Excusez le retard, je viens de commencer la deuxième année de fac, j'ai l'Advance à passer et j'ai repris mes activités. Bref, i'm busy. Je vais donc plus doucement. Maintenant, je vais probablement publier ce chapitre et les trois suivants, qui sont déjà finis.
Chapitre un peu plus court. Hongrie, Autriche , Allemagne, Pologne, Lituanie, Létonie, Estonie, Suisse et Lietchestein.
Bonne lecture.
Elisabetta s'installa dans la chambre que le colonel venait de lui montrer. Elle s'allongea sur le lit, un long soupir lui échappant. Dès qu'elle avait su que Ludwig partait pour la même ville où elle avait été invitée, elle avait tout fait pour pouvoir l'accompagner, prétextant un quelconque malaise et, qu'étant donné qu'elle devait y voyager pareil, passer deux jours près de la mer lui ferait le plus grand bien. Bien entendu, au début, le compte Héderváry s'y été opposé, mais il avait fini par céder. La jeune fille avait vraiment des talents de comédienne, et son père l'avait cru vraiment malade. Heureusement, on avait seulement communiqué à Ludwig qu'il devait l'accompagner, et elle n'eut pas à feindre devant le blond. Celui-ci ne posa pas de questions d'ailleurs. Ce n'était pas son genre.
La vérité était qu'elle ne supportait plus être dans le palais. La date du mariage approchant, Rodérich et Vash essayaient de passer le plus de temps possible ensemble, et elle restait seule en sachant que son promis et celui qu'elle aimait se retrouvaient chaque nuit pour…faire l'amour. Cette idée fit bouillir son sang et des larmes amères menacèrent de mouiller l'oreiller sur le quel sa tête reposait, tandis qu'elle observait le plafond de sa chambre.
De plus, Roderich passait ses après-midi à composer des mélodies beaucoup trop tristes à son goût, reflet de sa propre douleur devant cette situation et bien qu'elle adorait l'écouter au piano, elle avait fini par ne plus vouloir entendre parler de musique.
La tendre Lili aurait pu bien sûr lui faire compagnie, mais la demoiselle semblait perdue dans son propre monde. À vrai dire, la fille de 14 ans avait, depuis quelques temps, un comportement bizarre. Elle passait des heures et des heures enfermée dans sa chambre, elle revenait tard le soir et se baladait toujours un vieux livre à la main qu'elle lisait dès qu'elle en avait l'occasion. Elle ne participait presque plus dans les conversations, rêvassant.
Normalement, Elisabetta aurait essayé de découvrir ce que la blonde cachait, mais elle se sentait dépassée par le mariage arrangé pour s'inquiéter d'autre chose que d'elle-même. Elle n'acceptait pas son destin. Elle y avait beaucoup réfléchit, avait décidé qu'elle ne se marierait pas. Feliks et Toris l'avaient soutenue. La noble se demandait vraiment ce qu'elle ferait sans eux.
Toris et elle se connaissaient depuis longtemps. La meilleure amie de sa mère était l'héritière d'une ancienne famille qui avait été ruinée, et elle s'était vue obligée à épouser un riche gentilhomme qui avait fait fortune dans la manufacture textile. L'homme était bien plus âgé qu'elle, et la femme n'avait pas était heureuse de devoir renoncer à son statut pour épouser un bourgeois beaucoup plus intéressé par le commerce que par les obligations familiale. Heureusement pour elle, avec la naissance de Toris, le couple c'était un peu rapproché. Le père du petit brun avait tenu à ce que Toris connaisse des gens de tous les milieux, ce qui, ajouté au caractère doux de son fils, avait fait du garçon quelqu'un de très tolérant et ouvert d'esprit. Il avait connu Feliks, fils du boucher, et un jour avait présenté le blond à son amie. Ça avait été risqué. Étant donné le caractère plutôt efféminé du blond, et que Elisabetta, du moins jusqu'à ce qu'elle tombe amoureuse de Roderich , avait été un vrai garçon raté-elle l'était encore mais moins-, les deux enfants ne pouvaient que s'adorer ou se détester. Ils devinrent amis dès le début. Toris n'en fut que trop content.
Il y avait deux soirs, alors qu'ils regardaient les étoiles assis près de la place centrale, Feliks l'appela doucement
« Hey, Eli. Toris et moi avons pensé à comment éviter ton mariage avec ce pas-magnifique-du tout prince Vash » expliqua Feliks, scrutant le visage de son amie pour voir sa réaction. Elisabeta sursauta.
Les trois paires d'yeux verts aux différentes tonalités se croisèrent. « À quoi…à quoi pensez-vous ? »
« La seule solution, c'est que tu fuies. Disparait. Sauves-toi »
La fille cligna des yeux.
« C'est ça, votre solution ? » demanda-t-elle, incrédule. Comme si c'était facile. Dès qu'elle essayerait de sortir de la capitale, son père envoierait ses hommes à ses trousses.
« On y a réfléchit. Toris a demandé à sa fabuleuse mère s'il n'y avait d'autres candidates pour le prince, pourquoi toi et pas une autre. On a même pensé à saboter le mariage. Mais le Roi désire que sa belle-fille soit de l'Empire, et ta famille est la plus importante, avec celle des Eldestein. Quant au sabotage, on finirait dans une horrible prison et les noces serraient reportées à plus tard. Non, tu dois définitivement fuir. Te faire oublier. Toris a de la famille près de la frontière du Nord. »
«Ce n'est pas la noblesse de cour » sembla s'excuser Toris « mais tu verras, Eduard est très aimable, et je penses que tu aimeras Raivis. Ils ont un château assez confortable, et ensuite, quand Vash serra marié (car le roi veut que son fils se marie, il le fera donc), tu pourras revenir. Ils ne divorceront pas » la rassura-t-il.
Elisabetta savait que son ami avait raison. Le Roi Zwingli n'accepterait jamais un divorce. Mais, ce que ses amis lui demandaient était beaucoup trop. Si elle décidait de fuir, elle renoncerait à sa vie. Sa famille, Rodérich, Toris et Feliks, la ville où elle avait toujours vécu… elle disparaitrait pour devenir l'ombre de ce qu'elle avait été, un souvenir, et qui sait si jamais elle ne pourrait revenir. En attendant, elle devrait se cacher dans un château de province, avec des gens qu'elle ne connaissait même pas…En était-elle capable ? Elle déglutit.
« Et…et vous ? » demanda-t-elle. Quitter ses amis lui faisait mal. Elle s'obligeât à ne pas penser à Roderich, ce serait trop dur. Elle avait un nœud énorme à la gorge.
« On essayera de venir te voir, mais personne ne peut savoir que l'on sait où tu es. Ça pourrait prendre des mois. »
« C-comment ? » murmura Elisabetta.
« Demain matin tu parts pour cette ville, près de la côte, avec le grand blond, n'est-ce-pas ? » demanda Feliks, Elisabetta hocha la tête, elle leur avait raconté la veille.
« Et bien, tu en profiteras. T'as deux jours pour disparaitre. Prend la route et suit cette carte. » Toris lui tendit un papier plié en quatre." Prends des armes et habille-toi en homme. J'écrirais à mes cousins pour qu'ils aillent te chercher à l'Auberge Baltique. Tu devrais mettre plus où moins une semaine à y arriver". Il lui sourit. Elisabetta ne savait que dire, beaucoup trop surprise.
« Merci… » Souffla-t-elle. Ses deux amis la serrèrent dans leurs bras.
La jeune fille se leva pour s'approcher de la male qui avait été déposée dans sa chambre. Elle était censée transporter robes et bijoux pour ces deux jours. Elle l'ouvrit. En effet, à l'intérieur il y avait une très belle robe beige sans manches, ainsi que deux longues boucles d'oreilles en or. Les chaussures à talon étaient magnifiques.
Sauf que sous ces vêtements de princesse, il y avait un pantalon en cuir, ainsi qu'une blouse grise, une bourse, de bottes courtes, un gilet noir, une cape noire. Il y avait aussi un poignard. Elle ouvrit la bourse, comptant l'argent qu'elle avait volé à son père. Elle n'arrivait pas à y croire, elle avait osé. Mais Elisabetta n'allait pas revenir en arrière. S'il y avait bien une chose qui la caractérisait, c'était sa détermination. Elle irait jusqu'au bout. Elle pris les boucles d'oreille.
Elle en tirerait un bon prix.
Elle les mit, sachant qu'elle n'en aurait plus l'occasion. Puis elle descendit faire un tour. Le dîner allait bientôt être servi.
Alors, que cache Lili? Devinez x)
