Alors, tout d'abord , ce chapitre a été vraiment dificile à écrire. Finalement ce n'est qu'un petit chapitre de transition qui sert à présenter la famille Vargas et le sud. Aux prochains chapitres, il y aura Angleterre et les dragons, c'est promis.

Bonne lecture :D


La terre du Soleil.

Ce n'était pas par hasard que l'on appelait le Sud ainsi. Cette vaste étendue sous l'Empire profitait sans aucun doute du climat le plus agréable de la planète. Les champs étaient verts et offraient les fruits les plus savoureux, la température était toujours agréable, ni trop chaude, ni trop froide. Il ne pleuvait que 4 mois par an, suffisament pour permettre aux arbres et aux plantes de pousser et d'offrir à ses habitants un paysage paradisiaque. Les plages de sable fin étaient propres, la mer d'un bleu transparent. Les ressources étaient nombreuses, depuis les légumes et les fruits cultivés, passant par l'élevage et l'artisanat, pour finir avec les pierres précieuses extraites de la montagne, bien que dans le Désert il y en avait de bien plus belles. Le soleil sortait tôt le matin et se couchait tard le soir, les habitants étaient généralement chaleureux et accueillants avec le visiteur. Les sudistes avaient une longue tradition de la fête, la musique. Leur cuisine était délicieuse et très saine. Honnêtes, ils avaient une notion du travail que beaucoup de pays envieraient : ils trouvaient que travailler ouvrait leur esprit, que si parfois c'était douloureux, la douleur ne leur rappelait que trop bien qu'ils étaient vivants, que la fatigue les poussait à se surpasser eux-mêmes, que le fruit de leur effort valait toujours la peine et que leurs salaires n'étaient qu'une façon de faciliter le commerce dans leur territoire, un juste prix pour leur effort et ceux des autres. Il y avait des riches et des moins riches, mais tous les habitants mangeaient à leur faim, protégés par le seigneur. Il n'y avait pas de famille royale, le pouvoir de ces terres résidait dans le commerce.

Oh, bien sûr, tout n'était pas parfait. Le sens du devoir et l'honnêteté n'empêchaient pas la cupidité, la vanité, l'ambition. Elle n'implique pas non plus le manque de malice.

Le Sud était une nation pacifique, mais elle avait beaucoup souffert dans le passé. Avant que l'Empire ne se crée, beaucoup de bandits avaient fait des incursions dans le Sud, s'étaient appropriés de certaines terres. Les premiers sudistes avaient été pris par surprise. Puis ils s'en étaient sortis. Comme dans toutes les guerres, au début, les colons avaient été détestés, la cohabitation avait été difficile, mais avec le temps, les rancœurs avaient étés oubliées, les colons s'étaient mariées aux habitants sudistes-. Le Sud avait développé une force maritime importante bien que la terrestre n'existait pas. Entre autres, leurs fameux corsaires s'assuraient de maintenir la paix et les bonnes relations avec les autres pays.

Les pirates n'étaient apparus que bien après. Ils avaient renoncé aux lois et à la protection du seigneur. C'étaient des corsaires qui rêvaient de liberté, influencés par marins venus des Îles.

Et lorsque le pirate le plus connut du Sud avait décidé de rentrer à la maison, il était revenu très riche. Le nouveau seigneur du pays. Et autour du seigneur c'étaient développés des liens de loyauté et d'amitié. Son fils ainé, pour protéger sa famille, n'avait pas tardé à organiser une « garde », des …mercenaires qui avaient juré protéger la « famiglia » par-dessus tout.

Ce jour -là un des hommes de don Veneziano informait celui-ci du fait que le bateau de Rome venait d'être aperçu.

« Donc il capitano Carreido reviens dans le Sud. Vraiment, quel honneur » répondit avec sarcasme un homme aux cheveux brun foncé et aux yeux miel. Il avait un poignard à la main et ne semblait qu'écouter à moitié ce qu'on lui disait. Il fit un signe de la main pour indiquer au mercenaire qu'il pouvait sortir. Dès que la porte fut fermée, il lança de toutes ses forces le poignard contre le mur d'en face, ne s'inquiétant pas du tout s'il abimait le bois pourtant cher dont la salle était faite.

« T'as entendu fratello ? Le petit protégé de notre père revient à la maison. »

Un rire lui répondit. « Voilà bien une nouvelle qui plaira à ma nièce préférée ». Celui qui venait de parler était un homme aux cheveux blonds, quelque chose de rare dans le Sud. La peau aussi foncée que son frère, l'ainé avait pourtant les yeux bleus. Il était allongé sur un canapé près de la fenêtre à l'étage supérieur de la propriété des Vargas, avec vue sur la mer. Il mangeait des fraises avec délicatesse tandis qu'il se regardait dans un miroir, vérifiant qu'il avait l'air aussi séduisant que d'habitude.

Son frère roula des yeux devant son attitude, puis se contenta de lancer un autre poignard sortit d'on ne sait où.

« Et puis, je comprends notre petite Lovina. Tonio est un jeune homme très beau, il faut dire que j'ai moi-même envie de ….. »

«Pour l'amour du ciel, Romano ! » s'exclama son frère. « Cesse de me parler de tes envies. Je ne veux rien savoir. Et puis, tu sais que j'ai horreur de ce mec. Je ne vois vraiment pas ce que notre père lui a vu. Lui donner son bateau ! C'est nous, ses héritiers ! En tant qu'ainé, tu aurais dû protester ! » Lui reprocha son frère pour la…à vrai dire, Romano s'était arrêté de compter il y avait bien longtemps.

« Oh mais c'est que ça m'a bien arrangé, tu sais ? Moi qui ai horreur de me salir. La vie de pirate n'est pas faite pour moi, Veneziano. Mon joli visage se serait abimé, pour ne pas parler de mes magnifiques cheveux. Non, non, non. Je suis né pour vivre dans un palais. »

Son frère grogna tandis qu'il lui lançait un regard noir. Il avait bien envie de lancer son dernier poignard à son frère, histoire de lui faite une belle cicatrice sur son joli visage. Mais c'était sa famille….même s'il lui faisait la honte devant ses amis.

« Tu n'es pas un prince Romano. Les palais, l'argent, il faut les conserver »

« Et toi tu sais le faire à merveille. Avec tes maffiosi… »

Veneziano ne put s'empêcher de sourie. À oui, ses hommes étaient bien efficaces. Les sudistes avaient un profond respect pour Rome Vargas, mais il y avait toujours des ennemis qui convoitaient leur position, et ça, Veneziano n'allait pas le permettre. Et puis, il aimait bien semer la terreur parmi ses ennemis. On le disait un peu sadique, un fou des poignards, et à qui le sang ne dérangeait pas.

« Mais pour conserver le pouvoir, fratello mio, il faut aussi donner le change devant la population. Organiser des réceptions, écouter les plaintes des habitants, leurs misères, les aider, faire des fêtes, recevoir les ambassadeurs des autres pays, se faire des amis… Je ne doute point que tu aurais fait un très bon pirate, redoutable même, mais Antonio s'en occupe à ta place, il nous enrichit et il n'est pas si mauvais que ça. »

Veneziano lui lança un regard noir, sentant des envies meurtrières contre un certain brun aux yeux verts.

Il sourit ironiquement.

« Pas si mauvais que ça ? On voit que tu parles trop avec Feliciano. Lui il ne voit jamais rien de mauvais. Je me demande comment on peut être aussi innocent. Il a quand même 18 ans ! Mais non, pour mon fils, la vitta es bella, tout le monde est agréable, tout le monde est gentil. »

Romano adressa a son frère un beau sourire, un sourire à dents blanches qui faisait soupirer toutes les filles de la ville, et plus d'un garçon.

« Et c'est pour ça que tu l'aimes tant et tu le surprotèges ? Que Feli est ton préféré ? »

Veneziano ne put s'empêcher de rougir. « Je n'ai pas de préféré, ce sont tous les deux mes enfants. Je les aime pareil. Oh et puis, cazo di merda ! Je n'ai pas d'explications à te donner ! »

Et puis il partit de la chambre en murmurant deux ou trois insultes à l'égard de l'impertinent de son frère.

Au moins on pouvait deviner de qui Lovina tenait son joli vocabulaire. Romano décida qu'il était l'heure d'aller voir ses neveux.

Ils étaient tous deux dans la salle à manger. Feliciano dégustait un plat de pasta qui avait l'air délicieux tandis que Lovina, âgée de 20 ans, lisait un livre assise face à son frère tandis qu'elle écoutait d'une oreille distraite ce que son frère lui racontait.

« Et bien » se dit leur oncle « pour une fois qu'elle est calme, ça ne vas pas durer ».

Il entra dans la salle. Feli ne tarda pas à se lever pour le saluer. Comprendre par saluer : le prendre dans ses bras tandis qu'il l'appelait « Tonton » et qu'il répétait « Veeee—«

Lovina par contre se limita à les regarder quelque instants puis tourna une page de son livre. Romano sourit. Lovina était sa préférée parce qu'elle lui rappelait son frère, mais en plus traitable.

Quand il put se liberer de Feliciano , il s'assit à côté de sa nièce, sourit en imaginant à l'avance la situation, et laissa tomber un « Antonio est de retour » qui glaça le sang de la plus jeune.

Il vit jeune femme se précipiter dans le corridor. Celle-ci arriva quand le pirate entrait dans la grande salle. Il la suivit calmement, tandis que Feli courait pour aller dire bonjour à Emma et Marco.

Impossible de se perdre, avec les cris que la plus jeune laissait entendre.

"Deux ans, espèce de salaud!" criait-elle. Et une longue liste d'insultes suivait cette remarque. Il arriva à temps pour voir comment Antonio prenait la fille par la taille pour l'embrasser avec passion, la faisant taire d'une façon qu'il trouva très interresante, et il se promit de l'utiliser avec son amant. Il n'imaginait pas tandis qu'il voyait Don Veneziano grogner à l'autre bout de la salle et Feli faire "Oooohhh" avec Emma; que le retour de Carreido allait changer la vie de ses neveux à jamais.


Et oui...le père des Italies c'est 2p! Veneziano et leur oncle c'est 2p! Romano. Au début, je ne pensais pas les faire apparaitre, mais j'avais besoin d'un mafioso et je n'avais jamais décrit les 2p! donc j'ai risqué. Ce n'est pas trop réussit, mais bon, j'aime quand même le résultat. Il faut dire que j'adore le 2p! mais ne vous inquiétez pas, il n'apparaitront pas beaucoup et ce ne sera que quelques personnages secondaires, comme ici.

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