Je vous publie ce chapitre avant de partir en vacances pour que vous n'ayez pas trop à attendre.
Ce chapitre est un peu spécial car c'et un flash-back. Il remonte jusqu'à l'enfance de Fye et est écrit de son point de vue donc ne soyez pas surpris si vous voyez de la première personne.
Réponse aux reviews:
Devine: Non mais c'est quoi ce pseudo ? Ca sers à rien tu sais si tu signe à la fin ! ;p
mokona-au-chocopyuh: Ha ha ! Je suis contente de voir que je ne suis pas la seule à être complètement folle de Kamui et Subaru ! *o* Sinon pour ta question à propos des précisions sur le passé de Fye, je crois que tu as ta réponse non ? ;)
ajsky: Trois reviews ? Carrément ? T'imagine même pas à quel point ça me fait plaisir que tu me reviewe à chaque chapitre ! C'est vraiment très gentil (et très courageux) de ta part ! Sinon, comme toujours tes petits commentaires m'ont beaucoup fait rire ! Sinon à propos de nos quatres joyeux luron (devine de qui je parle) je les adore moi aussi ! Ils me font tellement rire !
Fye sentit qu'on le déposait sur son lit. Enfonçant la tête dans l'oreiller, il se recroquevilla sur lui même. La journée avait été très éprouvante et, contrairement à ce qu'il avait espéré, l'alcool ne l'avait pas aidé à se sentir mieux. Il ne pensait pas qu'après tout ce temps, se battre resterait aussi difficile. Chaque coup donné et reçu était un rappel de l'absence de son frère.
Yui lui manquait tellement. Toute leur enfance ils n'avaient pu compter que l'un sur l'autre et sa disparition avait créé un trou béant dans sa poitrine. Un trou profond, douloureux et incurable.
Les yeux pourtant fermés, il lui sembla voir des flocons danser devant ses yeux. Il se sentit comme aspiré par le tourbillon de ses souvenirs et fut ramené des année en arrière, jusqu'à ''ce jour là''.
Depuis tout petits, notre vie n'a été qu'une longue et douloureuse succession de malheurs. Le premier nous frappa alors que nous venions d'avoir 6 ans.
Ce jour-là, celui où tout a commencé, il pleuvait. D'énormes gouttes s'écrasaient sur le bitume autour de notre voiture et la pluie crépitait sur le toit. Nous nous rendions dans un chalet à la montagne pour y passer les vacances d'hivers et l'autoroute était bondée, comme toujours à cette période de l'année. Nous roulions depuis bientôt deux heures et, avec Yui, nous étions excités comme des puces car nos parents venaient de nous promettre qu'ils nous emmèneraient faire du ski. Nous ne savions pas exactement de quoi il s'agissait mais comme la plupart des jeunes enfants, il ne fallait pas grand chose pour nous agiter.
Notre mère se retourna et nous demanda gentiment de nous calmer un peu pour que notre père puisse se concentrer sur la route. Voulant lui faire plaisir, nous tentâmes de faire moins de bruit et mon frère proposa que l'on compte toutes les voitures blanches que l'on voyait (le blanc était sa couleur préférée). Comme nous n'étions qu'en CP, nous ne calculions pas très bien et très vite le jeu dégénéra car nous ne trouvions plus le même nombre. Alors que l'on se disputait pour savoir si on en avait croisé 12 ou 47, notre père s'écria : ''Mais qu'est-ce qu'il fait ce malade ?'' en donnant un violent coup de volant sur la droite. Ma mère hurla : ''Attention chéri !'' et nous nous allâmes nous écraser en bas du talus après avoir arraché la glissière. Ces deux phrases furent les derniers mots que j'entendis de mes parents.
Quand je me réveillais, les pompiers étaient en train de m'extirper de ce qui avait été notre voiture. J'avais mal partout et je voyais complètement flou. Pourtant, la première chose que je pensais à cet instant là fut : « Yui ». J'avais peur, je ne comprenais rien à ce qui se passait et je voulais absolument voir mon frère pour me rassurer. À cette époque je croyais que rien ne pouvais nous arriver tant qu'on restait ensemble. Je tentais de me tourner pour le trouver mais la douleur fut telle que j'abandonnais immédiatement en poussant un cri de douleur. L'homme qui tenait la civière du côté de ma tête commença à me parler mais aucun de ses mots n'avait de sens pour moi. J'étais sonné et mes yeux fixaient le ciel sans vraiment le voir. La pluie avait cessé mais il restait couvert de nuages. Mon regard ne fut à nouveau capté que lorsque de petits points blancs se mirent à voler devant mes yeux. Bientôt une myriade de flocon se mit à tomber et alors que certain se déposaient délicatement sur mon visage, je me sentis repartir. Mes yeux se fermèrent tout seul et, avant de sombrer à nouveau, je me dis : « Chouette, de la neige. Il faudra que Papa et Maman nous aident à faire un igloo ! »
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Mon réveil à l'hôpital fut bien plus brutal. Contrairement à quand on m'avait sorti de la voiture, je n'étais plus en état de choc et, malgré les anti-douleur, je souffrais beaucoup. En effet, l'accident nous avait salement amoché et nous avions tout les deux des plâtres et des attelles.
Je ne savais ni où j'étais, ni ce qui s'était passé, et, la peur et la douleur aidant, je me mis à pleurer. Des infirmières arrivèrent très rapidement mais cela ne me calma pas, bien au contraire. Il leur fallut une bonne demi-heure et le concour de mon frère (réveillé par mes pleurs) pour arriver à faire cesser mes sanglots. Entre deux reniflements, je demandai alors ma maman. L'infirmière à coté de moi me fit un sourire gêné et me caressa les cheveux en disant qu'elle allait chercher un docteur. Ce dernier nous expliqua que nous avions eût un accident de voiture et que cela faisait trois jours que nous étions à l'hôpital. Il nous dit ensuite que nos blessures étaient graves mais que nous ne devions pas avoir peur car cela guérirait. Yui l'interrompit d'une petite voix :
-Ils sont où notre papa et notre maman ? Eux aussi ils ont eux des bobos ?
Encore une fois, la question fut éludée et ils nous demanda si nous avions mal pour savoir la dose d'anti-douleur à nous donner.
Je pense qu'ils n'avaient prévu de nous le dire que quand la surprise du réveil et le choc de l'accident serait passé mais nous insistâmes de plus en plus et il nous avoua ce qui leur était arrivé.
-Votre papa et votre maman ont du monter au ciel parce que leur blessures étaient trop grave...
-Monter au ciel ? Répéta mon jumeau sans comprendre.
-Mais ils vont revenir quand alors ? Je demandai avec toute ma naïveté.
Le médecin prit un air profondément peiné. Ça doit vraiment être très dur de devoir annoncer une chose pareille à des enfants !
-Monter au ciel, ça veut dire... qu'ils sont mort...
A cette époque nous avions à peine 6 ans et le concept de la mort nous était étranger. Nos grands-parents étaient mort avant notre naissance et même si nos parents avaient déjà essayé de nous expliquer, nous ne savions pas vraiment ce que ça impliquait. Je pense qu'il le comprit en voyant nos airs perdus et il approfondit donc son explication :
-Quand quelqu'un meurt, il monte au ciel et... en fait, une fois là-haut, il ne peut plus redescendre. Alors... votre papa et votre maman ne reviendront pas...
Évidemment, je me remis à pleurer, et mon frère en fit autant.
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L'enterrement avait eut lieu en petit comité, trois jour après notre réveil. Seuls quelques amis proche de nos parents étaient présent et nous ne restâmes que le temps de la mise en terre.
Il nous fallut trois semaine de plus pour nous remettre de nos blessures.
Durant ce laps de temps nous avions commencé à accepter le fait que nos parents étaient partis mais ils nous manquaient terriblement et je me mettais à pleurer dès que je pensais à eux. Yui était bien plus fort que moi et, même si il était aussi triste que moi, lui ne sanglotait pas tout le temps. En vérité, il passait le plus clair de ses journée collé à moi à me consoler. Quand j'y repense, je me trouve terriblement égoïste ! Je ne faisait qu'exprimer ma douleur à longueur de temps sans jamais me préoccuper de la sienne. Alors que lui faisait tout pour me calmer quand j'étais en larme, moi je me mettais à pleurer quand lui en faisait autant. J'aurais dû être présent pour lui moi aussi ! À cette époque j'étais bien trop jeune pour m'en rendre compte et je sais qu'il ne m'en a jamais voulu pour ça mais moi je n'ai pas pût m'en empêcher.
Toujours est-il que ne nous pouvions bien sûr pas rester à l'hôpital toute notre vie et les services sociaux s'étaient donc occupés de ce problème. Après avoir fait toute les vérifications nous fûmes envoyés chez notre oncle, à une centaine de kilomètres de notre ville natale. Nous ne l'avions jamais rencontré et nous ne connaissions même pas son existence. Apparemment il était en froid avec notre père depuis bien avant notre naissance et ce dernier n'avait donc pas jugé utile de nous en parler.
Le jour de notre sortie, une assistante sociale nous attendait devant l'hôpital. Elle nous ramena jusque chez nous pour que nous puissions récupérer nos affaires avant de partir. Je crois que c'est en passant le pas de la porte que le mot ''mort'' prit enfin tout sens pour moi. C'est lorsque notre mère n'est pas venue nous serrer contre elle en demandant comment s'était passée notre journée, quand notre père n'a pas passé sa tête par la porte de la cuisine en proposant des gaufres et quand j'ai vu nos meuble dans des cartons que j'ai compris ce que ça signifiait réellement. Je les avais perdu pour toujours et rien ni personne ne pourrait me les rendre. Je ne les verrais plus jamais parler, bouger, rire où même juste vivre. A cette pensée je sentis mes yeux se remplir de larmes et, comme si les mêmes pensées avaient traversées son esprit, Yui me saisit la main et la serra très fort dans la sienne. Je répondis à son étreinte et les larmes se mirent à couler. Nous pleurâmes ainsi en silence pendant de longues minutes. L'assistante ne dit rien et se contenta de nos poser une main sur l'épaule. Cela ne servit évidemment à rien mais nous finîmes par nous calmer et nous allâmes préparer nos affaires. Nos valises bouclées, nous partîmes pour la gare.
Une fois dans le train, l'assistante sociale nous expliqua que notre oncle était très heureux de pouvoir nous rencontrer et qu'il aurait vraiment voulu pouvoir venir nous chercher en personne mais que son travail très prenant l'en empêchait. Elle nous promis néanmoins qu'il nous attendrait à la gare.
En effet quand nous arrivâmes dans notre nouvelle ville, un grand barbu blond aux cheveux long se trouvait sur le quai, un panneau ''Flowright'' à la main. L'assistante nous le désigna par la fenêtre pendant que le train ralentissait. Notre oncle sembla nous remarquer et nous fit de grands signes de main en souriant. Ma première remarque fut de me dire que la barbe en moins et les cheveux plus court, il ressemblait beaucoup à mon père. Rassuré par cette similitude je répondis à son salut. A côté de moi, mon frère se raidit et attrapa ma main. Étonné je me tournai vers lui et il me glissa à l'oreille :
-Je l'aime pas, il me fait peur ! C'est un vilain monsieur, je suis sûr !
-Ben pourquoi tu dis ça ? Je demandai. Regarde, il à l'air gentil ! En plus il est presque comme papa !
-Oui mais si c'était un gentil, et bah papa il l'aurait encore bien aimé !
Je dois avouer que son argument me convainquit et refroidit considérablement mes ardeurs. C'est donc avec une certaine appréhension que je descendis et m'approchai de lui. En nous voyant arriver cachés derrière l'assistante, il comprit que nous avions peur et s'accroupit pour se mettre à notre hauteur :
-Bonjours les enfants. Comme vous le savez sûrement déjà, je suis votre tonton. On ne s'est jamais rencontré avant car votre papa et moi avons eût une grosse dispute et je suis très triste que nous n'ayons pas pu nous réconcilier avant qu'il ne parte... Je suis tout de même très content de vous rencontrer. Yui et... Fye, c'est ça ? Moi je m'appelle Akuma mais vous pouvez m'appeler tonton si vous voulez.
-Bonjours monsieur tonton, lui répondis-je, toujours caché derrière la femme.
Il éclata de rire et me demanda de ne pas l'appeler aussi solennellement car cela lui donnait l'impression d'avoir 70 ans. Il me demanda ensuite mon nom.
-Moi je suis Fye.
-Donc tu dois être Yui, déduit-il en se penchant vers mon frère.
Ce dernier eût un mouvement de recul et se plaça complètement derrière l'assistante sociale pour que notre oncle ne puisse pas le voir.
-Oh n'aie pas peur voyons ! Je ne mords pas tu sais ! Blagua t-il pour détendre l'atmosphère.
Cela sembla marcher et mon jumeau ressortit de sa cachette. Nous voyant pour la première fois côte à côte, Akuma sembla remarquer quelque chose et nous regarda tour à tour en fronçant les sourcils.
-Mais vous êtes... jumeaux ? Je ne le savais pas.
-Oh, oui excusez moi j'avais oublié de vous le préciser quand nous nous sommes parlé au téléphone, intervint l'assistante qui ouvrit la bouche pour la première fois.
-Ce n'est rien voyons ! La rassura t-il.
Toute la journée notre oncle se montra très attentionné envers nous. Il porta toutes nos valises, nous aida à ranger nos affaires, nous prépara le repas que nous voulions, nous emmena au parc, joua au foot avec nous, nous acheta des glaces, nous fit manger au restaurant, nous laissa choisir le film que nous voulions voir et nous borda quand nous allâmes nous coucher. L'assistante sociale était restée avec nous toute la journée et j'avais vu que les efforts d'Akuma l'avaient beaucoup impressionnée. Elle partit donc rassérénée et nous promis d'appeler pendant les premiers temps pour prendre des nouvelles.
Lorsque la porte de notre nouvelle chambre se referma, j'entendis les couvertures de Yui bouger et je sentis qu'il se glissait sous les miennes.
-Tu vois, il est pas vilain en fait ! Le rassurai-je
-Moui, 'fin peut être qu'il fait semblant pour faire plaisir à la dame.
-Pourquoi il voudrait faire plaisir à la dame ?
-Ben pasque sinon elle voudra pas qu'on reste avec lui si c'est un méchant ! M'expliqua t-il.
-Ah d'accord ! Mais moi, et bah, j'espère très fort que il a pas fait semblant, sinon c'est que c'est un vilain et moi je veux pas habiter avec un vilain !
-Moi aussi j'espère ça...
-Et puis, il a une jolie maison tu trouve pas ? Demandai-je pour changer de sujet.
-Oui, c'est vrai !
Notre nouvel habitation était une grande maison avec jardin, cour intérieure et trois étages. En arrivant, Akuma nous avait expliqué que la partie habitée de la maison était le rez-de-chaussée et le premier étage. Le reste de la maison comprenait les bureaux de son travail et nous n'avions pas le droit d'y entrer tant qu'il ne n'y autoriserait pas. Notre chambre était située au premier et au départ nous en avions une chacun mais nous l'avions supplié de pouvoir dormir ensemble et il avait accepté sans faire d'histoire. C'est même lui qui avait déplacé le lit et l'armoire d'une chambre à l'autre.
Ce soir là nous nous endormîmes blottis l'un contre l'autre en priant très fort pour que notre oncle s'avère être aussi gentil qu'il l'avait laissé voir ce jour là.
Par chance pour nous, notre vœu se réalisa et, même si son travail l'empêchait de nous consacrer autant de temps que le premier jour, Akuma continua de se montrer attentionné à notre égard.
Nous avions repris l'école et nos facilitées nous avaient heureusement permis de rattraper notre retard (d'autant plus que le CP n'est pas vraiment une classe très difficile). Nous nous étions très bien intégrés et nous étions déjà fait quelques amis. Le maître nous aimait beaucoup et malgré la perte de nos parents, nous recommencions a être heureux.
Ce bonheur aurait pu durer toute notre enfance et nous aurions pu grandir dans un milieu gai et épanouissant où nous nous sentions bien. Malheureusement cela ne se passa de cette façon et au bout de 4 mois, les choses commencèrent à dégénérer. Akuma était de moins en moins présents et nous ne le voyions plus que pour le petit déjeuné et le dîner. Bientôt il nous laissa juste nos bol et nos céréales sur la table le matin et des plats à réchauffer au micro-onde le soir. Nous étions bien sûr très affectés de ne plus le voir mais nous savions que son travail était très prenant et que comme c'était le chef il ne pouvait pas se permettre d'être absent souvent.
Notre maison était d'ailleurs un vrai moulin et il y avait, dans l'entrée, les escaliers et la cour, un défilé perpétuel de gens. Il nous avait expliqué qu'il était le patron d'un groupe chargé de la sécurité des rues. Tout ses employés étaient donc armés et nous voyions toute la journée passer des pistolet, des épées et des haches. Au début, innocents enfants que nous étions, nous crûmes à son histoire. Seulement, à voir l'état dans lequel rentraient certain de ses hommes nous nous mîmes à nous poser des question. Yui avait de plus en plus de soupçon et, un jour, alors que nous avions 7 ans et demi, il décida de monter voir ce qu'il y avait au deuxième étage. Je tentais de l'en dissuader mais comme il était têtu il ne voulu rien entendre et je décidai alors de venir avec lui. Bien évidemment nous nous fîmes pincer au bout d'à peine 5 marches de l'escalier et, le soir même, notre oncle vint nous passer un savon.
-Qu'est-ce que je vous avait dit à propos du deuxième et du troisième étage ? IL VOUS EST INTERDIT D'Y MONTER ! Je peux savoir ce qui vous a prit ?
Mon frère serra violemment les poings et répondit avec colère :
-On a voulu monter parce qu'on croit pas que tu fasse de la protection de rues ! Je suis sûr que les vrai gens qui font ça ils ont des matraques et pas des épées et des haches !
En entendant cela, Akuma se détendit et s'autorisa même un petit rire.
-Oh, je vois que vous êtes très intelligents pour votre âge ! C'est bien, très bien même ! Dans ce cas, vous êtes prêt à commencer votre travail.
-Notre... travail ? Répétai-je sans comprendre.
-Venez, aujourd'hui je lève votre interdiction. Vous allez finalement pouvoir monter comme vous l'aviez prévu.
-Non ! On veux plus ! Refusa Yui, méfiant.
Le visage du barbu s'assombrit violemment, et je compris soudainement pourquoi mon jumeau avait peur de lui. En le voyant comme ça, on devinait tout de suite que c'était un homme mauvais.
-Ce n'était pas vraiment une question ! Nous informa t-il en attrapant violemment nos poignets.
Ils nous entraîna à sa suite et nous mena à son bureau. En traversant l'étage nous vîmes des pièces remplies d'armes et d'hommes en train de boire ou de se droguer. Dans chacune d'entre elle, plusieurs gardes se trouvaient à chaque fenêtres. Cela fini de me convaincre qu'il nous avait menti sur ses véritables activités. En passant il fit signe à un grand homme baraqué de le suivre et qui nous fit asseoir après avoir refermé la porte.
Akuma nous expliqua alors que depuis un an et demi il nous logeait et nous nourrissait gratuitement mais que c'était des dépenses qu'il ne pouvait se permettre éternellement et que si nous voulions rester, nous allions devoir travailler pour lui après l'école.
En vérité, je crois que la raison pour laquelle il s'était disputé avec notre père était ses activités malhonnêtes et qu'il nous avait prit avec lui juste par basse vengeance. A mon avis il avait prévu d'en arriver là dès le début et attendait juste que nous soyons assez âgés pour pouvoir répondre correctement à ses exigences.
Ce jour là il nous apprit qu'il était le chef du gang puissant de Valéria et que si nous avions pu nous promener tranquillement dans les alentours de la maison jusqu'à présent c'était grâce à la protection qu'il nous avait fournie. Il nous expliqua aussi que nous habitions dans la partie de la ville appelée Le Quartier Est, et que c'était l'endroit où se trouvaient la plus grande partie des gangs.
La première chose qu'il nous demanda de faire pour lui consistait à voler les objets de valeurs de tout les citoyens qui osaient s'aventurer sur son territoire. Comme nous étions trop jeune pour être habile avec nos mains, et qu'il nous faudrait du temps avant de devenir de bon pickpockets, il avait mis un stratagème au point. À cette époque, Yui et moi ressemblions à des anges. Nous étions blonds aux yeux bleus et, sans vouloir me vanter, nous avions un visage parfait. Toutes les filles de notre classe étaient folles de nous et quand ils nous croisaient dans la rue, les gens ne pouvaient s'empêcher de se retourner en s'écriant : ''Oh mais qu'est-ce qu'ils sont beaux ces enfants !'' Notre oncle l'avait parfaitement remarqué et il avait décidé de tirer ça à son avantage. Nous devions nous placer dans une ruelle sombre et pleurer ou feindre la douleur. Cela attirait évidemment tout les passants, lesquels se penchaient vers nous en demandant : ''Mais qu'est qu'il y a ? Tu as mal quelque part ? Tu as perdu ta maman ?'' A ce moment là, un complice adulte arrivait par derrière et assommait notre pigeon avant de lui faire les poches. Il le tirait ensuite jusqu'à une autre rue et le manège recommençait.
Cela marchait extrêmement bien et nous étions devenu sa poule aux d'or. En plus, comme il nous avait séparés nous lui rapportions deux fois plus. Au bout de plusieurs mois nous avions apprit à voler par nous même mais cette méthode rapportait bien plus et il refusa que nous l'arrêtions. C'est seulement quand nous eûmes 8 ans que l'incident qui nous poussa à la stopper définitivement survint.
J'étais dans la rue à attendre avec mon complice depuis une bonne heure et seule une personne était passée. Le rouquin qui m'accompagnait était même sorti et il s'en grillait une. Il venait de me dire qu'il allait appeler pour savoir si on pouvait changer de coin lorsque quelqu'un arriva. Il se cacha vite et je me mis à pleurer bruyamment. Comme toujours, le passant s'approcha, attiré par le bruit. Seulement, contrairement aux autres, il ne me demanda pas ce que j'avais et arriva à ma hauteur sans avoir décroché un mot. Planté devant moi, il finit par se pencher. M'attrapant violemment par le col, il me plaqua au mur et appuya un couteau sur ma gorge.
-Si tu l'ouvre je sépare ta tête de ton corps ! Me prévint il.
La peur m'envahit et je sentis les larmes monter. Mes jambes se dérobèrent sous moi mais il me tenait fermement. Tremblant comme une feuille acquiesçait en silence pour lui faire savoir que j'avais compris le message.
La protection d'Akuma étant très efficace, c'était la première fois que je me faisait attaquer et je n'avais jamais eût aussi peur de ma vie. Je savais que cet homme était sérieux et qu'il n'hésiterait pas une seconde à me tuer si je ne faisait pas ce qu'il me disait.
-Je sais qu'il y a un complice planqué quelque part ici alors sors de là ! Je te préviens que si tu ne te montre pas j'égorge le gosse !
Le roux jura et sorti de sa cachette.
-Tu ne fera rien du tout ! Le contredit-il.
-Ah oui ? Et pourquoi ça ?
-Parce qu'on ne touche pas aux gamins ! C'est la règle !
-Ha ha ha ! Laisse moi rire tu veux ? Si tu savais ce que j'en ait à foutre de ta règle à la con !
Mon complice se raidit et sa main glissa vers son pistolet.
-A ta place je ferais pas ça ! L'interrompit mon assaillant.
Il appuya la lame contre ma gorge et le sang se mis à couler. Je poussais un petit cri de douleur et j'eus droit à un coup de poing dans l'estomac et un ''Ta gueule le mioche !'' Les larmes se mirent à couler mais je me mordis la lèvre pour ne pas faire de bruit.
-Balance moi ton flingue ! Lui ordonna t-il ensuite.
Mon compagnon obéi à contre cœur et lui envoya son arme.
-Et bah tu vois, on y arrive !
-Qu'est-ce que tu veux ? De la part de qui viens-tu ? Voulu savoir le rouquin.
Mon agresseur éclata de rire.
-Disons pour faire simple que je suis venu voir si la rumeur qui disait que Valéria utilisait des gosses pour le racket était vrai. On dirait bien que c'est le cas !
-Même si c'est le cas, on peut savoir ce que t'en as à taper ?
-Et bien, ça veux dire que vous êtes sérieusement en manque d'effectifs si vous en êtes réduit à ça ! Répliqua notre ennemi avec un sourire narquois.
-Tss ! Si ça te fais plaisir de le croire !
L'homme ne répondit pas mais me dévisagea avec insistance. Il commença à se pencher vers moi mais parut soudain se raviser et se tourna finalement vers le Valérien derrière lui.
-File moi ce que vous avez gagné aujourd'hui et j'me casse !
Mon complice grimaça et je compris immédiatement pourquoi. On avait rien, rien du tout à lui donner. Une seule personne était passée et son porte-feuille ne contenait que quelques pièces. Son téléphone ne valait pas un rond et elle n'avait ni montre, ni bijoux. Il était encore tôt et nous ne commencions à gagner beaucoup qu'après 18h30. Nous ne pouvions donc pas donner à cet homme de quoi le satisfaire.
-Je... on a rien ! Lâcha le roux mal à l'aise.
-C'est ça ! Fout toi de ma gueule !
-Putain on a que dalle j'te dis ! Y a personne qui passe à cette heure là ! On se fait jamais de blé avant 18h !
-Tu me prends vraiment pour un con ! s'énerva notre adversaire et appuyant en peu plus fort son arme contre mon cou.
-Mais t'as qu'a vérifier si tu me crois pas ! Bordel si j'te dis que j'ai rien à te filer c'est que j'ai rien !
Mon assaillant soupira longuement mais rendis les armes.
-Bon, bon tant pis. Je vais me payer autrement alors ! Déclara t-il en reportant son regard sur moi.
Ses lèvres s'étirèrent en un sourire carnassier et, même si je ne comprenais pas bien ce que cela signifiait, je ne put m'empêcher de frissonner. Alors qu'il rapprochait son visage du mien, il fut interrompu par le roux.
-Arrêtes ça tout de suite ! Tu l'touche pas !
-Sinon quoi ? Demanda t-il en passant lentement la lame de son couteau contre ma joue. Tu ne voudrais quand même pas que je dévisage le gamin ? Je ne crois pas que ça attirerait beaucoup les gens !
Mon compagnon se contracta et serra violemment la mâchoire. On sentait qu'il mourrait d'envie de se jeter sur son ennemi.
-Aller, va plutôt faire le guet au bout de la rue !
-Putain de merde ! jura le Valérien en s'éloignant.
Complètement terrorisé, je regardais en pleurant mon complice m'abandonner à mon sort. Alors qu'il allait tourner au coin de la rue, il se retourna et lança mon assaillant :
-J'veux pas voir de marques ni de bleus, ok ?
-T'inquiètes pas pour ça, tu verras même pas qu'il lui est arrivé quelque chose !
-J'espère pour toi ! Le menaça t-il en disparaissant au bout de la rue.
L'autre ricana et ramena son attention sur moi.
-Tu as vraiment un joli minois, petit ! Je comprends pourquoi vous pigeonnez autant de monde !
Voyant qu'il se penchait vers moi, je voulu détourner le visage mais il me remonta le menton vers lui à l'aide de la pointe de son couteau. Il effleura doucement mon cou de ses lèvres puis remonta sur ma mâchoire. Je tremblais comme une feuille et me retenait de toute mes forces de ne pas me remettre à pleurer. Bientôt ses lèvres se retrouvèrent à quelques millimètres des miennes et il s'immobilisa. Sa main libre glissa le long de mon bras et il commença à la passer sous mon T-shirt. Je compris alors ce qu'il comptait me faire et je sentis la peur me tordre complètement le ventre tandis que ma respiration s'accélérait. Je ne voulais pas ! Je refusait qu'il me touche ou même qu'il m'approche ! Il remonta sa main sur mon ventre et, quand il fit mine de m'embrasser, je lui donnait un coup de tête de toutes mes forces. Il recula de trois pas et son nez se mis à saigner. Poussant un juron il me replaqua contre le mur de toute sa force.
-Ah ouai, tu veux la jouer comme ça ? Tu vas voir, j'vais t'apprendre le respect moi !
Me saisissant par les épaules, il me retourna et appuya cette fois sa lame contre ma nuque.
-J'voulais faire ça en douceur mais tu me laisses pas vraiment le choix là !
Sa main vint jusqu'à ma ceinture pour me retirer mon pantalon. Terrifié mais pas encore au point de ne plus pouvoir bouger, je le griffais de toute mes force et il se retira avec un cri de douleur.
-Bordel, tu commences à m'faire chier gamin !
M'attrapant par les cheveux il me cogna violemment la tête contre le mur et m'assomma à moitié. Mes force m'abandonnèrent et sans le mur pour me retenir je me serais écroulé au sol. C'était le but recherché et je sentis bientôt la toile de mon jean glisser le long de mes jambes. Quelques secondes plus tard, un bruit assourdissant retentit dans la ruelle et la pression du couteau sur ma nuque disparut tandis que le corps de mon agresseur me tombait dessus. Encore sonné mes jambes se dérobèrent sous moi et nous tombâmes tout deux. Un liquide chaud et poisseux me coulait dans les cheveux et sur le visage et je compris bientôt que c'était du sang. Je me tournais lentement de façon à voir l'homme qui m'avait attaqué et me mis à hurler quand mon regard se posa sur lui. Il était mort et avait un grand trou dans la tête.
Deux silhouettes s'approchèrent rapidement de moi et l'une d'elle posa une main sur ma bouche pour me faire taire. Il s'agissait du rouquin et d'un autre Valérien qu'il avait été cherché en renfort. Ils poussèrent le corps de notre ennemi et j'éclatais en sanglots. Recroquevillé sur moi même je tremblais de toute mes forces en pleurant. Complètement traumatisé j'étais totalement incapable de bouger et il fallut me porter jusque chez mon oncle. En apprenant la nouvelle ce dernier se mit dans une rage folle et tua le roux. Il nous ordonna par la suite de ne plus jamais appliquer cette méthode et de nous contenter de voler normalement.
Après ça Yui refusa catégoriquement de me laisser sortir tout seul et il s'en voulu à mort. J'eus beau lui expliquer que ce n'était pas de sa faute et qu'il ne pouvait pas savoir ce qui allait arriver il continua de culpabiliser des mois durant.
Les premiers temps nous nous contentâmes d'être de simples pickpockets mais, quand nous eûmes 9 ans, Akuma décida que nous étions assez grand pour commencer à participer à des missions plus importantes et il se mit à se servir de nous pour passer dans les ouvertures inaccessibles aux adultes à cause de leur taille. Les missions d'espionnages chez les gangs adverses suivirent bientôt car, n'étant que des enfants et ayant une tête d'angelots, nous étions complètement insoupçonnables.
Yui ne s'accommodait pas du tout à cette vie et il rêvait de pouvoir tout arrêter. Il me jura alors que lorsque nous serions plus âgés nous aurions une nouvelle vie loin de tout ça ! Pour servir ce projet il décida alors que lorsque nous travailleront pour Valéria il ne fallait pas que nous soyons reconnaissable pour ne pas porter toute notre vie l'étiquette de membre d'un gang. Il proposa que nous portions des lunettes de soleil et quelque chose pour cacher nos cheveux et j'acceptais son idée avec joie. Il avait toujours été le plus combatif de nous deux et il continuait à croire dur comme fer que nous nous en sortirions alors que moi j'avais abandonné dès le début. Il me rappelait chaque jour que nous allions nous tirer de là et je finis par en être persuadé moi aussi.
C'est en s'accrochant de toute nos forces à cette idée que nous réussîmes à tenir les années qui suivirent. Nous grandîmes et mûrîmes beaucoup et nous devînmes des membres importants du clan. Celui-ci nous prenait tellement de temps que nos notes à l'école ne se maintenaient à un niveau potable que grâce à nos grandes facilitées. Nous n'avions presque jamais le temps de faire nos devoirs ou d'apprendre nos leçons et il était devenu dur de suivre en cour depuis que nous étions entrés au collège. Voyant que nous risquions de redoubler si on ne faisait rien, nous inventâmes une histoire de club obligatoire après les cours pour nous dégager une heure par jour où faire notre travail scolaire. Nos notes remontèrent en flèches et nous continuâmes ce petit manège jusqu'au milieu de la cinquième. Comme tout les ans il y avait la réunion parent-prof pendant le deuxième trimestre et notre oncle décida d'y aller. Jusqu'à présent il avait toujours réussit à se comporter en tuteur modèle et tout ceux qui le connaissait en dehors de son travail s'accordaient à dire que c'était un homme très gentil qui prenait bien soin de nous. Je ne sais plus comment cela vint dans la conversation mais il apprit que nous lui avions menti et que ces prétendus clubs obligatoires n'existaient pas.
Ce soir là, quand nous rentrâmes, nous nous prîmes la raclée de notre vie. C'est première et la dernière fois que je me pris une telle volée. Les marques restèrent plus d'un mois et dûmes prétendre être tombés dans les escalier en nous chamaillant pour ne pas que nos professeurs se doutent de quelque chose. Mon frère était fou de rage contre Akuma et il était pour qu'on aille le dénoncer. Je dus le raisonner et lui rappeler ce qu'il nous avait fait pour l'en empêcher. À chaque fois que Yui voyait notre oncle il se raidissait et devait se retenir de toutes ses forces pour ne pas se jeter sur lui. Ce n'était pas le fait qu'il se soit fait frapper qui le mettait hors de lui à ce point mais le fait que moi je me sois fait frapper. C'était lui qui avait eu l'idée de ce mensonge et il estimait que je n'aurais pas dû être puni aussi. Quand il avait expliqué ça au barbu alors qu'il allait me mettre des coups, ce dernier c'était contenté de lui rétorquer que j'avais marché dans le mensonge et que par conséquent je méritais la même chose. Ce comportement lui avait rendu la vue d'Akuma insupportable même alors que je m'échinait à lui faire comprendre qu'il n'y avait pas injustice et que j'avais la même part de responsabilité que lui.
Pour que personne ne puisse plus jamais nous faire revivre cet enfers, nous décidâmes d'un commun accord d'apprendre à nous battre vraiment. Jusqu'à présent on avait toujours un gros bras avec nous qui se chargeait de la partie baston mais nous étions conscient que ça ne pourrait pas toujours être le cas. Nous commençâmes donc par les arts martiaux puis apprîmes le maniement des armes blanches et à feu. Quand j'y repense je trouve ça vraiment trop bête ! Nous avons apprit à combattre pour pouvoir nous défendre contre un membre de notre propre famille. Le fait est qu'en plus nous étions doués et les membres du gang ne manquèrent pas de s'en apercevoir. Finalement tout ça est assez ironique je trouve ! Si nous n'avions pas voulu pouvoir nous protéger, jamais nous n'aurions apprit à nous battre, personne n'aurait vu que nous étions bon au combat et le cauchemar se serait enfin terminé en même temps que la tutelle de notre oncle. Malheureusement, à ce stade la machine était déjà enclenchée et plus rien ne pouvait la faire revenir en arrière.
Dans les mois qui suivirent l'incident, les accès de violence de notre oncle se firent de plus en plus fréquent. Nous arrivions à grand peine à ne pas en faire les frais mais ses hommes n'avaient pas notre chance et beaucoup furent blessés voir tués. Un rien le rendait fou de colère et il s'en prenait sans distinction à tout ceux qui lui passaient sous la main. Un jour, alors qu'un de ses plans ne s'était pas déroulé comme prévu, il perdit complètement l'esprit et massacra une trentaine de ses hommes. Quand nous rentrâmes du collège, nous le trouvâmes seul, entouré de cadavres et couvert de sang. Il nous jeta un regard de détraqué et se précipita sur nous, son épée à la main. Nous nous enfuîmes aussitôt et réussîmes à le semer. Le lendemain, le reste ses hommes lui tendirent un piège et le tuèrent.
Lorsqu'on nous annonça qu'il avait été assassiné nous nous crûmes enfin sauvés. Si nous n'avions plus de tuteur, il allait falloir nous trouver une nouvelle famille d'accueil et nous devrions partir de cet endroit. Notre bonheur ne fut que de courte durée. En effet, celui qui avait prit la suite du barbu l'avait aussi bien comprit que nous et il garda sa mort secrète pour le grand public. Nous dûmes donc continuer d'aller en cours comme si de rien était et notre nouveau chef refusa obstinément de nous lâcher. D'après lui on avait un énorme potentiel et il était hors de question qu'il gâche un talent de cette envergure. Nous lui servîmes donc d'hommes de mains jusqu'à ce qu'il se fasse à son tour renverser et qu'un autre prenne sa place.
Durant les années suivantes le gang subit de nombreux changements de nom et de dirigeant mais jamais nous ne pûmes nous en soustraire. Nous commencions à nous faire un nom dans Le Milieu et on nous appelait ''Les gosses aux lunettes de Soleil'' puisque pour l'instant nous avions put préserver notre identités secrète à tout ceux qui ne faisaient pas parti du clan.
Je trouve vraiment ça fou, à quel point quelques petits détails peuvent marquer une vie ! Si il n'avait pas plut le jour de notre départ en vacances, nous n'aurions jamais eu cet accident, nos parents ne seraient pas morts et nous ne serions pas devenus membres d'un gang. Finalement je crois bien que c'est pour ça que j'ai toujours détesté la pluie. Parce que tout ça à commencé un foutu jour de pluie !
Dans son lit Fye tremblait comme une feuille. En sueur il se réveilla violemment en poussant un cri de détresse. Son visage et son oreiller étaient trempés et il devina qu'il avait pleuré. Pas étonnant vu de quoi il avait rêvé ! Tendant le bras jusqu'au sol il saisit la bouteille qui se trouvait au pied son lit et la fini d'une traite. Il savait très bien que ça n'aurait pas le moindre effet mais il espérait qu'au moins ça l'aiderait à s'endormir plus vite. Une boule dans la gorge il se rallongea et vérifia discrètement qu'il n'avait pas réveillé le ninja. A peine eût il posé la tête sur l'oreiller qu'il se sentit épuisé et il ne lui fallut que quelques minutes pour trouver le sommeil.
Dans le noir, Kurogane ouvrit lentement les yeux et soupira. Il allait vraiment falloir qu'il parle au blond. À propos de ce qui c'était passé mais aussi à propos de ce qu'il tentait si fort de lui cacher. Il y a des choses qu'on ne peut pas garder pour soi et vu à quel point son secret le détruisait, celui du Magicien en faisait partie.
Oui je sais, il n'arrive que des malheurs à mon pauvre Fye ! Je suis désolé me lapidez pas pour ça s'il vous plaît ! (Ou attendez au moins que j'ai fini la fic')
Sinon, reviews ?
