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Alfred sautillait d'impatience et était aussi un peu nerveux. Quand son père lui avait annoncé la veille que le commodore Beilschmidt voulait le voir, il avait été surtout surpris, mais depuis il avait eu le temps de réfléchir. Pourquoi le commodore, un homme ami de la famille royale, voudrait-il le voir lui qui venait à peine de finir ses études? Normalement, lfred prévoyait partir dans deux mois pour la capitale avec Kiku, le second de la promotion, pour se présenter devant le roi offrir leurs services. Pas avant. Il ne voulait pas quitter Jack qu'il connaissait depuis qu'il avait 6 ans, pas Arthur d'avantage. Bien qu'il sache qu'ils ne tarderaiennt pas à les voir...Jack avait hérité la bijouterie familiale à la capitale. Il comptait y déménager au même temps qu'Alfred. Arthur les accompagnerait. Comme il avait bien expliqué au colonel, il lui était mil fois reconnaissant, mais le travail de forgeron n'était pas son truc. Il voulait découvrir son passé. Il logerait chez Jack puis commencerait son enquête à la capitale.
"Hey Alfred, le mec de la marine vient d'arriver" lâcha Arthur comme qui ne veut pas la chose. Il lisait tranquillement dans la salle d'attente (et oui, il avait découvert quelques mois auparavant qu'il n'était pas analphabète et adorait lire). Il avait renoncé depuis un moment à dire à Alfred qu'il se calme, mais il venait d'entendre parfaitement comment le colonel montait par les escaliers, accompagné de deux personnes de plus. La porte s'ouvrit alors. Alfred se tendis, ne pouvant s'empêcher de se demander comment faisait Arthur pour avoir raison à chaque fois.
Un homme roux aux yeux verts aspira ce qui restait de son cigare. Il était devant une maison en bois,simplement battue mais particulièrement grande. Il ouvrit machinalement les mains. Et merde...il avait peur. Il ne devait pas avoir peur...c'était un Kirkland!
"Ouais...le problème c'est que ceux à l'intérieur aussi"
Il sortit d'une des nombreuses poches de son large manteau de pirate le flacon que Carreido lui avait donné. Allister était le second du "Britannia", les vaisseaux le plus majestueux et dangereux du monde de la piraterie. Du moins jusqu' à il y avait deux ans, quand tout avait changé. Il s'en rappelait encore.
Arthur et Antonio se toisaient du regard dans le bateau de l'Empire, celui qui avait eu le malheur d'être convoite par les deux jeunes pirates les plus redoutables de leur époque.
Arthur, 23 ans, magicien. Fils de la crainte Allison, la rousse. Il avait fièrement suivit l'exemple de sa mère et l'avait surpassée. Il était si doué que, malgré que ses ainés se permettaient de le taquiner, il était devenu capitaine à leur place. Alister était son second, Carwyn et Elwyn avaient aussi une place d'honneur dans le bateau. Pourtant, Arthur n'était pas très famille. Il avait subi pendant son enfance des moqueries et se faisait un plaisir à humilier ses subordonnés a chaque fois qu'il le pouvait. Il n'éprouvait aucun remords à voler, ce qui l'avait permis de de s'enrichir de façon honteuse. Le blond ne considérait ça que justice. Beaucoup de ces riches n'avaient rien fait pour obtenir leur bien. En plus, il leur restait toujours assez. Lui destinait ça aux gens de l'ile. Et puis, il n'était pas parfait et alors ? Il s'en fichait bien de ce que les nobles pouvaient bien penser. Il aimait bien se savoir craint et respecte...mais c'est qu'il n'avait pas volé ce titre. Tout le monde se rappelait à quel point il avait humilie le célèbre marchand. Wang Yao. Ce fut son premier exploit. Il avait brulé le bâtiment, avait volé son chargement, l'avait retardé, ce qui avait eu un effet sur la renommée de la compagnie. Il lui avait aussi dérobé tout l'opium ,cette drogue qu'il pensait vendre dans le Désert à prix d'or. Mais Wang Yao n'avait pas supporté la situation, il s'était lancé sur lui un couteau qu'il tenait caché a la main. Le sang tâcha le pont du bateau, sous les yeux atterrés de l'équipage marchand. La tête de Wang Yao roula quelques mètres, tandis que le cri d'une petite fille aux longs cheveux noirs, une fleur rose à tête retentissait aux milieux de l'océan. Arthur n'en paru pas touché. Il s'approcha de la petite, sortit un mouchoir finement brodé, se permis de nettoyer les larmes qui coulaient le long des joues de la fille. Celle-ci le fixa avec un regard plein de haine. Il lui laissa le mouchoir. Le reste de l'équipage fut épargné, ils les laissaièrent sur l'une des côtes du Désert. Le corps de Wang Yao fut jeté à la flotte. Arthur ne tuait que quand cela était réellement nécessaire. Mais il ne vacillait pas, et surtout, ne donnait pas de secondes chances. Il aima par contre la sensation qui l'emplissait lors des combats. Cette pitié douteuse, ce goût des combats, et les yeux émeraude étaient les seuls caractéristiques qu'il partageait avec le capitaine Carreido.
Pour le reste, ils étaient complétements opposés. Antonio était plus âgé qu'Arthur, mais personne ne l'aurait deviné, il apparentait une vingtaine d'années, mais le jour où la fortune du « Britannia » avait changé, il en avait 26. Depuis qu'il avait été adopté par Rome Vargas, avec son frère Marco et leur cousin Francis Bonnefoy, il voyageait avec le renommé pirate. Il était vite devenu son petit protégé. Il ne doutait pas à l'accompagner, alors que Francis lui restait à terre avec Romano et Veneziano, adolescents tumultueux à s'occuper de deux gamins trop petits à leur gout. Cependant, Francis était si tendre, que du moins Romano avait fini par l'aimer. Marco étant un nouveau-né, une nourrice s'occupait de lui. Pourquoi des enfants comme Antonio, Marco et Francis avaient fini sous l'aile du Seigneur du Sud, c'était un mystère. Surtout que les Bonnefoy avaient été une famille noble, mais tous ses représentants étaient morts des dizaines d'années auparavant, terrassés par une maladie qui avait touché le Sud. Certains soupçonnaient le garçon aux yeux saphir et aux belles boucles dorées être un petit-fils rescapé du désastre.
Quoi qu'il en fût, Antonio et Francis étaient les meilleurs amis au monde, mais Francis ne partageait pas le goût pour l'aventure de son cousin. À 16 ans, Antonio avait tout appris au « métier » de pirate. Il avait rencontré Arthur pour la première fois alors que Rome était invité d'honneur dans les Îles. Il était vraiment impatient. Les Kirkland étaient de grands magiciens, il savait qu'il ne pouvait trouver les îles que si on les y emmenait, et qu'il ne saurait jamais y retourner, il comptait donc tout garder dans sa mémoire jusqu'au dernier de ses jours. Il fut favorablement surpris par l'atmosphère qui se dégageait des villes. Bien entendu, comme sans-magie, le brun ne pouvait voir les fées qui volaient au-dessus de lui, mais il trouva ces terres vertes accueillante. Allison reçut Rome. Ils se connaissaient depuis longtemps déjà, étaient devenus amis à force de se croiser sur les mers.
Ce fut là qu'Antonio et Arthur se rencontrèrent. Le sudiste s'approcha du petit blond, un sourire énorme au visage. Celui-ci fronça ses énormes sourcils.
« Que me veux-tu ? » fut la question sèche qui s'échappa des lèvres d'Arthur. Mais Antonio sourit d'avantage.
« Salut ! Mon nom est Antonio Fernandez Carreido ! Je suis le fils adoptif de Rome ! Et toi, t'es qui ? »
Arthur le regarda avec méfiance. Il n'avait pas beaucoup d'amis, ne savait pas s'il devait faire confiance.
Il grogna, boudeur : «...appelle Artur Kirkland »
Antonio ouvrit de gros yeux : « Alors t'es le fils d'Allison ? Waa, fantastico amigo ! Ta mère est un pirate incroyable ! »
Un sourire de fierté illumina le visage d'Arthur.
Ils passèrent le reste de la journée ensemble. Arthur était content. Antonio était bruyant, lui était plutôt calme, Antonio adorait dormir, lui détestait ça, ils n'étaient jamais d'accord sur la musique, les armes, les femmes, où aller jouer. Mais c'était son premier ami. Quand Vargas du partir, les deux jeunes s'étreignirent.
Ils ne savaient pas que c'étaient la fin d'une amitié qui venait à peine de naître. Trois ans plus tard, les Vargas furent à nouveau invités dans les Îles. Ils avaient attaqué une épave royale marchande et devaient se partager le trésor. Quand Antonio revint sur l'île, ils faillirent ne pas se reconnaitre. Antonio était désormais un homme, il était grand et fort. Arthur aussi avait changé. Ce n'était plus un gamin, mais éprouva une certaine jalousie en voyant l'aspect du sudiste. Il se promit de s'ameillorer. Pourtant, Antonio lui sourit comme d'habitude. Arthur se sentit heureux. Il brûlait d'envie de lui annoncer que bientôt, il embarquerait pour la première fois, de parler avec lui. Ce fut alors que ses frères gâchèrent tout. Ils n'étaient pas là 3 ans auparavant. Ils se présentèrent ,Allister et Antonio devinrent vite amis. Et pendant le séjour de Vargas, Antonio passa ses journées avec les frères d'Arthur. De temps en temps, il essayait d'être avec le plus jeune. Mais ilétait interrompu par les plus âgées, et peu à peu, il commença à traiter Arthur comme un gamin, plus intéressé par ce que lui proposait de faire Allister. Arhur ne lui pardonna jamais cet abandon.
Les années passèrent, et Vargas mourut. Personne ne fut étonné quand Carreido prit sa place. Mais dans les îles, Allison se retirait pour laisser place à sa progéniture. Et tous s'étonnèrent lorsqu'Arthur remporta la place.
Depuis, il s'affrontait sur les mers. Au début, seul Artur semblait en vouloir à Antonio. Mais peu à peu, la haine devint réciproque. Tous deux aspiraient au titre de Roi des pirates. La fierté du Sudiste, la rancune du blond, ne les permettaient pas céder.
La fois où Antonio avait été fait prisonnier par Arthur fut un vrai calvaire pour le brun. S'il s'en était sorti, c'était parce que Francis était venu le chercher. Celui-ci n'avait pas douté une seule seconde.
« Sa vie pour la mienne » avait-il proposé. Et devant les cris d'Antonio qui lui interdisait de faire cette grosse connerie, Arthur avait su que s'il acceptait, cela ferait plus mal à son rival.
Mais ce qu'Arthur n'imaginait pas c'était qu'il tomberait amoureux de Francis. Oh, ça avait était vraiment amusant de voir les deux hommes se chamailler, Francis faisant enrager Arthur à chaque fois qu'il le pouvait pendant les trois ans qu'il passa sur le « Britannia »
Antonio bien entendu, ne savait pas tout ça.
Puis il y avait deux ans, ils s'étaient croisés de nouveau. Ça avait été un vrai carnage. Aveuglé par la soif de vengeance, la haine réciproque et le besoin d'en finir avec leur rival, les deux pirates s'étaient lancés l'un sur l'autre. Le bateau de L'Empire se trouvait au beau milieu, et son équipage en paya les conséquences. Quand Arthur utilisa un sort pour empêcher ses frères où n'importe qui d'autre de s'approcher (Antonio était pour lui) quelque chose s'était mal passé, et le bateau avait prit feu. Ce fut le chaos. Le fer des épées des deux capitaines retentit, ils se battaient…à mort. Antonio réussi à blesser son rival à la jambe, mais reçu une estocade sur le ventre. Il tomba, blessé. Arthur le dominait de toute sa hauteur. Il allait en finir quand un cri l'en empêcha. Francis s'était approché autant que le cercle magique le lui permettait. Son visage était déformé par la peur, et son regard suppliait Arthur.
Celui-ci vacilla. Une erreur fatale. La balle le toucha à ce moment-là. La magie accumulée se libera d'un coup.
Allister vit seulement comment la vague de magie touchait Francis.
Puis tout devint noir.
Quand il se réveilla, il était dans une chambre qu'il ne connaissait pas, Antonio appuyé sur un mur dans un coin . Le roux se mit sur ses gardes. Antonio lui dirigea un regard douloureux. Il portait un bandeage autour du torse.
Devant la question muette de l'ainé des Kirkland, Antonio parla:
« J'ai gagné. Arthur est mort »
Allister cligna des yeux. Une, deux, trois fois…impossible.
« Le « Britannia » a été détruit. Nous avons tous les deux perdu de nombreux membres de l'équipage. Environs la moitié chacun. » Un garçon de 13 ans rentra alors dans la chambre. Il avait une cicatrice au visage, elle semblait récente. Il déposa des fruits et de l'eau sur le lit d'Allister.
« Merci Marco » répliqua le brun. Le garçon sortit.
« Ceux qui ont survécu ont été déposés dans la côte de l'Empire, c'était il y a 10 jours. J'imagine qu'ils seront déjà de retour dans les Îles. Carwyn et Elwyn sont parmis eux. »
Allister se sentit un peu mieux.
« T'étais grièvement blessé. Au nom de notre vieille amitié, et de ce que tu as fait pour Francis quand il m'a remplacé les premiers mois (Carwyn m'a raconté) je t'ai sauvé. Je ne le referais plus. »
Allister déglutit. Comment-ça, Carwyn lui avait raconté ?
Le regard d'Antonio devint dangereux.
« Si j'avais su… »
« Ils s'aimaient. Tu ne peux pas changer ça. Francis ne te pardonnera jamais… »
Allister ne savait pas ce qu'il venait de dire.
« NON ! JE NE PEUX RIEN CHANGER ! ET FRANCIS NE POURRA PAS ME PARDONNER CAR IL A DISPARU ! J'AI VU LA MAGIE LE TOUCHER. UN ÉCLAT DE LUMIÈRE, ET PUIS, PLUS RIEN ! »
Le roux n'en croyait pas ses oreilles.
Le pirate brun se calma.
« Mange, tu en as besoin. Tu resteras ici jusqu'à ce que tu puisses marcher. On te passera ensuite un bandeau autour des yeux pour te sortir d'ici. Je t'emmènerais avec tes frères. Et j'espère ne plus jamais entendre parler de toi. »
Allister ne comprenait pas pourquoi Antonio lui avait caché qu'il savait bien qu'Arthur n'était pas mort. Que quand il avait vu son cousin disparaitre sous ses yeux, il s'était approché d'Arthur pour lui demander des explications. Mais celui-ci était évanoui, bien que vivant. Il avait remarqué alors une faible lueur près du blond, une lueur argentée.
Le sudiste avait vu avec émerveillement ce qu'aucune sans-magie n'avait eu l'honneur de voir auparavant. Alors que tout s'écroulait autour d'eux une fée, celle qui accompagnait toujours Arthur pour être précis, se laissait voir. Elle semblait aussi évanouie que son maître.
Dix minutes plus tard, Antonio quittait les lieux avec son équipage, ses prisonniers, la fée cachée entre les plis de son manteau. Il regardait le corps d'Arhtur que lui-même avait accroché à un bout de bois flotter. À l'horizon, un bateau amiral arrivait. Il savait qu'ils finiraient par trouver l'homme qu'il devrait avoir tué.
Peut-être pensait-il que s'il tuait le blond, il ne retrouverait plus jamais son cousin.
Il n'avait pas tort, remarque. Mais s'il leur avait demandé de l'aide plus tôt...
Bon, il ne lui restait plus qu'à entrer dans la demeure pour annoncer la nouvelle. Il sortit le petit flacon. Sous ses yeux, la petite fée argentée dormait toujours à l'intérieur.
« Alfred, mon fils, je te présente le commodore Ludwig ainsi que la délicieuse Elisabetta, future Impératrice. Elle était invitée à ton anniversaire et a profité du voyage du commodore pour venir à l'avance »
Et oui. Jusqu'ici i n'y avait que deux faux- morts (Angleterre et Prusse) mais là, j'ai bel et bien tué Chine-. Alors? Qu'en pensez-vous?
