Salut! Alors, comme promis, voici Angleterre. Et aussi, Amérique, Japon et Nouvelle-Zélande!
Bonne lecture :D
Arthur retira sans efforts la lame de la cuve d'eau glacée après l'avoir chauffé au rouge. Elle était légère malgré le manche baigné en argent et incrusté de pierreries. C'était une arme superbe. Il essuya les gouttes de sueur qui perlaient son front ; brandit l'épée-il fallait bien qu'il l'essaye.
Quiconque l'eu regardé serait resté impressionné en voyant ce jeune homme blond manier l'arme. Arthur n'était pas un de ces grand colosses qui intégraient les forces de l'armée (toutes des brutes écervelées si on lui demandait son avis), malgré son corps bien formé, il était plutôt maigre, semblait faible. Cependant, lorsqu'il tenait une arme en main, la chose changeait : il utilisait l'arme avec assurance et même élégamment, tandis qu'un sentiment de bonheur, de puissance même, l'envahissait. Ses yeux émeraude brillèrent brièvement lorsqu'il porta l'estocade finale contre une pauvre et inoffensive poutre en bois. Satisfait, il rangea l'arme dans son étui en cuir.
Il sourit, fier de lui. Il avait fini l'épée bien avant le délai. C'était une bonne chose. Le colonel Jones serait content. Il n'aimait pas attendre, encore moins quand il s'agissait d'un cadeau pour son fils bien-aimé.
Rien n'était jamais trop beau ni trop bon pour Alfred.
Arthur repensa à la « petite fête » que le colonel avait préparée pour le 20ème anniversaire de son fils. Toutes les personnalités de la région avaient été invitées, tout avait été préparé au détail. Le colonel espérait ainsi présenter son fils en société, assurer certaines rencontre qui pourraient être d'intérêt pour le futur de son fils. Il tenait bien, lui qui était sur le point de se retirer, à ce que son fils soit connu et admiré.
Le forgeron eu un sourire amusé tandis qu'il assurait la porte de son atelier avec un gros cadenas. Comme si Alfred F. Jones avait besoin d'être présenté.
Ce jeune homme plein d'énergie était depuis longtemps connu dans la région. D'abord pour ses bêtises, il s'échappait alors qu'il n'était qu'un gamin de la demeure familiale pour aller se perdre des heures dans la forêt. À 7 ans, il s'était enfui vers la côte, pour voir « les serpents marins », d'après lui. Il prétendait les combattre pour qu'ils ne représentent plus jamais une menace pour les marins. Ses parents l'avaient retrouvé la nuit endormi dans une grotte. Avec 10 ans, malgré son statut de noble, il partait en ville pour jouer avec ses amis…c'est-à-dire presque tous les gamins de son âge, indépendamment de leur classe sociale. Tous l'aimaient bien, malgré qu'il aime bien se moquer avec ses petits camarades du vieux pécheur et de certains notables de la ville, comme le maire, ce gros monsieur au nez crochu. On l'entendait jurer contre tous ces « petits sauvages » à chaque fois qu'ils leur préparaient un mauvais coup .On lui pardonnait aussi avoir fait fuir de l'enclos les chèvres du berger, d'avoir caché le chat de Mme Smitchd, de s'être introduit dans l'auberge de la ville pour essayer de gouter les meilleures bières du pays-.
Lorsqu'il eut 14 ans, son père avait décidé qu'il allait trop fort. Il l'interdit de quitter le château, sous peine de ne plus y rentrer. Bien entendu, Alfred désobéit. Son père tint sa promesse, il ne le laissa pas entrer. Il passa deux jours devant la porte du château, à supplier sous la pluie son père de le laisser revenir. C'était en plein hiver.
Depuis, il n'osa plus jamais désobéir le colonel Jones, commença à se centrer dans ses études.
Il allait devenir amiral.
Contrairement à ce que tout le monde s'attendait, Alfred, qui jusque-là n'avait aucune curiosité intellectuelle, devint un élève exemplaire. Adolescent, il avait toujours la même énergie qui l'avait caractérisé dans son enfance. Il ne se calma pas, au contraire, il centra toute son énergie à devenir le meilleur de sa promotion. Il voulait être un héros.
Il fit de nouveaux amis, garda les anciens, malgré que certains quittèrent la ville pour la capitale. Il se trouva aussi des rivaux, jaloux de ce petit riche si bruyant, si indiscipliné, et malgré tout si doué.
Il finit sa formation avec des honneurs, premier de sa promotion, ce qu'il fêta le soir même en compagnie de ses amis, s'enivrant comme jamais. Le lendemain, lui ne se rappelait de rien, mais toute la ville parlait de l'événement. D'après ce qu'Alfred lui avait raconté, le colonel avait eu la honte de sa vie.
« Papa n'était pas content du tout, hahaha » avait déclaré Alfred avec un grand sourire, pas plus gêné que ça.
« ARTYYY ! » entendit-il soudain. Il vit avec horreur comment le garçon en question se lançait sur lui. Il faillit étouffer quand les bras de son ami l'entourèrent, tandis que celui-ci hurlait quelque chose qu'il n'arrivait pas à comprendre.
Derrière lui, un jeune homme à la peau bronzée éclata de rire- Il était grand, musclé, les cheveux plutôt blonds et bouclés. Ses yeux chocolat regardèrent Arthur d'un air moqueur.
À ses côtés se tenait un homme aux cheveux noirs et aux yeux encore plus noirs, à la peau blanche légèrement rosée. Ses lèvres étaient fines, presque une ligne rouge .La première fois qu'Arthur l'avait vu, il l'avait pris pour une de ces filles nobles que l'on laisse jamais sortir, de peur que le soleil n'abime leur peau de porcelaine. Il était petit et maigre, calme, parlait d'une voie basse et mélodieuse. Ce jour-là il portait une cape blanche qui cachait ses vêtements, et malgré sa coupe de cheveux, la beauté fragile et légère de Kiku Honda n'aidèrent pas à le détromper. Il la prit bien pour une fille, une charmante jeune femme qui le fixait d'un regard troublant. Encore impacté par cette beauté, il s'inclina pour lui faire un baisemain, bredouillant un timide « Enchanté » et c'est là que l'illusion prit fin.
Sans savoir comment ni pourquoi, Arthur se retrouva plaqué contre le sol, une épée à la gorge un pied contre sa poitrine et le visage de Kiku Honda à 5 centimètres du sien. Son regard avait pris soudain un teint dangereux. Arthur déglutit, surpris. De près il put apprécier qu'il s'agisse d'un homme, un homme qui en plus avait l'air très fâché.
Tandis qu'Alfred l'aidait à se relever, cachant avec mal un énorme sourire, Jack, le blond aux yeux chocolats lui expliqua que Kiku n'était pas habitué au contact physique.
Au bout de quelques secondes, Kiku s'inclina ; « Je vous présente mes excuses, Arthur-san. Je ne voulais pas vous effrayer ».
Arthur était encore trop surpris, et se sentait mal-à-l'aise de s'être laisser faire si facilement. De plus, Honda l'avait mis à terre très vite, et il n'avait pas été capable de se défendre. Il avait horreur de ça. Ils allaient penser qu'il était faible….il ne supportait pas cette idée.
Il ne savait pas pourquoi. Il avait été recueilli 2 ans auparavant par le colonel Jones. Trouvé entre les restes d'une des deux épaves qui venaient être d'attaqué par des pirates, accroché à un bout de bois. Les hommes des colonels avaient failli de ne pas le voir. Beaucoup trop de cadavres flottaient autour du bateau en flammes, pour qu'on le remarqua, encore moins étant donné qu'il était blessé à la tête, saignant abondamment.
Le colonel Jones, qui pourchassait le plus célèbre pirate de l'époque, le capitaine Kirkland, n'était pas arrivé à temps pour empêcher le massacre. Les deux bateau brulaient, tels des bûchers géants. Le colonel Jones ne reconnaissait pas quel était l'un des deux, mais l'autre, il savait qu'il appartenait à l'Empire.
Personne ne savait à quoi ressemblait Kirkland car celui-ci, pirate et magicien au même temps, utilisait sur lui un sort pour que même ce qui l'avaient affrontés ne se rappellent plus de son visage. Ils ne gardaient qu'un souvenir flou. C'est pour cela que personne ne reconnut Arthur. Quand celui-ci se réveilla, il ne se rappelait de rien. Il était dans la maison du colonel, dans une chambre d'invités. Il avait été soigné. On lui expliqua qu'une balle l'avait touché à la tête.
Quand il put enfin se lever-il avait été sérieusement blessé, deux mois étaient passés. Il se demandait qui il était, mais il n'avait rien. A chaque fois qu'il essayait de se rappeler, il se heurtait à un mur noir. La seule chose qu'il tenait de son passé, c'était son nom. Sur sa chemise, brodé en noir il y avait écrit un seul mot : Arthur.
Pendant ce temps, il avait connu Alfred. Malgré le fait qu'Arthur n'avait pas été ravi de sa compagnie au début, n'osant pas l'insulter mais en grommelant à chaque fois, « stupide gamin surexcité », ils avaient fini par devenir amis. Têtu comme lui seul, l'invité du colonel avait voulu sortir bien avant d'être complétement guéri. Il était reconnaissant des soins qu'on lui destinait, mais il trouvait ça lassant. C'est à cette occasion, alors qu'il se promenait dans le grand jardin du colonel, qu'il croisa Alfred. Depuis, le plus jeune s'était pris d'affection pour lui, l'entrainant malheureusement dans toutes ses bêtises. Bien sûr, Alfred avait d'autres amis, Jack et Kiku n'étaient que les plus proches, mais Arthur était le seul qui restait à la maison, et Alfred commença à le voir comme son frère.
Le colonel fut attendri par cette amitié, puisque son fils cadet avait disparu alors qu'Alfred n'avait que 3 ans, et bien que le garçon aux yeux bleus n'en avait jamais parlé, mais il avait toujours ressentit le besoin d'avoir un frère. Il prit Kirkland sous sa protection, lui offrit un travail de forgeront. Il s'installa dans l'ancien atelier, travaillait les matins, puis revenait passer le soir au château. Il n'avait pas le même statut que son sauveur, mais était toujours le bienvenu.
« Lâche-moi, espèce d'idiot ! » grogna celui aux yeux verts. « Qui t'as permis de me serrer comme ça ? Stupide gamin ! »
Jack rit de plus belle, tandis qu'un sourire timide ourla les lèvres de Kiku
« Alfred-san, vous savez que vous êtes très fort. Vous pouvez lui faire mal. Et puis je crois aussi que vous l'embarrassez »
« Il ne m'embarrasse pas ! Et il n'est pas si fort que ça « nia Athur en se dégageant « C'est juste que je trouve que c'est une attitude enfantine, pas besoin de me crier dessus alors qu'on s'est vu ce matin même »
« Aller Arty, ne boude pas » railla Jack.
Arthur lui lança un regard noir : « Ne m'appelle pas comme ça ! ». Jack ne l'écouta pas et passa un bras autour d'Arthur, pour l'attirer contre lui et lui ébouriffer es cheveux. Il aimait bien Arthur, le trouvait très amusant.
Arthur protesta mais se laissa faire. Ça l'agaçait que des hommes plus jeunes que lui le traitent comme ça, mais il aimait bien ce petit groupe et s'amusait toujours avec eux. Mais ça, il ne l'admettrait jamais.
« On se disait que tu prenais beaucoup de temps, tu es resté deux heures de plus que d'hab ! » explica Jack.
« Oui Iggy ! Dis-nous ce que tu faisais ! » S'exclama Alfred. Il avait les yeux brillants, car son anniversaire approchait et était excité à l'idée de la grande fête que son père avait organisée. C'était bien son genre, tiens.
Arthur fronça ses épais sourcils « Ne m'appelez pas non plus comme ça ! »
« Si j'avais eu un chat, je l'aurais appelé Iggy. C'est cool, n'est-ce-pas ? Tu ressembles à un chattons quand tu te fâches, alors je vais t'appeler Iggy. » Lui avait expliqué Alfred. Arthur lui en avait flanqué une bonne.
« Qu'est-ce-que tu prépares ? » demanda Alfred curieux.
« Rien qui te concerne. C'est une demande »
« Alfred-san, je vous rappelle que votre père nous attend au château » dit Kiku d'une voix douce, essayant de détourner l'attention d'Alfred.
Mais celui-ci ne marcha pas.
« C'est quelque chose pour moi ? Mon cadeau ? Hein,que c'est ça, hein ? » Demanda Alfred en sautillant.
« Je ne me fatiguerais jamais à faire quelque chose pour toi ! » répondis Arthur, mais Jack et Kiku échangèrent un regard complice. Mis à part l'épée, dont ils savaient l'existence, tous les trois avaient préparé un cadeau pour Alfred. Et ça avait été idée d'Arthur.
« Noooon, je suis sûr que tu m'offriras quelque chose » déclara Alfred très sûr de lui.
« Jamais de la vie !» cria Arthur « Si jamais je t'offre quelque chose, ce sera pour me débarrassé de toi ! Bon, on nous attend au château » déclara-t-il pour commencer à marcher aux côtés de Kiku, tandis que Jack riait, et Alfred restait en arrière, regardant d'un air impatient la porte de l'atelier.
« Aller, Al, viens ! » cria Jack.
« Ehhh, mais c'est moi qui devrait marcher en tête ! » s'exclama –t-il soudain, criant pour les rattraper.
Le soir même, au dinner, le colonel leur annonça une étonnante nouvelle.
« Alfred, demain nous recevons une personnalité importante. Le commodore Ludwig Beilschmidt sera notre invité. Il a une proposition à te faire. »
Alfred regarda son père avec des yeux ronds. « Beilschmnidt ? L'ami du prince Vash? »
« C'est exact »
« Et pourquoi ? Que me vaut-il cet honneur? »
« Je ne sais pas. Je sais que le commodore est à la poursuite du Roi des Pirates, il y a deux jours, il a été sur le point de l'attraper, mais Carreido s'est sauv…»
Il ne put finir sa phrase. Arthur venait de s'étrangler avec le vin et toussait violemment.
Les Jones le regardèrent étonné.
« Arthur, ça va mon garçon ? » demanda le colonel.
Arthur toussa encore quelques instants, puis utilisa la serviette pour s'essuyer.
« J-je suis désolé, colonel. Je ne s-sais pas ce qui m'a p-pris » s'excusa le jeune homme.
Alfred cependant le regarda intensément. C'était bizarre qu'Arthur réagisse comme ça, lui qui se tenait à table de façon impeccable.
Arthur lui n'en savait pas plus. Il avait réagi en entendant ce nom, Carreido.
Alors qu'il ne l'avait jamais entendu auparavant, ce nom lui disait quelque chose.
Il se sentait soudain mal-à-l'aise.
Qu'est-ce-que ça voulait dire ?
Je crois que c'est mon chapitre le plus long. Un petit review?
