Bon, voila le premier véritable chapitre de cette histoire. Je tiens à m'excuser du temps que j'ai mis à le publier mais j'ai eu des exam' blanc et j'ai été prise par mes révisions. Je m'excuse aussi de la courtesse du texte car même si il est plus long que le prologue je trouve ce chapitre relativement court et j'essaierai de faire les prochain plus longs. Si vous avez un conseil à me donner ou des choses qu'il faudrait améliorer, n'hésitez pas à me le dire!
Réponses aux reviews:
Je tiens tout d'abord à vous remercier pour ces reviews qui m'ont fait très plaisir! Je ne pensais pas en avoir pour un chapitre aussi court donc je suis vraiment hyper contente!
Vampireshinobie: Merci beaucoup! Tu a raison mais on a tellement envi de faire bien qu'on a du mal a ne pas être dur envers soit même mais je vais essayer.
Anakhaze: Je suis contente que ça t'ai plu. Cette fois le chapitre est un peu plus long, j'espère que tu aimera celui-là aussi!
Lyra64: Avec impatience? Rien que ça? Eh bah ! En tout cas merci du compliment!
(Ceci est une réédition du chapitre. Il a été rallongé et certains passages ont été rajouté par rapport à la première version mais cela ne change rien pour la suite de l'histoire !)
Fye était plongé dans la contemplation de ses pieds ou plus précisément de ses chaussettes.
Depuis qu'il s'était levé, le sort semblait s'acharner sur lui. En plus d'être arrivé en retard, il s'était présenté complètement trempé devant son boss et avait foutu en l'air la moquette et le tapis. Il avait fallu qu'on lui apporte de quoi se sécher et qu'il enlève ses chaussures pour éviter de continuer à dégueulasser le tapis.
Assit timidement dans le bureau du rédac' chef il tentait de se faire le plus petit possible en se tassant dans son siège. Pour son plus grand malheur deux des murs de la pièce étaient en verre et donnaient sur l'open space où tout ses collègues le regardaient en ricanant. Au vu de ses résultats catastrophiques depuis qu'il était arrivé dans le journal tous étaient persuadés qu'il allait se faire virer et il ne pouvait que leur donner raison. Ce n'était pas pour autant qu'il appréciait les sourires en coin que les autres journalistes arboraient. En effet ça n'avait jamais été le grand amour avec ses confrères ! La plupart des autres employés du journal considéraient qu'il n'avait pas les qualifications pour le travail travail de journaliste qu'il avait obtenu après une promotion encore assez récente.
Son rédacteur en chef se leva, le regarda longuement, se planta devant lui et lui demanda de but en blanc :
-Mais qu'est-ce que qu'on va bien pouvoir faire de vous Flowright ?
- …
-Depuis que vous avez eut cette promotion vous n'avez rien écrit de sensationnel et vous avez battu le record du nombre de retards. Vous n'apportez absolument rien au journal.
Le jeune homme baissa les yeux. Son supérieur était gentiment en train de lui signifier qu'ils n'avaient plus besoin de lui.
- Je comprends votre choix, c'est tout à fait normal…
Le rédacteur hocha la tête mais reprit néanmoins :
- Pourtant, je suis persuadé que vous avez du potentiel et que je ne me suis pas trompé en vous donnant cette opportunité. J'ai vraiment envie de vous laisser une dernière chance.
Le visage de Fye s'éclaira et il se leva de sa chaise.
-Monsieur, je...
Son supérieur l'arrêta d'un geste.
-Attendez avant de me remercier ! Je vous laisse une chance de vous racheter mais ça ne va pas être de la tarte de me prouver que vous avez de la valeur en tant que journaliste, tempéra t-il. Je veux que vous m'écriviez un reportage sur le quartier Est. En ce moment il y a de plus en plus de crimes et les gens veulent savoir ce qui se passe dans les bas-fonds de notre ville. Je sais parfaitement que c'est dangereux mais après tout vous êtes sensé être reporter non ? Ce sont les risques du métier.
Le blond sentit son sang se figer dans ses veines et déglutit avec difficulté. Un reportage sur le Quartier Est ? Il en était parfaitement incapable ! Rien que d'y penser il en avait la nausée.
-Monsieur, votre offre est extrêmement généreuse mais je me doit de la refuser, déclina t-il à contre coeur.
-Dans ce cas je vais me voir dans l'obligation de vous licencier.
-Ne serait-il pas possible que j'écrive sur autre chose ? Demanda t-il, suppliant. Vous voyez bien que je ne suis pas taillé pour ce travail.
Fye désigna d'un geste sa fine silhouette. Certes il était plutôt grand mais il était très mince et n'avait pas ce qu'on pouvait appeler une carrure imposante, en cas de lutte il était certain de perdre.
-Il est vrai que vous ne semblez pas correspondre à ce genre de travail mais c'est justement pour ça que je veux que le fassiez. Vous êtes journaliste alors débrouillez vous ! Vous êtes sensé pouvoir affronter le danger pour fournir des informations au public, lui fit remarquer son chef.
-Écoutez je vous remercie du geste mais je ne peux vraiment pas écrire ce reportage, insista Fye.
Il ne disait pas ça pour faire son difficile, c'était juste la vérité. L'idée de devoir retourner là-bas le terrifiait complètement.
-Soit vous me l'écrivez soit vous êtes viré. Cela me semble clair alors choisissez ! Ordonna le redac' chef, fatigué de toute ces tergiversations.
Fye replongea son regard vers le sol. Il se tortilla un peu sur place, joua un peu avec une de ses mèches puis fini par répondre lui répondre sur une impulsion :
-Je vais l'écrire.
Le visage de son interlocuteur s'éclaira.
-A la bonne heure !
L'homme se leva et redonna à Fye ses chaussures qui avaient été mises à sécher. Le blond sorti du bureau et adressa un sourire radieux à ses collègues qui étaient tous certains qu'il s'était fait renvoyer.
Après avoir laissé l'immeuble qui lui servait de lieu de travail derrière lui, il se dirigea vers le parc malgré la pluie qui continuait à tomber. Il se laissa tomber sur un banc et se prit la tête dans les mains. Il ne pouvait définitivement pas écrire cet article. Si il avait dit oui à son patron c'était seulement pour avoir le temps de trouver une solution. Il tenait à son boulot mais il était absolument hors de question qu'il retourne dans le quartier Est. Pas après tout ce qui s'y était passé. Il avait tiré un trait sur tout ça.
La pluie tombait de plus en plus fort mais Fye s'en fichait. Il était bien plus occupé par le dilemme qui se présentait à lui.
Il était de notoriété publique que le quartier Est était le quartier le plus mal famé de la ville. Il y avait constamment des guerres de gangs, des règlements de comptes et on risquait de se faire tuer/violer/agresser à chaque coin de rue. La police avait depuis bien longtemps cessé de s'occuper des crimes qui y étaient commis. Pourtant malgré les avertissements, les gens continuaient d'y aller. En passant par le Quartier Est le chemin pour aller au centre-ville était bien plus court et les gens étaient persuadés qu'on exagérait les dangers. Ils continuaient donc de passer par là et continuaient de se faire tuer/violer/agresser.
Le blond fut tiré de ses pensées par un violent coup de tonnerre. Il leva la tête vers le ciel et grimaça en remarquant qu'il était devenu noir. Il se dépêcha donc de retourner chez lui.
Quand il ouvrit la porte Chi-i se précipita sur lui et se frotta sur ses jambes en ronronnant. Il la pris dans ses bras et se mis à la caresser.
Un tas de pensées contradictoires s'entrechoquaient dans sa tête et il sentait qu'une migraine n'allait pas tarder à pointer le bout de son nez. D'un côté il avait l'impression que s'il remettait un pied dans le Quartier Est, tout son passé lui retomberait dessus d'un seul coup. De l'autre il ne pouvait s'empêcher de se rappeler les paroles de son psy qui lui disait que s'il ne voulait pas vivre dans la peur toute sa vie, un jour il devrait affronter ses démons. Mais en même temps sa psy n'avait pas eut droit à toute l'histoire alors il n'était pas sûr qu'elle soit vraiment apte à lui donner des conseils.
Le jeune homme soupira et se dirigea vers sa cuisine sans grande conviction. Il avala difficilement un sandwich pour le déjeuner avant de se laisser tomber dans le canapé.
Ce job il y tenait vraiment, il s'était battu pendant un moment pour l'avoir et il n'avait aucune envie de le lâcher. Il avait reprit ses études tout spécialement pour travailler dans ce milieu et avait galéré avant de parvenir à obtenir un entretien d'embauche. Il savait pertinemment que s'il refusait de faire ce reportage ils le vireraient du journal et qu'il mettrait peut être des mois avant de trouver un nouveau travail. Ne roulant pas sur l'or il n'avait aucune envie de se retrouver au chômage.
Dans un nouveau soupir il se résigna à l'idée qu'il allait vraiment devoir faire ce fichu reportage. Après tout le Quartier Est et les gangs, il maîtrisait plutôt bien alors il n'aurait sûrement besoin que d'y faire une ou deux excursion pour mettre ses informations à jour et prendre quelques clichés glauques pour accompagner son article.
Comme il était installé depuis un moment sur le sofa, son chat décida de le rejoindre et se coucha sur son ventre. Il la caressa distraitement sur la tête jusqu'à ce que soudainement elle lui plante ses griffes dans le torse.
-Aïe mais qu'est-ce qui te prend ?! S'écria t-il en la repoussant.
Pour toute réponses elle se frotta contre lui en ronronnant et se dirigea vers la cuisine.
-T'as faim c'est ça ? Et tu crois qu'en me demandant comme ça je vais avoir envie de te donner à manger ? Demanda t-il, septique.
Chi-i sauta souplement sur la table et s'assit avant de commencer à le fixer avec son air de chaton innocente. Son maître haussa un sourcil et éclata de rire.
-C'est dingue des fois j'ai vraiment l'impression que tu comprend ce que je dis ! S'esclaffa t-il tout en versant des croquettes dans un bol.
L'animal se précipita sur la nourriture comme si elle n'avait pas mangé depuis quinze jours et l'ignora royalement.
-Ingrate va ! Lança t-il en allant dans sa chambre.
Comme tout le reste de l'appartement la pièce était minuscule et il n'y avait de la place que pour le lit, l'armoire et la commode qui s'y trouvaient. Plusieurs photos des paysages étaient accrochées aux mur, tandis que d'autres clichés plus personnels trônaient sur la table de chevet. Livres et objets divers traînaient pèle mêle autour du lit et à la vue de ce bazar il grogna de mécontentement. Il allait sérieusement falloir qu'il finisse par la ranger et cette perspective le décourageait d'avance.
Mais il était venu là pour une tout autre raison. Comme il préférait se débarrasser du pire le plus vite possible il avait décidé de faire un petit tour dans le Quartier Est le soir même afin de se remettre dans l'ambiance. À contre coeur il ouvrit le double fond de sa table de nuit et en sorti un des deux pistolets qui y étaient cachés. Il glissa l'arme dans sa ceinture et alla récupérer un vieux bonnet noir qui traînait au fond du placard. Il se le vissa sur le crâne pour cacher un minimum ses cheveux blonds. Car en effet, par le plus grand des mystères, un grand blond efféminé aux allures de victime toute désignée avait du mal à passer inaperçu au milieu d'un endroit plein de gangs et de voyous.
-Bon, tu fais juste un petit tour pour voir et ensuite tu rentres ! Se répéta t-il pour se rassurer.
Si jamais il avait le temps il passerait éventuellement faire un petit coucou à Greg, un vieil "ami" souvent très au courant de tout ce qui se passait et qui pourrait être une source utile d'information. Le seul léger problème avec Greg c'était qu'il s'avérait souvent être une véritable commère. Et comme il comptait sur le fait que ses petites expéditions de s'ébruitent pas, cette option semblait légèrement compromise. En même temps rien ne pressait pour l'instant, et il ne savait pas encore comment ça se passerait lorsqu'il remettrait les pieds dans le Quartier Est pour la première fois depuis six ans, alors il était probablement inutile de tirer des plans sur la comète !
Il verrait bien comment ça allait se passer et suite il déciderait pour le reste, c'était plus prudent !
Merci d'avoir lu jusqu'au bout ! J'espère que cette mise en bouche vous a plu ! ;)
