Salut !
Je suis contente que le prologue ait plu, et donc voici la suite ! Par contre, je vous préviens, pendant 3-4 chapitres, ça va être triste. En fait, ça va même être plutôt déprimant jusqu'à ce que Dumby entre en scène avec sa barbe et sa bonne humeur. Donc vous êtes prévenus !
Sinon, je tiens à remercier chaudement les revieweurs du premier chapitre, EuropaLuce et Rasmeii, Harley A. Warren et MielChocolat, ainsi que Michy Drarry Shiper (Thanks you, I hope you will enjoy this chapter !)
Le style de narration est différent du chapitre précédent, je continue à expérimenter ! C'est une sorte de bricolage autrefois/aujourd'hui, pour montrer l'évolution de Remus, le cynisme et la "désillusion" qui ont résulté de la morsure. En gros...
Chapitre 2. Pleine lune et rencontre
Il avait six ans et demi, à l'époque. Pourtant, il se souvenait toujours aussi nettement de ce jour. Il n'avait jamais réussi à l'oublier.
Il était curieux. Ses parents disaient que c'était une bonne chose, qu'il serait quelqu'un de cultivé.
Aujourd'hui, ses parents ne disent plus grand-chose, et lui a compris. La curiosité est un vilain défaut.
Il avait vu un hibou. Un animal commun dans la campagne où il vivait, surtout pour un sorcier, mais le petit garçon qu'il était à l'époque adorait les animaux.
Aujourd'hui, il ne peut plus les approcher, ils le considèrent comme un prédateur.
Il s'était élancé dans le jardin, avec seulement son carnet et un crayon. Il aimait observer les animaux, et noter le plus de choses possible sur eux.
Aujourd'hui, c'est lui l'animal, et dans les classes, on apprend aux enfants toutes les manières de le tuer.
Son père était occupé dans son atelier, à bricoler un meuble, pour la fête des Mères qui approchait. Lui, il avait l'intention de lui offrir des dessins d'animaux, et le hibou était vraiment magnifique. Il avait un bon coup de crayon, même à l'époque.
Aujourd'hui, son père ne bricole plus rien, et ils ne célèbrent plus la Fête des Mères. Ils ne célèbrent plus grand chose.
Il s'était éloigné dans la forêt, sans remarquer que le soleil était déjà bas dans l'horizon. Il n'avait pas non plus remarqué que la pleine lune commençait doucement à apparaître dans le ciel.
Aujourd'hui, il ne peut plus l'ignorer. Ses os le lancent plusieurs jours avant qu'elle ne soit vraiment ronde.
Il l'avait vu, lui, appuyé à un arbre, à scruter la maison. Il s'était approché sans se méfier. Avec toute l'innocence et la gentillesse qui le caractérisaient à l'époque, il lui avait demandé s'il avait besoin d'aide.
Aujourd'hui, c'est lui qui a besoin d'aide, même s'il sait qu'il ne la mérite pas, quoiqu'en disent ses parents.
L'homme l'avait regardé, et un sourire étrange s'était dessiné sur son visage.
Aujourd'hui, il sait. Ce sourire, c'était un sourire sadique.
Il lui avait dit qu'il attendait quelqu'un.
Aujourd'hui, il sait que ce quelqu'un, c'était lui.
Quand il lui avait demandé son nom avec cette confiance inébranlable en l'être humain qu'ont tous les petits enfants, l'homme avait hésité. Puis, son sourire s'était élargi, il avait passé sa langue sur ses lèvres, et il avait dit s'appeler Fenrir.
Aujourd'hui, il sait que Fenrir et Greyback sont deux noms qui désignent la même personne, et il se jetterait sur ce salaud sans hésiter, s'il le pouvait.
Son lui enfant n'avait pas fait le lien.
Comment aurait-il pu, petit garçon de six ans et demi, savoir que le « Grébaque » dont son père lui avait parlé se tenait en face de lui ?
Comment aurait-il pu deviner qu'il aurait dû fuir, grimper dans un arbre, le plus haut possible, et attendre que le soleil se lève à nouveau, ou que son papa vienne le sauver ?
Comment aurait-il pu savoir qu'il existait des véritables monstres, pires que ceux qui se cachaient son son lit ?
Des monstres qui n'hésitaient pas à faire payer un petit garçon innocent, juste pour se venger de son père ?
Il ne pouvait pas savoir.
Voilà ! Alors ? Mieux que le prologue, pire, pareil ?
Juste, pour cette fiction, j'essaie de rester le plus proche possible des dires de J.K., mais là, j'ai pas mal divergé : Normalement, Greyback s'introduit dans la chambre de Remus, et a juste le temps de le mordre avant que Lyall Lupin (le nom de son père, merci Pottermore) ne le fasse fuir. Sauf que bon, c'est légèrement tiré par les cheveux :
-En admettant que la maison soit isolée en pleine campagne, le loup-garou, sans potion Tue-Loup (pas encore inventée à l'époque), a un esprit totalement animal.
-En admettant aussi que la chambre de Remus soit au rez-de-chaussée, et que la fenêtre en soit ouverte, je trouve un peu gros que le loup ait la présence d'esprit de se glisser dans la chambre de l'enfant, de le mordre, et de sortir en repassant par la fenêtre ensuite...
Et si Greyback était rentré avant de se transformer, il y a deux options :
A, Remus n'était pas encore dans sa chambre, auquel cas le loup aurait fait suffisamment de bruit pour alerter les parents.
B, Il (Remus) y était déjà, et le bruit de la transformation (les os qui craquent, les cris de douleur, la transformation est quand même vachement douloureuse, c.f. H.P 3) aurait du là aussi alerter les parents, tout comme les cris de Remus (un type effrayant qui se transforme en loup en criant de douleur, ça doit quand même être perturbant, pour un gamin de 5 ans...)
Donc pour moi, cette explication ne tient pas la route, ou alors les parents de Remus étaient [bourrés/en train de copuler bruyamment/dehors/morts/à la cave/chez des amis/tout ça à la fois] le soir où ça s'est passé. Voilà, donc.
Tout ça pour dire que j'espère que ça vous a plu, et que j'attends vos reviews avec impatience ! Je n'ai pas vraiment eu le temps de répondre à toutes au chapitre précédent, mais je vous promet que je ferai un effort cette fois-ci !
A dimanche prochain !
Chapitre 3 : Fuite et morsure
Avancée de l'écriture, 7 chapitres, le huitième est en cours de rédaction.
