Bonjour à tous/toutes! Alors, je sais que ça fait vraiment très très longtemps, mais c'est que je ne peux reprendre mes fics qu'en été, alors , vous comprenez...je suis vraiment désolée! La fac m'absorbe complètement. J'espère que cette année ce sera diférent et j'arriverais à lire et écrire au même temps que j'étudie (je vais avoir un autre horaire, donc en principe ça devrait marcher!)
En tout cas je suis contente d'être de retour. Je dois rattraper le temps perdu et commencer à lire toutes ces merveilleuses fics que j'ai laissé de côté...et comme je sais que tous les auteurs apprécient les reviews, préparez-vous à en voir beaucup de ma part. Ceci-dit, je continue cette histoire et j'apprécirait moi aussi un petit review. Si si.
Merci et bonne lecture!
"T'es sûre que tu veux venir avec moi?" demanda le pirate avec un grand sourire, tandis qu'il caressait du bout de ses doigts la peau bronzée de Lovina.
Ils étaient allongés sur le lit de la plus jeune dans la partie Est du palais. Ça faisait déjà 3 jours qu'ils étaient revenus dans le Sud. Trois jours de bonheur qui étaient sur le point de finir. Le lendemain à midi, ils levaient l'ancre.
La jeune femme regarda ailleurs, gênée. Quel bâtard!
« T'as parfaitement compris »
Antonio sourit de plus belle. Que Lovina vienne avec lui, c'était ce dont il avait toujours rêvé. Il se rappelait encore de la première fois qu'il l'avait vue. Elle était si mignonne à 4 ans, entrain de froncer les sourcils alors qu'elle regardait avec méfiance son père. Venezianno était resté bouche-bé le jour que, alors qu'il n'avait que 20 ans, il avait vu une ancienne conquête débarquer chez lui avec une fillette qu'elle assurait être sienne. Antonio rit à ce souvenir.
Lovina fronça les sourcils. Pourquoi il rigolait maintenant ? Exaspérée, elle se leva pour aller s'habiller. Le drap glissa le long de son corps laissant sa nudité exposée aux yeux de son amant.
Celui-ci l'observa attentivement. Ses longs cheveux bruns foncés lui tombaient en cascade sur le dos, elle était petite et possédait un corps aux courbes parfaitement dessinées.
Elle se pencha pour ouvrir un tiroir, ses cheveux glissèrent pour laisser voir un coup de cygne. Puis elle enfila une robe légère et se retourna. Ses yeux entre le vert et le miel le regardèrent.
Antonio se leva à son tour, enfila un pantalon et se rapprocha d'elle. Près, très près. Il la poussa contre le mur et posa ses deux mains aux côtés de sa tête. Ses yeux brûlaient de désir, alors qu'ils venaient de faire l'amour il y avait moins d'une demi-heure. Puis il rapprocha les lèvres de son oreille.
« Pourquoi t'habilles tu ? Alors qu'on pourrait encore faire des choses intéressantes… »
Puis il se rapprocha de sa bouche. Lovina sourit.
« Ne te fatigues tu donc jamais ? » demanda-t-elle contre ses lèvres.
« Jamais s'il s'agit de toi »
Puis il commença à l'embrasser, mais Lovina mis un doigt sur ses lèvres.
« C'est fini pour aujourd'hui »
Antonio était déboussolé.
Lovina montra un sourire plein d'assurance, bien qu'elle fût toute rouge.
« Faudrait pas que tu t'habitues, mon capitaine »
Puis elle sorti de la pièce.
Antonio ne put s'empêcher de rire. C'était bien Lovina ça. Elle lui faisait payer cette longue absence. Rancunière comme personne.
Il se passa une main dans les cheveux et sourit bêtement. Elle était parfaite.
Il ne savait pas à quel moment exactement il en était vraiment tombé amoureux.
Lovina s'était au début montrée impatiente et assez désagréable avec lui. Jalouse que son grand-père embarque ce garçon adopté lors de ses voyages alors qu'elle restait avec un frère de deux ans son cadet beaucoup trop tranquille et parfait à son gout, elle avait commencé par le « détester » alors qu'Antonio, aussi bien que Francis, la trouvaient adorable.
Puis avec le temps, l'adolescente avait commencé à sentir une certaine attraction pour celui qui était en train de devenir un homme. Quant au brun, son sentiment protecteur se transformait peu à peu en désir alors qu'il voyait que la fille commençait à développer certaines formes. Arrivés à 22 et 16 ans, ils passaient de plus en plus de temps ensemble et, à la grande surprise de Lovina, elle commençait à aimer le pirate. Elle appréciait le caractère un peu enfantin et joyeux du brun, ainsi que l'entendre parler de ses voyages et la patience et compréhension dont il faisait preuve malgré ses insultes et ses réponses froides. Antonio la voyait curieuse, amusante et avec une force de caractère qui la faisaient unique. Et il adorait ça.
Ainsi, naturellement, à un moment donné les sourires devinrent des baisers et les regards des caresses.
Antonio soupira alors qu'il se dirigeait vers le salon où devaient déjà se trouver Emma, Lars, Marco, Feli et Lovina.
Il regrettait avoir été absent pendant deux ans. Au début, c'était parce que la perte de Francis l'empêchait de retourner dans la maison où il avait vécu tant d'années avec son cousin et Gilbert. Trop de souvenirs. La douleur l'aveuglait et pendant trois mois, lui et son équipage restèrent dans une auberge de luxe des terres pharaoniennes.
Ils dépensèrent une grande partie du butin. Alcool, prostitués, fêtes…en vain. Les nuits il rêvait de Gilbert et de Francis.
Il revoyait leurs visages, un enfant de 13 ans aux cheveux blancs et un jeune de 21 ans blond. Parfois les deux images se superposaient et ne faisaient qu'une personne, où alors les yeux de Gilbert devenaient ceux de Francis, bleus comme la mer, ce qui adoucissait soudain les traits de l'albinos. Il entendait la voix de Francis : « Prend soin de Marco, Lovina et Feli. Tu dois les protéger…maintenant que je ne suis plus là» Puis il se réveillait d'un coup, le cœur en chamade, le visage humide. Et le goût amer de ses larmes l'accompagnait chaque nuit.
Puis un jour, Guptat était vennu le voir. Carreido l'avait regardé indifféremment, mais le regard désapprobateur que Gupta lui lança l'avait irrité.
« Que me veux-tu ? » avait demandé Carreido de mauvaise humeur. Gupta le regarda tristement, remarquant pour la première fois des cernes trop foncées à son avis, qui volaient aux magnifiques yeux du capitaine tout leur charme.
« Capitaine, je comprends tes sentiments, mais l'équipage et moi-même sommes extrêmement inquiets pour toi. Depuis deux jours, tu ne sors même plus. L'autre jour tu as crié sur Emma alors que c'est ta seconde et l'une de tes meilleures amies, tu l'as vexé et surtout tu l'as blessée, elle n'ose plus venir te parler, alors qu'elle a besoin de toi, elle aussi aimait Francis. Marco se demande ce que devient son grand frère. Certains d'entre nous veulent retourner chez eux en attendant que tu te sentes mieux, d'autres plus impatiens voudraient bien retrouver l'océan, l'inactivité les tue. »
Antonio senti la colère monter en lui. Ah ! Ils voulaient partir ? Et bien bon débarras ! Il n'en avait rien à foutre de leur impatience et de leur compassion.
« Et toi Gupta ? Que désires-tu ? » Demanda-t-il doucement, mais Gupta le connaissait trop bien pour comprendre la menace cachée sous cette question.
« Je suis heureux d'être de nouveau chez moi, et de retrouver mon peuple. Mais mon destin est depuis longtemps lié au tien et je te suivrais où que tu ailles. »
Antonio le dévisageât surpris, oubliant sa colère. Il avait toujours respecté Gupta, admirant sa sagesse et enviant son expérience. Mais ce qu'il venait de dire n'avait aucun sens. Pourquoi décidait-il le de le suivre lui qui n'était qu'un gamin à ses côtés et qui n'était même pas capable de protéger ceux qu'il aimait ?
« Quand j'ai connu Rome Vargas, j'ai compris que j'avais affaire à un homme hors du commun, mais depuis que tu lui as hérité, j'ai vu que t'étais, tout comme le fils des Kirkland, quelqu'un d'exceptionnel. T'es de cette rare espèce de personnes qui peuvent réaliser tous ceux qu'ils désirent. »
Antonio s'assit contre le mur et glissa ses doigts entre ses mèches brunes.
Guptat attendit patiemment.
Il comprenait que le jeune homme venait de subir une perte importante. Tout l'équipage en fait. Francis n'avait jamais eu d'ennemis. Du moins à sa connaissance. Tout le monde l'aimait. Quelques-uns plus que d'autres, c'était certain…
Guptat savait que c'était ça qui l'avait mené à sa perte. On ne peut pas aimer tout le monde et vouloir se faire aimer par tous. Si on lui avait demandé son avis, il aurait dit que Francis était faible. Il n'était pas fait pour la piraterie. Mais il savait qu'il n'aurait jamais dit non à Antonio.
Oui, Francis avait été faible. Et ça lui avait couté la vie. Malgré cela, Guptat se reprochait de ne pas l'avoir protégé. Il avait juré prendre soin des 3 enfants adoptifs de Rome. Et Antonio n'avait pas été le seul à pleurer ni à se sentir coupable.
Mais la vie continuait. Et apparament, c'était à lui de le faire voire au capitaine
Après un long silence, Antonio ouvrit enfin la bouche pour parler quand la porte s'ouvrit .
Deux silouhettes se glissèrent dans la chambre.
« Je…je suis désolée de vous déranger, capitaine, mais cet homme a insisté à vous voir »
C'était Emma. Elle n'osait pas regarder Antonio de face, encore blessée par leur dispute, et en quelque sorte effrayée qu'il ne veuille plus la voir. Pendant qu'elle parlait, elle regardait Guptat.
Si elle avait pu, elle ne serait pas rentrée dans la chambre. Elle serait restée auprès de son cousin, qui essayait de lui remonter la morale en maudissant Antonio dans toutes les langues qu'il connaissait. Ce n'était pas vraiment éfficace, mais elle apréciait l'éffort.
Mais c'était la seconde à bord…c'était donc son devoir de conduire l'inconnu voir le capitaine.
Antonio se releva doucement.
« Emma… » murmura-t-il. La jeune fille osa enfin le regarder, s'attendant à le voir furieux. Elle fut surprise par la tristesse que les yeux émeraude exprimaient. Le capitaine s'avança doucement puis l'enlaça délicatement. Emma écarquilla les yeux, surprise. Ce n'était pas du tout son genre.
« Je suis vraiment….désolé. Je n'aurais jamais du te crier dessus…depuis que je te connais, tu as été toujours là pour… » sa voix fléchit, il se serra plus à elle « Francis…et moi. Pardonnes-moi. »
Emma déglutit. Elle sentit soudain une envie folle de pleurer, de verser toutes les larmes de son corps…mais elle s'en empêcha. Il n'en était pas question. Elle avait déjà pleuré suffisamment. Maintenant, elle devait être forte. Pour elle-même, pour Lars qui ne supportait plus de la voir si triste (elle le savait même si il ne lui avait rien reproché) pour son capitaine et pour tout l'équipage.
Et puis il y avait l'inconnu. Emma se foutait bien de ce que cet homme pouvait penser, mais elle connaissait Antonio. À cet instant là il était pas en son état normal, mais dès qu'il redeviendrait lui-même, elle savait qu'il s'en voudrait d'avoir montré ses faiblesses…donc pas besoin d'en ajouter plus.
Elle se sépara d'Antonio.
« Tout vas bien, Tonio. » sourit-elle.
Le capitaine compris. Il s'essuya discrètement ses yeux puis en une fraction de seconde son visage changea.
Quand il se dirigea vers l'inconnu, sa voix ne tremblait pas, son visage était on ne peut plus sérieux et son regard dangereux.
Guptat sourit.
« Que puis-je faire pour vous, monsieur… ?»
« Mon nom n'a pas d'importance. Je pense que j'interromps une conversation délicate. Je peux revenir à un autre moment. J'espérais rencontrer le redoutable capitaine Carreido. Le pirate, si vous voyez ce que je veux dire» répondit-il.
Antonio fronça les sourcils. Il n'était pas d'humeur. Il observa attentivement son interlocuteur. Il n'arrivait pas à le voir correctement. Il était grand, très grand, environs 1m 90. Il était habillé comme un habitant du désert, mais il n'en faisait certainement pas partie. Le turban qu'il portait l'empêchait de voir son visage, mais les yeux bleus comme la glace qu'Antonio apercevait à travers ses lunettes ne laissaient aucun doute. Il venait de l'hémisphère nord.
« Si je ne peux pas connaitre votre nom, j'aimerais au moins voir votre visage. Le capitaine Carreido ne parle qu'avec ceux qui ont le courage de se montrer. » Répondit-il en serrant la mâchoire.
« Et pourtant, nous sommes déjà en train de parler…n'est-ce pas ? » répondit l'inconnu. Il déroula néanmoins son turban. Un homme d'environs une trentaine d'années apparut devant eux. Les cheuveux blonds, la machoire carrée, le regard froid. Il était imposant.
« Eh bien, voilà qui est beaucoup mieux. Je vous écoute, Monsieur « mon-nom-n'-a-aucune-importance » »
Berwald s'instala sur une chaisse.
« Si je suis venu ici, c'est parce que j'ai besoin de vous. J'ai besoin de l'homme qui a su vaincre Kirkland. J'ai besoin du Roi des pirates et de son équipage…à mon service»
Antonio fit une grimace. Le titre de Roi des pirates réveillait en lui des sentiments contradictoires. Au même temps de la fierté et du mépris…
« Nous ne sommes pas des corsaires ! On n'a pas de services à rendre à qui que ce soit » s'exclama Emma, outrée que cet homme puisse se croire par-dessus eux. « On n'a pas de maître »
« J'ai peut-être utilisé les mots qu'il ne fallait pas. Je n'aime pas les longs discours. Songez à ceci plutôt comme une alliance. Je vous demande de l'aide, vous vous unissez à moi, et je saurais-vous en récompenser »
Jadis , cela aurait suffi au capitaine. Il aurait dit quelque-chose du genre « On se comprend ». Sauf que là, il venait de perdre beaucoup trop pour risquer la vie de ceux qui avaient survécu pour un peu d'argent.
« Quel genre de récompense ? »
« Vous êtes méfiant, Carreido. Bien, je n'espérais pas moins de vous. Voici l'idée : vous nous aidez, mes amis et moi, et en échange, je vous donnerais ce que personne d'autre ne peut –ou plutôt, ne veut- vous donner…de l'asile dans nos mers. Tant que vous serez chez nous, vous serez en sécurité. Disons qu'on fermera les yeux sur vos crimes ». Le mépis était clair dans la voix du blond. Oui, pour lui, c'étaient que des criminels,il méritaient être chatiés, mais il savait reconnaitre la valeur des hommes, et il avait besoin d'eux.
Guptat était surpris. De l'asile ! Aucun pays au monde n'oserait faire ça. Même dans le Sud ils n'étaient pas en sécurité si une quelconque marine étrangère venait les chercher. Bien sûr en terre ferme, la marine n'avait aucun pouvoir, mais une fois sur leur bateau, ils étaient exposés, même s'il se trouvait qu'à quelques kilomètres des côtes sudistes.
Ce n'était pas comme s'ils avaient peur. Mais il était vrai qu'avoir de l'asile était bienvenu de temps en temps. Ça leur permettait de souffler…
Le rire d'Emma le sortit de ses pensées.
« Et qui êtes-vous pour promettre de telles choses ? Un grand seigneur peut-être ? Qui nous dit que vous tiendrez vos promesses ? De l'asile ! À nous les pirates les plus craints de sept mers ? De l'impunité pour ce que nous faisons tant qu'on sera sur VOS mers ? Et qu'elles sont ces mers que l'on ne connait pas ? C'est trop beau pour être vrai. »
« Emma, tais-toi » demanda Antonio. Emma s'arrêta de rire, surprise. Le capitaine croyait cet individu ?
« Ma seconde a raison. J'ai besoin d'une preuve qui m'assure que vous êtes capable de faire tout ce que vous dites. »Devant le sourire du blond, il fronça les surcils « Attention ! Ça ne veux pas dire que j'accepte. »
« Je vous explique. Ce que je veux de vous, c'est que vous m'aidez à récupérer ce qui appartient de droit à ma famille. J'ai besoin des pirates les plus craints et respectés pour affronter un force navale qui me dépasse, et ainsi reprendre ce qui de droit revient à mon cousin et à mon peuple. »
Guptat fronça les sourcils.
« Si je comprends bien, vous parlez de politique…Sauf que les pirates sommes par-dessus la politique »
« Vous comprenez très bien. Et comme vous êtes par-dessus la politique, j'ai mis un prix à votre aide. Un prix plus que juste, il me semble »
« Et quel est cette terre que vous voulez récupérer ? »demanda Antonio. Il n'accepterait pas. Il s'imaginait une dispute entre petits seigneurs et un bout de mer qui ne valait pas la peine avoir comme asile. Bien entendu, il ne s'était pas imaginé entendre le nom d'un royaume sortir de la bouche de son interlocuteur
« Aujourd'hui, on le nomme le Braginskiland…mais jadis, ça s'appellait le grand Nord »
Il regarda bouche-bée comment l'inconnu se levait. Le Braginskiland ? Cet individu venait vraiment de lui demander d'affronter les forces navales de Braginski ?
Il entendit à peine comment le blond leur disait de le rejoindre ce soir-là près du palais du sultant s'ils acceptaient, puis comment il donnait quelque chose à Guptat et sortait.
« Capitaine…. »
Il regarda Guptat.
Celui-ci avait entre ses mains un bijou. Il s'agissait d'une chaîne en or. Un dragon y était attaché .Un dragon en or avec pour yeux une paire de rubis.
« C'est ça, la preuve qu'il nous faut ? »demanda Emma étonnée. Elle n'avait pas tout compris.
Guptat continuait à fixer le dragon. Emma et Antonio étaient beaucoup trop jeunes pour reconnaitre cet objet, extrêmement précieux.
« Ceci….c'est l'emblème de la famille Kohler… »
Antonio soupira à ce souvenir. Presque deux ans plus tard, il avait encore du mal à croire dans quel pétrin il s'était fourré.
Pour résumé, il avait accepté la proposition de Berwald Oxentiera, ca c'était ça en fait le nom de l'inconnu. Il était resté un mois encore dans les terres pharaoninenes pour pouvoir se ravitailler et reprendre des forces. Il pensait revenir dans le Sud pour retrouver Lovina et trouver de jeunes recrues car il avait besoin de plus d'hommes…mais ça avait été imposible. À chaque fois, quelquechose l'en empechait. Une tempête, la marine….
Puis il avait presque passé 6 mois dans le Scandinav…déguisé bien sûr. Bien que loin de la capitale, on n'était jamais trop prudent.
Berwald avait estimé ce séjour nécessaire.
« Si tu vas nous aider, tu dois apprendre certaines choses sur la Resistance et ce pays»
C'était ainsi qu'il avait connu les membres de la Resistance. Autrement dit, ceux qui suivaient Berwald.
Lee, Emile, Lukas , Sey, Heracles et des centaines d'autres rebelles. La plus part des nordistes, mais aussi des gens de l'empire et des îles, des sudistes et des gens du desert….
Ah oui, il en avait appris, des choses. Comme par exemple que qu'ils n'étaient pas encore assez forts. Ou que le prince héritier au trône ne savait même pas qu'ils existaient, puisque d'ailleurs personne ne savait où il se trouvait le prince en question. Ou que Braginski était en fait un mage noir…
Antonio se sentait dépassé par toute cette histoire. Berwald c'était bien gardé de tout lui raconter. Il s'était en plus fait roulé. Quand il avait accepté, il ne s'attendait pas du tout qu'il passerait plusieurs années de sa vie à préparer une guerre par laquelle il ne se sentait point concerné.
D'accord, il s'était fait de bons amis entre les rebelles. Mais il se sentait prisonnier, voulait revoir Lovina, retourner dans le Sud, retrouver les siens…même les isuportables Romano et Veneziano lui manquaient. Pas trop quand-même.
« C'est le Karma, capitan mio » lui avait un jour dit Sey. « Tu as tué l'un des plus grands magiciens , et maintenant tu dois travailler pour que la magie revienne dans cette partie du monde et ainsi expier ton double crime »
Elle parlait bien entendu d'Arthur.
Sey n'était pas une zulu pour rien. Comme toutes les habitantes des îles, elle idéalisait les Kirkland.
Mais Sey était si diférente….elle était arrivé dans le Nord de cela 3 ans. À 20 ans, elle était devennue la plus redoutable des lieutenants de Berwald….et pourtant, les zulus n'aiment ni le sang, ni la violence…
« Je suppose que c'est l'exception qui confirme la règle » se dit Antonio alors qu'il rejoignait enfin le salon.
Non, finalement son séjour dans le Nord n'avait pas été si mauvais que ça. Ça l'avait aussi permis de surveiller de plus près Ludwig. Il avait toujours un œil sur le cadet des Beilschdmit. Une promesse était une promesse quand même.
D'ailleurs, il était temps de commencer à penser comment il allait apprendre à Ludwig la vérité sur son frère. Qu'ils étaient amis -les meilleurs amis-, qu'ils avaient même vécu ensemble pendants 5 longues années dans le Sud. Qu'il était mort en essayant de les protéger de l'Empire…accusé d'aide à la piraterie, le garçon de 13 ans c'était fait capturé puis l'explosion du Palais de Justice lui avait volé à jamais son ami.
Mais comment faire rentrer ça dans la tête du meilleur commodore de l'empire, persuadé que les pirates avaient tué son frère ?
À ce moment-là entrèrent dans le salon Guptat, Lars et Emma.
« Salut les gars. Tout est prêt pour le départ ? » demanda le capitaine avec un grand sourire. Celui-ci s'effaça lorsqu'il remarqua que quelquechose n'allait pas bien.
Lars soutenait Emma par la taille. Celle-ci avait encore les yeux rouges d'avoir pleuré.
« Capitaine, on a un problème » annonça le plus âgé des quatre « Son corps vient d'être retrouvé près d'ici. On l'a torturé puis poignardé dans le cœur »
« Qu-de quoi parles-tu Guptat? »
« Berwald est mort »
