Le reste des personnages principaux de l'heure de grâce:
Wayne Rigsby, Grace Van Pelt,
Les autres qui ne sont pas à négliger:
Bret Stiles, Gale Bertram, Ray Haffner, Robert Kirkland, Brett Partridge, Le shérif Thomas Mc Allister.
Vous vous demandez peut-être si il y aura un soupçon de romance? Voyons, voyons! C'est fort possible. Pour le savoir, il faudra lire cette finale.
Bon vendredi et à lundi pour le deuxième chapitre. 13 au total également.
Huit mois se sont écoulés depuis la découverte du corps inanimé de Lorelei Martins dans cette vaste demeure. Patrick Jane a regagné officiellement, définitivement les quartiers du CBI, résolvant avec l'équipe des enquêtes criminelles qui ont suivi après ce dernier acte théâtral meurtrier de John Le Rouge. En ce lundi de fin de journée, le mentaliste se rend au FBI à la demande du chef du bureau fédéral qui l'appela la vieille.
-Il faudrait que vous veniez au plus vite, j'ai à vous parler.
Au bout du fil, Jane s'interrogea, surpris de cet appel, n'ayant pas eu de nouvelles.
-Cela fait quelques mois déjà. l'ayant dit sur un ton amical. Je ne pensais entendre votre voix à nouveau.
-Ah ! Comme je vous retrouve ! amusé
-Alors ! Que me vaut cet immense honneur ?
Le ton devint grave, sérieux.
-J'ai en ma possession quelque chose que je voudrais vous remettre qui est très important.
-De quoi s'agit-il ?
-Depuis combien de temps maintenant désirez-vous mettre la main sur John Le Rouge ?
La voix du consultant signala que celui-ci se tenait sur ses gardes.
-Un peu plus de dix ans.
-Je crois que la chance a tourné.
Ses yeux furent frappés de stupéfaction, aucun mot ne put s'émettre de sa bouche.
-Monsieur Jane ?
-Oui, oui. Je vous écoute.
-Un dossier m'a été transmis dans lequel six suspects potentiels maintenant furent regroupés, pouvant parmi, être John Le Rouge.
Son teint pâlit.
-Comment avez-vous obtenu ceci ?
-Je vous le dirais lorsque vous viendrez.
-Je passerais demain sans faute.
-J'en suis ravi et soulagé. Ce dossier ne doit pas être remis, vu par n'importe qui. Vous comprendrez quand je vous le montrerais.
-D'accord ! Mais vous avez dit potentiel seulement.
Le chef lui coupa la parole, employant un ton inquiet.
-Cette liste que je détiens, dresse les noms qui n'ont pas été sélectionnés au hasard, affirmant une solide crédibilité. Quelqu'un parmi eux est John Le Rouge, je peux vous le certifier !
Jane fut abasourdi à cette annonce et en lâcha presque son téléphone cellulaire. Le regard fixe, le sang afflua dans ses veines, brûlant comme le feu, les émotions se mélangèrent, son esprit se vida, son cœur se fendit, pensant à Angela, Charlotte en se disant,
« Enfin ! »
La haine pour le tueur, la tristesse pour sa famille, rien ne peut plus être retenu, il est face à son destin, la partie se joue à cet instant
Jane cogne à la porte.
-Entrez ! le chef se tient debout, l'air anxieux devant lui puis s'avance pour serrer sa main. Heureux de vous voir !
-Moi aussi ! les deux hommes exprimant leur respect, estime mutuels éprouvés l'un envers l'autre en se tapotant sur l'épaule.
-Asseyez-vous, je vous en prie ! une fois sur la chaise, le chef pousse en sa direction le dossier. Prenez-le !
Le tenant dans ses mains, le mentaliste l'ouvre, confronté à la liste, survolant les noms indiqués qui le marque toutefois, n'en revenant pas lorsqu'il voit le directeur du CBI cité, Gale Bertram. Celui-ci frotte ses yeux, le souffle coupé, demandant la raison de cette suspicion.
-La personne que je connais, haut placé, l'a désigné pour un motif valable. Dirigeant le bureau californien, il pourrait offrir la possibilité à John Le Rouge, d'accéder à n'importe quel renseignement vous concernant ainsi que l'équipe de l'agent Lisbon dans laquelle vous êtes intégré et vu sa position, rentré dans le fichier central. Cela peut aussi lui offrir permettre de recruter un quelconque agent qui serait ambitieux, peu de moralité, arriviste afin de servir ses intérêts comme ça l'a été de par le passé, il n'y a pas encore si longtemps encore.
-John Le Rouge a déjà pénétré auparavant dans le fichier central du CBI.
-Voilà pourquoi il a été supposé que ces deux pourraient former une seule et même identité.
Jane se penche sur la photo, rendant un verdict rapide.
-Personnellement, je ne pense pas que ce puisse être lui. Le servir à la rigueur...
-C'est ce que je pense également.
Supposition à étayer !
Le mentaliste rejette un coup d'œil, s'arrêtant sur Ray Haffner, un agent du CBI haut placé, qu'il connait depuis son arrivée au bureau californien d'investigation, se remémorant les suspicions de Lana par rapport à un représentant travaillant au CBI, plus étant par contre un complice du tueur en série que l'être réellement. Qui sait ? Les idées s'embrouillent néanmoins dans son esprit, préférant étudier ceci à tête reposée. Le chef du FBI lui demande ses impressions, cependant Jane ne peut se prononcer.
-Pour être tout à fait honnête avec vous, je n'ai pas d'opinion précise à cette seconde. Je suis surtout sous le choc de voir ces photos alignées de suspects que vous me présentaient, sachant qu'une de ces personnes est John Le Rouge.
-Je comprends.
Le mentaliste insiste à nouveau afin de connaître la source de celui ou celle qui a fourni ce dossier. Le patron affiche un air embarrassé, les doigts joints, le regardant furtivement avant de relever la tête.
-Je peux vous dire que c'est un élément intègre, fiable, ayant un poste supérieur au mien.
Jane devine qu'il ne veut pas dévoiler le nom de son contact qui se trouve à l'origine de ce résultat. Le regard compréhensif.
-Vous avez promis de préserver son identité ?
Le chef hoche la tête.
-Je n'ajouterais plus un mot. J'ai confiance en vous de toute manière. s'exprimant avec une profonde sincérité puis se lève, lui serre la main, les yeux emplis de gratitude.
-Comment pourrais-je jamais vous remercier ?
-En découvrant l'individu qui se cache derrière John Le Rouge, l'arrêter afin que vous puissiez mettre en prison ce monstre qui a tué votre femme et votre fille pour qu'ensuite une paix intérieure arrive à vous apaiser.
L'émotion du mentaliste est palpable ainsi que sa rage de l'arrêter mais à sa façon.
-Je ne dérogerais point du chemin qui me mènera enfin à lui. la flamme de la vengeance ressuscite dans ses yeux. Il ne sera plus un danger pour qui-que-ce soit, je vous le garantie !
Son ancien patron décode ce double sens, rajoutant juste.
-Soyez prudent, Patrick !
Touché, il répond, le regard fuyant.
-Ne vous inquiétez pas ! et quitte le bureau, le dossier sous le bras.
Ce soir-là, le consultant examine à la loupe les profils de chacun.
Bret Stiles, gourou de la secte Visualise, doué pour manipuler le mental des adeptes, les endoctrinant avec succès, facilité, caractéristiques de la personnalité qui se rapprocheraient idéalement de celles de John Le Rouge. Grande présomption.
Reed Smith, étonné de se pencher sur son cas ayant été tué par le tueur en série. Suspecté aussi ? Prédispositions insuffisantes pour être un criminel en puissance malgré que celui-ci avait une apparence concordant en général à celle d'un tueur récidiviste. On aurait pu le dire dans d'autres circonstances. Le nom est rayé.
Robert Kirkland, proche de l'affaire, une personnalité cette fois-ci obscure, mystérieuse, caractère entier, complexe parfois froid, sujet brillant, charisme approprié, capable de charmer, tromper, enrôler un futur disciple à l'esprit vulnérable, persuasif, discours posé.
Shérif Thomas Mc Allister, mentalité un peu filou sur les bords, pue moralement, pouvant également rallier à son ambition d'envergure modeste des personnes faibles, craintives, rédige ses propres règles comme l'a fait dernièrement John Le Rouge quand il s'adressa au CBI une semaine après avoir exécuté celle qui fut sa fidèle, jusqu'à une certaine limite.
Brett Partridge, enquêteur en médecine légale pour le bureau californien, connaissances irréprochables en médecine logiquement, gestes, techniques précis, fascination envers son métier, des points favorisant sa prédisposition a achever impitoyablement les victimes en lacérant leurs corps avec maîtrise, ciblant les zones qui ne leur donnent aucune chance de survivre. Comportement pouvant frôler la fantaisie, contrôlée toutefois, tempérament jeune, fougueux, déterminé.
L'analyse de chaque profil se complète avec la sienne qui pourrait être plus affûtée. Ce n'est qu'un commencement. Il range ensuite la liste dans le dossier marron, s'allonge sur le lit, le conservant dans ses bras puis lève les yeux vers le plafond, réfléchissant à celui qui serait véritablement John Le Rouge, l'image de Lana revenant le hanter. Jane ressent alors l'effroi que celle-ci a pu éprouver avant sa mise à mort après avoir vu le visage du tueur en série. En y songeant, cette pensée le torture émotionnellement, son esprit est assailli par ce flot d'événement qui s'enchaîne continuellement depuis un peu plus d'un an. Angela, Charlotte s'ajoutent, leur souvenir qui le fait inconditionnellement souffrir, marqué à vie. Cette nuit, l'insomnie se présente comme une adversaire redoutable.
Comme vous avez pu le remarquer, la dernière partie de cette trilogie se base sur la liste des suspects qui a un rapport bien sûr avec le dernier épisode de la saison 5 de la série, la fiction s'en inspirant. Lorsque je me suis mise à écrire Sous Couverture fin 2012, je n'aurais pensé au début que cela m'amènerait à une trilogie vu que ce n'était pas prévu. J'espère que cette finale vous plaira, l'ayant faite à ma façon l'année dernière.
P.S: Merci de ne faire aucune révélation concernant l'identité de John Le Rouge, n'ayant encore vu la saison 6. C'est sympa à vous.
