Bon début de semaine à vous , chers lecteurs, qui passaient par ici,
Ça y est! Nous y sommes. Jane se retrouve face à face avec celui qui apparaît comme John Le Rouge, plus déterminé que jamais à se venger depuis que son univers a été détruit. Ce n'est que le commencement à partir de là...
A jeudi pour la suite.
23 février.
Lisbon arrive tôt ce matin alors que la pendule affiche 8h32, rentre dans son bureau puis remarque une jolie boîte de couleur rouge, ornée d'une frise de couleur dorée, dessinée sur le dessus, l'encadrant. Elle s'en approche, intriguée, la prend, contemple comme pour attendre d'être délivrée de l'appréhension et le cœur battant malgré tout, l'ouvre, constatant que le bijou est un pendentif accroché à une chaîne d'une longueur de vingt-six centimètres. Sa main s'en empare, la détaille, touchée par cette attention dont Teresa devine l'identité de celui qui lui a offert. Ceci a bien évidemment une coïncidence, même neuf jours plus tard, avec la saint valentin, présent cependant inhabituel venant de Patrick Jane malgré que cela lui plaise. Derrière le pendentif en plaqué or sur lequel est incrusté une pierre jade taillée en forme de losange, une inscription courte est gravée ce qui compense l'absence d'une petite carte, celle-ci d'une déclaration simple, confirmant officiellement les sentiments.
Lisbon, je vous aime
Jane
Son regard s'empli d'émotion en le lisant, le cœur battant de plus belle. Toutefois, ce qu'elle ressent également est obscur, ne pouvant à cet instant très bien définir cette sensation. Lisbon respire, ravale et téléphone au mentaliste afin de le remercier mais celui-ci ne répond pas, décidant de laisser alors un message vocal sur la messagerie sans faire allusion à la déclaration par pudeur, désirant peut-être lui en parler face à face. D'une voix émue, elle s'exprime.
-Je viens juste de trouver votre cadeau. un silence est marqué. Le collier…. Pendentif est vraiment magnifique. Je…. Euh ! Je vous dis à tout à l'heure. puis raccroche. Après avoir posé son téléphone, Teresa accroche à son cou la chaîne, par-dessus la sienne déjà présente, dont le pendentif en jade est dissimulé sous son pull afin de le garder secret. 9h00, l'équipe est rassemblée dans les bureaux du CBI excepté un élément majeur qui manque à l'appel. Les minutes défilent et toujours pas de Patrick Jane. Que se passe-t-il ? La supérieure inquiète, compose à nouveau le numéro du mentaliste mais aucune réponse. La sensation ressentie précédemment est considérée comme un pressentiment qui l'affole intérieurement, demandant aux agents si ils sauraient par hasard où celui-ci pourrait se trouver, répondant chacun négativement.
-Bon sang ! son état nerveux s'agite et retourne dans son bureau pour téléphoner une troisième fois. Son timbre de voix est un mélange d'anxiété ainsi que de mécontentement. Mais où êtes-vous ? Rappelez-moi ! machinalement, elle regarde dans son tiroir, ne recherchant rien de précis ou presque. En fouillant à l'intérieur, Lisbon découvre que son arme a disparu. Son angoisse augmente, ressortant du bureau. Quelqu'un est-il entré ici dernièrement ?
Van Pelt répond, embarrassée.
-J'ai vu Jane en ressortir hier. Quand je lui ai demandé ce qu'il faisait, il m'a répondu que c'était pour vous remettre quelque chose.
Teresa pense alors au pendentif, se radoucissant, affichant un air légèrement gêné.
-Ah ! Oui. En effet ! J'en ai pris connaissance en arrivant. Très bien ! Merci.
-De rien, patron !
Lorsqu'elle retourne à l'intérieur, celle-ci a pour évidence que le mentaliste a pris son arme et que la motivation liée à ce geste ne peut qu'être en rapport avec John Le Rouge. Cela la terrifie car celle-ci devine que Patrick sait à présent qui est le célèbre tueur en série. Afin d'en avoir la certitude, elle s'absente puis se rend à la prison carcéral de Sacramento pour voir Laroche, se disant que le consultant et lui se sont bien entretenus. Tout s'éveille dans son esprit. La nuit passée au CBI dans l'espoir que l'agent veuille bien accepter de parler avec, son attitude étrange le lendemain matin, sa conviction que l'on coince le célèbre tueur, levant son annulaire orné de son alliance ce qui signifie la vengeance.
« -Mon dieu ! Jane ! » le formulant dans sa tête comme une prière adressée.
Teresa comprend pourquoi il lui a offert ce bijou en ayant fait graver sa déclaration d'amour. La terreur tiraille son estomac, se demandant si cette inscription n'est pas un message d'adieu au cas où si il lui arrivait un malheur. Cette pensée est insurmontable. L'autorisation express obtenue, elle accède au parloir afin de s'entretenir avec le détenu.
-Bonjour, agent Lisbon ! C'est gentil de me rendre visite. ironisant vu la situation.
Le temps étant compté, le ton employé est autoritaire.
-Je vais être brève. Qu'avez-vous dit à Jane lors de votre entrevue en détention ?
-Qui vous dit que nous avons parlé ?
-Je le sais ! élevant le ton puis précise. Jane a pris possession de mon arme de service et nous savons l'un comme l'autre à quoi celle-ci lui servira. L'heure est grave ! Laroche détourne le regard. Si vous refusez de me révéler quoique-ce soit, j'accélérais la procédure afin que vous soyez jugé au plus vite sans circonstances atténuantes.
Il la refixe des yeux, l'attitude presque résignée, répondant avec calme.
-Si je vous le dis, je voudrais être sûr que votre menace ne sera pas mise en application.
-Si vous me dites la vérité, on pourra négocier.
Laroche hoche la tête et passe aux aveux en citant un nom.
-Visualise. Bret Stiles vous en dira davantage concernant John Le Rouge. C'est ce que j'ai dit à monsieur Jane, la nuit où nous avons discuté dans l'intimité de ma cellule. Si je puis me permettre, vous devriez repeindre le lieu.
Teresa répond sur le même ton avec ironie à nouveau.
-C'est vrai que c'est plus urgent ! Rien d'autre ?
-Je vous en ai révélé beaucoup avec peu de mot. Ne croyez-vous pas ?
-Tout dépendra de la suite des événements. puis se lève. Avant de repartir, elle pose une question, s'interrogeant. Pour quelle raison avez-vous décidé de vous livrer ?
Laroche baisse furtivement le regard, relève, affichant sur son visage une conscience humaine.
-Cela va vous faire sourire certainement.
-Par ancien devoir d'agent ? il hoche la tête une seconde fois, exprimant le regret. Lisbon le regarde avec mépris puis sourit. En effet, c'est le cas ! Bon séjour en prison, agent Laroche ! appuyant exprès en prononçant son nom et part.
De retour au CBI, la supérieure s'adresse à son équipe, racontant tout, ce qui les met en alerte, s'angoissant également sur le sort du mentaliste. A partir de cette seconde, ils savent quelle action entreprendre. Se rendre chez visualise pour interroger Bret Stiles qui est indubitablement, intimement lié à John Le Rouge. Reste à définir si l'on peut les différencier. L'équipe arrive au centre après avoir conduit durant un peu plus d'une demi-heure, franchissant l'accueil sans se présenter, accédant au couloir qui les mène au bureau du gourou. Lisbon sans frapper, entre tandis que la femme à l'accueil les rattrape en les interpellant.
-Monsieur Stiles n'est pas ici!
-Où est-il ? le demandant d'un timbre sec.
-Pourquoi voulez-vous le voir ?
-CBI ! Monsieur Stiles est impliqué dans une enquête qui est en cours. Nous devons absolument lui parler.
-Euh ! Je ne sais pas si ça va pouvoir être possible. répondant embarrassée.
-C'est bien dommage ! étirant un sourire lié à son ironie. Nous pourrions alors revenir avec un mandat d'amener, de cette façon cela éviterait le bavardage inutile. Qu'en pensez-vous, mademoiselle ?
Celle-ci s'y plie.
-Bon ! Suivez-moi.
Les agents sont guidés jusqu'à la porte d'une grande salle dans laquelle se déroule à ce moment une séance de pensée positive, leur expliquant les bienfaits que peuvent ressentir les membres grâce à cette pratique. Chacun se regarde du coin de l'œil, partageant un tout autre avis. Rigsby murmure.
-Une séance de lavage de cerveau, oui.
Cho lui répond.
-Comme si ils n'étaient pas déjà assez atteints.
La jeune femme essaye de tendre l'oreille.
-Qu'est-ce que vous dites ?
Wayne répond gêné.
-Euh ! Non rien. Je disais juste que vos séances devaient efficacement apaiser l'esprit.
-Ah ! Oui en effet.
Teresa s'impatiente.
-Pouvons-nous entrés maintenant ? avec l'autorisation contrainte, forcée, l'équipe interrompt le cours, interpellant Bret Stiles qui se situe loin devant, le spot braqué sur lui. Nous voudrions vous parler !
Celui-ci place son pouce, index sur son front, déployant les autres doigts afin de se protéger de la lumière aveuglante.
-Désolé, agent Lisbon ! Je suis en pleine séance.
-Cela m'est complètement égal ! Nous devons discuter immédiatement !
Malgré que cette exigence le contrarie, il ne peut que se montrer coopérant, n'ayant pas le choix, abrégeant donc l'exercice entamé. Quelques secondes plus tard, le maître de la secte les rejoint, marchant alors vers l'extérieur en direction du grand jardin.
-Quelle jolie journée, n'est-ce pas ?
-Nous ne sommes pas là pour parler de la pluie et du beau temps.
-Je devine. souriant en se baissant légèrement puis se redresse d'une traite. De quoi voulez-vous parler ?
Rigsby s'empresse de répondre, les mots lui échappant spontanément de la bouche.
-Jane a disparu.
Stiles écarquille les yeux, affichant une expression presque concernée.
-Disparu ? Comment ?
Lisbon répond à son tour.
-C'est ce que nous souhaiterions savoir.
-Et vous venez me voir ? feintant l'innocence.
-Oui.
-Je ne suis pas responsable de sa disparition.
Van Pelt s'impose avec douceur mais aussi avec fermeté.
-Nous pensons que cela a un lien avec John Le Rouge.
-John Le Rouge ? Vous croyez que Patrick a été enlevé par lui ?
Cho répond, flegmatique.
-Non. Ce serait plutôt le contraire.
Le gourou fronce les sourcils, ne comprenant pas.
-Je ne vous suis pas.
-Nous pensons que Jane s'est lancé à sa poursuite, ayant la certitude qu'il a découvert son identité.
Les yeux de Bret Stiles s'exorbitent.
-C'est vrai ?
Teresa ajoute ce détail qui n'est pas anodin.
-Il est armé également.
-Ça ne veut rien dire.
Le regard de Lisbon s'emplit d'inquiétude.
-Si. et l'implore. Vous devez nous dire ce que vous savez à propos de John Le Rouge.
Les yeux de celui-ci s'écarquillent à nouveau, affichant un air qui reflète un semblant d'ignorance.
-Je ne détiens aucune information qui serait susceptible de vous aider.
Elle sent qu'il ment.
-Vous mentez !
-Mais non, je vous assure. se montrant convaincant.
-D'accord ! réagissant comme si l'agent était résigné puis le menace d'une manière désinvolte. Le mentaliste a positivement déteint sur la supérieure. Vu que vous êtes toujours considéré comme suspect et vu que vous nous cachait des renseignements cruciaux, je peux parfaitement obtenir un mandat de perquisition afin que l'on fouille à l'intérieur de visualise. Je suis certaine que nous découvririons des choses très intéressantes qui vous mènerons droit en prison avec un peu de chance. A vous de voir !
-Vous êtes coriace.
Elle le défie du regard.
-Je suis plus que ça !
Le maître de la secte sourit, décelant dans son attitude que ses sentiments envers le consultant se sont révélés et avoue sa venue ici, très tôt ce matin. Rigsby demande ce qu'il lui a dit. Stiles fixe alors Teresa de ses yeux pénétrants, dérangeants.
-J'ai apporté confirmation à Patrick par rapport à ce qu'il avait déjà deviné.
Van Pelt pose la question pour s'en assurer.
-Jane connait vraiment l'identité de John Le Rouge ?
Le gourou sourit puis leur donne cette indication.
-La maison dans laquelle vous êtes intervenu n'est pas tout à fait la mienne. A vous d'agir maintenant ! ne détachant son regard de celui de Lisbon qui fulmine intérieurement à son tour, de révolte, de rage.
En ce début de ce vendredi soir, un cd d'opéra est joué, opus 24, sélectionné, la Joconde, interprété par Maria Callas, un passage dont l'interprétation dénote le drame. Ce magnifique chant résonne dans l'immense salon peu éclairé dont les ouvertures donnent sur une nature verdoyante. Assit dans un beau fauteuil en cuir, placé face aux grandes fenêtres, une main suit la dramatique, renversante musique, la savourant gracieusement. La tête s'enfonce confortablement dans le cuir moelleux, les yeux sont déjà fermés, l'expression du visage sur laquelle se dessine une profonde délectation. Autour de cette spacieuse maison isolée, les feuilles des arbres sont bercées par le vent qui souffle à travers tandis que l'obscurité de la nuit commence à investir le ciel dont quelques étoiles sont visibles. Cette partie de l'opéra continue à jouer, la main de l'occupant réagit à chaque note, sa tête s'enfonçant davantage dans le fauteuil. Sa tranquillité est de courte durée lorsque l'ouïe détecte un grincement sur le plancher qui se rapproche de plus en plus de lui. Ses yeux noirs s'ouvrent, emplis de stupéfaction, sa main droite stoppe le mouvement plein de grâce.
-Nombreux sont les tueurs en série qui ont comme musique de prédilection, l'opéra. Vous n'êtes finalement pas si différent de vos congénères malgré toute votre supériorité. le regard de l'homme s'intensifie, celui-ci prend de l'élan avant de se lever, reste debout durant quelques secondes tandis qu'une arme est pointée en direction de son dos. Retournez-vous, je vous prie ! le demandant avec une hargne non mesurable. l'habitant s'exécute lentement dans la pièce légèrement sombre malgré la lumière qui est toutefois tamisée puis se tourne intégralement, constatant que le pistolet est braqué, le désignant comme cible mais laisse ses bras pendant sans émettre un mot. C'est mieux ainsi ! Puisque j'ai enfin le privilège de me tenir face à vous, autant faire preuve de politesse. Ne croyez-vous pas ?
-Une arme à la main n'est pas un signe de politesse, Patrick ? s'exprimant avec calme.
-Ma fois ! Tout dépend de l'individu en question.
L'homme avance de deux pas.
-Vous faites référence à moi si je ne me trompe ?
-Non. Vous ne vous trompez pas.
-Bien ! répondant toujours avec sérénité.
Il avance encore de deux pas, son visage qui commence alors à se révéler à la lumière artificielle.
-Au risque d'être prétentieux, j'ai cru déceler à la façon dont vous vous leviez que vous avez été surpris de ma présence.
-C'est vrai ! Je l'admets. ses pas avancent de trois, son visage est reconnaissable.
-Surtout menacé par une arme.
-Je n'ai pas besoin de ça pour admettre ce que je veux admettre.
-Vous vous croyez tout puissant, n'est-ce pas ?
-Mais je le suis.
-Pas pour longtemps en tout cas !
-Je ne pensais pas que vous étiez naïf, cher Patrick Jane.
La lumière de l'allogène dénonce l'identité faciale de l'abominable John Le Rouge qui n'est autre que Robert Kirkland.
-Rassurez-vous ! Je ne le suis pas.
-Oh, que si ! Vous pensez qu'en me prenant par surprise, de plus armé, vous parviendrez à me vaincre ? s'exclamant avec dédain, mépris. Vous vous leurrez lourdement ! modifiant son ton en un terrifiant, le fixant impitoyablement, les yeux emplis d'une indescriptible cruauté puis étire un sourire machiavélique qui fait pâlir le mentaliste. C'est vous que je vais vaincre. Rappelez-vous ! Ce que je convoite signera l'apothéose de mon art. et le pointe du doigt d'une manière inhumaine. Il est le sphinge, le barbare, la figure emblématique du malin. Vous !
