Hey, salut tout le monde !
Ce chapitre-ci est plus sombre, et assez sanglant/sinistre, ce qui m'a conduite à passer du rating K+ au T.
Remus va y vivre sa première transformation, et même si je n'ai pas décrit tout en long, en large et en travers, je n'ai pas non plus plus édulcoré le truc. Donc c'est assez... M'enfin, vous verrez par vous même !
Bonne lecture !
Chapitre 5 : Transformation et désillusion
La première transformation avait été horriblement douloureuse. Tant au niveau physique que mental.
A l'approche de la pleine lune, ses parents étaient devenus de plus en plus sombres et nerveux. Sur le moment, il n'avait pas comprit pourquoi.
Lui était plutôt excité à l'idée de sa première transformation…
Le soir, ils l'avaient amené à la cave. Il avait été surpris.
La porte avait été blindée - et bardée de sortilèges, même s'il était trop jeune pour les voir - et la pièce, habituellement encombrée de bouteilles, cartons et autres vieilleries, avait laissé la place à un espace vide et froid.
Sa mère l'avait amené en tremblant au centre de la petite pièce, et lui avait demandé de se déshabiller pour ne pas abîmer ses vêtements. Il avait acquiescé, et lui avait tendu ses affaires, après les avoir plié comme on le lui avait appris. Elle les avait pris et s'était détournée.
En la voyant refermer la porte derrière elle, le petit garçon avait paniqué, et lui avait demandé en grelottant pourquoi ils ne restaient pas avec lui. Son père lui avait répondu qu'ils resteraient de l'autre côté de la porte toute la nuit, qu'ils ne le laisseraient pas seul une seconde.
Ils allait leur demander pourquoi derrière la porte, pourquoi pas avec lui, quand la lune s'était levée, éclairant la cave par le soupirail. Il avait senti une douleur lui tordre l'estomac, et s'était plié en deux en gémissant de douleur.
Il avait essayé d'appeler ses parents, quand une nouvelle vague de douleur l'avait englouti. Il s'était effondré sur le sol en haletant. Il avait l'impression que son corps entier brûlait.
Il avait commencé à sangloter, et à se demander pourquoi ses parents ne venaient pas l'aider. Ils étaient pourtant juste derrière la porte, non ?
Il avait crié, à la fois de peur et de douleur lorsqu'il avait vu une fourrure brune recouvrir ses bras, et quand des démangeaisons lui avaient indiqué qu'il en était de même sur son visage.
Il avait vu sa peau brunir sous les poils, et ses ongles se recourber en griffes, perçant la chair fragile de ses doigts.
Il avait appelé ses parents, espérant qu'il viendraient l'aider, qu'ils arrêteraient la douleur…
Il avait hurlé de plus belle lorsqu'il avait sentit ses oreilles le brûler, et se déplacer vers le sommet de son crâne.
Une énième souffrance s'était ajoutée aux autres, vers le bas de son dos. Il avait senti sans vraiment comprendre une queue lui pousser.
Perdu dans un océan de douleur, il n'avait même pas fait attention à ses jambes et à ses bras, dont les articulations bougeaient et se modifiaient avec des craquements sinistres.
Lorsque ses dents avaient laissé la place à des crocs, et qu'il avait senti sa bouche se remplir de sang quand ils avaient déchirés ses gencives, il avait encore essayé d'appeler à l'aide.
La terreur qui l'envahissait avait redoublé lorsqu'il avait entendu sa voix. Un grondement rauque, animal.
Soudain, la douleur avait cessé brutalement. Il s'était redressé en tremblant, et s'était rendu compte qu'il était incapable de se tenir autrement qu'à quatre pattes.
Sans avoir eu le temps d'intégrer la vision des pattes griffues qui avaient remplacé ses membres, de la queue qui prolongeait son coccyx, ou encore de la fourrure qui le recouvrait intégralement, l'Autre avait surgi.
Comme une lame de fond, il avait senti un esprit étranger apparaître, grandir et le balayer en quelques secondes.
Il avait été écarté violemment, et enfermé à l'intérieur de lui-même, comme dans une sorte de cage.
Il avait ressenti la rage immense de l'Autre, sa faim, son besoin irrépressible de mordre et de tuer.
Il en avait été terrifié, et s'était recroquevillé sur lui-même, espérant que tout ça ne soit qu'un cauchemar.
L'Autre avait reniflé l'air autour de lui, à la recherche d'une proie. En sentant l'odeur de sa mère il avait bondi sur la porte en grognant et en grondant.
Il avait griffé le battant pendant quelques minutes, excité par les bruits de sanglots qu'il entendait.
Au bout d'un moment, le besoin violent et primal de mordre et de faire souffrir l'avait emporté sur l'odeur alléchante des humains qui se terraient de l'autre côté du mur.
Il avait cherché une une autre proie dans la petite pièce où il était confiné, et il avait fini par se retourner vers le seul être vivant présent -les seuls êtres vivants présents.
Eux.
Il avait enfoncé ses crocs dans son flanc sans la moindre hésitation, savourant le goût métallique du sang qui ruisselait dans sa gueule, le son des chairs qui se déchiraient, des côtes qui cédaient sous la pression des formidables mâchoires dans un craquement sinistre.
La douleur avait surgi presque aussitôt, les faisant hurler de concert.
Derrière la porte, les deux adultes avaient frissonné.
C'était quelque chose d'effrayant et douloureux, que d'entendre ce cri de souffrance, de détresse et d'incompréhension, un hurlement déchirant où se mêlaient les voix de l'animal et de l'humain.
Il avait continué à se mutiler, les coups de crocs et de griffes entrecoupés de grognements de rage et de gémissements de souffrance.
Au matin, la transformation s'était effectuée en sens inverse, et le jour naissant avait trouvé un Remus nu, sanglotant, couvert de sang et de plaies étendu sur le sol froid et inégal de la petite cave.
Aussitôt, sa mère avait bondi dans la pièce, ouvrant la porte à la volée.
Elle allait s'agenouiller à côté de lui, lorsqu'elle s'était figée.
Son petit garçon la fixait, la colère et la peur se disputant la place à la douleur sur son visage.
Il avait essayé de se lever, mais ses bras tremblants et torturés avaient cédés sous son poids.
Il avait alors pris la parole, d'une voix rauque et brisée, accusatrice.
" Pourquoi ? Pourquoi j'ai mal ? Pourquoi vous m'avez laissé tout seul ? Pourquoi vous n'avez pas arrêté le loup ? Pourquoi il m'a fait mal ? Pourquoi vous l'avez pas empêché ? Pourquoi vous avez dit que tout se passerait bien ? "
Son père avait serré les poings, incapable de lui fournir une explication convenable. Sa mère, elle, avait ravalé un sanglot, et avait commencé à le soigner du mieux qu'elle pouvait, murmurant des excuses et des promesses que tout irait bien, tant pour rassurer son fils que pour se réconforter elle-même.
Remus, dans le brouillard cotonneux des antidouleurs qu'on lui avait fait avaler, n'entendait qu'un bourdonnement sourd, et répétait inlassablement le même mot, comme une litanie.
" Pourquoi ? "
Alors, vos avis ? J'y tiens vraiment, je voudrais savoir si c'était trop exagéré ou pas assez, si c'était bien décrit, tout ça...
Bwef, là-dessus, je vous dis à la semaine prochaine, pour le début de la remontée ! Dumbledore fait son entrée en scène, et la vie de Remus va à nouveau basculer !
Chapitre 6 : Bavboules et Poudlard
Avancée de l'histoire : 8 chapitres d'écrits, 7 de tapés, le 9 est en cours de rédaction.
A dimanche prochain !
