Salut tout le monde ! Votre rentrée c'est bien passée ? Moi les cours me fatiguent déjà !

Enfin bref, on est pas là pour parler de ça. Donc, ce chapitre commence de façon bien plus gaie que la fin du précédent mais à partir de la moitié il redevient très sombre. Et puis je tiens aussi à vous prévenir, dans les prochains chapitres, on va pas beaucoup rire alors profitez bien de ce petit moment de joie chez nos personnages !

Réponse aux reviews :

ajsky : Je répondrais bien à tout ce que tu m'as écris mais je crois que ça ferait un peu long sur les bords alors déjà je vais te dire un grand merci pour cette longue review !
Ensuite, oui le passé de Fye est bien bien glauque, et encore, le pire n'est pas passé.
Et ça me rassure que tu me dise que d'après toi la relation de Sakura et Toya est authentique par rapport à celle de CCS parce que j'étais pas sûre de moi !
Sinon encore merci beaucoup !

Chasse la Baleine : Non mais je rêve ou t'es tellement flemmarde que t'a même pas mis de pseudo ? Ah oui je crois en effet que cette scène de la grande roue t'a beaucoup marquée (surtout avec Kurogane et les images bizarres que ça t'a mis en tête :p )
Aller, et je suis désolé pour le passage bien déprimant que je viens de te faire lire ! (Mais n'oublie pas que je t'aime hein ! ;) )

Rinne-chan : Faire souffrir Ashura autant que lui a fait souffrir Fye, je suis pas sûre que ça soit vraiment possible mais je vais faire de mon mieux !
Oui, moi aussi je suis une grande fan du ToYuki alors j'ai pas pu résister !

mokona-au-chocopyuh : Merci beaucoup ! (Ouh c'est pas bien de désobéir ! Comment ça c'est MOI qui dis ça ?)

Mokonii : Ah oui, c'est un sale type Ashura, je te le fait pas dire ! Sinon, désolé de devoir te dire ça mais comme tu as pu le lire plus haut, ce chapitre aussi se termine sur la note sombre ! Vraiment désolée de te faire déprimer !

Sinon, j'ai remarqué que ce qui ressort le plus des reviews reçue pour ce chapitre est que, personne n'aime Ashura ! (En même temps il l'a mérité hein !) Ben je crois qu'à la fin celui-là, vous allez encore moi l'aimer ! (Enfin moi je dis ça, je dis rien)

Bon, je vous laisse lire maintenant !


Fye arriva d'un pas joyeux dans la cuisine. Saluant avec le sourire Watanuki qui s'y trouvait déjà, il saisit un tablier et l'enfila d'un geste. Il passa ensuite à l'évier où il se lava consciencieusement les mains avant de demander au jeune cuisinier ce qu'il devait l'aider à faire. Ses instructions reçues, il éventra le sac de carottes qui reposait sur le plan de travail et commença à les éplucher.

Une petite semaine s'était déjà passée depuis leur petit arrangement avec Yuko et pour l'instant tout se déroulait pour le mieux. En cuisine, tout du moins. Parce qu'il avait toujours du mal à se remettre du fait qu'Ashura ait adressé des menaces aux Papillons Pourpres à cause de lui. Maintenant ce n'était plus seulement lui et Kurogane qu'il mettait en danger mais aussi un gang entier. Et ça, il le vivait plutôt mal. De plus la photo de lui et du ninja qu'il avait reçu avait servi de leçon et il évitait maintenant toute effusions affective dès qu'ils étaient en public, ce qui équivalait à presque tout le temps. Par chance le brun semblait mettre ça sur le compte d'un soudain mûrissement intellectuel de sa part et il ne se doutait pas de ce qui se passait vraiment. Et bien heureusement d'ailleurs !

-Hé ça va ? T'as l'air dans les nuages, l'interpella alors Kimihiro qui lui jetait un regard inquiet.

-Hein ? Euh non, c'est rien t'inquiète pas. J'étais juste un peu perdu dans mes pensées !

-Ben oui je vois ça. Tu épluches la même carotte depuis 5 minutes !

-Oh mince ! S'écria t-il en lâchant l'infortuné légume.

Il se tapota les joues pour se reconcentrer et fini sa mission d'épluchage sans accroc. Il passa ensuite au découpage des carottes mais fut très rapidement interrompu par la sonnerie de son portable. Le bras en suspend il hésitait fortement à répondre quand l'adolescent lui intima :

-Ben vas y, décroche. Les carottes vont pas se sauver de toute façon !

Reposant son couteau sur le plan de travail, il sorti le téléphone de sa poche et fronça les sourcil en voyant s'afficher ''Numéro inconnu''. Cela lui rappelait étrangement l'appel anonyme reçut par Sorata ou les Black Brothers. Il appuya néanmoins sur le bouton vers et dit sur un ton suspicieux :

-Allô ?

-Oui allô, monsieur Flowright ?

Monsieur Flowright ? Il ne connaissait personne qui l'ait jamais appelé de cette façon. À part peut être ses profs !

-Euh, c'est moi en effet. Qui est à l'appareil ?

-Je suis le lieutenant Starvey et vos voisins nous ont appelé pour signaler que vous n'étiez pas rentré chez vous depuis plus d'un mois. Nous nous sommes renseigné auprès de votre travail et ils nous ont confirmé ne plus vous avoir vu depuis à peu près aussi longtemps. Alors quand votre rédacteur en chef nous a appris que vous étiez parti faire un reportage sur le quartier Est, nous nous sommes inquiété pour votre sécurité !

Fye se retint très fort de ne pas éclater de rire. Ses voisins s'était inquiétés de ne pas le voir rentrer chez lui ? Alors là, c'était quand même la meilleure ! Parce qu'entre la grand mère qui ne lui adressait plus la parole depuis qu'il avait repoussé ses avances, l'avocat respectable qui le méprisait parce qu'il faisait parti de la presse, le quadragénaire divorcé bien trop collant à son goût qu'il fuyait le plus possible et le jeune couple qui venait d'emménager au troisième et qu'il n'avait jamais ne serait-ce que croisé, il avait du mal à voir qui aurait bien put s'inquiéter pour lui.

-Et bien rassurez vous, je vais très bien !

-Vraiment ? Alors pourquoi vous ne rentrez plus chez vous ?

Très bonne question, mais il ne le remerciait pas de l'avoir posée ! Réfléchissant à toute vitesse à un mensonge crédible, il opta pour la simplicité :

-C'est que, comme je passe beaucoup de temps dans le Quartier Est pour m'imprégner de l'état d'esprit qui y règne, je préfère ne pas prendre de risque en rentrant à mon appartement si jamais on me suit. Vous comprenez ? Du coup j'ai réussit à trouver un logement provisoire ailleurs.

-Très malin de votre part. Je connais bon nombre de journalistes qui ont connu un sort tragique pour ne pas avoir prit assez de précautions, alors continuez de faire attention d'accord ?

-Bien sûr !

-Bon, puisque vous allez bien, nous allons pouvoir rassurer vos voisins. La prochaine fois essayez de donner des nouvelles de temps en temps pour ne pas qu'ils s'inquiètent, ok ?

-J'y veillerait !

Mon œil ! Hors de question qu'il s'occupe de la prétendue inquiétude de ses voisins à son sujet ! En plus il était certain que celui qui avait prévenu la police espérait secrètement qu'on lui apprenne la nouvelle de sa mort pour pouvoir raconter partout avec un air éploré : ''Oui moi j'ai un voisin qui est décédé l'autre jour. Ça à été terrible, je le connaissait très bien en plus ! C'était vraiment un jeune homme charmant... Franchement on se demande ou le monde va de nos jours !''. Qu'est-ce que les gens pouvait être hypocrites parfois ! Enfin, il était bien content d'avoir contribué à empêcher un de ses voisins de satisfaire ses pulsions morbides !

-Au revoir monsieur Flowright, et faites bien attention à vous, je n'aimerais pas avoir à enquêter sur votre mort !

-Merci. Passez une bonne journée lieutenant !

Le blond raccrocha en poussant un soupir soulagé. Ayant grandi dans un milieu où les flics étaient considérés comme à éviter autant que la peste, même maintenant il avait encore beaucoup de mal avec les policiers. Dans les premiers temps de son retour à la vie normale, il ressentait le besoin irrépressible de se cacher le plus vite possible dès qu'il apercevait le moindre uniforme bleu. Heureusement il avait réussit à faire disparaître cette mauvaise habitude, ce qui ne l'empêchait pas de se sentir mal à l'aise quand il se trouvait en présence des forces de l'ordre. On ne change pas ses vieux réflexes aussi facilement que ça !

En attendant, cet appel lui avait rappelé qu'il était censé être en train d'écrire un reportage sur le Quartier Est et que quelqu'un allait forcément finir par venir lui réclamer. Si au début il s'était investit dans le projet, les événements arrivés par la suite lui avait fait complètement sortir de la tête et au final il n'avait pas écrit une ligne. De toute façon en ce moment il n'avait pas vraiment le temps. Et puis il ne savait même pas quand Yuko lui ferait assez confiance pour le laisser retourner chez lui. Il était même possible que ça n'arrive jamais et en plus il n'en avait pas une envie folle. Après tout, il n'aimait pas tant que ça le métier de journalisme alors... peut être qu'il valait mieux qu'il démissionne. En plus on ne pouvait pas dire qu'il était particulièrement doué pour l'écriture ! Et il ne fallait pas non plus oublier que dans le journal ou il bossait, il était la risée de la plupart de ses collègue et qu'il désespérait continuellement son rédacteur en chef. Non décidément personne ne lui manquerait là-bas !

Tout en finissant de préparer le repas, il décida intérieurement qu'il devait rapidement régler toute cette histoire pour ne plus avoir a y penser. Ainsi, dès que le repas de midi fut terminé et qu'il eut fait la vaisselle, il passa un coup de fil à son travail pour prévenir son chef qu'il allait passer le voir. Il se dirigea ensuite vers la cour d'entraînement où il trouva, comme il l'espérait, Kurogane. En le voyant s'approcher de lui avec son petit sourire malicieux, ce dernier ne put s'empêcher de soupirer en sentant que les ennuis n'allaient pas tarder à lui tomber dessus.

-Je sens que je vais regretter d'avoir poser cette question mais, qu'est-ce que tu veux ?

-Mon Kukunéné d'amooouuuur ? Commença t-il, tout mielleux. Dis, tu voudrais pas être choupi tout plein et m'emmener en ville ?

-Et pourquoi ça ?! Vas y tout seul puisque tu es ''libre comme l'air'' ! En plus tu as le permis il me semble !

Le blond prit un air d'enfant en faute et lui avoua en se tortillant :

-Euh... en fait j'ai cassé ma voiture il y a plus de quatre mois...

-Mais quel boulet !

-Kuro-wanko il est vilain avec moi ! Geignit-il en faisant mine se mettre à pleurer.

Le ninja leva les yeux ciel et céda pour qu'il arrête de lui brailler dans les oreilles. Il était canon mais qu'est-ce qu'il pouvait se montrer chiant parfois !

-Ok, ça va je t'emmène !

-Youpi !

-Même si je persiste à dire que t'aurais pu y aller tout seul ! Les bus ça existe tu sais ! Continua à marmonner le brun.

-Ben oui mais comme ça j'évite à Amaterasu de devoir me faire suivre par 36 personnes ! Si tu es avec moi, elle sera rassurée, lui déclara t-il, tout sourire.

Son interlocuteur se figea en l'entendant. Il avait repéré qu'il était suivis quand il sortait du QG des Papillons Pourpres ? Pourtant il lui semblait que sa supérieure avait choisit leurs hommes les plus discrets. Ce type cachait définitivement bien son jeu ! En même temps c'était le Magicien, ils auraient du savoir à quoi s'attendre. Mais il fallait aussi dire en leur faveur que le comportement... puéril, du jeune homme ne les avait pas vraiment aidé à le prendre au sérieux !

Comme pour illustrer ses pensées, Fye était pendu à son bras et essayait de l'entraîner avec lui avec une voix de gamin.

-Alleeeeeeez ! Viens Kuro-taaaaan !

Complètement désespéré l'intéressé grogna un ''J'arrive'' patibulaire avant de se diriger vers le garage en traînant des pieds. Dans le Quartier Est, il était très difficile de se déplacer en voiture car il était essentiellement constitué de petites ruelles. De plus, même si on pouvait s'y déplacer en deux-roues, tout les membres de gangs évitaient car le bruit et la lumière que ça produisait attiraient souvent des groupes peu sympathiques qui s'en prenaient au malheureux propriétaire du véhicule avant de le lui dérober. Les Papillons Pourpres possédaient néanmoins une demi-douzaine de voitures et le même nombre de motos.

Tout en ouvrant la porte métallisée qui empêchait l'accès aux véhicules, Kurogane sorti un jeu de clé de sa poche et s'approcha d'une moto près du mur. C'était une grosse cylindrée noire et en voyant son ami l'enfourcher, le blond ne put s'empêcher de lui demander :

-Euh attends, tu comptes quand même pas me faire monter là dessus ?!

-Quoi ? Me dis pas que t'es jamais monté sur une moto ? S'étonna le ninja, un brin moqueur.

-Mais non, c'est pas ça ! C'est juste qu'au lycée j'ai eut un ami qui a passé 3 mois à l'hôpital à cause d'un accident de moto, du coup j'aime pas trop ça.

-T'inquiète pas pour ça, je la conduit depuis des années et j'ai jamais eut un seul accident !

Son vis à vis haussa un sourcil et lança d'une voix sarcastique :

-Oh, me voilà rassuré !

-Bon on va pas tergiverser trois heures, tu veux aller en ville oui ou merde ?

-Ça va, j'arrive ! Mais j'aurais quand même préféré un autre moyens de locomotion, se murmura t-il à lui même.

Il rejoint le brun à côté de l'engin et attrapa au vol le casque qu'il lui lança en lui ordonnant de le mettre. S'exécutant tant bien que mal il fini par réussir à refermer correctement la sangle sous son menton et se sentit aussitôt comme compressé. Le casque était la deuxième raison pour laquelle il détestait les deux-roues, il les trouvait bien trop étouffant à son goût. Son ''chauffeur'' commençant à s'impatienter, il enfourcha à son tour la moto et noua directement ses mains autour de sa taille. En le sentant aussi proche de lui, Kurogane se retint très fort de pousser un soupir d'aise et demanda à la place :

-Alors, on va où ?

-Dans un premier temps va jusque devant chez moi, après je t'indiquerais.

-Ok, c'est parti ! S'exclama le motard qui démarra en trombe.

Fermant les yeux le plus fort possible, le Magicien se cramponnait de toute ses forces à son ami. Il n'avait pas menti en disant que les deux-roues lui faisaient peur. Parce que ce qu'il n'avait pas précisé c'était qu'il avait été voir l'état de son camarade accidenté et que ça l'avait définitivement vacciné des motos, scooters, mobylettes et autres véhicules du même genre. Et puis quand on était dans une voiture, protégés par le pare-brise, on ne se rendait pas compte de la réelle vitesse où l'on roulait. Alors que là, avec le vent qui leur soufflait en plein dessus, on ne pouvait que s'en rendre compte, et c'est ce qui le terrifiait le plus.

Au bout de 5 minutes, il sentit qu'ils ralentissaient et laissa échapper un long soupir soulagé. Franchement, comment quelqu'un pouvait choisir volontairement de rouler sur un truc pareil ? Il n'arriverait jamais à comprendre ça !

-Et maintenant qu'on est là ? Je vais où ? Le rappela à la réalité le brun.

-Oh euh, tu prends la première à droite, puis la deuxième à gauche et ensuite tu roule au pas pour que je te dise ou t'arrêter.

-Bien chef !

Le conducteur suivis ses instruction et Fye lui demanda finalement de s'arrêter devant un immeuble couvert de grandes baies en verre. Les deux descendirent du véhicule et, intrigué, Kurogane voulu savoir :

-On est où là exactement ?

-Devant là où je bosse !

-Euh ok ! Et on peut savoir ce que tu compte y faire ?

Le blond pris un air malicieux et un grand sourire se dessina sur son visage.

-A ton avis ? Je compte reprendre le boulot pardi ! Avec tout le temps libre que j'ai en ce moment je peux bien me le permettre non ?

-Évidement, à question con, réponse con !

-Si je peux me permettre, lui glissa t-il, mort de rire, je crois que l'expression d'origine est moins grossière que la tienne !

-Non vraiment ?! Fit semblant de s'étonner l'autre avant d'éclater rire lui aussi.

Pliés en deux, il fallut aux jeunes gens plusieurs minutes avant de se remettre. Le souffle encore court, le Magicien demanda alors à son ami si il voulait bien venir avec lui, juste pour voir la tête de ses collègue devant son air de tueur. Trouvant l'idée gamine mais plaisante, son ami accepta et se colla son air le moins engageant sur le visage.

Regardant le bâtiment devant lui, le jeune homme se remémora la première fois qu'il y était entré. À peine diplômé, et se remettant tout juste de la mort de son frère, il était ultra stressé et avait bafouillé pendant la moitié de l'entretient. Dès qu'il était ressorti du bureau il avait su qu'il n'aurait pas le poste mais à sa grande surprise, le rédacteur en chef qui avait lui aussi assisté à l'entretient l'avait rattrapé et lui avait dit qu'il ne pouvaient pas le prendre comme journaliste pour l'instant mais qu'un poste d'assistant était à pourvoir auprès de lui et qu'il semblait pouvoir correspondre à ce qu'il recherchait. En fait d'assister il avait passé 6 mois à servir le café et à faire des photocopies. Peu apprécié des journalistes en poste, ceux ci l'avaient très mal pris quand il avait été promu et avaient tout fait pour lui pourrir la vie. Très vite aller travailler était devenu une corvée pour lui et il avait même fini par regretter de ne pas avoir essayer de se faire engager ailleurs dans le poste qu'il voulait avant d'accepter la proposition qu'on lui avait faite. Mais le mal était fait et il avait du rester. Aujourd'hui il tenait un bon moyen de se venger, et il n'allait pas s'en priver !

Quand ils entrèrent dans le bâtiment, la réceptionniste s'exclama joyeusement :

-Fye ! Ça faisait longtemps qu'on ne vous a... avait pas vu !

Son sourire c'était figé sur son visage quand elle avait aperçut le visage patibulaire du second arrivant. Déglutissant avec difficulté, elle se renfonça dans son siège et parut soudainement absorbée par un travail sur son ordinateur. L'ignorant totalement, les deux se glissèrent dans un ascenseur libre ou le bientôt ex-journaliste explosa à nouveau de rire.

-Ha ha ha ! Tu as vu sa tête ? J'ai cru qu'elle allait se mettre à appeler la police ! Ha ha ! Mais c'est vrai que vu la tronche que tu tire, j'aurais probablement pas non plus fait le fier à sa place !

Réussissant à reprendre contenance avant qu'ils n'arrivent au bon étage, le blond prit son air le plus épanoui possible et gratifia tout l'étage d'un sonore ''Salut tout le monde !'' au moment ou les portes s'ouvrirent. Toute les têtes se tournèrent bien entendu dans leur direction et en voyant l'air surpris de ses ''collègues'', le jeune homme décida de se venger un peu pour toute les fois ou ils s'étaient foutu de sa gueule par le passé.

-Hé Miky ! Ça fait un bail pas vrai ? Tu diras bonjours de ma part à la femme de Frank de ma part la prochaine fois que vous coucherez ensemble, s'il te plaît ?

-Quoi espèce de... commença le dit Mike qui s'arrêta devant le regard noir jeté par l'armoire à glace derrière le gamin à qui il avait pourris les journées quelques mois plus tôt.

-De quoi il parle ? Demanda le cocu l'air mécontent.

Content de son travail, Fye les laissa se débrouiller entre eux se tourna vers sa prochaine victime en souriant. Ok ce qu'il était en train de faire était méchant et immature mais il estimait que les autres le méritait largement. Et puis avec Kurogane comme garde du corps, il ne risquait assurément rien !

-Hervé, mon vieux pote ! Alors comment ça va ? Tu as fini pas réussir à avouer aux autres que c'était ta soeur qui écrivais presque tout tes articles à ta place ?

-Hein mais comment tu... ? Et puis d'ailleurs c'est complètement faux ! S'énerva le concerné en se levant brusquement de sa chaise.

Son jeune confrère l'ignora royalement, cherchant déjà le suivant sur sa liste noire et le non de la tête que fit le brun en sa direction le découragea de tenter quoi que ce soit.

-Oh salut Andréa ! S'écria joyeusement le Magicien en se tournant vers une jeune femme rousse qui tentait de se cacher derrière son ordinateur. Ben c'est quoi cette tête d'enterrement, tu n'es pas contente de me voir ? À moins que ce soit parce que ton fiancé à fini par apprendre que tu était entré ici en couchant avec The Big Boss !

Outrée, elle ouvrit et referma la bouche mais ne protesta même pas. Le jeune homme se sentait quant à lui de plus en plus léger car il savait que tout les dossiers qu'il était en train de balancer sur la table étaient véridiques et donc que les autres avaient bien mérité que ça leur retombe dessus un jour ou l'autre. Et puis ça faisait du bien d'être méchant de temps en temps !

Par chance pour les autres personnes présentes, il n'eut pas le temps s'en prendre à quelqu'un d'autre car le rédacteur en chef sortit de son bureau en s'exclamant :

-Ah Flowright, vous êtes là ? Je vous attendais, venez !

-J'arrive, j'arrive ! Répondit l'intéressé en rejoignant son supérieur.

Celui-ci s'apprêtait à refermer la porte derrière eux mais le ninja se faufila à l'intérieur du bureau avec un air qui lui interdisait de poser la moindre question sur sa présence.

-Hum, se reprit le rédacteur en allant s'installer derrière son bureau, alors vous êtes venu pour me parler du reportage j'imagine ! Il avance bien ?

-En fait pas vraiment...

-Ah, je vois, grimaça l'homme avec un air déçut. Enfin je ne vous demande pas non plus d'écrire un bouquin, hein ! Essaiyez de parler des dangers du Quartiers Est, des gangs qui s'y affrontent, des choses comme ça !

Son interlocuteur bailla ostensiblement avant de grommeler :

-Super original...

-Pardon ? Vous avez un commentaire à faire peut être ?

-Ben, je disais juste que c'est pas en faisant écrire des trucs de ce genre que le journal allait sortir de la classe des banales feuilles de choux !

La mâchoire de son vis à vis sembla se décrocher et il resta coi de l'audace du journaliste. Comment pouvait il oser lui parler comme ça alors qu'il était sous lui dans la hiérarchie ? C'était de la provocation pure et simple !

-Dites donc jeune homme, est-ce que vous cherchez à vous faire renvoyer ? Parce que si c'est le cas vous êtes bien parti pour ! Je vous rappelle quand même que c'est moi qui ait insisté pour qu'on daigne vous donner ce travail alors un peu plus de respect ne serait pas de trop !

-Hmph ! ''Ce travail'' ? Vous parlez des mois que j'ai passé à vous distribuer le café ?

-C'était mieux que rien non ? Et puis vous avez fini par monter en grade alors vous n'êtes peut être pas si à plaindre que ça hein !

Il ne répondit pas l'expression de son visage lui fit bien comprendre que leur points de vues sur la question étaient différents.

Au fond de la pièce, l'expression de Kurogane se faisait de plus en plus menaçante. Ce type avait osé engager Fye juste pour lui faire servir son café ? Y en avait qui se gênaient vraiment pas dans la vie ! En tout cas maintenant il comprenait pourquoi son ami se comportait de façon aussi exécrable avec les gens de son travail.

-Bon enfin tout ça pour vous dire que si vous voulez votre reportage sur le Quartier Est, ne comptez pas sur moi pour l'écrire ! Sur-ce, salut, je démissionne ! Lui lança t-il en ouvrant la porte pour que tous entendent.

-Attendez un peu Flowright, cette discussion n'est pas terminée !

-Oh que si ! Le contredit le brun en s'interposant de toute sa hauteur.

Le rédacteur en chef observa son opposant de haut en bas et décida que finalement il se rangeait à son avis.

-Et bien entendu, repris le grand baraqué, vous lui paierez ses indemnités de licenciement !

-Hum euh oui évidement ! Acquiesça l'autre avec un grand sourire crispé.

-Vous avez plutôt intérêt ! Déclara t-il avant de lui claquer violemment la porte au nez.

Une fois retournés au bas de l'immeuble le Magicien laissa éclata son fou rire et dût se raccrocher à son voisin pour ne pas s'écrouler par terre.

-Ha ha ! Depuis le temps que j'en rêvais ! T'imagines même pas à quel point ça fait du bien. En tout cas ce pauvre vieux rédac' chef va faire des cauchemars jusqu'à la fin de ses jours vu le regard que tu lui as balancé en partant !

-Et moi j'avoue que je ne te connaissait pas si méchant ! Je suis bien content de faire deux fois ton poids parce que sinon j'aurais pas aimé être ton ennemi.

-Parce que tu penses vraiment que la force physique change quelque chose dans ce cas là ?

-Bien sûr ! Affirma le ninja d'un air convaincu. Comme ça si tu fais mine de m'insulter, il me suffit de te démonter !

-Ha ha ! Pour ça il faudrait déjà que tu puisse m'attraper Kuro-rin !

-Vas y, fait le malin !

Le blond lui tira la langue en riant de plus belle et il se surprit alors à penser que finalement ses problèmes n'étaient peut être pas si insurmontables que ça ! Mais il se trompait...

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Enfermée depuis presque 2 heures dans la même pièce Sakura jeta un regard vers ses compagnons d'infortunes. Tomoyo caressait tranquillement Chi-i pour éviter de se rappeler la raison de leur présence ici. Kimihiro se tordait les mains tout en se mordant les lèvres tandis que Shogo qui s'était adossé à la porte pestait d'avoir perdu aussi bêtement à la courte paille. Mais celui qui inquiétait le plus la jeune fille était sans conteste Fye. Recroquevillé contre le mur, la tête sur les genoux, il n'avait pas décroché un mot depuis qu'ils étaient là. Ses mains crispées l'une contre l'autre tremblaient légèrement et le jeune homme semblait vraiment au plus mal. En même temps il y avait de quoi car on ne pouvait pas dire que ces derniers jours la situation était au mieux. En effet depuis trois jours les Papillons subissaient une attaque quotidienne de la part de Seles et cela n'avait pas l'air de vouloir s'arrêter. L'adolescente ne savait pas ce qui c'était passé pour que leurs ennemis soit en colère à ce point mais elle avait fini par comprendre à son comportement que ça n'était pas sans rapport avec le blond.

Et elle avait parfaitement raison ! La première attaque avait eut lieu le lendemain du jour où le Magicien avait été démissionner. Ce matin-là, en se levant, le jeune homme avait trouvé une nouvelle enveloppe glissée sous sa porte cette fois-ci. À l'intérieur se trouvait un cliché de lui cramponné à Kurogane sur la moto et au verso se trouvait l'inscription : ''Tu me connais, je suis facilement jaloux. Attend toi à des représailles !''. Mortifié, il avait comprit de quoi son ex-amant voulait parler lorsqu'ils s'étaient fait attaquer dans l'après-midi. Aujourd'hui c'était la troisième fois consécutive qu'il s'en prenait aux Papillons Pourpres et Fye avait très bien compris ce qu'il cherchait à faire. L'autre voulait l'obliger à craquer et à faire un faux pas pour avoir une raison valable de rompre leur marché. Pour l'instant il avait tenu mais il savait que ça ne durerait plus très longtemps. Comme il ne pouvait plus se battre, il était obligé d'aller se protéger avec les adolescents dans une pièce spéciale, ce qui était pour lui une véritable torture. Il savait qu'au dessus de sa tête des gens se faisaient tuer à cause de lui, pendant qu'il restait bien à l'abri, ne pouvant même pas aller les aider. Resserrant les poings pour tenter de retenir les sursauts incontrôlés de ses mains il se retint de ne pas crier de frustration et donna un coup dans le mur.

-Vous... vous allez bien ? Demanda Sakura, un air vraiment inquiet sur le visage.

-Si t'as besoin d'aller te défouler dehors, je te laisse sortir quand tu veux mon pote ! Lui apprit Shogo, n'arrangeant en rien les choses.

-Non je...

Il fut coupé par un cri de douleur suivit d'un bruit de chute juste au dessus d'eux. On tira plusieurs coup de feu et de la poussière du plafond leur tomba dessus.

-Oh et merde ! S'écria soudain le blond en se relevant brusquement.

Il se dirigea jusqu'à la porte qu'il déverrouilla avec colère, puis parti en prenant au passage un des pistolets accrochés à la ceinture de leur gardien.

-Hé, c'est à moi ! Protesta vainement ce dernier sans pour autant essayer de le reprendre.

Le Magicien n'y tenait plus, il fallait qu'il aille les aider ! Juste un peu, un tout petit peu. Pour au moins préserver le peu de santé mentale qui lui restait. De toute façon, comment Ashura pourrait il l'apprendre ? Si il restait bien à couvert, personne ne saurait qu'il était là !

S'avançant des les couloirs déserts, il remonta vers la partie émergée du QG mais compris qu'il était trop tard en entendant le silence pesant qu'il y régnait.

-Fait chier ! Jura t-il avec un bon coup de pied dans le mur.

Il continua néanmoins son avancée jusqu'à arriver devant l'entrée de la cour intérieure. Shaolan qui se trouvait à côté se plaça devant la porte en le voyant arriver.

-Euh... je ne pense pas que ça soit une bonne idée ! Vous devriez restez à l'intérieur...

-Sûrement pas ! Répliqua t-il plus sèchement que ce qu'il n'aurait voulu.

Il écarta l'adolescent de son chemin et sorti. Le spectacle n'était en effet pas beau à voir. Le sol était plein de sang et des corps de morts ou de blessés gisaient un peu partout. Le blond s'avançait vers le milieu du champ de bataille quand une voix l'interpella.

-Fye ? Qu'est-ce que tu fais ici ? Je croyais que...

C'était Amaterasu.

-J'ai craqué ! Mais je suis arrivé trop tard on dirait.

-On dirait bien en effet, déclara t-elle avant de s'en aller.

Le jeune homme resta planté sur place à regarder avec horreur ce qu'il avait provoqué. Encore une fois, tout était de sa faute !

-Hé ! Tu devrais pas rester là, c'est pas très bon ! Lui intima quelqu'un tout en lui posant une main sur l'épaule.

Il se retourna brusquement et fut rassuré de tomber sur un visage ami.

-Ah Kuro-chan, c'est toi...

-Viens, on rentre.

Le ninja le saisit par le bras sans le laisser répondre et le traîna à l'intérieur. Le Magicien remarqua alors :

-Mais tu n'es pas en train de te faire soigner ? Comment ça se fait ?

-Ben parce que ces nazes n'ont pas put me toucher ! Voilà pourquoi.

Cela fit glousser son interlocuteur qui lui donna une tape dans le dos en s'exclamant :

-Sacré Kuro, la modestie c'est pas ton fort hein ?!

Le concerné grimaça de douleur avant de répondre avec un sourire crispé qu'il ne faisait que dire la vérité et qu'il n'y en avait pas au niveau dans le lot. Son ami ne fut pas dupe et insista pour qu'il lui montre ce qu'il avait au dos mais l'autre refusa obstinément, si bien que le blond finit pas tenter d'y aller par la force. Comme le ninja était plus fort physiquement il n'eut pas trop de mal à le maîtriser mais il lâcha un ''Aïe !'' avec une violente grimace quand il s'agrippa à son poignet gauche.

-Et là aussi tu vas me dire que t'as rien j'imagine ! S'énerva Fye en lui arrachant son gant.

Le brun voulu protester mais il n'en eut pas le temps car sa manche se retrouva remontée, révélant ainsi une profonde coupure de la paume de sa main jusqu'à la moitié de son avant bras.

-C'est une égratignure ! Grogna le blessé avec sa mauvaise foi habituelle.

-Une... Tu as vu la profondeur de ce truc ?! Et il n'y a même pas de sang autour, donc tu t'es fait ça hier ou avant hier !

Kurogane leva les yeux au ciel et soupira.

-Oh ça va ! C'est trois fois rien je te dis ! J'aurais pas pu me battre sinon !

-Ah oui vraiment ? Et qu'est-ce qui se passe si je fais ça ?! Demanda avec colère son vis à vis tout en appuyant sur la plaie.

-Aïe ! Mais ça va pas bien non ?!

-C'est toi qui va mal !

Le jeune homme était fou de rage. Contre lui-même. Comment avait il put passer à côté d'une blessure pareille ? Le ninja s'était mis en danger en combattant avec une plaie comme celle-là même pas soignée. La foutue fierté de son ami commençait elle aussi à lui taper sur les nerfs. Il n'y avait aucune honte à se faire soigner à la fin.

-Fout moi la paix tu veux ?! Lui demanda Kurogane en se dégageant.

-Non je veux pas, non ! Tu vas te dépêcher d'aller faire soigner ton bras et ton dos avant que ça s'infecte ou que tu te fasse tuer parce que tes mouvements sont ralenti !

-Dis pas n'importe quoi, marmonna le ninja en détournant le regard.

Le Magicien eut un rire jaune avant de balancer avec colère :

-On peut savoir ce qui t'a prit de nous cacher des trucs pareils ?! T'es complètement inconscient ou quoi ?

-Yuko m'a expliqué ce qui se passait avec l'autre connard d'Ashura et j'ai pas voulu te mettre ça en plus sur la conscience, voilà ce qui m'a prit !

Son interlocuteur se figea comme si il lui avait mis une baffe.

-Et puis d'ailleurs, continua l'autre maintenant lui aussi énervé, je te signale que le pire de nous deux ici c'est toi ! Tu te sens responsable du fait qu'on se fasse attaquer par Seles et le fait que des gens meurent à cause de ça te met mal, mais en même temps tu te sentirais peut être mieux si tu nous aidait un peu au lieu de te planquer comme tu sais si bien le faire !

-Non tu... tu ne comprends pas. Si je venais vous aider, ça serait, bien bien pire ! Je ne veux pas lui donner la raison dont il à besoin pour finir le travail !

-Mais de quoi est-ce que tu parles ? Expliques toi bordel, tes cachotteries me rendent dingues !

Le blond se mordit les lèvre.

-Non, je ne peux pas, si je te le dis ça n'arrangeras rien, au contraire.

-Et ben quand tu pourras à nouveau agir et parler tu me feras signe ok ? Demanda méchamment le ninja qui le planta sur place en rentrant dans l'infirmerie avant de claquer la porte derrière lui.

Fye ne prit même pas la peine d'essayer de rentrer pour arranger les choses. Pour l'instant il n'en avait pas envie de toute façon. Et puis son ami avait tout à fait raison, Ashura le tenait pieds et poings liés et depuis presque deux semaines il ne pouvait plus rien faire. La situation ne pouvait plus continuer comme ça, il fallait qu'il fasse quelque chose ! Mais quoi ?

Désespéré par le cercle vicieux dans lequel il était enfermé, le jeune homme alla directement se coucher sans manger. À peine arrivé dans sa chambre il se laissa tomber sur son lit et grimaça en sentant un objet dur sur son matelas. Se rasseyant il trouva une enveloppe qui semblait contenir quelques chose de plus volumineux qu'une feuille. Il poussa un soupir fatigué mais l'ouvrit tout de même. Une balle et une photo lui tombèrent dans les mains. Cette dernière le représentait quelques jour plus tôt mort de rire et accroché au bras du brun. Au dos : ''Il a raison, fout lui la paix. Sinon la prochaine balle sera dans sa tête.''

Il avait entendu leur dispute ? Il était encore dans le QG ? Affolé, le Magicien se releva d'un bond et se précipita sur l'arme de Shogo qu'il ne lui avait pas encore rendue. Tout en calmant sa respiration saccadée, il essaya de relativiser. Si Ashura avait été ici, il était probablement déjà parti. Son but en lui envoyant ça était de lui prouver qu'il pouvait surveiller ses moindres fait et geste et entrer où il voulait mais si il avait cherché la confrontation il l'aurait attendu ici. Le fait de ne pas l'y voir voulait dire qu'il était probablement déjà parti. Oui il n'était plus là, se persuada t-il en s'installant de nouveau sur son lit.

Son regard se posa sur la balle et les menaces qui trônaient maintenant au milieu du matelas. Cette fois la plaisanterie allait trop loin ! Jusqu'ici le Selesien s'était contenté de lui faire comprendre que si lui et Kurogane devenaient plus que des amis, cela se passerait très mal pour ce dernier, mais là... Là il s'agissait d'une interdiction formelle d'approcher son ami, et ce, sous peine de mort. Ça devenait bien trop dangereux pour le brun mais il savait que jamais ce dernier ne le laisserait couper les ponts entre eux sans explications (l'épisode du baiser le lui avait prouvé) et il savait aussi parfaitement que si il lui expliquait ça dégénérerait en combat entre le ninja et Ashura et il refusait d'aller jusque là. Une fois de plus il n'avait aucune issue.

En fait si, il avait une. Ça le répugnait de devoir recourir à ce moyen mais c'était le seul qui lui restait.

Son envie de dormir totalement envolée, il se releva d'un bond et sorti. En premier lieu il allait falloir qu'il aille chez lui. Dans ce but il passa par le petit jardin personnel de Tomoyo et se glissa hors du QG en escaladant le mur. Avec un peu de chance ça suffirait pour semer les hommes d'Amaterasu (même si il en doutait). Une fois hors du Quartier Est il réussit à trouver un bus et alla tout droit à son appartement. Arrivé dedans il se dirigea droit sur la grosse armoire de sa chambre et la décala. Planqué derrière se trouvait une cache dans le mur. Plongeant la main à l'intérieur il en ressortit le but de sa venue et empocha le tout avant de repartir.

Une fois de nouveau dans le quartier des gangs il dut se rendre à l'évidence, malgré ses précautions, il était suivit. Le blond poussa un soupir d'exaspération et s'arrêta net avant de crier tout fort :

-Bon je sais que vous êtes là, sortez sans que j'ai à venir vous chercher s'il vous plaît !

Deux Papillons Pourpres apparurent devant lui avec des airs contrits. Le premier s'excusa en expliquant que c'était les ordres mais son interlocuteur ne l'écoutait pas, bien trop concentré à localiser les poursuivants restants. Il en avait déjà repéré un dans la ruelle juste derrière lui mais il était intimement persuadé que ce n'était pas le seul. En effet il ne tarda pas à en trouver deux autres cachés un peu plus loin et prit une expression courroucée. Ce soir il n'était pas dans un bon jour alors ils n'avaient pas intérêt à essayer de jouer aux plus malins.

-Les trois autres qui se croient bien planqués ça valait aussi pour vous ! Allez montrez vous !

Par chance pour eux, ils obéirent et le celui qui semblait être le chef de leur petit groupe de filature lui présenta à nouveau ses excuses.

-C'est pas grave, je sais que c'est Amaterasu qui vous a demandé ça, le rassura Fye de son air gentil. Mais ce soir, j'ai VRAIMENT besoin que vous me laissiez seul ! C'est très important.

-Euh... hésita l'autre. C'est que, vous voyez, la patronne nous tuera si elle sait qu'on vous a laissé seul.

-Je ne vous demande pas grand chose, juste une heure ou deux.

-Non, je suis désolé hein, mais je peux pas. J'aurais aimé pouvoir vous aider mais vous m'en demandez un peu trop là !

-Bah c'est pas grave, je m'en doutait de toute façon, marmonna le jeune homme. J'espérai juste ne pas avoir à en arriver là, c'est tout.

Et, sans lui laisser le temps de répondre, il lui balança un violent coup de pied dans l'estomac. Son adversaire improvisé alla violemment frapper le mur et fut assommé sous le choc. Les autres jurèrent et se mirent en garde mais cela ne l'empêcha pas d'en avoir un second. Les trois restant se mirent dos à dos et le Magicien s'arma du fourreau du premier qu'il avait assommé. Virevoltant autour de ses ennemis provisoires il assénait de violents coups avec la protection ce qui eut pour effet d'en sonner un. Profitant alors de la faille dans leur défense il se glissa entre eux et les envoya tous aux pays des rêves d'une grande frappe derrière le crâne.

Se passant une main sur le visage il soupira et attrapa le talkie-walkie à la ceinture du chef.

-Allô ? Quelqu'un m'entends ?

-Oui je te reçoit, qu'est-ce qui se passe ?

-Dites à Amaterasu de ma part que je suis sincèrement désolé d'avoir du faire ça mais que je n'ai pas eut le choix. Et dites lui aussi que ses hommes sont rue St Jean et qu'il vaudrait mieux passer les chercher avant que quelqu'un s'en prenne à eux.

-Hein ? Mais qui est à l'appareil ?! Répondez, qui est là ?!

Le blond l'ignora et reposa l'objet ou il l'avait pris avant de s'éloigner. Il chercha l'endroit le plus sombre possible et s'y arrêta. Il pouvait maintenant opérer à la transformation. Le jeune homme sortit les deux pistolet cachés à ses chevilles et les coinça à l'arrière de sa ceinture de façon ostensiblement visible. Il mis ensuite un masque noir et lisse qui couvrait tout le visage et termina le tout en s'enfonçant un bonnet de la même couleur sur la tête pour cacher ses cheveux. Voilà, c'était fait, il venait de redevenir le Magicien Aux Milles Ombres.

Si Ashura voulait la guerre, il l'aurait ! Mais venir en temps que Fye, pauvre petit ex sans défense n'aurait aucun effet. Le Magicien, lui, était tout sauf vulnérable et ainsi il pourrait se déchaîner à loisir sans faire retomber la faute sur personne puisque qu'il était censé être mort depuis 5 ans. Si il voulait la paix, il devait frapper un grand coup, et cela lui semblait être le seul moyen de lui faire comprendre qu'il fallait que ça cesse.

Arrivé au bord du territoire Selesien, il sourit sous son masque et lança un joyeux :

-Salut la compagnie, je vous ait manqué ?


Oui, oui je sais, c'est quoi cette fin de chapitre bien pourrie ?

Rassurez vous, au prochain chapitre ça sera bien pire ! (Comment ça c'est pas rassurant du tout ?)