Comme je pars en vacances pour deux semaines et que je ne sais pas si je vais avoir accès à un ordinateur pendant ce temps, je vous poste ce chapitre avec un peu d'avance ! (De l'avance sur rien du tout en fait mais bref... xD)

Sinon pour ce chapitre il est entièrement axé sur mes deux bébés ! (Bon plus sur Fye en fait !) Et puis comme ça faisait un moment qu'ils avaient pas eut du temps pour eux, c'est également le retour du KuroFye ! :3
Bon par contre mea culpa mais la fin n'est pas très... joyeuse ! Pardonnez moi ! ^^'

Réponses aux reviews :

mokona-au-chocopyuh : Et oui ce pauvre Fye n'a jamais de chance ! (Comment ça c'est entièrement de ma faute ? xD). Quant à Fei-wan, oui il est très méchant, mais bon ça change pas vraiment hein !
Sinon chapeau pour avoir écris cette review juste après que j'ai posté mon chapitre (c'est à dire à deux heures du mat'). T'as beaucoup de courage à une heure pareille toi ! xD

Satana : Alala rougir pour rien, qu'est-ce que c'est chiant ! Et sinon c'est vrai que Subaru mène tout le monde sans même le faire exprès ! (Il est doué hein !)
Oh non rassures toi, le jour ou je me lasse du KuroFye il faudra que quelqu'un me donne une grande claque ok ? C'est juste qu'il y avait des choses que je devais absolument caser pour faire avancer l'histoire alors du coup mes pauvres bébés sont momentanément passé au second plan ! (Mais normalement c'est bien la dernière fois !)

Yukihana17 : Et bien que de questions ! xD Mais je ne vais pas y répondre là sinon je te racontes tout le chapitre ! ^^ Pour les policier, j'imagines qu'ils devaient jouer à la belote en buvant du café ! (Ou pas... *brique*)

Edna-Lys : Ah Yuko, c'est vrai que pour l'instant on a du mal à saisir son personnage ! Mais ça va venir...
Ahaha ton "surtout du sang" m'as tuée ! xD Surtout que j'ai bien epur que tu ais raison ! ^^ ('fin bon je vais quand même pas tuer tout le monde hein !)

Olala c'est dingue j'écris toujours des pavés de 15 plombes en fait !

Bref, bonne lecture ! :)


Kurogane poussa un cri de rage et renversa la table avec colère.

-Putain de merde ! Fait chier ! Hurla t-il en donnant un coup de poing dans le mur.

La douleur lui vrilla la main mais il s'en fichait, il avait besoin de se défouler.

-Kurogane-san... calmez vous s'il vous plaît ! Demanda timidement Sakura, retranchée dans un coin de la pièce.

Le brun lui jeta un regard furieux. Comment était il censé se calmer ?

Quelques heures plus tôt, alors qu'ils étaient en mission dans le QG dévasté des Blue Sand, Fye l'avait soudainement enfermé à clé dans le bureau de Toya. Quand le ninja avait enfin réussit à se libérer, il était arrivé juste à temps pour voir Fye se faire embarquer par les flics.

Depuis ils n'avaient pas la moindre nouvelle et il se faisait un sang d'encre.

Bien entendu il était hors de question pour lui de se rendre au commissariat pour aller chercher son amant car sa tête commençait à être connue. Cela faisait donc deux heures qu'il tournait en rond en passant sa colère sur les meubles et en renvoyant bouler tout ceux qui essayaient de lui parler.

-Et puis merde qu'est-ce qui leur prend à ces connard de flic ?! S'énerva t-il. Ça fait plus de deux ans qu'ils nous ont pas fait chier, et là bam ils débarquent sans prévenir !

-J'imagine que c'est à cause du nouveau préfet... Lâcha Tomoyo.

-Du nouveau... préfet ?

-Oui, un nouveau préfet de police a été nommé il y quelques semaines ! À chaque fois qu'on en change, le nouveau déclare qu'il va rétablir l'ordre et la sécurité dans la ville et se charger du Quartier Est. Du coup pendant plusieurs mois, les policiers recommencent à traîner dans le coin. Et finalement comme tout ceux d'avant le nouveau préfet comprend que c'est peine perdu et il abandonne l'idée de faire respecter la loi dans le quartier ! Ça se passe toujours comme ça !

Kurogane grogna et soupira. Le préfet de police n'avait plus qu'à prier très fort pour ne jamais croiser sa route parce que le jour où ça arriverait...

-Euh... commença Sakura d'une petite voix de peur qu'il ne recommence à lui crier dessus.

-Hmm ? Grommela t-il en se tournant vers elle.

-Si on peut faire quoi que se soit...

-En fait je crois qu'on peut ! Je viens d'avoir une excellente idée ! S'exclama Tomoyo dont les yeux se mirent à pétiller.

XxX

-Dites moi M. Flowright, vous avez fait du théâtre ? Demanda le commissaire Laurence en entrant dans la pièce.

Fye était en train de somnoler la tête entre les bras et sa question le fit sursauter. Les yeux bouffit de sommeil il releva vaguement la tête.

-Euh... non. Jamais eut ce plaisir... Avoua t-il en se frottant les yeux. Pourquoi ?

-Parce que vous êtes un acteur excellent. Vous devriez vous recycler dans le cinéma si un jour vous sortez d'ici !

-Je prend votre conseil en note, commissaire !

L'échange de banalité étant terminé, les deux hommes se fixèrent longuement du regard. Toujours dans son rôle de pauvre jeune homme apeuré, le blond baissa le regard en premier.

-Je me posais une question, votre oncle qu'est-il devenu ? Il semble avoir complètement disparu. Vous ne sauriez pas où on pourrait le joindre ? Demanda le policier.

Le jeune homme secoua négativement la tête. Étant donné qu'il était mort depuis des années ils allaient avoir un peu de mal à le contacter. Sauf que personne n'avait trouvé indispensable de déclarer son décès, donc officiellement il était en vie.

Il lui fallait donc trouver un mensonge convainquant.

-Pas du tout ! En fait, on a jamais été en bon terme alors ça fait des années que je ne lui ait pas parlé...

-Ah vraiment ?

-Oui...

-Bon tant pis, laissa tomber l'autre avec un haussement d'épaule.

Le Magicien releva la tête et lui lança un regard désolé. L'homme l'ignora et fouilla dans le dossier sur la table.

-Vous continuez à prétendre que vous n'êtes en rien impliqué dans les activités du Quartier Est ?

Il acquiesça fermement avec son plus bel air de « je-suis-un-pauvre-garçon-qui-ne-ferait-pas-de-mal- à-une-mouche ».

-Dans ce cas, regardez ça ! Insista Laurence en poussant une photo devant lui.

Fye se pencha pour la regarder et son estomac se contracta violemment. Le cliché le montrait dans la rue avec Ashura qui le tenait par la taille et Yui mort de rire à leurs côtés.

-Vous savez bien évidement qui est le troisième sur la photo n'est-ce pas ?

-C'est... Ashura.

-Exactement. Ashura Ô, qui a été pendant des années chef d'un des pires gang du Quartier Est. J'avais du mal à vous croire alors je suis allé me renseigner au près de nos indic', et en donnant votre description j'ai immédiatement obtenu cette photo ainsi que des infos très intéressantes à votre sujet !

Le blond fronça les sourcils et fixa son vis à vis avec incompréhension. Il était probable que les ''infos très intéressantes'' que le policier prétendait détenir n'étaient qu'un bluff destiné à le faire craquer. Il allait donc continuer de jouer son personnage jusqu'au bout.

-J'ai juste une question, reprit le commissaire, sur la photo c'est vous ou votre jumeau qui est dans ses bras ?

-C'est moi... reconnu t-il en rougissant.

-Comme par hasard ! Et même après avoir eut une relation avec un chef de gang vous continuez de nier ?!

-Attendez, vous avez dit qu'Ashura était quoi ?! Demanda t-il avec incrédulité.

-C'était un chef de gang !

La mâchoire du Magicien se décrocha et il ouvrit de grands yeux surpris. Il lui servit son meilleur numéro du pauvre mec naïf et incrédule.

-Qu... Quoi ?! Non vous... vous faites erreur ! Ash' était... c'est vrai qu'il faisait des affaires avec des gens pas très recommandables mais... chef de gang ? Non je n'y crois pas une seconde !

-Arrêtez votre numéro ! S'énerva Laurence que ce petit jeu de dupe commençait à agacer. D'après ce que je sais vous avez eut une relation avec lui quasiment un an. Vous n'allez pas essayer de me faire croire que vous n'avez jamais rien su de ses activités ?!

Fye baissa la tête et se cacha le visage derrière ses longues mèches. Il se gratta la nuque avec gêne.

-Vous savez... à l'époque je n'avais que 17 ans. On était encore au lycée et il ne parlait pas vraiment de son boulot... Et puis il faut dire que je m'en fichais !

Le policier soupira et le fusilla du regard.

-Vous comptez continuer à esquiver en prétendant ne rien savoir encore longtemps ?

-Mais c'est la vérité ! S'écria le jeune homme au bord des larmes.

-Bien sûr que non ! Tout ce que vous racontez n'est qu'un tissus de mensonge ! Mais je vous assure que...

Il fut interrompu par l'ouverture intempestive de la porte. L'homme qui avait interrogé le blond la veille entra et chuchota à l'oreille de son supérieur. Celui-ci soupira avec un air très contrarié puis se leva.

-On est loin d'en avoir fini tout les deux ! Déclara t-il à l'adresse du magicien en quittant la pièce.

XxX

Un quart d'heure plus tôt, Tomoyo et Sakura arrivaient au commissariat. La brune se dirigea d'un pas décidé vers la réception :

-Bonjour, j'aimerais faire une déclaration de personne disparue ! Indiqua t-elle avant que la secrétaire ait pu poser la question.

Celle-ci marmonna quelque chose dans sa barbe et lui tendis un numéro en lui désignant une salle d'attente pleine à craquer. Tomoyo leva un sourcil contrarié en voyant le nombre de personne qui attendaient déjà. Elle n'avait pas la moindre intention de passer trois heures à attendre, ainsi lorsque qu'une vois appela le numéro 94, l'adolescente se leva en entraînant son amie avec elle.

Au moment où elle arrivait à la porte, un homme lui fit remarquer :

-Mademoiselle je crois que vous faites erreur, le numéro 94 c'est moi !

-Ah oui ? Et bien plus maintenant ! Déclara t-elle en lui arrachant le papier des mains et en lui donnant le sien à la place.

L'homme qu'elle venait de doubler était si bouche-bée qu'il en oublia de protester et resta planté sur place. Avec un aplomb incroyable elle alla présenter son numéro et suivit l'officier qui les prit en charge.

Sakura fit bien mine de la réprimander mais elle avait déjà depuis longtemps l'habitude des méthodes peu conventionnelles de son amie et abandonna très vite.

-Bien, que puis-je pour vous mesdemoiselles ? Demanda le policier d'une voix blasée.

-Et bien un de mes amis a disparu.

-Vous pouvez être plus précise ? Demanda t-il en soupirant.

-On devait le retrouver hier soir mais il n'est jamais venu, expliqua t-elle. Il ne répond pas au téléphone et n'est pas non plus chez lui. Toutes ses affaires sont encore à son appartement et sa voiture aussi ! Personne ne l'a vu depuis hier après-midi et ce n'est pas du tout son genre de disparaître comme ça !

-Et il est majeur votre ami ?

-Oui, mais ce n'est pas pour autant qu'il n'a pas disparu ! Je suis désolé mais je suis certaine qu'il n'a pas eut une soudaine envie de partir en voyage sans prévenir personne. Donc ne me sortez pas votre excuse du : « Mais madame si votre ami est majeur il fait ce qu'il veut on ne peut pas savoir s'il a vraiment disparu ! »

L'officier roula des yeux, appuya sa tête sur sa main et se renseigna mollement :

-Bon, il ressemble à quoi votre ami ?

-Il a environs 23 ans, plutôt grand, très mince, blond, les yeux bleu, la peau pâle, beau garçon, les traits féminin...

-Hé attendez deux secondes vous voulez bien ? Râla t-il.

Tomoyo croisa les bras et le toisa de son air le plus hautain.

-Euh... z'avez une photo peut être ? Tenta t-il avec espoir.

-Oui, moi j'en ai une ! S'exclama Sakura en fouillant dans son sac à main.

Elle lui donna une photo de Fye à laquelle le type loucha vaguement avant de la poser à côté de son clavier. Mais au bout de quelques secondes, il fronça les sourcils regarda à nouveau le cliché et s'exclama :

-Deux secondes, mais ce mec c'est... !

-C'est ? Demanda la brune.

-Attendez moi je reviens tout de suite ! S'exclama l'homme qui se leva et se dirigea vers le fond de la pièce.

Tomoyo se tourna vers son amie et lui fit un clin d'œil. C'était dans la poche.

Leur plan était de se rendre dans le commissariat où il l'avaient probablement emmené, de signaler sa disparition et d'insister jusqu'à ce que quelqu'un le reconnaisse. À partir de ce moment là, ils seraient obligés de leur dire où était le jeune homme et pourquoi.

Au moins comme ça le gang ne resterait pas plus longtemps dans l'ignorance du sort de Fye.

Cinq minutes plus tard, l'officier revint et les emmena dans le bureau de son supérieur.

L'inspecteur général était un grand homme très sec au visage rond et souriant. Il leur tendit la main avec chaleur et les invita à s'asseoir.

L'homme leur expliqua que pour l'instant leur ami était en garde à vue et qu'il était désolé que personne ne les ait prévenu.

-Pourquoi l'avez vous arrêté ? Et quand allez vous le relâcher ? Demanda Tomoyo avec un regard peu amène.

-Écoutez mademoiselle, vous savez ce qu'on va faire ? Vous allez m'attendre dans cette pièce à côté et moi je vais me renseigner tout de suite ! Ça vous va ? Proposa l'inspecteur général qui avait senti que la brune n'était pas, mais pas du tout commode.

Elle hocha la tête et alla s'asseoir dans la pièce voisine. Sakura l'y rejoint et elle échangèrent un regard complice en pouffant.

-Tu sais que tu joue très bien la fille hautaine prête à taper un scandale si on la regarde de travers ?

-Hihihi ! Je ne sais pas si c'est un compliment ? Lui fit remarquer son amie en riant.

-Ahaha ça c'est à toi de décider !

Elles gloussèrent de plus belle et soudain des voix se firent entendre dans le bureau. Tomoyo se leva en faisant signe de ne pas faire de bruit et vint coller son oreille à la porte.

« Laurence, vous m'expliquez ce que vous avez foutu ?! Gronda la voix de l'inspecteur principal.

-Je vous demande pardon monsieur ?

-J'ai ici deux jeunes filles qui sont venu déclarer la disparation de leur ami. Ami qui n'est autre que l'homme que vous avez placé en garde à vue et que vous soupçonnez de tremper dans des histoires de gang ! Vous m'expliquez pourquoi elles ne savaient pas où il était ? Vos hommes auraient du prévenir la famille !

-C'est que... tout ce qui lui reste c'est son oncle mais nous n'avons pas réussi à le joindre alors... tenta t-il de se justifier. »

Il y eut un long silence ponctué par l'inspecteur tapant du pied au sol.

« Bon qu'est-ce que vous avez contre ce...euh...

-Flowright, monsieur.

-Oui c'est ça, qu'est-ce que vous avez comme charges contre lui ?

-Et bien on l'a trouvé errant sur les lieux d'une tuerie et il s'est enfuit en voyant nos officiers. De plus il a fait plusieurs séjours douteux à l'hôpital et son frère a été assassiné dans des circonstances étranges dans le Quartier Est. Cela fait quand même beaucoup penser à un membre de gang !

-Oui, c'est vrai. Mais vous avez des preuves ? Insista l'homme.

-Pas exactement mais j'ai une photo de lui en compagnie d'Ashura il y a quelques années. D'après ce que je sais ils ont eut une relation pendant presque un an. »

L'inspecteur soupira.

« -Laurence, vous êtes mon meilleur commissaire, alors réfléchissez un peu je vous prie ! Depuis quand aller à l'hôpital et sortir avec un chef de gang sont des preuves qu'on est membre d'un gang ?

-Mais...

-Qu'est-ce qu'il vous a donné comme explication pour sa présence sur les lieux de la tuerie ?

-Il a dit qu'il avait vu la porte ouverte, et qu'il avait prit peur en voyant la police parce qu'il craignait qu'on ne l'accuse. »

Nouveau silence dans la pièce. Tomoyo massa son cou douloureux de rester dans cette position inconfortable.

« Son casier est vierge ?

-Oui...

-Alors son explication est parfaitement convaincante !

-Mais... et que faites vous d'Ashura ? Insista Laurence.

-Qu'est-ce que lui en dit ?

-Qu'il n'était pas au courant des ses activités ! Grogna t-il. Il affirme que comme il n'avait que 17 ans, il s'en fichait de son métier.

-17 ans ? Bah putain il se faisait pas chier l'autre enfoiré d'Ashura ! Toujours est-il que vous allez me faire le plaisir de le libérer ! »

Tomoyo se tourna vers la rousse et lui adressa un grand sourire en levant le pouce.

« -PARDON ?! S'indigna le commissaire. Mais monsieur ce type raconte un tissus de mensonge ! Il fait parti d'un gang, je le sais !

-Il est vrai que votre instinct est toujours très fiable, mais au moment ou il appellera un avocat, on aura plus rien pour l'empêcher de partir parce qu'il va à coup sûr nous demander des preuves et qu'on en a pas !

-Mais on peut quand même le garder jusque là ! Réclama Laurence.

-Oh mais si vous voulez ! Et puis vous irez expliquer vous même aux deux jeunes filles juste à côté que leur ami est en garde à vue parce que vous le soupçonnez d'être un dangereux criminel sur la base de votre instinct !

-Il n'y a pas que ça ! »

Long soupir de l'inspecteur général.

« Amenez le moi votre type. Je vais lui parler et si je le trouve un tant soi peu suspect, je vous autorise à le garder. Mais si au contraire mon instinct à moi me dit que vous vous trompez, je le fait relâcher. C'est d'accord ?

-Oui monsieur ! »

Il y eut des raclements de chaises. Tomoyo se releva précipitamment et revint s'asseoir dans le canapé à côté de son amie à laquelle elle résuma la conversation.

L'inspecteur ouvrit la porte et leur demanda si elles voulaient quelque chose à boire mais elles déclinèrent poliment. Il leur demanda alors gentiment de bien vouloir attendre encore quelques minutes.

Dès que Tomoyo entendit qu'on revenait dans la pièce elle retourna se coller à la porte et cette fois-ci colla son œil à la serrure.

Elle aperçut Fye de dos, menotté et encadré par deux policier qui l'assirent sur une chaise. Le chef jeta un regard interloqué au commissaire et articula silencieusement « C'est une blague ?! » en désignant le détenu.

L'inspecteur interrogea le jeune homme sur les raisons de sa présence dans les locaux de la tuerie puis sur Ashura. Le blond lui répondit en reniflant et la voix tremblante. Quand l'homme commença à insister à propos du dirigeant de Seles, il demanda au bord des larmes :

-Est-ce donc un crime si grave que d'être follement amoureux ? Ash' était mon premier amour, j'ai passé des moments magnifiques avec lui et vous... vous venez tout détruire en me disant qu'il était un dangereux chef de gang ! Je l'aimais merde, et ça ne m'est jamais venu à l'esprit qu'il puisse être un dangereux tueur, d'accord ?!

L'homme hocha la tête et jeta un regard déçu à son subordonné. Puis il fit signe aux policiers de le détacher sous les protestations de Laurence.

-Manifestement nous avons fait une erreur sur votre compte M. Flowright. Puisque vous n'avez visiblement rien à vous reprocher à part une incroyable malchance, nous allons vous rendre votre liberté !

Tomoyo se détacha de la porte et se jeta sur son amie en criant silencieusement de bonheur. Les adolescentes se serrèrent l'une contre l'autre folles de joie, si bien qu'elle n'entendirent pas l'inspecteur ouvrir la porte et se lâchèrent en riant de gêne lorsqu'elles virent qu'il était entré.

-Mesdemoiselles, votre ami vient d'être libéré ! Il est juste ici !

Les jeunes filles se jetèrent sur lui et le prirent dans leurs bras. Fye éclata de rire et s'exclama :

-Et bah, je vous ai manqué tant que ça les filles ?!

Elles acquiescèrent en coeur et il rit de plus belle.

-Bien entendu, il est possible que nous ayons besoin de vous réinterroger prochainement M. Flowright, je vous demanderais donc de rester joignable et de ne pas quitter la ville !

-Pas de problème ! S'écria t-il tout en pensant « Mais oui, compte là dessus du con ! ». Et merci beaucoup M. l'inspecteur général !

L'intéressé leur ouvrit la porte en souriant et les trois compères sortirent du commissariat bras dessus bras dessous en riant comme des bossus. Au moment où ils allaient passer la porte, Laurence les rattrapa et tira le blond par le bras.

-Ne vous croyez pas tiré d'affaire Flowright ! Je trouverais de quoi vous incriminer, et là on verra bien qui est le plus malin d'entre nous !

-Oh mais c'est vous M. le commissaire, assurément ! Le provoqua t-il a dessein.

Celui-ci grogna et s'éloigna en le fusillant du regard.

Fye attendit qu'ils soient plusieurs rues après le commissariat avant de s'exclamer :

-Je ne sais pas comment vous avez réussit ce tour de force mais je vous tire mon chapeau !

-Ahaha, en vérité, on était juste venues à la pêche aux infos mais finalement ça tourné bien mieux que ce qu'on croyait ! Et puis le mérite ne nous revient pas entièrement, le numéro que vous avez servi à l'inspecteur général valait largement un oscar !

Ils rentrèrent tranquillement au QG par les transport en commun puis en passant par nombre de détour dans le quartier Est au cas ou la police aurait décidé de les suivre. Une fois qu'ils furent parfaitement certains qu'ils n'avaient personne au trousse ils purent retourner chez les Papillons Pourpres.

Le blond eut à peine le temps de faire dix pas qu'une furie brune se jeta sur lui et le serra à l'en étouffer. Le jeune homme sourit de la réaction de son amant et se blottit contre lui.

-Espèce de sale imbécile de crétin débile et complètement inconscient, la prochaine fois que tu me refait un coup pareil je te casse la tête compris ?!

Le Magicien éclata de rire. C'était vraiment trop mignon, surtout venant de Kurogane. Mais sa menace était bien inutile.

-Tu sais, le jour où tu arriveras à m'empêcher de te protéger n'est pas encore arrivé ! Lui fit-il remarquer en l'embrassant dans le cou.

-Ouai ben j'men fout, je t'attacherais dans la chambre s'il le faut mais me fait plus jamais ça !

-Tu t'inquiétais tant que ça ?

-Évidemment ! Tu m'as enfermé dans le bureau de Toya, et quand je suis ressorti j'ai vu les flics en train de t'embarquer. Je savais pas ce qui s'était passé et j'avais aucune idée de pourquoi ils t'avaient arrêté ! J'ai eut peur qu'ils veuillent te foutre au trou et que je te revois plus pendant vingts ans ! S'écria le ninja en resserrant son étreinte. J'ai vraiment flippé merde, alors me refait plus ça ! J'en étais même à inventer des plans pour te faire échapper de prison je te signale !

Fye se mis à glousser et lui embrassa la base du cou en lui répétant qu'il l'aimait.

-Woh qu'est-ce qui te prend ?! S'exclama le brun qui avait encore du mal avec les explosions d'affections de son compagnon.

-Rien, c'est juste que... c'est la plus belle déclaration d'amour qu'on m'ait jamais faite !

-Hein ? Mais qu'est-ce que tu me chantes encore ? Demanda t-il, perdu. Je t'ai juste dis que tu m'avais fait une peur bleue !

-Mais pas ça idiot, le corrigea le blond en lui donnant un coup sur la tête. Quand tu as dis que tu avais imaginé des plans pour me sortir de prison !

-Quoi ? C'est pas une... Commença t-il, ayant de plus en plus de mal à suivre.

-Chut, c'est pas grave ! Le coupa son petit ami en l'embrassant.

Kurogane répondit sans se faire prier et plaqua le Magicien contre un mur. Celui-ci se laissa faire en riant et en s'accrochant aux cheveux de son copain. Leurs mains commençaient à se balader sous le T-shirt de l'autre lorsqu'ils furent rappelé à l'ordre par un raclement de gorge de Tomoyo.

-Dis Kurogane-kun, je sais que Fye t'a manqué mais de là à lui faire l'amour en plein milieu de la cour principale...

Le blond ne put s'empêcher de rougir devant les propos de l'adolescente, tandis que le ninja habitué depuis longtemps répliquait :

-Ben quoi ? Me dis pas que ça te dérangerais ?

Son amant s'étouffa et lui écrasa le pied en le fusillant du regard.

-Oh moi non, mais je doute que ça plaise à ma sœur ! Fit-elle remarquer avec un clin d'œil.

-Pas faux ! Je vais peut être me rabattre sur la chambre finalement ! Concéda t-il avant de recommencer à embrasser Fye.

Dix minutes plus tard les deux hommes étaient dans la chambre, allongés sur le lit et à moitié nu. Ils arrachèrent avec empressement les vêtements qui restaient et étaient tout deux en sous vêtement quand quelqu'un frappa à la porte.

« Euh... Fye ?! Yuko voudrais que tu viennes la voir ! »

Le brun poussa un grondement de mauvais augure et s'écria :

-Casse toi connard, on baise !

Cela eut parfaitement l'effet escompté puisque l'importun parti sans demander son reste. Le Magicien était mort de rire et le charria sur son manque de tact.

Mais ses piques se transformèrent très vite en gémissements lorsque son amant commença à promener sa bouche sur son corps. Ce matin là ils firent l'amour comme s'ils ne s'étaient pas vu depuis trois ans.

Lorsqu'ils eurent terminé Fye se cala sur le torse de son petit-ami et ne put s'empêcher de le taquiner.

-Tu sais qu'après ça je vais pas pouvoir m'asseoir pendant au moins deux semaines ?

-T'exagère à peine ! S'indigna Kurogane en riant. En plus j'ai fait doucement je te signale.

-Ben encore heureux !

-Tu peux pas t'empêcher de râler hein ?

-Nan, pas possible ! S'exclama le blond en lui tirant la langue.

-Et en plus t'as une mémoire de poisson rouge ! Tu as déjà oublié ce que je t'ai dis à propos de cette fâcheuse habitude que tu as de tirer la langue à tout bout de champs ? Demanda le ninja avec un sourire carnassier avant de se jeter sur ses lèvres.

Entre deux baisers, le Magicien réussit à lui glisser :

-Qui te dis que j'ai oublié ?

-T'es vraiment un allumeur, tu le sais ça ?!

-Oh que oui ! Répondit Fye en s'esclaffant.

-Bah tu vas voir ce que je leur fait moi aux allumeurs !

-Hmm mais te gêne pas, montres moi je t'en prie ! Lui demanda t-il avec une voix aguicheuse.

-Tu vois tu recommences !

Les deux hommes se jetèrent un regard complice et éclatèrent de rire avant de s'embrasser tendrement.

XxX

-Pff rappelles moi pourquoi on tourne depuis deux heures autour du pâté de maison ? Soupira Fye à l'adresse de son petit ami.

-Parce qu'on fait ce qui s'appelle, un tour de garde ! Et je te signale que c'est toi qui m'as dis « Où tu vas Kuro-chan ? Je peux venir avec toi ? S'teu plaaaaaaaît ! » !

-Ben oui mais j'savais pas que t'allais faire un truc chiant moi ! Geignit le jeune homme avec une voix d'enfant.

-Ça t'apprendra à jamais réfléchir avant de parler !

-Méchant ! S'écria t-il en lui donnant un coup sur la tête.

Le ninja rit et secoua la tête. Quel gamin celui-là alors !

-Tu peux me frapper tant que tu veux, il nous reste encore une heure à tirer !

-Pff c'est vraiment trop nuuuul ! Je comprend pourquoi je m'étais fait dispenser de ce truc !

Le brun leva les yeux au ciel et se retint de lui faire remarquer qu'il était bien le seul à y échapper et qu'il ne devrait pas se plaindre. Son copain gloussa et lui adressa un sourire radieux. Il avait beau râler, il était en vérité très content de passer du temps avec Kurogane. Avec tout les problèmes que causait Fei-wan récemment, le QG était constamment en activité alors il était bien content de l'avoir un peu pour lui tout seul bien qu'ils aient déjà passé toute la mâtinée ensemble.

En début d'après-midi il avait d'ailleurs du aller voir Yuko pour raconter ce qui s'était passé et ce qu'il avait dit à la police. Il avait tout expliqué dans les moindres détails et la dirigeante, visiblement satisfaite l'avait laissé tranquille.

Et maintenant il se retrouvait donc à faire la ronde avec le ninja sous une chaleur atroce et un soleil de plomb. Il regrettait amèrement de n'avoir pas prit de quoi boire, et aussi de ne pas avoir pensé à mettre de la crème solaire parce qu'avec sa peau ce n'était vraiment pas du luxe ! Mais de toute façon il était trop tard pour les regrets, il n'échapperait pas aux coups de soleil !

Il poussa un gros soupir et attrapa la main de son amant pour se consoler.

-Ça y est t'as fini de râler ? Demanda celui-ci.

-Non mais je fais une pause pour pas que tu me tapes !

-Très bonne initiative !

Le Magicien se mit à pouffer puis éclata franchement de rire. Rire qui s'étrangla dans sa gorge lorsqu'il sentit un objet en acier se coller contre sa nuque. Le canon d'un pistolet assurément. Il s'immobilisa complètement et retint sa respiration. Semblant comprendre ce qui se passait, Kurogane tendit la main vers son épée.

-Tu bouges, j'lui explose la tête compris ? Le menaça une voix.

À contre coeur le brun hocha la tête.

-Bon, c'est bien. Maintenant tu va gentiment poser ton épée par terre sans faire geste brusque et la pousser vers moi.

Le Papillon Pourpre s'exécuta en serrant les dents et poussa son sabre du pied vers l'agresseur. Celui-ci le ramassa et le colla sous le cou du blond. Il pointa alors le pistolet vers le ninja et lui fit signe d'approcher. Il emmena les deux hommes jusqu'à une voiture dans laquelle il les poussa sans ménagement avant de claquer la portière.

Il s'agissait manifestement d'un limousine car il y avait deux rangées de sièges arrières, face à face. Sur celui en vis à vis d'eux se trouvait deux gros bras entourant un homme plus frêle.

-Bonjour Kurogane-san, bonjour Fye-san, les salua une voix familière.

-Tiens tiens, Shaolan ! Grinça le brun. Qu'est-ce qui nous vaut ce ''plaisir'' ?

-J'espère que vous excuserez ces manières cavalières mais j'imagine que sans ça vous n'auriez pas pris la peine de m'écouter...

-Nan, sans blague ? Ironisa Kurogane en le fusillant du regard.

Le Magicien lui donna un coup de coude et lui marmonna de se tenir tranquille. Ils étaient déjà dans un sacré pétrin, pas la peine de les enfoncer encore plus. Personnellement il escomptait bien ressortir vivant de ce traquenard.

-Alors, Shaolan-kun, tu n'as pas répondu, pourquoi sommes nous ici ? Reprit le blond.

-J'ai... un message.

-Un message ?

-Oui, pour Yuko de la part de Fei-wan.

Instinctivement à l'entente de ce nom, le jeune homme se raidit. Tout ça ne lui disait rien qui vaille.

-Hmm et... c'est quoi ce message ?

-Écoutez le vous même ! Leur intima t-il en faisait signe au chauffeur.

Celui-ci appuya sur un bouton et une voix enregistrée se diffusa dans la voiture.

« - Clic - Très chère Yuko, dernièrement tu n'as rien trouvé de mieux à faire que te mettre en tête de me défier. Il est vrai que tu m'as porté un coup en récupérant les True Blood et en libérant les Black Brothers de mon emprise mais... pour moi ce n'est rien d'autre qu'une piqûre de moustique. Et pour bien te faire comprendre ton infériorité j'ai réduit à néant tes alliés, les Blue Sand, juste comme ça en un claquement de doigt. Et si ce n'était en souvenir du bon vieux temps, tu aurais déjà subit le même sort...

Mais tu dois me comprendre je ne vais pas pouvoir tolérer ton insolence bien plus longtemps, et si continue d'essayer de me mettre des bâtons dans les roues je vais devoir sévir ! Si j'en viens là, soit sûre que ton clan de s'en remettra pas. Alors ne m'obliges pas à faire ça et rends toi à l'évidence : tu ne peux rien contre moi !

J'espère que je me suis bien fait comprendre !

Et si jamais tu as du mal à te résoudre à cette idée, tu n'auras qu'à repenser à ce qui est arrivé à ce pauvre Clow. Une vraie tragédie, n'est-ce pas ? Ne fais pas la même erreur que lui, tu es bien trop intelligente pour ça... - Clic - »

Fye était blanc comme un linge tandis que le ninja devait se retenir de toutes ses forces pour ne pas se jeter à la gorge de ses vis à vis.

-Vous lui ferez passer le mot ? Demanda le châtain.

-Et pourquoi ne pas nous donner directement le message enregistré ? Ça serait plus simple non ? Proposa le blond.

-Désolé j'ai des ordres... J'ai été très heureux de vous revoir tout les deux !

La portière à côté des Papillons Pourpres s'ouvrit et on les fit descendre de force. La voiture démarra et parti en trombe. Au passage ils relancèrent son arme au brun.

Les jeunes gens se regardèrent et un quart d'heure plus tard ils débarquaient dans le bureau de Yuko complètement essoufflés. Kurogane ouvrit la porte sans prendre la peine de frapper et ils tombèrent nez à nez avec Yuko et Seishiro en pleine discussion. Les deux dirigeants les regardèrent sans comprendre.

-On... Fei-wan... agressés... réussit à articuler Fye entre deux halètements.

Mais la seule mention eu nom de Fei-wan réussit à attirer l'attention des chefs.

-Quoi, qu'est-ce qui c'est passé ? Vous vous êtes fait attaquer ?

-Non... enfin si...

-Oui ou non ? Demanda le borgne.

-On s'en fiche ! Le coupa le ninja. Shaolan nous a transis un message de sa part pour vous !

-Quoi ?! Quel est le message ? Voulu t-elle savoir immédiatement.

Ils reprirent leur souffle et racontèrent toute la mésaventure en essayant de rester le plus fidèle aux paroles de l'enregistrement. En entendant parler du ''bon vieux temps'' et de Clow, Seishiro tiqua sérieusement et jeta un regard plus qu'inquisiteur à sa nouvelle alliée. Mais celle ci avait pour l'instant des préoccupations plus importante et elle n'en tint pas compte.

-Vous êtes certain que c'est bien ce qu'il a dit ? Insista t-elle.

-Oui, à quelques mots près !

Yuko serra les poings et grinça :

-Comment ose t-il ?! Il pense vraiment que ses pauvres menaces vont changer quoi que ce soit ? Après ce qu'il a fait ?! Je crois qu'il ne comprend pas bien que plus il me menace et plus je suis prête à tout pour le battre ! Fei-wan...

Kurogane n'avait jamais vu sa dirigeante dans une telle fureur. Si bien qu'il n'osait plus rien dire de peur de s'attirer ses foudres. Mais la femme sembla soudain se rappeler qu'elle n'était pas seule et elle retrouva son calme.

-Merci beaucoup de m'avoir apporté ce message tout les deux ! Vous pourriez faire autre chose pour moi ?

-Bien sûr !

-J'aimerais que vous alliez prévenir tout les hommes d'être extrêmement vigilants quand ils s'aventurent hors du QG, s'il vous plaît !

-Pas de problème, déclara le brun.

-Parfait.

Les deux hommes comprirent qu'il était temps de se retirer et sortirent discrètement. « Je crois qu'il va falloir qu'on ait une petite discussion tout les deux ! », entendirent ils tout de même dire Seishiro avant de refermer la porte.

Ils obéirent et allèrent prévenir les autres comme Yuko l'avait demandé puis ils allèrent filer un coup de main aux gars qui s'assuraient qu'il n'y avait aucun moyen d'entrer dans le QG en contournant les murs d'enceinte.

XxX

Fye était assis par terre dans une ruelle sombre. En face de lui, la petite fille qu'il avait rencontrée dans le QG des Blue Sand le fixait.

-Ne me faîtes pas de mal... répétait elle.

-Je... je ne vais rien te faire ! Voulu la rassurer le jeune homme.

-Rien me faire ? Demanda la fillette, étonnée.

Elle pencha la tête et son visage se brouilla pour devenir celui de Yui. L'enfant le regarda quelques secondes et s'enfuit en courant. Le blond se leva et parti à sa suite. Il courrait à en perdre haleine quand soudain il trébucha et tomba dans un trou. La chute fut longue mais il finit par tomber sur quelque chose de vaguement mou et poisseux. En relevant la tête il s'aperçut que s'était des cadavres et ne put s'empêcher de se mettre à hurler. Il se débattit tant bien que mal pour se relever et quand il y parvint il était couvert de sang.

Remarquant soudain qu'il tenait un pistolet encore fumant il voulut le jeter au loin, mais sa main refusait de s'ouvrir malgré tout ses efforts. Il tenta alors d'essuyer le sang dont il était couvert mais là encore sans succès.

-C'est inutile, le sang est déjà incrusté ! L'informa une voix qu'il aurait reconnue entre mille.

Il releva la tête et tomba face à son frère.

-Yui...

-Salut, Fye-chan ! Ça fait longtemps hein ?

Le jeune homme était trop surpris pour répondre quoi que ce soit.

-Tu sais, poursuivit Yui, je suis surpris... et déçu aussi ! Parce que je ne pensais pas que tu finirais comme ça ! Après tout, je t'ai donné ta chance de t'en sortir, de quitter tout ça. On en avait tellement rêvé, je pensais que tu ferais tout pour ne jamais retomber là dedans... Et pourtant, regardes où tu en es aujourd'hui !

-Je... je ne voulais pas...

-Ah oui ?

-Tout ça est arrivé, sans que je puisse rien y faire ! Tenta t-il de se justifier. J'avais... j'avais juré de plus jamais remettre les pieds ici !

L'apparition haussa un sourcil.

-C'est bien de faire des promesses, mais encore faut il les tenir !

-Yui... je t'en prie...

-Bah je ne peux pas t'en vouloir, après tout c'est ta vie. Tu fais ce que tu veux avec !

-Arrêtes s'il te plaît... j'ai pas eu le choix... tout est arrivé si vite !

-Tss, tu as eu cinquante occasions de partir avant d'être trop impliqué mais tu ne l'as pas fait !

Le blond se prit la tête entre les mains. Il n'avait jamais voulu ça, retomber dans tout ça... Mais il y avait eu les menaces incessantes d'Ashura, puis Kurogane alors il n'avait pas trouvé la force repartir comme si de rien était et de reprendre le cour de sa petite vie normale.

-Fye-chan, l'appela son jumeau en s'approchant, tu as encore le choix ! Si tu continue sur cette voie, tu franchiras bientôt le point de non-retour et il te sera impossible de revenir en arrière et d'abandonner cette vie une bonne fois pour toute. Mais si tu choisit de revenir sur tes pas, la sortie du tunnel n'est pas si loin, tu arriveras sans problème à la retrouver !

Le jeune homme secoua la tête. Revenir sur ses pas, il en avait de bonnes lui ! C'était trop tard, bien trop tard. Il ne pouvait pas quitter le gang comme ça, et encore moins laisser tomber Kurogane !

-Cogites un peu à tout ça tête de linotte ! Lui demanda son frère en lui ébouriffant les cheveux.

-Tu sais je...

-Chut ! Le coupa t-il. Prends ton temps, y a pas le feu ! Mais quoi que tu choisisse fait le parce que ça fera ton bonheur, ok ?

-... Yui je... commença le Magicien.

Mais son double devint de plus en plus transparent et finit par disparaître totalement. Les cadavres à ses pieds et le pistolet subirent le même sort et le jeune homme se retrouva soudain face au visage ricanant de Fei-wan, pointant une arme sur son frère. L'homme tira et Fye se précipita en criant.

-Fye réveilles toi ! FYE !

L'interpellé ouvrit les yeux en sursaut et hors d'haleine. Kurogane était penché au dessus de lui et le tenait par les épaules.

-Hé, ça va ? Demanda le brun avec inquiétude.

-Je... viens de faire un horrible cauchemar ! Vraiment atroce... Gémit-il en se blottissant dans les bras de son amant.

-Tu veux en parler ?

Il secoua la tête négativement.

-C'est pas grave, reposes toi. Essaie de te rendormir, d'accord ?

Le ninja embrassa le front de son petit ami et lui caressa tendrement les cheveux en attendant qu'il se rendorme. Le blond ferma les yeux et tenta de retrouver le sommeil en se répétant que tout ceci n'était qu'un rêve, un simple rêve.

Mais au fond de lui une insidieuse petite voix chuchotait : « Ce n'est peut être qu'un rêve mais tu ne crois pas que c'est lui qui a raison ? »


Sympa le rêve non ?

Mais bon, je vous avais prévenu que niveau joie, petits oiseaux et pays des bisounours c'était pas ça !

(Ben oui c'est de ma faute parce que c'est moi qui écris mais chuuut faut pas le dire !)