, peu importe sa posture inconfortable, peu importe que Derek puisse l'envoyer bouler contre le mur, peu importe qu'il se sente mal de voir l'alpha ainsi, il ne le lâcherait pas. Jamais.

L'étreinte avait duré longtemps. Ils étaient restés silencieux. Une des mains d'Isaac avait passé et repassé doucement sur le dos tressaillant du loup brun, tel une caresse apaisante. Et cela avait fonctionné. Les tremblements s'étaient stoppés, les battements de cœur effrénés qu'il entendait s'étaient calmés et doucement Derek relâcha la pression de ses bras, se décalant en arrière. Le visage du brun était d'humeur égal, c'est-à-dire sourcils froncés, lèvres pincés, regard froid quoique teinté d'une touche d'inquiétude. Bien. Derek Hale était de retour parmi nous.

Se levant prestement, l'adolescent avisa un des fauteuils du salon échoué près de lui. Redressant la malheureuse victime, il s'y laissa tomber avec un souffle bruyant. Trop d'émotion il semblerait. Il observa Derek se redresser, contourner le canapé renversé et le remettre dans sa position initiale. A son tour, Isaac le vit s'asseoir. Ils ne dirent rien pendant quelques minutes. Le plus jeune ne savait quoi dire. Il n'y avait pas de notice livré avec l'alpha. Finalement la situation se décanta d'elle-même. Simplement. Grâce à une personne. Et à ce moment précis, Isaac pensa qu'il serait légitime d'ériger une statue en l'honneur de Lydia Martin.

Il sentit la jeune fille avant même qu'elle ne franchisse les portes de l'entrée. Arrivée devant le désastre qu'était le salon, elle s'arrêta un instant, ses yeux parcourant la pièce, pour au final échouer sur le loup garou brun. Derek ne disait rien. Il ne la regardait même pas, fixant, sourcils froncés bien sûr, un point devant lui. Mais Lydia étant Lydia, elle ne laissa pas l'opportunité à quiconque d'émettre la moindre protestation et partit dans un long monologue sûrement répété mais au combien justifié. Du moins selon elle.

- Derek. Tu ne peux pas faire ça. Perdre le contrôle. Ce n'est pas comme ça que les choses vont changer. On doit faire quelque chose je suis d'accord là-dessus, mais on s'est trompé de méthode. On ne parle pas juste de quelques hommes étranges et dangereux, on parle d'un Stiles étrange et dangereux. Et loin d'être seul qui plus est.

La jeune rousse prit une inspiration se dépêchant de continuer :

- Je sais que tu vas me dire qu'il faut trouver Stiles, l'attraper et le ramener pour que tu puisses enfin assouvir ton besoin de domination et asseoir ton autorité. Mais allo? On parle de Stiles là! Même avant, il ne t'écoutait déjà pas, alors maintenant tu penses. Il n'a jamais reculé. Pas pour ce qui compte vraiment. Et si tu veux mon avis, Jackson et les deux autres ont l'air d'être important pour lui. On ne sait rien de sa vie à présent. Du moins pas sur ce qu'il a vécu les six derniers mois. Et je sais que tu te blâmes pour ça. Mais Derek, on s'en blâme tous.

Isaac ne put empêcher ses yeux de se baisser à la honte qu'il ressentit au moment même. Oui, il se blâmait. Tellement. La voix de Lydia interrompit ses pensées, reprenant sa diatribe :

- Ecoutes Derek, je ne dis pas qu'il ne faut rien faire, bien au contraire, mais on ne doit plus les traquer. Il faut les laisser tranquille. Réfléchis, ils ont eu des tas d'occasion de nous blesser, mais à part se protéger les uns les autres ils n'ont eu aucun geste agressif envers nous. Ok se faire battre par Stiles Stilinski peut la foutre mal, mais as-tu vu? Avec tout ce que vous m'avez dit, tout ce qu'il a pu faire depuis son retour, il a changé Derek. Et je ne pense pas que ce soit en mal.

Elle fit une pose un instant, sa main dégageant doucement une mèche de cheveux du devant de son visage. Elle expira légèrement et ouvrit de nouveau les lèvres :

- Il y a une raison à tout ça. Nous l'avons éloigné pour sa protection car il était faible et sans défense et aujourd'hui il se protège tout seul. Mais on a mal agi. La protection dont il avait besoin c'était nous, autour de lui. Et on ne l'a pas fait. On l'a laissé tomber. Et il a dû apprendre à se défendre sans nous. Mais Jackson près de lui, et ce Spike, et cette fille, ils sont sa meute.

Isaac vit Derek, qui n'avait pas bougé un muscle depuis le début du discours de la jeune fille, tressaillir. Lui aussi d'ailleurs. C'était eux sa meute. Personne d'autre.

- Vous ne pouvez même pas admettre qu'il est pu trouver une autre meute. Ah? Elle avait compris? En même temps on parle de Lydia là.

- Sérieusement les mecs, comment voulez-vous avancer si vous vous obstinez à penser à Stiles comme quelque chose d'acquis? Il ne l'est pas et il ne l'a jamais été. C'est Stiles. Acheva-t-elle comme elle s'écroulait, gracieusement s'entend, sur le canapé près de Derek.

- Et que penses-tu que nous devrions faire? La voix de Derek s'était finalement levée, basse mais calme.

Jetant un œil au loup, Isaac le vit dans un maintien droit, mais plus serein que précédemment, comme si certains des mots de Lydia avaient trouvé écho en lui, apaisant pour un temps sa colère.

- Attendre et observer.

- Attendre et observer? C'est tout? Le ton était redevenu mordant. On ne change pas une équipe qui gagne.

- Oui. On ne se jette pas dans une partie sans avoir de bonnes cartes en main. Je ne dis pas qu'il ne faut pas essayer de lui parler. Mais le traquer comme nous l'avons fait, ce n'est plus d'actualité. Pareil pour les autres. On les laisse tranquille. Nous devons être patients. Du moins autant que peut l'être une meute de loup garou. La dernière phrase avait été dite avec un léger sourire de la jeune fille.

Isaac vit Derek se lever et marcher vers la fenêtre. L'alpha observa un instant la vue extérieure semblant plonger dans une intense réflexion. Lydia ne disait rien. Et Isaac se demandait ce qu'il y a avait à manger pour ce soir. Quoi? Les émotions ça creuse! Il était en pleine croissance en plus.

- Nous observerons. Attendre... Nous ne les suivrons plus si c'est ce que tu veux dire, ni lui, ni les autres. Mais attendre… Je ne peux… Je ne veux plus attendre. Le ton était clairement hésitant bien que sincère. Derek admettait face à eux son besoin de l'hyperactif dans sa vie. Sujet qui, d'ailleurs, faisait toujours sourire Isaac.

C'est vrai quoi. Derek Hale et Stiles Stilinski ensemble? Le destin avait un sacré sens de l'humour selon lui. Pourtant au lieu de le choquer, l'idée entretenait une douce chaleur en lui, un espoir d'une famille complète et solide. Stiles était à Derek. Et Derek était à Stiles. C'était simple et sans fioriture. Enfin au vue de la situation actuelle pas vraiment. La pensée fit grimacer le jeune loup. Il savait déjà que l'alpha allait galérer totalement à récupérer Stiles. Pourtant, l'idée de voir Derek s'escrimer à convaincre le garçon de revenir près de lui à force de grognements, obtenant par ce fait des réponses sarcastiques, le fit à nouveau sourire. Pourquoi pas après tout? Attendre et observer... Oui, il pouvait faire ça.


La meute Hale était à la fête, du moins participait à une fête, enfin pas vraiment à dire vrai. La dite fête était organisé généreusement par le Coach Finstock. Fête qui comprenait de la crosse et des jeunes gens qui se seraient bien passé de la session sportive durant leurs vacances d'été bien méritées. Mais Finstock étant Finstock, il avait demandé, noté ici obligé, la plupart des garçons de l'équipe du lycée de Beacon Hill à s'inscrire à une compétition amicale. Un seul des joueurs avait résisté, farouche et inébranlable. Et il n'en était pas peu fier, surtout en voyant les mines dépités des adolescents sur le terrain face à lui.

Bien entendu le garçon en question avait ses raisons et, malgré le chantage, sûrement illégal d'ailleurs, de ne pas faire partie de l'équipe à la rentrée, le jeune homme avait refusé, à la surprise de tous. En fait, l'adolescent n'était pas courageux ou téméraire dans son action, non. Il était prudent. Car une chose le rongeait. Une chose ayant de beaux yeux marron, de doux cheveux noirs, une peau couleur caramel. Bref une chose dont il était totalement accro. La chose avait un nom. Danny.

Personne à part Ethan lui-même ne savait à quel point son cœur était douloureux, sauf son jumeau ça coule de source, mais Aiden était une partie de lui-même donc... Voir son camarade de classe au quotidien sans que celui-ci ne lève même les yeux vers lui était pour lui une torture pure et simple. C'est pourquoi le fait de ne plus être dans l'équipe de crosse en septembre prochain ne le gênait pas plus que ça. Car dans l'équipe il y avait Danny. Et les entraînements. Et les vestiaires. Et les douches… Vous suivez le raisonnement?

Ainsi, essayant activement, mais sans résultat, de participer à la liesse générale, Ethan se retrouvait sur les gradins du lycée. Lycée qui, malgré la fin des cours, accueillait bénévolement en son sein les équipes estivales concurrentes. Pour l'occasion, les couleurs des maillots étaient différentes. Ils ne jouaient pas sous l'étendard de Beacon Hill, mais sous celle de Finstock, passant ainsi d'un rouge profond à un noir bordé d'argent. Après d'horribles propositions de nom de la part du coach pour la nouvelle équipe, il n'osait même pas les citer, l'idée retenue fut chuchoté par un Scott railleur à un Isaac amusé, mais tombant dans l'oreille d'un Finstock aux aguets qui adora la proposition. Et sans pouvoir l'empêcher, une brillante estampille argentée frappa le dos des sombres maillots des sportifs "Les loups hurlants". Sérieusement les mecs? Autant mettre un écriteau « Loup garou en promotion, à tuer sans attendre » sur leur tête. Il était parfois blasé de sa vie. C'est pourquoi, sa place sur les gradins, il l'appréciait au final. Beaucoup même. Surtout que d'ici il pouvait admirer Danny… Non, non Ethan, mauvaise pente, contrôle, contrôle j'ai dit. Gentil Ethan.

Détournant les yeux qu'il avait machinalement tourné vers le jeune haïtien, Ethan se concentra sur son environnement immédiat. Lui qui n'avait toujours eu que son frère, la meute d'alpha ne comptant pas vraiment, il était plutôt bien entouré à l'instant. Erica et Lydia l'encadrait, acclamant joyeusement l'équipe sur le terrain. Près de la rousse, Allison criait des encouragements à son petit ami, ce dernier ayant un sourire béat à l'entente de la douce voix de son aimée. McCall était vraiment limité parfois.

Il vit son frère saisir une balle envoyé par Isaac avant de foncer vers les buts adverses. Bien entendu à la manière Aiden. C'est-à-dire façon bull-doser. Son frère manquait assurément de tact, c'était désespérant. Regardant les corps des garçons concurrents s'écraser au sol, le jeune loup se demanda un instant pourquoi la vie ne pouvait pas être aussi facile qu'une partie de crosse. Non vraiment, parce qu'en ce moment, malgré la liesse générale, il ne trouvait pas réellement que leur situation était enviable. Mais pas du tout.

Résumons. On a donc d'un côté, un jeune hyperactif disparu revenant en mode bête de combat ramenant avec lui l'ex petit ami de la compagne de son frère, une sorte de blond peroxydé tête à claque et une jeune fille ayant fracassé la mâchoire de son jumeau. Aiden avait vraiment un problème pour communiquer… De l'autre côté, on avait, selon son avis bien sûr, un Scott dégoulinant de bienveillance et un peu idiot… Bon beaucoup ok. Un Isaac trop mignon pour être honnête, les yeux de chiot étant une tactique redoutable. Un Boyd ne connaissant pas la définition du terme se lâcher, préférant s'astreindre à trois mots par jour. Une Erica proclamée peste de l'année, il avait voté pour elle d'ailleurs. Une Lydia reine du bal, pouvant mener une guerre civile à elle seule. Une Allison douce et sensible, ayant un penchant pour les armes en argent et les balles de tue loup. Un Aiden égal à lui-même, notez le jeu de mot et Derek. Ce dernier, bénéficiant du statut d'alpha, était miraculeusement protégé, pour un temps du moins, de sa diatribe mentale.

Il était une chose sur les jumeaux qui n'étaient pas forcément évidente aux yeux des autres, c'était qu'ils étaient fidèles à leur alpha. Quand ils l'avaient été eux même, les relations de pouvoir avaient failli détruire leur lien, les montant presque l'un contre l'autre. Mais leur âme n'était qu'une et ils avaient été fort. Ils l'étaient depuis le jour de leur naissance. Dès leurs premiers battements de cœur, ils furent seuls au monde, un monde à deux. C'est pour cela qu'ils respectaient Derek, un alpha dont la meute était une bande d'adolescents dysfonctionnels, bruyants et geignards. Le seuil de tolérance en matière de connerie de Derek avait pris une sacrée claque. Pourtant il avait vu au fond des yeux du loup qu'il n'en changerait pour rien au monde.

Cette raison et le fait que leur soi-disant camp surpuissant était composé d'une bande de fêlés pour la plupart, les incitèrent à abandonner la pression donnée par le statut d'alpha, intégrant par la suite avec appréhension la meute Hale. Et bizarrement malgré les événements complètement improbables des derniers temps, il en était heureux. Vraiment. Il se sentait à la maison. Surtout quand il regardait le beau gardien mouvoir son corps avec vélocité et… Contrôle Ethan!

Autour de lui la foule acclamait les joueurs, il vit Lydia et Allison, le rouge aux joues à force de crier, debout près de lui tenant une pancarte haut dans les airs, tandis que la mi-temps était sifflée. Tournant son attention sur le reste du terrain, il aperçut Derek debout près des gradins, semblant surveiller les jeunes bêtas pendant leur jeu. Les yeux de l'alpha croisèrent les siens un instant, le regard impassible. Mon dieu, Derek était un vrai boute-en-train, il n'y a pas à dire. Soudain, il le vit pivoter la tête, les sourcils de l'alpha se fronçant, le corps tendu légèrement en avant. Concentrant ses sens, Ethan comprit rapidement la raison qui mit à mal le self contrôle légendaire du loup. Sarcastique? Lui? Non, bien sûr que non… En tout cas la soirée gagnait d'un coup en intensité.

Ethan ne put empêcher un sourire de monter à ses lèvres quand il perçu l'odeur de Stiles flotter dans l'air. Il n'avait pas été proche du garçon, le dédaignant même légèrement, concentrant son attention sur ses vrais frères de meute. Mais là avait été son erreur. Stiles était la meute. Il le comprit durement à l'instant même où celui-ci mis les voiles emportant avec lui une partie de l'âme des loups de Beacon Hill. Et aujourd'hui il était revenu, explosant leurs motos certes, les emprisonnant, leur tirant dessus, les envoyant dans le décor, mais revenu tout de même. Ethan n'était pas vraiment quelqu'un de rancunier et le fait que Derek paie pour les réparations de leurs précieuses machines aidait grandement à avaler la pilule. Et pour avoir lui-même appartenu à une meute d'alpha sanguinaire, il ne se permettait pas vraiment de chipoter.

Il avisa d'autres senteurs présentes. Celle de Jackson et de la fille, Fanny. Celle de l'autre aussi. Ce Spike. Mon dieu, ce mec malgré qu'il soit sexy comme pas permis, il faut bien appeler un chat, un chat, ou un loup… Bref, le loup lui donnait carrément des envies de meurtre. Un air de « Je suis un petit con et j'en suis fier » était marqué au fer rouge sur les traits du lycan, semblant narguer quiconque pose les yeux sur lui. Et d'ailleurs en parlant du loup…


Stiles se dit que peut être, il dit bien peut être, la soirée n'allait pas tourner à la catastrophe initialement prévue. La raison? Son papa. Le meilleur des papas. A la base, la situation présente était due à un jeune sportif haïtien adepte du chantage. Ils étaient donc, vêtus de leurs plus beaux atouts, sur le parking du lycée de Beacon Hill, entendant plus loin le signal de la mi-temps. Spike avait le cul posé sur sa moto semblant juste s'ennuyer. Jackson et Fanny se chamaillait à voix basse plus loin. Il ne voulait même pas avoir la raison, encore idiote sûrement, du pourquoi de leur dispute journalière.

Et il arriva! Semblant avancer tel Poséidon perçant les flots, le shérif John Stilinski apparut enfin. Shérif qui avait bien voulu accompagné les jeunes gens dans le périple qu'était de devoir encourager Danny dans un stade remplis de loup garou ayant une toute petite dent contre eux. Mais toute petite hein! Enfin… Son père les accompagnait donc dans leur sortie. C'est d'ailleurs pour ce fait qu'ils attendaient au moment précis, n'osant pas réellement s'avancer sans la présence de l'homme de loi. On retient le fait surtout qu'il y a plein d'humains innocents là-bas, il ne voulait pas être porté responsable d'un carnage. Donc la solution? On appelle papa! Et puis c'est tout.

Mais Stiles savait surtout que son père était heureux d'être là. Il ne faut pas croire, mais depuis son retour, son père et lui s'étaient beaucoup vu. Il avait lui-même créé un nouveau cristal pour son père. Pour Danny également. Ainsi, en plus d'être un policier compétant et entraîné, le shérif avait la possibilité de savoir quand un loup garou ou tout autre chose étrange était à proximité. Lui permettant de glisser sous une surveillance étroite et il faut le dire peu discrète. Boyd? Vraiment les gars? Y a pas plus grand? La mixture de Fanny avait aidé, dissimulant son odeur aux nez lupins. Mais ce soir, rien de tout ça, exception des cristaux qui d'ailleurs chauffaient doucement sur leurs peaux. Ce soir, c'était leur soir. Ce soir, ils sortaient en meute.